PREFACE
podes du Bassin du Léman », soit, pour les héliozoaires, dans ma monographie de 1904, « Héliozoaires d'eau douce » ; mais ces deux gros volumes ne sont pas facilement accessibles à tous ; de plus, les espèces qui nous importent aujourd'hui s'y trouvent disséminées parmi celles, infiniment plus nombreuses, qui forment le fond de la faune générale de la contrée. Dans ces deux volumes, chaque espèce est traitée avec tous les développements qu'ont pu me fournir mes études; aujourd'hui, je voudrais me borner aux renseignements nécessaires pour la seule détermination, donner de chaque espèce une bonne diagnose, accompagnée d'une ou de plusieurs figures suffisamment précises ; chaque diagnose sera suivie de quelques brèves réflexions, destinées soit à préciser les caractères de l'espèce, soit à attirer l'attention sur quelque point particulier, ou bien encore à présenter quelques faits nouveaux. Enfin un dernier chapitre résumera les connaissances que nous avons aujourd'hui sur cette faune spéciale, et se terminera par quelques développements généraux.
Le catalogue actuel ne comprend pas, il faut l'observer, uniquement des formes inconnues dans la plaine : dans tout grand lac en effet, on peut faire une distinction entre une faune de dispersion générale et une faune caractéristique. La première, que l'on peut s'attendre à retrouver un peu partout dans les marécages des environs, concerne des espèces plus ou moins nombreuses suivant la contrée ; c'est, en un mot, la faune de la plaine, égarée dans la profondeur, où elle est représentée par des individus clairsemés ; relativement au lac, c'est la faune erratique. De celte faune, je ne me suis ici pas occupé ; elle est essentiellement variable d'un lac à l'autre, et il n'y aurait guère d'utilité à mentionner celle du Léman, la seule d'ailleurs que l'on puisse considérer comme connue dans ses grands traits.
Quant à la faune caractéristique, qui revêt pour ainsi dire une physionomie spéciale et se trouve au fond des lacs dans son élément normal, on pourrait à la rigueur la subdiviser, et y voir 1" les formes essentiellement caractéristiques, inconnues ailleurs que dans les lacs, et 2" les formes qu'on pourrait appe-