ACTE
SIMONNE^ ûmuo^ lui teadanl la main.
JACQUES, «aisinaDt la main de Simonne.
Merci ! je serai plus fort pour vous rendre heureuse , maintenant!
SIMOSSE.
Hexueuse!...
Oui, car je suis sûr que Pierre vous aime toujours , et si quelqu’un vous a dit le contraire , il ment ! — Pierre vous aime et n’a jamais aimé que vous!
SIMON>E
11 se marie pourtant !
JACQUES
. 11 n’a consenti que parce qu’il voyait son père à l’agonie et qu’il ne voulait pas le tuer en lui résistant.
SIMONNE
Ah! pardon , mon Pierre, d’avoir douté de toi! — Je puis partir maintenant!
JACQUES
Partir !
SIMONNE
Oui, son père va me reconduire à Vaux-Saules!
JACQUES
Oh! pas encore, cai' j’ai aussi une dette à acquitter envers Pierre.
PIERHE , «nlr'ouvrant la porto du verger.
Jacques !
JACQUES
Et c’est pourquoi je suis ici, Simonne!...
PIERRE, à demi-voix.
> JACQUES
Savez-vous ce que je viens lui dire? — Je viens lui dire
que son père l’a indignement trompé et que sa maladie n'est qu’une ruse dont il s’est servi pour l’amener à ce qu’il voulait de lui !
PIERRE ) i'ari étant ponr écouter.
Hein?
JACQUES
Oui, pour le forcer à ce mariage, il lui a joué la comédie d’un homme qui agonise. — Éloi lui a servi de compère, sous promesse d’une somme d’argent; et c’est parce que la somme n’a pas été payée qu’Èloi m’a tout révélé, ce soir, à l’instant même! — et vous voyez bien que Pierre est libre maintenant, et qu’il peut vous épouser, et qu’il n’est pas encore temps de partir 1
PIERRE, te précipitant veri Simonne.
Simonne! Simonne!
SlMOn?<E, >e jetant dans scs bras.
Ah!
PIERRE, tendant la main à Jacques.
Merci, Jacques !
JACQUES, à part.
Allons! je suis content de moi !... (ll remonte vers te fond.) A nous deux, père Nicolas !...
(Il sort.)