‹ Les saisons operacomique en trois actesChapitre 56 sur 92 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Mais enfin... j’adore Simonne !

Vous avez promis, songez donc !

Oui, je l’aime!... c’est vous, mon père.

C’est vous qui me l’avez permis.

Voyons, parlez, j’attends, j’espfcrc.

Songez donc, vous avez promis!...

Ah ! tenez, je vous jure Que cela n’est pas bien !

Votre âme est-elle donc si dure Que ma voix n’y réveille rien ?

Non, mon père, ça n’est pas bien !

Elle est aveugle, que m’importe ?

Non, elle ne l’est pas ! J’accours,

Le matin... je frappe à sa porte.

Elle me reconnaît toujours.

Elle m’appelle la première,

Elle me voit... oui, sur l’honneur!

Mais non, en fermant sa paupière.

Dieu n’a pas fermé votre cœur.

Ah ! tenez, je vous jure Que cela n’est pas bien !

Votre âme est-elle donc si dure Que ma voix n’y réveille rien ?

Non, mon père, ça n’est pas bien!

NICOLAS

Ce sera ce que tu voudras 1 — mais le diable ne me fera pas changer d’idée !

PIEHRE.

Non?

NICOLAS

Nonl

PIERRE

A votre gré, mon père! — je sais ce qu’il me reste à faire !

NICOLAS^ clicrcbant à lo retenir.

OÙ \as-tu?

PIERRE

Laissez-moi !

NICOLAS

Tu vas encore te jeter sous la roue du moulin, n’estce pas?

PIERRE, »c dégageant.

Que vous importe?

(Il Redirige vers la porte de droite. — Jacques parait sur le seuil.)

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