PREFACE
1er siib-caractéristiques, qui se sont retrouvées dans certains fleuves, ou dans des bassins d'eau claire et fréquemment renouvelée, dans des étangs artificiels dont Teau provient, en définitive, des lacs ou des rivières. Or il n'y a pas de raison pour séparer en pratique ce second groupe du premier, les formes, d'ailleurs rares (8 en tout pour le Léman), qu'elle comporte étant peut-êlre encore mieux chez elles dans les lacs que dans la plaine. Ces espèces seront donc ici décrites comme les autres. Le titre que revêt cet opuscule n'est pas tout à fait exact ; il aurait fallu dire : « Les Sarcodinés du Léman, avec réflexions sur quelques autres lacs suisses « ; en effet, il n'y a guère que le Léman qui ait été sérieusement étudié sous le rapport des organismes qui vont nous occuper ; pour les autres lacs, il n'a été fait que très peu de chose. Mais un rapide contrôle a pourtant fourni la preuve que cette faune spéciale s'y retrouvait, en Suisse, partout à peu près la même. Quant aux lacs de l'étranger, je n'en connais aucun où les Sarcodinés aient été étudiés autrement que comme organismes constituants du plancton ; autrement dit, il n'y a rien de fait ; le Loch Ness en Ecosse est aujourd'hui peut-être le seul qui, grâce à quelques récoltes que M. ScouKFiELD a eu l'obligeance de m'envoyer, puisse nous fournir des renseignements utiles. Mais il m'est bien difficile de concevoir que cette faune caractéristique soit particulière aux seuls lacs de la Suisse; elle doit, semble-t-il, se retrouver un peu partout dans les profondeurs, plus ou moins modifiée peut-être mais reconnaissable encore, et c'est par une anticipation sans doute un peu hardie que j'ai cru pouvoir donner à l'ouvrage actuel le titre qu'il porte aujourd'hui.