‹ Les satires de Boileau, commentées par luimême et publiées avec des notesChapitre 23 sur 96 · V. .'^<) Viliis Nomo sine nascitur : Optimus ille est · texte numérisé non relu

V. .'^<) Viliis Nomo sine nascitur : Optimus ille est

(Mii rninimis urgeliir (Ilorat-e. L. i., S. '^, v. G8.)

iJcsipiant oinnes înque ac tu, qui tilii nomcii

Iiisano [losuere. Velul sylvis, uhi passim

râlantes error certo do Iramite pellit.

Ille sinistrorsiini, hic dextrorsum ahit : L'iius utrique

Krror, sed variis illudit partihus. Hoc t(;

Cn'dc modo insaïuim, riiliilo ut sapientior illc

Qui le deridel, caudam Irahat

(Id., Liv. II, S. :i, V. 4;.)

Sans 77ic)tfi?\ Vavnrice est une étrange rage, V, G^. Dira cet autre Fou, ?ion moins privé de sens, Qui Jette, furieux, son bien à tous venons. Et dont l'âme ifiquiète à soi-même importune, Se fait un embarras de sa bonne fortune.

veut ici désigner neveu de M^ //enticffuin,

I/aiilliour [parle icy de] i'ahbé de Bornay, [qui estoit un llennequin, Doijen du Parlement, si fameux pour sa bonne table. Cet abbé esloil un homme homme fort extraordinaire, s'il y en eut jamais. Il ressemhioit un peu à fort extraordinaire, prodigue à VexceZyet d'une si grande inquiétude f/ue sans Tigellius ; aujourd'huy prodigue, et demain avare, et avare à un point avoir aucun sujet

(jue lorsque son accez d'avarice le prenoit,] il avoit accoutumé de dire : Si je pouvois me trouver demain mort dans mon lit, je serois bien content, car je ne dépenserois rien.

M"^ Racine a logé deux ans chez luy, peu de temps après que cet illustre Poète fut sorti de Port-roial. L'abbé de St-Romain, célèbre par ses ambassades [et surtout par celle de Suisse], a aussi logé quelque temps chez cet abbé [de Bernay].

L'abbé de Haqueville estoit aussy fort ami de l'abbé de Bernay.

et qui mangeait souvent c/iez l'ablté C'estoit encore un homme d'esprit, [riche en bénéfices, et qui pourtiint de Bernay.

ne tenoit d'autre table que celle qu'il trouvoit à crédit chez l'abbé de Bernay.] *«>

(0 Le Verrier écrit on toutes lettres les noms tloiit Urossetle nvnil mis les initiairs : l'abho de B..., H...; les autres conimeiitatcurs de Hoilenu n'ont pas chorclic à les identifier. Il y ajoute quelques détails, particulicrenient sur le séjour (]ue Haeine lit vher. l'ablH» de Bernay. (Voir sur oc dernier les Historiettes de Tallenianl des Héaux. T. V.. |i. ,i{. éd. Paulin Pan.s.*

Saillie IV. Qui des deux en effet est le plus aveuglé?

L'un et Vautre à mon sens ont le cerveau troublé, V. '^'i. Répondra chez Fredoc, ce Marquis sage et prude, Et qui sans cesse au jeu, dont il fait son étude, Attendant son destin, d'un quatorze ou d'un sept, Voit sa vie ou sa mort sortir de son cornet.

Cela est superflu Sous le nom de Marquis, l'autheur peint son frère aisné, qui estoit

et ne dit rien. sage en toutes choses, hors au jeu où il estoit fou jusqu'à la fureur. Il

n'est pas concevable jusqu'où elle alloit, dez que le jeu luy estoit contraire. Il semble qu'icy le Poète se sert des privilèges et des ressorts de son art, pour exagérer les emportemens d'un joueur extraordinaire. Cependant il peint d'après nature. Peut estre mesme n'a-t-il pas assez atrapé le naturel qui alloit au delà de toute expression. Une personne qui devoit à ce frère aisné, noyé dans le jeu, une rente assez considérable estant venue pour la luy payer, ce débiteur se présenta si malheureusement dans le temps qu'il jouait aux Dames, jeu qui estoit alors plus à la mode qu'il n'y est maintenant, ce joueur furieux dit à ce païeur de rentes, peut-on aporter de l'argent à un homme ({ui a une dame à damer. '**

Chapelain veut rimer, et c'est là sa folie, Mais bien que ses durs vers dépithètes enflez. Soit des m,oindres Grimauds chez Ménage siflez : Lui-mesme il s applaudit, et dun esprit tranquille, Prend le pas au Parnasse au-dessus de Virgile. Que fer oit-il, hélas! si quelque Audacieux Alloit pour son malheur lui désiller les yeux : Lui faisant voir ces vers et sans force et sans grâces, V. (j8. Montez sur deux grands mots, comme sur deux échasses ; Ces termes sans raison fun de Vautre écartez, V. 100. Et ces froids ornemens à la ligne plantez?

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