‹ Les Satires de Boileau, commentées par lui-même et publiées avec des notesChapitre 29 sur 43 · SATIRE XI · texte numérisé non relu

SATIRE XI

l'n injuste Guerrier, terreur de VU ni vers, Qui sans sujet courant chez cent Peuples divers, S'en va tout ravager jusqu'aux rives du Gange, S'est qu'un plus grand Voleur que Duterte et Saint-,inge. Du premier des Césars on vante les exploits ; Mais dans quel Tribunal, jugé suivant les Loix, Eut-il pu disculper son injuste ma nie f v. 8a. Qu'on livre son Pareil en France à la lleynie.

Un lieutenant de Police ne juge pas des voleurs, cela marque qu'il ne faut pas parler de ce qu'on ne sait pas. Si c'est un fou, on ne pend pas un fou — qu'au roi t fait là un La Hevnie?

v. lia. L'Evangile au chrétien ne dit en aucun lieu,

Sois dévot. Elle dit : Sois dou.i\ simple, équitable.

Evangile féminin. Despréaux de l'Acad. lï. écrivant à un autre Académicien, n'a pas mis cela sans raison et sans usa^e, s'il falloit corriger le vers, il vaudrnil mieux dire, // ///// ////, qui seroit relatif au chrétien.

J'entens un fau.r Chrétien, mal instruit, mal guidé, v. lao. Et qui de l'Evangile en vain persuadé.

S'en a jamais couçeu l'esprit ni la justice:

l'n Chrétien qui s'en sert pour disculper le vice:

Qui toujours prés des Grands, qu'il prend soin d'abuser.

Sur leurs faibles hnnteu.r sçait les autoriser.

Et croit pouvoir au Ciel, pur ses folles maximes.

Avec le Sacrement faire entrer tons les crimes.

Il v a là quelque portrait radié des (iasuistes, et on voit liien à qui il en veut, par le vers i \(\.

La Vertu n'estoit point sujette ù l'ostracisme, v . i \i\ . Si ne s'appeloit point alors un jansénisme.

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