‹ Les sarcophages chrétiens de la GauleChapitre 8 sur 96 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

en reste même un souvemr, et beaucoup d’autres nous demeureraient mconnus,

si d'anciennes copies ne nous en avaient conservé de grossières images. En étudiant autrefois nos premières inscriptions chréliennes, j'ai montré que leur répartition dans l'étendue de la Gaule y jalonnait, si lon peut dire | ainsi, la marche, les progrès de la foi nouvelle. Le nombre important de ces (l marbres permeltait d'en Hrer une telle conclusion, en indiquant, par des signes matériels, les lieux où les enseignements de l'Eglise avaient rencontré le plus | d'adeptes. Ce fut sur les côtes de la Provence, ce fut dans le bassin méridional du Rhône que s'accomplit d’abord cette révolution des âmes; là vécurent les

fidèles d’Aubagne et de Marseille, ces derniers peut-être martyrs, d’autres encore qui furent, comme parle l'apôtre, «les prémices de Jésus-Christ» !. Nos 1 monuments épigraphiques lattestent?, s’accordant sur ce point avec les don- | nées de l’histoire. La série de nos riches sarcophages est de beaucoup moins considérable, et je n’oserais y chercher dès lors de mêmes éléments de déduction. Un point doit toutefois être noté : la présence vers les confins du Sud-Est, dans la seconde Narbonnaise, de la plus antique des tombes chrétiennes sculptées qui nous sont parvenues*. C’est à une preuve ajoutée à tant d’autres pour établir la priorité des monuments de la Provence sur ceux qu'ont laissés dans la Gaule les fidèles des anciens âges.

\ l Paul, Rom., xvi, 5. — ? Inscriptions chrétiennes de la Gaule, Préface, p. xxxn, xxxix et suiv. —$ N°15.

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