‹ Les sarcophages chrétiens de la GauleChapitre 18 sur 96 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

Montfaucon, Les monuments de la monarchie française, t. 1, p. 158. — Alexandre Lenoir, Musée des monuments francais, LT, p. 160. — Albert Lenoir, Statistique monumentale de Paris, p. 84 et pl. XV de

l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. — Guilhermy, Monographie de l'abbaye de Saint-Denis, p.195. — (Ma planche IV, fig. 1.)

Sur une tombe achetée à Soissons vers le commencement de ce siècle, est posé, au musée du Louvre, un couvercle de forme prismatique que décorent des imbrications et des vignes s'échappant d'un vase. Ce marbre, découvert une première fois, en 1704, sous le grand autel de Saint-Germain-des-Prés, ainsi que le rapporte Montfaucon, fermait une tombe de pierre sans ornements. Des fouilles opérées en ce lieu, le 6 prairial an vu, l'ont de nouveau fait reparaître. Le style des ornements atteste qu'il est, comme celui dont je viens de parler, originaire du sud-ouest de notre sol. Placé à Saint-Germain-des-Prés sur une tombe d'un âge plus récent, ce débris, qui ne saurait être antérieur au vr siècle, nous montre une fois de plus avec quel soin nos pères recueillaient et souvent allaient chercher au loin ces épaves des temps antiques !. Il avait, avant de venir au Louvre, été déposé parmi les restes des sépultures royales dans la crypte de l’abbaye de Saint-Denys.

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