‹ Les sarcophages chrétiens de la GauleChapitre 69 sur 96 · MOISSAC · texte numérisé non relu

MOISSAC

Dessin de Beauméni, daté de 1772, dans les manuscrits de Tersan (Bibl. nat., fonds français, n° 6954, pièce 297). — Magasin pittoresque, 1849 ,p. 268. —Nodier et Taylor, Voyages pittoresques et romantiques dans L'ancienne France, Languedoc, t. , s*part., pl. LXVIL bis, LXIX bis et table des matières. — Garrucci, Storia dell arte cristiana 1. N, p. 132, ettav. GCCLXXX VII. — (Ma planche XXX VE, fig. 1.)

L'un des plus beaux sarcophages à ornements que nous possédions en France se trouve à Moissac. Ge marbre, que je connais seulement par ses reproductions nombreuses, est posé sur deux débris de colonnes surmontées par des chapiteaux dont je n'ai pu me procurer la photographie. La face de la cuve, évasée suivant la mode de la contrée, est divisée par des pilastres en sept compartiments; celui du centre contient le monogramme % inscrit dans une couronne et surmonté de deux draperies relevées; au-dessous, deux colombes buvant dans un vase. Les autres sections sont décorées de vignes et de plantes ornementales; il en est autant du couvercle de cette tombe et de ses petits côtés. Elle a, d’après la tradition, recu les restes de saint Raymond de Montpézat, abbé de Moissac au xu° siècle. C’est une œuvre de l'époque mérovingienne.

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