‹ Les Satires de Boileau, commentées par lui-même et publiées avec des notesChapitre 7 sur 43 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Quoique l'estime que j'ay toujours eue pour les ouvrages de Monsieur Des Préaux m'eust inspiré une violente passion de le connoistre, je ne pus pourtant remplir sur cela mes souhaits qu'en 1688. Nostre première entreveue se fit à Auteiïil, où j'allai avec les illustres Mr et Made Dacier. Si les poésies de Mr Des Préaux m'avoient charmé, sa

sa sincérité conversation, [son bon cœur), ses manières simples et naturelles, ne me touchèrent pas moins que ses poésies. Il me plut infiniment. Peul-

l arda* mes estre luv revins-je assez, et nous ne [demeurasmes] pas longtemps à lier une amitié qui a fait un des plus grands plaisirs de ma vie ,n. Comme je suis persuadé que depuis nostre liaison, il n'a pas eu beaucoup de choses cachées pour moy, je ne Fay point prié de me découvrir les mystères et les secrets des ouvrages que je luv ay veu composer, puisque je les sçais presque aussi bien que lui

mais pour ceux qu'il avoit donnez au public avant nostre connoissance, je

certaines choses que je ne souhaitois extrêmement qu'il m'instruisit de (certains traits qu'on ne pouvais

peut) apprendre que de luy-meme. Il y avoit dix ans que je l'eu sollicitais. II y en avoit tout autant qu'il me promettoit de me satisfaire. Néanmoins quoique nous nous soions veus régulièrement trois ou quatre fois la semaine, moitié paresse de sa part, moitié envie de parler d'autre chose, lorsque nous nous trouvions ensemble, je n'ay pu l'engager à lire

fournir la matière des avec moy ses ouvrages, et à me [donner les] remarques que l'on trouvera icy, qu'au commencement du mois de mars ijoi. Il m'a dit qu'un très galant et quil ma amené deux ou trois fois chez moi homme de Lion [i) ,:*' ,

(i) \as Verrier a ajoute en mar^e «l'une écriture |H»stericure •» cl qui a duré jusqu'à la lin «le la sienne arrivée le i.'l* «l'Avril i~ii ». i-i» Brussette.

l-'ti \a? ti'xte harre est illisible.

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en partie luy avoit desjà lait la mrme prière, et qu'il avoit satisfait sa curiosité. Je ne seay point de quelle manière cela s'est passé entre eux. Je sçay

je açau de seulement que je ne diray rien icy que ce cjue monsieur Des Préaux liti-mexme |a bien voulu mapprendre], et que seurenieut l'on peut ajouster foy ù

dire ce que je vais |raportei|.

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