‹ Les sarcophages chrétiens de la GauleChapitre 38 sur 96 · BOURGES · texte numérisé non relu

BOURGES

Un sarcophage aujourd'hui disparu avait recu le corps de saint Félix, évêque de Bourges. Grégoire de Tours, qui le constate, nous apprend en même temps comment ce tombeau était placé, etcomment, dès le vi siècle, onemployait pour de grands personnages d'anciens sépuleres dont les couvereles n'existaient déjà plus". + Le sépulcre sculpté, en marbre de Paros, était posé sur le sol, et il arriva, raconte l'historien, qu'un aveugle, s’en étant approché, recouvra la vue. Le peuple apprit

! Planches Let VE —* On connaît les vers de Fortunat sur cette union de la croix et de la vigne (Wiscellanea ; LL, carm. 1). — * T. 1, p. 39. — * Introduction, $ 1.

ainsi qu'un ami de Dieu, qu'on avait méconnu pendant sa vie, reposait en cet endroit, et l’on commença à y venir prier. Comme le sarcophage n'avait qu'un grossier couvercle de pierre, les citoyens de Bourges et surtout leur évêque voulurent le remplacer par un marbre; en ouvrant ce tombeau, on trouva le corps du bienheureux confesseur, mort depuis douze ans, si intact que ses vêtements mêmes n'avaient subi aucune altération; on eût dit que l’ensevelissement venait d'être fait à l'heure même. Par la miséricorde de Dieu, la pierre qu'on avait rejetée ne demeura pas sans vertu, et l'on raconte que sa poussière, prise dans un breuvage, a rapidement guéri plusieurs malades de fièvres quartes, tierces ou quotidiennes !.»

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