APT
L'abbé André, Mercure aptésien, 18 novembre 1855, et Revue de L'art chrétien, t. Il, p. 360. — Inso tions chrétiennes de la Gaule,t. W, p. 484. — De Rossi, Bullettino di archeologia cristiana , 1866, p. 3: 523 1868, p.93. — Carbonel, Bulletin monumental, 1868, p. 425. — Garrucci, Storia dell arte cristiana, tav. CCCXXX,, et & V, p. 53. — (Ma planche XLIX, fig. 1, 2, 3.)
Jeté avec des décombres dans une cour de la cathédrale d’Apt, ce sarcophage fut trouvé en 1855 par M. l'abbé André. Sur la demande du vénérable antiquaire, le monument reprit sa place dans l’église qu'il ornait autrefois. La moitié antérieure de la cuve, sciée dans le sens de la longueur, a été posée sur le revers que décorent des imbrications. Cette façade offre au milieu, entre deux rangées de strigiles, l'image du Christ portant une longue croix; à droite et à gauche, deux per-
* Inscriptions chrétiennes de la Gaule, t. IH, p. 595. L'épitaphe donne à la troisième ligne EPIS et non EPES porté sur la copie que j'avais reproduite, — * De Rossi, Bulletino, 1864, p. 16-48,
sonnages vêtus du pallium , et dont l'un tient un volumen, lèvent la main droite en regardant le Seigneur; quatre autres sont représentés sur les faces latérales. Les noms des personnages ont été inscrits au-dessus de leurs têtes; sur le devant, c’est le Maître, IESYS, entre saint Sixte, SYSTVS, etun saint HYPPOUTVS !. Un seul nom est resté audessus des figures des petits côtés : c'est celui de IOHANKES; on y retrouve aussi la trace des lettres . .RC.. du nom de Marcus; les images des quatre évangélistes étaient done, paraît-il, sculptées sur les faces latérales du marbre. Des faisceaux de volumina se voient à leurs pieds et devant les deux autres saints.
Ainsi que je l'ai fait observer ailleurs ?, nous voyons ici que les personnages sans nom qui figurent si souvent aux deux côtés du Christ sur les bas-reliefs chrétiens peuvent être des saints et des martyrs, aussi bien que des apôtres et des prophètes;
: Re Re ; c’est ce que nous montrent également les verres à peintures sur fond d’or.
Garrucci, Storia dell arte cristiana, 1. V, p. 147, et Lav. CD, n° 1. — (Ma planche XLVIT, fig. 3.)
Au musée d'Avignon; fragment de couvercle venant d'Apt. À la gauche est la tête juvénile où M. de Rossi reconnaît saint Genès, puis le Christ remettant les clefs à saint Pierre, qui les reçoit respectueusement dans un pli de son manteau. Au milieu du marbre se trouvait le cartouche destiné à recevoir l'épitaphe:; il était accosté de deux génies ailés, dont un seul subsiste.
SAINT-CANNAT.
Garrucci, Storia dell arte cristana, &. V, p. 61, et tav. CCCXXXV, n° 1. — (Ma planche LI, fig. 1.)
Un petit sarcophage antique de fort mauvais travail, et que je ne connais que par une photographie, sert de fonts baptismaux à Saint-Cannat. Il est divisé en cinq arcades et présente autant de personnages, qui, sauf celui du milieu, se détachent sur une tenture. Le Christ, se tournant vers la droite, où se trouve saint Paul figuré chauve, est debout sur un scabellum, devant un siège d'honneur. De la main gauche, c’est-à-dire du côté où est saint Pierre, il tient suivant l'usage un volumen. Les deux apôtres, qui le regardent, ont à leurs pieds un livre ouvert; sur celui qui est auprès de saint Pierre, on remarque le monogramme Ÿ très légèrement tracé. Sous chacune des arcades extrêmes est figurée une femme voilée et en prière, avec un coffret à ses pieds. Une célèbre mosaïque de Rome nous montre de même, à côté des deux grands apôtres, deux femmes avec les inscriptions ECCESIA
© Cf. de Rossi, Bullettino, 1866, p. 36. — * Inscriptions chrétiennes de la Gaule, &. 1, p. 485 ; cf. p. 396.
EX CIRCYMCISIONE, ECGESIA EX GENTIBVS l; ce monument permet de penser que
les deux orantes de notre bas-relief représentent de même les deux Églises.