‹ Les sarcophages chrétiens de la GauleChapitre 79 sur 96 · VÉNASQUE · texte numérisé non relu

VÉNASQUE

Révoil, Revue des Sociétés savantes, 1864, p. 456. — Caumont, Abécédaire archéologique, éd. de 1867, p. 62. — Garrucci, Storia dell arte cristiana, t. V, p. 136, et tav. GCCXCIT, n° 8. — V. Lieutaud, La Provence artistique et pittoresque, 1883, p. 157. — (Ma planche LVL, fig. 2.)

Boethius, évêque de Carpentras, dont je reproduis le tombeau, figure en 584 et 585 parmi les signataires des conciles de Valence et de Mâcon. Sur son marbre est gravée, au-dessous de l'inscription, une longue croix gemmée, aux branches de laquelle un UW et un À sont suspendus par des chaïnettes, de même qu'aux eruces stationales que l'on portait dans les processions”. La comparaison de notre monument avec ceux que le R. P. de la Croix a si habilement découverts me porte à croire que des incrustations de verroteries ont dû remplir les cavités dont est semé ici le grand symbole chrétien ?. Avant la Révolution, ee tombeau se trouvait au couvent des Minimes, près de Vénasque. Quand le monastère fut saccagé et vendu avec ses dépendances, la famille Morel, qui l'acheta, retrouva en le restau-

? Cf. Bottari, Roma soticrranea, t. I, p. 200, 201; de bronze trouvées dans nos vieilles sépultures portent Inscr. chrét. de la Gaule, n° 4ha des planches, etc. souvent de ces incrustations, fort à la mode aux temps fi ? L’Iypogée martyrium de Poitiers , p. 55. Les agrafes mérovingiens.

rant un fragment du marbre de Boethius, employé comme siège dans une basse-cour. Le reste, dont un vitrier du village de Malemort se servait pour broyer des couleurs, fut depuis racheté par M. Morel, vice-président au tribunal de Carpentras. Les deux parties de la dalle sont maintenant réunies et encastrées dans le mur de l'habitation de ce magistrat.

La date du monument lui donne, au point de vue de l’ornementation, un prix tout particulier. Les rosaces géométriques qui y figurent se retrouvent sur la tombe de saint Calétric de Chartres, qui mourut en 573, c’est-à-dire peu d'années avant Boethius.

J'ai parlé ailleurs! de l'inscription gravée sur ce marbre; j'en dois la photographie à M. Morel, correspondant du Ministère de l'instruction publique.

Garrucci, Storia dell arte emistiana, t. N, p. 147, et tav.CD, n° 2. — (Ma planche XLVI, Gg. 3.)

Au musée d'Avignon.

Fragment d’un couvercle de sarcophage. À l'extrémité de gauche, la tête juvénile qui paraît être le portrait de saint Genès?. On voit ensuite le Christ remettant les elefs symboliques à saint Pierre, qui les reçoit incliné et les mains enveloppées dans un pli de son manteau; puis vient un des deux génies qui accostaient la tessère où l'épitaphe devait figurer.

Les registres du musée Calvet notent que ce marbre provient de Vénasque.

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