EPITRE II
Nos écrits sont mauvais, les siens valent-ils mieux? v. 8. f entends déjà d ici Linière furieux
On ne peut pas dire que Linière avoit beaucoup de facilité à faire de méchans vers. Ses vers étoient bons et même au goût de Mr le Prince, juge très difficile (iK Ce n'étoit que des Chansons et des Epigrammes courtes. La note insinue que Despréaux jugeoit mal des gens selon qu'ils jugeoient mal de luy, et ce n'est pas là une vraye critique, il faudroit adoucir cette note qui offense la mémoire de Despréaux.
Voyez tous les endroits du Ménagiana (1 7 10) où il est parlé de Linière.
v. a3. C roi-moi dût Auzanet t assurer du succès
Les œuvres d'Auzanet ont été imprimées; il a fait des mémoires pour ne faire qu'une coutume générale en France sur les veues de M. le P. P. de Lamoignon, et c'est de luy que viennent pour la plus grande partie les Arrêtez faits dans les Conférences tenues à ce sujet.
v. 33. Mais pour toi, qui, nourri bien en deçà de l'Oise, As sucé la vertu Picarde et Champenoise
S'il a succé la vertu picarde il ne peut pas avoir été nourri bien en deçà de l'Oise, puisque l'Oise est une rivière de Picardie.
Non, non, tu niras point, ardent bénéficier, v. 36. Faire enrouer pour toi Corbin ni Le Mazier
Corbin et le Mazier. Oter de la note, qu'ils se ebargeoient de mauvaises causes {i). C'est une injure : ils pouvoient ne pas bien plaider, et
(1) Voir note i,p. i2.'|. 11 s'agit ici de l'opinion du grand Coudé.
(a) Brosstte a dit comme Le Verrier que Corbin et Le Mazier se chargeaient de mauvaises causes.