EPITRE XI
Que penserois-ttt donc, si l'on fallait apprendre v. 3o. Qtte ce grand Chroniqueur des gestes d'Alexandre
Voilà le Roy confondu avec Alexandre, et dans tous ses ouvrages il fait passer Alexandre pour un fou et un brigand.
Dans le calme odieux de sa sombre paresse, v. 90. Tous les honteux Plaisirs, En fans de la Mollesse, Usurpant sur son Ame un absolu pouvoir, De monstrueux désirs le viennent émouvoir, Irritent de ses sens la furet tr endormie, Et le font le jouet de leur triste infamie.
Ces six vers, quoique ménagez avec grand soin, n'ont pas laissé de présenter un sens obscène à M. de La Monnoye, et quoique les additions au Ménagiana soient pleines d'obscénité, il a fait le scrupuleux pour reprocher à M. Despréaux qu'il avoit offert en termes très honnêtes la plus déshonnête des idées. Voyez le Ménagianade 1715, Tome 1, p. 334 . Il faut avoir bien de l'ordure dans l'Esprit, pour s'appliquer à une telle recherche : M. de La Monnoye dit que le poète parle d'un solitaire fainéant, par où il sous-entend un Moine et cela n'est pas vray. Il parle dans la suite du Duvet d'un lit. Ce n'est pas là un moine. Il impute aussy à M. Arnauld une obscénité qui est fausse: La lettre justifie tout le contraire, personne ne s'est avisé, avant M. de La Monnoye, de cette ordure dans le chaste Despréaux, il mérite bien qu'on lui fasse reproche à son tour, qu'étant plein de ces sens il les trouve et les cherche par tout.