‹ Les salons de conversation au dix-huitième siècleChapitre 31 sur 60 · SALONS DE CONVERSATION ET DINERS DES FERMIERS GENERAUX · texte numérisé non relu

SALONS DE CONVERSATION ET DINERS DES FERMIERS GENERAUX

A la suite des salons de la noblesse, on compta ceux de la finance et de la bourgeoisie, dans lesquels les écrivains commencèrent à jouer un rôle et à prendre de l'empire. Ils cessèrent de hanter les cabarets, devinrent gourmands, et pour quelques-uns les flots de THippocrène roulèrent des paillettes d'or, témoin Voltaire.

Les réunions des fermiers généraux, qui prétendirent bientôt à donner le ton, prirent pour la plupart un caractère particulier, celui de réunions gastronomiques. Ce n'est pas que les recherches de la table par la haute classe n'eussent pas commencé sous Louis XIV. Les artistes culinaires de cette époque se surpassèrent dans les soupes, un mets français par excellence. C'était un des talents du poète comique Regnard, graçd gour-

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