‹ Les sarcophages chrétiens de la GauleChapitre 41 sur 96 · SR ES · texte numérisé non relu

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n° 3), bien que ce détail, fort visible sur le marbre, n'ait pas été indiqué dans la planche CXXVIIT du recueil de Lasinio. Nous le retrouverons plus loin à Saint- Maximin (n° 214). Dans le bas-relief d’un sarcophage de Syracuse, le Seigneur est figuré par une tête également colossale. (Revue archéologique, décembre 1877. pl. XXII.)

® Études sur les sarcophages d'Arles, p. 67. Le tombeau de Rome vient d’être publié en phologravure par M. Roller (Les catacombes de Rome, pl. LX).

Nous ne possédons aucun fragment de ce sarcophage, coté n° 7. On reconnait, sur le calque conservé dans les papiers de Tersan, la multiplication des pains et des poissons, l'arrestation de saint Pierre par des Juifs coiffés de leur petit bonnet, la renonciation annoncée à cel apôtre représenté, suivant l'usage, levant un bras pour protester de son dévouement au Seigneur, puis enfin la résurrection de Lazare, près du tombeau duquel Marie est prosternée.

Le n° 8 du plan de Tersan est très inexactement rendu, etje crois dificile de reconnaître Lous les sujets qui y ont figuré. Je signalerai toutefois comme certains l'entrée triomphale du Christ à Jérusalem et la multiplication des pains et des pois-

? Études sur les sarcophages d'Arles, p. 65.

sons. La figure féminine que le dessinateur place au milieu était probablement celle du Christ imposant la main, comme nous le voyons souvent ailleurs, à l’hémorroïsse agenouillée !.

Ludoviei Chaduci EXEATASMATA, manuscrit de la bibliothèque de M. de Féligonde, à Clermont. — Savaron, Les origines de Clairmont, éd. in-folio, p. 15 et 350. — Gallia christiana, 1. , p. 244, — Dom Philippe Vasser, Leltre à Ruinart (Correspondance de Mabillon, 1. NUL, p. 181. Bibl. nat., dép. des manuscrits). — Ruinart, p. 1401 de son édition de Grégoire de Tours. — A. Tardieu, Histoire de la ville de Clermont-Ferrand, t. 1, p. 336.

Il ne reste de même aucune trace d’un marbre qui existait autrefois dans l'église de Notre-Dame-d'entre-Saints; c'était un grand sarcophage à couvercle, que je reproduis ici d'après un dessin de l'antiquaire Louis Chadue?, et où furent déposés les restes du 21° évêque de Clermont, saint Just, comme le marque une inscription

qui ne saurait être antérieure au x° siècle®.

Le couvercle qui porte cette légende est terminé par deux têtes colossales, suivant le type adopté par les sculpteurs païens et conservé sur les marbres des fidèles;

! Roller, Les catacombes de Rome, pl. XLI; Études sur les sarcophages d'Arles, pl. V.

* Chadue, né à Riom en 1560, s’est occupé des antiquités de l'Auvergne. Il a laissé une grande série de pierres gravées dont quelques-unes, dont nous possédons des empreintes (Bibl. nat., fonds franç., ms. n°9530, fol. 205), me paraissent avoir été bien choisies. Une partie de cette collection a passé au Cabinet

des médailles. (Cf. Ghabouillet, Archives de l’art frangais, 1873, p. 274 et suiv.) Quant aux explications données par Chaduc sur le sarcophage de saint Just, elles sont dépourvues de bon sens.

# Pour la forme d’abréviation #%, voir Mabillon, De re diplom., p. 445, tab. XLIT; Bosio, Roma sotterranea p. 157: Boldetti, Osservaziont sopra à cimiteri, p- 393 ct 587; Perret, Catacombes, t. II, pl. XXXIX.

INPRIMENIE NATIONALE.

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