I.MT.ODLCTIO.N
ai cherché la cause et le remède ; mes ouvrages sont écrits sous l'influence de cette idée ; parfois même, à mon insu, j'écrivais d'après les instincts de mon cœur, pour porter le cœur des autres à la résignation dans une société en révolte, et au dévouement dans un siècle d'impudent égoïsme, parce que j'étais convaincue que le bonheur est là, en nous-même, dans la satisfaction que nous donnent nos quahtés , nos bonnes actions, nos sacrifices. D'ailleurs, si chacun se réformait, la société, par ce fait, serait réformée et heureuse I On cherche toujours le ciel sur la terre, mais c'est seulement dans son propre cœur qu'on peut le trouver !
Ce fut à Paris et chez les personnes les plus distinguées et les plus intéressantes que je connus la société de notre pavs. L'attrait qui m'entraînait vers les choses venant d'une intelligence éclairée me porta naturellement près de toutes les personnes remarquables de notre époque, et c'est ainsi que dans ce livre le mérite de ceux dont je parlerai donnera du prix à mes paroles.
Chaque existence en ce monde est un petit poëme plein de péripéties. Parfois les plus pauvres destinées ont des grandeurs d'âme que l'on ignore , et parfois les plus magniliques splendeurs ont des misères qui restent inconnues. Si les romans empruntent un intérêt puissant à ces détails intimes de la vie d'êtres imaginaires, il doit s'en attacher encore davantage à ce qui retrace le caractère, les paroles et les actions des personnes que leurs talents, leurs ouvrages, ou un mérite particulier, recommandent à notre attention ; il doit môme s'accroître alors en proportion de la valeur de ceux dont on parle, et c'est ce qui me fait espérer qu'il y aura quelque enseignement et quelque plaisir pour le lecteur qui viendra s'asseoir avec moi auprès de ces foyers éteints.
V''' Akcelgt.