‹ Les samedis littéraires (volume 2)Chapitre 1 sur 42 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

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E. SANSOT S: O'

7, KUE DE l'Éperon, 7

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Il faut que les écrivains fassent quelquefois leur examen de conscience inlellecluclle. Les habitudes contemporaines leur permettent de faire cet examen publiquement. Le feraient-ils si bien, si les résultats en devaient demeurer secrets ? Tout se mêle et le journalisme exerce son influence : si les écrivains savent aujourd'hui ce qu'ils pensent, quelles sont leurs origines et leurs tendances, c'est grâce au procédé frivole des enquêtes ou des interviews. Il y a peu d'années, l'enquête conduite avec habileté par M. Jules Huret sembla proclamer le triomphe du symbolisme. Aujourd'hui, l'enquête moins ferme de Georges le Cardonnel et de Charles Vellay (1) ne proclame plus rien du tout. Il n'est pas de triomplie à l'heure actuelle et toutes les idées et toutes les aspirations se heurtent confusément. Mais c'est un grand résultat de tenir pour certaine cette confusion — qui est sans doute une confusion féconde — et quelques vérités se ré-

(1) Georcjes i.e Cardonnei. et Ciiari.es Vellay : La I.ittéralm-e contniipnra'uii' VMXr. Opinions dos l'-crivains dt'. ce tentjts.

JiLES Hi RET : Euijuète sur l'rroUitiou lillémiri'.

jAcyL'ES HorssiLLK : .4« commencement était le rythme

Kssai sur l'intëfirnlinme.

Florian Farmentier : Im physiologie sociale dti Ponte,

vêlent plus ou moins éblouissantes ; s'il n'existe pas d écoles et si l'on ne compte que de faibles groupements littéraires, un mouvement général, conscient à peine, se produit, qui entraîne les écrivains à vouloir maintenir de propos délibéré, à la littérature française son influence universelle, donc à écrire les œuvres, à exprimer par elles les pensées et les sentiments les plus favorables à cette universalité d'influence. En outre ils ont ajouté, par manière de caricature, je pense, la réponse d'un mercanti des lettres qui a affiché son « chiffre de vente » : cela est une bien choquante grossièreté. Probablement, les enquêteurs ont voulu montrer qu'à côté de la littérature artiste florit la littérature mercantile et que, à les rapprocher l'une de l'autre dans une enquête, on voit mieux comment, l'une de l'autre, elles se distinguent.

Mais les enquêteurs ont laissé dans leur livre quelques injures assez basses que M. Jules Huret, homme de goût, n'eût point accueillies. Ainsi ont-ils voulu montrer, par le contraste, que les polémiques littéraires sont de ton digne, généralement. Le procédé, s'il est efficace, est vulgaire.

Sauf ces malpropretés — qui font tache vraiment — on se sent vivre, parmi ces écrivains, dans une atmosphère saine. On est très impressionné par la sincérité de tous ceux qui parlent, par la force de leur conviction — je néglige

quelques dandinements ingénus de sceptiques surannés : comme certaines attitudes de dilettantisme suffisant sont vite passées de mode et paraissent « provinciales » maintenant ! — Tous ces écrivains ici convoqués ont un sentiment très noble de leur mission. Ils savent sortir d'euxmêmes. Vous n'empêcherez pas qu'un écrivain ne se tienne pour le centre du monde. Toutefois, si plusieurs disent complaisamment : « Mes li- VTes... Mon œuvre... » c'est moins par vanité personnelle qu'en considération des bienfaits dont cette œuvre fut la source pour l'univers. Lorsque M. René Ghil proclame qu'il a déterminé tous les mouvements contemporains de la poésie, sinon de la littérature entière, et s'enorgueillit d'avoir apporté à notre vieille terre la théorie générale de « l'instrumentation verbale » cette exaltation, que l'on peut tenir pour excessive par rapport à la cause qui la suscite, a néanmoins une origine très recommandable... Quel écrivain n'est pas un peu René Ghil ?

En dépit du sentiment très puissant que chaque écrivain a de son rôle original et hardi, tous semblent rechercher leurs maîtres. Admirez celte loyauté ! Même ils veulent aboutir dans leurs recherches. Leur effort généreux est un peu incertain. Avec leurs renseignements on écrirait une histoire de la littérature française assez désordonnée, incomplète c'est sûr, et probablement in-

cohérente. Mais leur effort est notable pour se donner des maîtres, qui ne sont plus, comme ceux de quelques écrivains de la génération antérieure, des maîtres de petite chapelle, mais autant que possible les écrivains qui ont déterminé les grands courants littéraires...

Du passé au présent. Alors s'affirme plus complètement l'effort indépendant du jeune écrivain pour un art nouveau. L'Académie française ne se montre point là très avantageusement. Ce n'est pas (( dans son sein » que l'on va quérir des maîtres. Oserai-je noter que dans cette enquête considérable, le nom, si glorieux à Angers et au Palais-AIazarin, de René Bazin n'est cité qu'une seule fois, — et avec des épithètes railleuses ! On ne méconnaîtra point un Hérédia ou un Anatole France ; mais on sera plus heureux de célébrer l'empire d'un Elémir Bourges ou d'un Paul Claudel. Élémir Bourges est grand comme le monde. Paul Claudel est grand comme Élémir Bourges. j\I. Joachim Gasquet s'écrie avec des gestes de période électorale : « Comme œuvre qui marque un renouvellement complet de la substance humaine, qui sorte à la fois des entrailles, du cœur et du cerveau d'un homme, il n'y a que le shakespearien Élémir Bourges, dont La Nel est vraiment secouée par tous les vents de l'époque, et cela justement sous des mythes éternels, et c'est ce qui me fait choisir Bourges con^-

me un des types de la Renaissance que je rêve ». Il est vrai que M. Paul Léautaud répond : « Ah ! La \el !... « C'est ainsi qu'un polémiste combattant avec fureur le gouvernement « issu de Décembre » disait : « Je suis bonapartiste. Seulement je choisis mon héros dans la dynastie. Mon héros c'est Napoléon II. On n'alléguera point qu'il n'a pas régné, puisque nous avons aujourd'hui Napoléon III... » Il n'est pas indispensable que tous les écrivains choisissent Napoléon II... Au reste Élémir Bourges et Paul Claudel sont bien dignes d'être choisis dès aujourd'hui pour des maîtres par l'exemple de leur vie toute vouée à l'art et par leur discrétion à publier...

Précisément, si les écrivains que l'on questionne s'attardent au temps présent, ils montrent un juste mépris des renommées qu'impose le journalisme mercantile, et font ainsi de grands bouleversements dans la littérature : mieux, dans les situations littéraires. C'est très curieux : l'aimable Belge que les journaux appellent à l'envie du beau nom de Croisset est ici passé sous silence : on pourrait croire qu'il n'existe point dans les lettres. On ne le nomme pas, lui que partout l'on nomme : et son compatriote Verhaeren est exalté. M. de Croisset est poète, je crois ; pourtant son o'uvre échappe aux observateurs du mouvement poétique : mais on cite très souvent et avec grand honneur Henri de Régnier... Ain-

iO LES SAMEDIS LITTÉRAIRES

si, cette enquête est morale parce qu'elle rétablit la vérité, et qu'elle la rétablit pour ainsi dire sans y tâcher, tout naturellement. Elle dégage la littérature de ses parasites. Elle procède aux expulsions nécessaires. Et si les dons littéraires d'un écrivain ont été exagérés follement par les adulations d'une presse sans désintéressement, au point que cet écrivain semble dominer les lettres françaises, on réduit ici cette domination à ce qu'elle est réellement : peu de chose, rien du tout. Vous voyez Mme de Noaillcs. Cette jeune femme a illuminé de son éblouissant génie les lettres françaises. Du moins, les journaux l'ont dit. Ils l'ont même répété. Lisez cette enquête. L'illumination s'éteint. Le génie n'est plus éblouissant. Et Mme de Noailles ne conserve plus dans la littérature que la place qui lui revient — une place enviable, mais modeste...

Ce penchant raisonnable à réparer les injustices et à détruire les gloires de la presse mercantile entraîne à quelques appréciations sévères, cruelles même pour certaines branches, comme on disait autrefois, de la littérature française. Le théâtre favorise tous les mercantilismes. Il a bénéficié de <( l'industrialisation » de la presse et de la littérature. On est dur pour les dramaturges. Mais d'abord on massacre les critiques avec trop d'allégresse. Il y a peu de critiques. La plupart de ceux qui tiennent l'emploi de criti-

ques cèdent ou aident à l'industrialisme contemporain. Les autres sont les esclaves niais de tous les snobismes parisiens et ruraux. D'autres ressemblent trop à Gaston Deschamps. Mais on est forcément injuste pour les critiques. Je n'ai pas le loisir de donner les raisons de cette injustice. Au surplus, les critiques ne peuvent jamais triompher s'ils remplissent leur mandat. Il suffit que leurs idées soient victorieuses. Et pour ma part, encore qu'un petit eunuque aigre m'accuse avec un peu d'excès de confondre Ribot le philosophe et Ribot le parlementaire, je n'aurais jamais osé souhaiter la vérification plus complète aux quelques idées que j'ai pu exprimer que l'enquête de Georges Le Cardonnel et Charles Vellay. Mais, passons ! On est forcément injuste et même injurieux pour la critique. On ne l'est pas fatalement pour le théâtre. Admettons que Capus soit le plus heureux des auteurs dramatiques : on proclame aussitôt qu'il compte peu. Pour un Edmond Sée qui l'admire, et un autre décidant qu'il n'est pas tout à fait méprisable, André Gide juge les pièces de Claudel et celles de Ghéon beaucoup plus importantes que celles de Capus et que celles de Donnay. Le silence de la plupart rend cette condamnation littéraire plus terrible. Pourtant il y a une bonne grâce, traditionnelle dans l'esprit français, bonne grâce facile, parfois vul-

gaire, toujours légère, qui rend la littérature française si aisément communicable et, pour dire le mot, universelle. J'admets qu'un Capus ajoute à cette bonne grâce quelque vulgarité. Il collabore cependant au rayonnement quotidien de notre littérature. Il n'est pas le moyen le plus noble, mais il n'est pas le moyen le moins utile de l'expansion française. Et les esprits aimables et clairs sont aussi utiles pour notre influence que les artistes hermétiques et que les génies troubles.

C'est vers ceux-ci cependant qu'on se flatte d'être particulièrement attiré. Néanmoins le symbolisme est condamné. Quand M. Jules Huret questionnait les écrivains, le symbolisme régnait sur les lettres. Quinze ans à peine ont passé. Le symbolisme n'est plus. Charles Morice ne veut même plus savoir ce que fut exactement le mouvement symboliste :

« Je pense qu'une certaine agitation, désignée du nom de <( symbolisme », a pu naître en effet à telle date et mourir à telle autre. Il peut en être dit autant de toute école ; mais ce que j'appelle symbolisme, ce n'est pas une esthétique précise, car les règles sont toujours d'hier. Ce que j'appelle symbolisme, c'est la littérature elle-même, parce que l'œuvre littéraire est toujours fondée sur une transposition. C'est faire de la littérature de ne pas parler directement des choses. »

Bref, il suffit de s'entendre, ou plutôt de ne pas se comprendre. Mais Edouard Ducoté, l'auteur de cet admirable Servage, (où ie n'ai vu nul symbolisme) diminue lui aussi le symbolisme :

« Au début dil symbolisme, il ne s'agissait encore que d'un groupement d'amitiés littéraires, sous l'influence des circonstances. La critique a créé le mot et elle a rangé, sous la même étiquette, un certain nombre de manifestations et de tendances... »

Et Stuart Merrill, justement conciliant, mais si ambitieux dans sa définition déclare :

<( Le plus grand mérite des symbolistes, ne l'oublions pas, fui de prêcher la liberté absolue en littérature, à une condition toutefois, c'est que l'œuvre fut. autant que possible, universelle et générale. »

Ainsi Stuart Merrill parle du symbolisme. Emploierait-on d'autres termes si l'on voulait parler du classicisme ?

Oui donc associa, assimila le premier le mouvement vers-librisle au mouvement symboliste ? Je ne sais. Mais le vers-librisme partagerait aujourd'hui le sort malheureux du symbolisme. J.-M. de Hérédia attesta que les vers-libristes contemporains n'ont rien créé de nouveau, que le vrai vers libre se trouve dans Ouinault, dans VAmph[jirion de Molière, dans Psyché de La Fontaine : que les symbolistes ont seulement dis-

loque et détruit le vrai vers-libre. Catulle Mendès décide que le vers-libre est une nouveauté purement technique, tout extérieure, sans durée. Le jeune Maurice Magre, que le vers-libre n'a été inspiré par aucun chef-d'œuvre de la langue française. D'autres excusent le vers-libre sur ce fait que Vielé-Griffin est un sau\age immigré et qu'il écrit le français comme les nègres portent un chapeau haut-de-forme. N'était le témoignage de Verhaeren-le-Grand, on croirait le vers-libre mort sans résurrection possible. Moréas qui écrivait des vers-libres, prononce : « Tout le monde revient au classique et à l'antique... J'ai abandonné le vers-libre, m'étant aperçu que ses effets étaient uniquement matériels et ses libertés illusoires. La versification traditionnelle a plus de noblesse, plus de sûreté, tout en permettant de varier à l'infini le rythme de la pensée et du sentiment... » La poésie se transforme, loin du symbolisme. M. Adolphe Lacuzon est le porteparole et le prophète d'un groupe agissant, mais un peu dissertant. M. Florian Parmentier analyse la Physiologie du poète. M. Roussille vaticine : Au commencement était le rythme... M. René Ghil proteste qu'il a tout prévu et tout annoncé... Et le roman ? Ceux-ci qui n'écrivent pas de romans déclarent que le roman est mort. Ceux-là qui écrivent des romans et qui prétendent même renouveler le roman, déclarent que le roman n'est

pas en décadence. D'autres déclarent qu'ils ne savent pas. Cela est pour nous persuader qu'en effet la confusion règne dans la littérature contemporaine et que chacun va où ses goûts le mènent. Chacun, en effet, pronostique que l'avenir du roman sera tel que les romans qu'il écrit le préparent.

Alalgré toutes ces incertitudes, des indications précises nous sont fournies. On prévoit une sorte d'art social. Comment dire ? Le genre de M. Brieux semble condamné. Marius Ary Leblond ne veulent point du roman social qui « didactiquement — c'est-à-dire lourdement et faussement — fait tenir à des personnages des tirades à la Dumas fils ou à la Zola, leur fait parler des alinéas d'articles de journaux ou de dictionnaire encyclopédique... » Saint-Georges de Bouhélier est affligé parce que <( le théâtre est en proie à la moralité et aux apôtres... Tous nos auteurs font des sermons, et quels sermons ! » Eugène Montfort croit savoir que l'art social est surtout « l'art des gens pas artistes, des gens qui ne possèdent que l'esprit critique et qui, cependant, veulent créer »! Il ajoute : « Du roman à thèse, je pense que c'est impossible qu'il rencontre jamais une forme durable, car il ne peut pas être employé par un romancier artiste. Pour soutenir la thèse il faut truquer les personnages et les situations, et forcer, partialiser l'ob-servation ». Mais cela ne vise que le procédé. Il y a une inspiration nou-

velle qui est plus précisément sociale. De jeiir.es écrivains l'attestent avec une force singulière, lorsque Jean Viollis affirme : aujourd'hui on donne à la littérature des limites trop étroites. On reste trop purement littérateur, alors qu'il y a partout un bouillonnement social si profond, si intense que la littérature ne peut l'ignorer, ni s'en écarter sans se nier elle-même. » Ne pensezvous pas qu'il exprime une des tendances profondes de notre époque ? Et lorsque Charles-Louis Philippe prononce : « J'ai une impression de classe. Les écrivains qui m'ont précédé sont tous de classes bourgeoises. Je ne m'intéresse pas aux mêmes choses qu'eux. Toutes les crises morales de la littérature sont des crises morales de la bourgeoisie. Musset, dans Rolla, ne conçoit qu'une vie de noce. J'ai bien davantage à penser au travailleur et au pain quotidien. Barrés éprouve le besoin d'aller à Tolède, à Venise, pour trouver son âme. Moi je la trouve dans le peuple qui m'entoure », ne pensez-vous pas que Charles- Louis Philippe exprime un peu étroitement ce que notre littérature va être ?

Aujourd'hui : on. reste trop purement littérateur. C'est pourquoi on ne veut voir la littérature que dans les formes littéraires proprement dites du poème, du roman, du théâtre ; on néglige encore ce qu'apportent à notre littérature les œuvres historiques, les essais qui sont bien mieux

dans la tradition de notre génie national. Cependant, on sent déjà que la littérature doit être, de plus en plus, en communication directe avec la vie, et que l'écrivain doit, de moins en moins, s'isoler de la foule et demeurer indifférent à l'action que son œuvre pourra y exercer. C'est, qu'on la formule ou qu'on s'en taise, la tendance générale — non pas encore dominante, mais déjà saisissable — de notre littérature contemporaine. Nous revenons à une littérature d'influence immédiate et générale. Nous sentons que nous sommes faits pour agir universellement par les œuvres de l'esprit ; que c'est là notre destinée originale et que notre langue, naturellement expansive et sociable, nous rend plus facile l'accomplissement de cette tâche privilégiée. On parle ardemment mais vaguement de renaissance classique : ce qu'il y a de proprement classique dans le génie français, c'est son aptitude à mêler ce qui est universel à ce qui est national, à confondre ce qui est humain et ce qui est français. Nous méconnaissons moins cette aptitude essentielle, et nous recommençons à vouloir l'utiliser pour le bien de tous. Nous nous reprenons à avoir le sentiment très vif de la mission de l'élite, l'.ffacez les tares qu'une civilisation mercantile imprime même à la littérature, négligez les charlatanismes éphémères de tous les aventuriers des lettres, le sentiment du devoir de direction intel-

lectuelle, morale et sociale de l'écrivain anime tous ceux qui écrivent. Ce sentiment, tout puissant pour la prépondérance de l'esprit français dans l'esprit européen, disais-je naguère, assure l'unité réelle de notre littérature contemporaine apparemment indécise et confuse.

Dans cette enquête de Georges Le Cardonnel et Charles Vellay, on parle sans respect de la critique. Mais tous les écrivains, même les plus railleurs et les plus méprisants, sont visiblement préoccupés d'elle. Il suffit, au reste, que Maurice Barrés et quelques autres s'en remettent décidément à elle du soin de classer et de juger. De ce document, il résulte pour moi, je le dis tout net, que les idées opportunes et pratiques, tenant solidement aux réalités, de la critique littéraire, s'insinuent et s'imposent malgré les dédains ou les résistances, et que s'adonner à la critique littéraire ce n'est pas aujourd'hui s'acharner à un vain effort.

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