VI (1° 1I
VII d" III*
VIII (1° IX" I\ (1° VIIK
Seules, les trois Satires I, X, XI de l'éd. de i-oi restent a leur rang.
SATIKi: I
l/aiilliciM" Jinvoil (|(ii' k) ;itis loi'Sfju'il coriiiiMMira riii.- salin*. (Je fut
(tang $es tMi i65j •". Klle est loule entit^re dans l'air do .luvt^nal. dw |Uiiitusl ii| ouvrages il a tenW' plusieurs sli/les el lanlosl il s'IiaMIIr ;i la riniiiri"»' de ce l^oète, lantosl àcdli' d'Ilorar»'.
V. I . Dtnnon re r/mncl Ant/'ur, dont hi Muse /r/tt/i' Aninsd si htm/-t<'tnits, et ht Cour ri la Vilh; :
Dans celle Salire CAxiîeur a celui qui a traduit ht
[Soiis lo nom do Damon, il a] ou en veuë ('iassandrr, jnon pas (|u'il le
llliéturi<{U(' il'ArisIdlc. non pan (pi' il le crusl aussi ijrand aut heur <pi il peint humon
crust aussy grand aullieur qu'il le dit|, nnais il a esté bien aise de relever »/ introduit pmir donner plus de poids aux préceptes de Morale qu'il
celuy (jn'il |alla([uc, pour donner un air- plus noMe à sa satire. 1
hii met dans la houdie^-K
Sans (tl tendre qiC ici lu Justice ennemie L'enferme en un cavliut le reste de sa vie: \ . iT). Ou que d'un bonnet vert le.salutaire u /front
Flétrisse les lauriers qui lui couvrent le front.
Par les anciennes ordonnances un banqueroutier pouvoit sortir de prison [Kn ce temps-là (fuand un homme l'aisoil l)an(|ueroute, on lui metloit en déclarant publiquement qu'il cédait tous ses biens à ses créanciers et en on plein«> audiance un honnet verd sur la teste et ses créanciers avoienl souffrant qu'on lui mit en pleine rue un bonnet verd sur la teste. C'est ce qui droit dt' le luv faire porter en tous lieux. .Mais depuis cette coutume a s'appeloit faire cession et cela se pratiquoit encore dans le temps que l' Auteur
(i) Le Verrier, sans ctre conlredit par nnilcnu qui a corrige hii-inémc la note, fixe à Pnnnëc lôS^ I» conipositioii do la saliro 1 ; Urosscllc lui assigne la ilnle de iGGo, mais l'édition de i^i^donnail i65S.
(■i) Boileau a sniu do spéciiier la pt^rlt-o du i|ualiiicatif do « grand auteur » dont il graliiic Cassandrc, ce qualiiicalif m donne plus d(> jtoids aux préceptes do morale qu'il lui met dans la buuclie 11. (^oiio luianec u'osl |>as signalée par IJRJSsetle.
COMMENTAIRE DK LE VERHIEH AVEC
Solirc 1. esté al)olie. Si tous ceux qui fraudent aujourd'huy leurs créanciers ne fit cette Satire C^).
pouvoient couvrir leur teste que de ce bonnet, il y a bien des Ducs et des Marquis dont les couronnes deviendraient inutiles.]
V. 9.\. Pnisqii'en ce IJen jadis mi.r Muses si commode, Le mérite et l'esprit ne sont plus à la mode, Qutin Poète, dit- il, s'y voit maudit de Dieu, Et qu'ici la Vertu u' a plus ni feu ui lieu ;
11 y a ici beaucoup de clioses qui sont imitées de la 'M Satire de .luvénaljV. 21 :
... Quando artibus, inquit, bonestis,
Xullus in Orbe locus, nulla cmolumenta laborum ;
P\es hodie minor est, bere quam fuit atque eadem cias
Deteret exiguis aliquid: proponimus illuc
Ire, faligatas ubi Dedalus exuit alas
Tandis que libre encor, nuilyré les destinées, Mon corps n'est point courbé sous le faix des années : V. 3i . Qu'on ne voit point mes pas sous Vàije chanceler, ^2. hJt qu'il reste à la Parque encor dequoy filer.
imitation d'Horace, liv. 2, od. 3, v. i5("->.
Dum res, et œtas, et sororum
Fila trium patiuntur atra ou de Juvénal, Sat. 3, v. 26:
Dum nova canities, dum prima et recta senectus,
Dum supcrest Lacliesi ({uod torqueat, et pedibus me
Porto meis, nuUo dextram subeunte bacillo
v. 3/j. Que George vive ici, puisque George y sçait vivre, [Ce George est La Bazinière] (•'>.
(i) Postcricurciiicut Le Verrier a complété en marge la note de Boiloau : « Ancnn Edit. ny aucune ordonnance n'ont establi cette loy de porter un bonnet vert. .Mais les arrests du l'arlemcnt l'ont ordonné. Le i" est du 26 juin i582 ».
(2) L'imitation d'Horace n'est pas signalée par lîrossette, il parle .seulement do celle de Juvénal qui suit.
(3) Ces cinq mots ont été raturés avec soin par Le \'errier. D'après Brossette ce George désignerait les partisans en général. Saint-Surin a voulu y voir Gorge, fameux traitant, mais Uoileau dans une note manuscrite trouvée dans les papiers de lîrossette avait l'ail justice par avance de celle inlerprélation « George est là un mot inventé, (|ui n'a point de rapport à ^L Gorge qui « n'avait pas dix ans (piand je fis cette satire et ([ui depuis a été un de mes meilleurs amis. » La vérité estdit e pins loin par I>e Verrier quand il cite Daliberl. La Hazinière, Trésorier de l'Epargne, se nommait .NLacé Bertrand, était lils d'un paysan d'Anjou : il fut lacpmis chez le Président G.iyan, puis clerc chez un procureur et mourut vers i(J43. Talleniaut lui a consacré une historiette des plus intéressantes. Boilcau n"a pu le connaître.
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Siiiirr I. Qu'il II niilliim compta nt pur ses fourbes nrtpiis