EPITRE XII. SUR L'AMOUR DE DIEU
La note première (de Brossette) n'est point du tout vraye il semble qu'on ait pris plaisir à ne point nommer celui que M. Bayle nomme. M. Bayle ne rapporte pas un fait et il ne dit pas que M. Arnauld, etc. C'est induire les lecteurs en erreur. II rapporte un morceau d'une lettre
DES SATIHES XI ET XII ET DES EP1THES DE UOILEAU K)l
qui lui a été écrite, et ne rapporte ni ne dit rien de lui-même, il falloit marquer dans la 2e édition que c'est une lettre écrite par M . Marais, ami de M. Despréaux, et qui ne l'auroit pas écrite si M. 1). ne le lui avoit dit. M. Marais étant nommé par M. Bayle et la lettre imprimée en italique, on ne peut jamais avoir tourné cet endroit comme il est, et j'ay bien sujet de me plaindre qu'on ne m'ait pas nommé comme M. B. (Bayle) a fait, dez que Ton citoit cet endroit : je ne parle pas icy pour moi, mais pour la vérité.
v. 6. N'est pas toujours l'effet d'une noire vapeur
Noire vapeur, voilà vapeur au figuré et avec une épitbète.
v. 90. Et croit posséder Dieu dans les bras du Démon.
M. de La Monnoye, avec ses lunettes d'obscénité, verroit là une impiété et une ordure grossière.
v. 1 j4 - Avoir eut rait Ga mâche, Isambertet Du va If
Ces trois docteurs ne sont pas nommez là pour rien, c'étoit des docleurs Molinistes : voyez leurs Eloges dans le livre intitulé Collège roval de France, etc., in-{°, \(\!\\. Ils ont été tous trois Docteurs et professeurs du Hoy en tbéologie scbolastique et positive en Sorbonne, instituez par Henry IV. Duval et (iamache ont été les premiers de cette institution.
André Duval mort le y ;blv i(>38. Gamache le 21 Juillet 162."). Isambert le 1.4 may 16^2.
v. 327. Oh ! nue pour vous mon cœur moins dur et moins farouche
Voilà un vers de la façon de Cbapelain. La note est claire et le vers en avoit besoin.