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ce couvercle n'appartenait pas au sarcophage sur lequel il a été posé et dont il n'a pas la longueur. On y voit Jonas englouti, rejeté par le monstre et endormi sous la courge. La cuve même de la tombe nous montre Lazare ressuscité, un aveugle guéri, la multiplication des pains et des poissons, la figure peu commune du défunt en prière, saint Pierre ou Moïse saisi par les Juifs et le frappement du rocher.
Parmi les bas-reliefs qui existaient autrefois dans l’église de Notre-Dame-d’entre- Saints, il faut compter encore ceux dont Ruinart fait ainsi mention : «In sacello ecclesiæ Illidianæ, quod hodie $S. P. Benedicto sacratum est, visuntur marmoreæ tabulæ, exhibentes miraeulum Christi domini panem multiplicantis, in quarum una hæc habetur inscriptio :
HIC* REQUIESCVAT * CORPORA * SANCTORYM QVORVM : NOMINA : DEVS : SCIT. »
Bien que sa formule se retrouve parfois sur des marbres antiques ?, je n'oserais affirmer que cette légende soit contemporaine du bas-relief qu'elle accompagnait.
Tersan, Bibl. nat., département des manuscrits, fonds français, n° 6954, pièce 157. — Le comte de Laizer, Antiquités de l'Auvergne, p. 63 (ms. n° 120 à la bibliothèque de Clermont). — Bouillet, Sttistique monumentale du département du Puy-de-Dôme, pl. XVI et p. 161. — Bordier, Opera minora de Grégoire de Tours, édition de la Société de l'histoire de France, t. IL, p. hhg. — Garrucci, Storia
dell arte cristiana, tav. GCCXXXVIIT, n° 1. — (Ma planche XIX, fig. 1, 2, 3.)
Tombe découverte sous le solde la cathédrale, dans des fouilles nécessitées par les réparations d’un soubassement de colonne; elle sert aujourd’hui d’autel dans une chapelle du chœur, derrière le maître autel. Ge marbre ne me parait pas antérieur à la fin du wi siècle. Sa forme évasée par le haut, le style des figures, les draperies qui se voient au-dessus d'elles sont autant de traits particuliers à nos sarcophages de la région du Sud-Ouest; j'estime donc qu'à la différence de plusieurs tombes de Clermont, que leur exécution rattache à la vieille école d'Arles, ce sarcophage doit provenir de la région de Toulouse ou avoir été sculpté par un homme de ce pays.
Le bas-relief principal représente, dans sept compartiments que divisent des
: CVIVS NYMEN DS NVVET. (Mémoires de ln Société des antiquaires de France, année 1881, p. 304.) UN [0] KC THNOCKI TA ON[OHATA]. (De Vogüé, Les églises de la Terre-Sainte, pl. V et p. 111,119.)
Conf. Inscriptions chrétiennes de le Gaule, t. 1, n° 563.
colonnes torses, le Christ entre les douze apôtres. Sur les petits côtés on voit, à droite une chasse au lion, à gauche une chasse au sanglier.
(Planche XVE, fig. 4.)
Avant les grandes réparations dont la cathédrale de Clermont a été l'objet dans ces dernières années, on apercevait, au milieu du pignon, une pierre blanche se détachant sur la couleur sombre de la lave de Volvic. La hauteur où il était placé ne laissait pas voir ce que pouvait être ce morceau; des échafaudages ont permis de l'enlever et de le reconnaître. C’est la partie droite d'un petit sarcophage chrétien de forme évasée, débris encastré IX comme d’autres tombes antiques l'ont été dans les murs des cathédrales de Gênes, de Tarragone et d’autres sanctuaires. Il y reste six personnages; à la gauche est un homme assis, en face duquel quatre autres se tiennent debout; les mutilations de ces figures me font hésiter à hasarder en ce qui les touche un essai d'explication. Quant au personnage placé à l'extrémité de droite et qui semble gravir une pente, je ne peux guère y voir, comme Je l'ai dit ailleurs, que le Christ montant au ciel; mon sentiment se fonde sur la comparaison de cetle figure avec celles que présentent plusieurs autres monuments anciens d’espèces diverses !, Le petit marbre de Clermont était déposé, quand je l'ai vu, dans un cabinet de l'agence des travaux de la cathédrale.
Tersan. t. 1, p. 190, 191 (Bibl. nat., dép. des manuscrits, fonds français, n° 6954). — Voyage fait en 1787 et1788 dans la ci-devant haute et basse Auvergne, par le citoyen Legrand, t. 1, p. 37, 38. — Rabani Beauregard, Tableau de la ci-devant province d'Auvergne, pl. HE et p. 128. — Delarbre, Notice sur l'ancien royaume des Auvergnats et sur la ville de Clermont, p. 65. — Dulaure, Description des principaux lieux de France, p. 201. — Bouillet, Tablettes d'Auvergne, &. T, pl. L; Statistique du département du Puy-de-Dôme, pl. XVI et p. 158. — Jouffroy et Breton, Jntroduction à l'histoire de France, pl. XXXIV. — Ad. Michel, L'ancienne Auvergne et le Vélay, pl. VIE. — Caumont, Cours d'antiquités monumentales, &. VE, pl. XCIV et p. 206. — Bordier, Opera minora de Grégoire de Tours, édition de la Société de l'histoire de France, & IL, p. 449. — A. Tardieu, Histoire de Clermont-Ferrand, 1. T, pl. XXI. — Garrucci, Storia dell arte cristiana, tax. GCCLXXXT et t. V, p.120.—(Ma planche XVIIL, fi: 12, 3)
La cathédrale de Clermont a possédé jusqu'en 1793 un sarcophage, transporté depuis dans la chapelle des Carmes déchaux, où il sert de maitre autel.
1 Études sur les sarcophages d'Arles, p. k7, 48, et tin debout dans un quadrige qui l'emporte au séjour le célèbre manuscrit de la Bible de saint Paul, p. 92 v”. d'en haut. (Eckhel, Doctrina num. vet., t. VIIL, p. 92. La main de Dieu qui, dansles types auxquels jerenvoie, Cohen, Monnaies frappées dans l'empire romain, t. VI, semble aider le Christ à monter au ciel, se retrouve p. 172.) En décrivant cette médaille, mentionnée par de même sur un quinaire de bronze représentant Gonstan- Eusèbe (Vite Constantini, Bv. IV, c. vxxur), Eckhel fait
Les sujets de la face ont été l'objet des explications les plus singulières. Legrand d’Aussy voit dans les deux derniers groupes une vestale coupable agenouillée devant un personnage qu'elle implore, puis un temple avec une idole d'Isis enveloppée de bandelettes. Dulaure ne le contredit qu'à moitié; il pense toutefois qu'il peut s'agir ici de quelque autre divinité païenne.
Les scènes représentées sur le sarcophage de Clermont sont des plus communes. On y voit le frappement du rocher, la guérison d’un aveugle qu'un apôtre présente au Christ, une femme en prière debout entre deux saints, l'hémorroïsse aux pieds du Seigneur et la résurrection de Lazare, à laquelle une des sœurs du défunt assiste debout.
Sur les petits côtés, on reconnaît, à gauche, le Christ entrant à Jérusalem; un personnage étend son manteau sous les pieds de l’ânesse; un autre est monté dans un arbre; à droite, la scène de la Samaritaine.
Un manuscrit que jai déjà cilé, celui de l'antiquaire Chaduc, contenait deux feuilles de parchemin réunies par une couture; celle de gauche a disparu. On y
voyait, l'un au-dessus de l'autre, deux bas-reliefs du v° siècle. Le premier dessin de la feuille de droite, seule conservée, représente une chasse au cerf et au lièvre qui peut avoir orné la face principale d’une tombe chrétienne.
Dans le second dessin figurent deux sujets fréquemment réunis, l'arrestation
observer que la croyance à la réception par la divinité mème des personnages montant au ciel existait chez les païens. Cest ainsi qu'onlit dans le Panégyrique de Constance, père de Constantin : r Receptus est consensu cœli-
tum, Jove ipso dexteram porrigente. » (Incerti Pancgyricus Constantino Augusto dictus, c. vu, éd. Teubner, 1874.)
! M. A. Tardieu a donné un fac-similé de ce fragment de dessin, (Histoire de Clermont-Ferrand , t. I, p. 318.)
4% AQUITAINE. 69 de Moïse ou de saint Pierre par les Juifs et le frappement du rocher. Aucune note indicative n’est jointe à ces feuillets.
C'est par erreur que l'on a présenté les bas-reliefs dont il s'agit comme ayant formé les faces latérales d’un sarcophage.
Je signalerai, en terminant ces pages, un objet qui me parait présenter une
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marque de christianisme. (est un débris de vase rouge vernissé trouvé devant moi, en 1873, dans les fouilles opérées au sommet du Puy de Dôme et qui porte, gravé
à la pointe, après la cuisson, la figure d’un poisson. Je reproduis ce fragment, qui
; ; m appartient.