‹ Les saisons operacomique en trois actesChapitre 86 sur 92 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

SIMONNE

Hélas!

riEHRE.

Pourquoi pleurer ?

SIMONNE

Il faut encor nous séparer!

PIERRE

Non, rien ne peut nous séparer (

Viens, partons ! le ciel nous rassemble.

Et Dieu sourit k nos amours ! ,

Dans ta main, hélas! ma main tremble.... ^

Je ne crois plus aux mauvais jours ! ,

SIMONNE

Oh ! tais-loi, je peux, sans envie.

Te savoir heureux loin de moi !

Aveugle, que suis-je pour toi ?

L’éternel fardeau do ta vie !...

Laisse-moi ! laisse-moi !

PIERRE

, Non, partons ! le ciel nous rassemble, etc.

Eh quoi! veux-tu que je mendie L’aveu de ton père irrité ?

PIERRE

En m’abusant par une perfidie.

Il m’a rendu ma liberté.

SIMONNE

Par lui repoussée et maudite...

. Le malheur s’attache à mes pas !

PIERRE

La nuit protège notre fuite.

Et je t’emporterai, s’il le faut, dans mes bras ! SIMONNE, se dégageant.

Non, non, je ne le veux pas.

PIERRE

Écoute, cède à ma prière,

Crois-eti mon cœur, Dieu me le dit,

Suis-moi I dans quelques jours... bientôt... sur ta paupière Ne s’épaissiront plus les ombres de la nuit,

Et tu reverras la lumière !

SIMONNE

Que dis-tu? que dis-tu?

PIERRE

Viens, Simonne, suis-moi !

SIMONNE, tombant dans les bras de Pierre.

Ah !... je m’abandonne toi !

Viens, partons, le ciel nous rassemble!

Oui, Dieu sourit à nos amours.

Dans ta main, hélas! ma main tremble...

Je ne crois plus aux mauvais jours !

ENSEMBLE

Viens, partons, etc.

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