V. 98. [Ce vers marque un autre vers de Chapelain
Sur ce roc sourcilleux le leste inaccessible Ce sont en ell'et les deux épithètes qui enflent le vers. Car sans ces
(i) Bcrrial-Saint-l'rix (T. III, Erreurs de Brossettc, p. 48o) est parti en guerre conlro Urossetle au sujet du Marquis dont celui-ci a lait avec raison le frère aine de Boileau, Jérôme, greilier au Parlement. Berriat a tort encore une lois, car Le Verrier conlirme pleinement .l'assertion de Brossettc et Boileau se contente de déclarer que « cela est supcrllu et ne dit rien » alors que pour d'autres remarques de son commcnlaleur, il n'hésite pas à mettre en marge : « Tout cela n'est point vrai. » Le Verrier s'est beaucoup plus étendu ([ue Brossettc sur la passion du jeu (jui animait Jérôme Boileau.
COHRECTIONS AUTOGRAPHES DE UEBPR^AUX 45
Satire IV. épiihètes quelle harmonie lireroit-oii de ces deux mots ce roc, le Teste.
oelain sou- C'est pour cette raison (|ue l'aulheur escrivoit ce vers de cette manière
uvenl ses vers k^^j. ^.^ ^^j^. /^ ^^ç^^
sourcilleux inaccessinle 1
ont comme J
rhusses : V. loo. Dans le poème de la i'ucelle, après un certain nombre de
)c Le faiste vers, il y a toujours une comparaison. Gela est compassé et comme tiré I au cordeau.
s. V. loi . Qttil maudiroit le jour uù son âme insensée
'^^ Perdit l'/ieureuse erreur qui r}mrn\oit su pnisre!
Judis eerlaiu liiyot, d ailleurs liouune seus(% D'un mal assez bizarre eut le cerveau ùlessé : S' imaginant sans cesse, en sa douce manie, Des Esprits hien-heureu.i: entendre l harmonie. Enfin un Médecin fort expert en son art, Le guérit par adresse, ou plùtost par liasard. Mais voulant de ses soins exiger le salaire. Moi? vous payer? lui dit le Bigot en colère. Vous, dont l'art infernal, par des .secrets maudits. En me tirant d'erreur, m'oste du Paradis.
V. loi. Cet endroit est imité d'Horace. Epist. 2, Liv. a, v. x?.-.
Fuit haud ignohilis Argis,
Qui se credehat miros audire Tragœdos...
Hic uhi cognatorum opibus curisque refectus, *
Expulit ellehoro inorbum, bilemque meraco,
Et redit ad sese : Pol ! me occidistis, amici,
Non servastis, ait; cui sic extorta voluptas
Et demtus per vim mentis gralissimus error.
C est un Pédant qu'on a sans cesse à ses oreilles. Qui toujours nous gourmande, et loin de nous toucher, V. 1 20. Souvent, comme Joli, perd son temps à prcscher.
C'est Joli, curé de St-Nicolas des Champs, depuis Evr-qu»^ d'Agen. [L'autheur n'a pas prétendu le louer icy, au contraire il a voulu luy donner un coup de dent.]
s AT lin: V
Cette satire est vn partie dans l'air dr .Iiivt'iial, d en parti*' dans l'air d'Horace.
Elle fut commencée en i66.'i avant celle à Molière, et achevée en iG(>4 après celle à Molière. L'autheur avoit alors vA) ans.
Quand elle parut, ou trouva fort extraordinaire que l'autheur l'eust adressée à M. Dangeau quoiqu'ils lussent amis, mais M. Dangeau estoit jeune. Il avoit l'honneur déjouer avec le Roy et avec Mile de La Valière au Palais Hrioii, à la vérité on ne le regardoit point comme [un Héros, ny comme] un homme d'une qualité très distinguée, quoiqu'il soit
d'aboril d'ancienne noblesse et allié des Du Plessis-Mornay. Il est vray que
fut l'intention de l'autheur [estoit] d'adresser cette pièce à M. le Duc de La Hochefbucault [à qui il s'en expliqua ouvertement] mais son nom de ■n (iij j<t- quatre sillahes fut un obstacle invincible. [Ce Duc dont la naissance, le m dit à vixng et plus que tout cela le mérite dévoient mettre le nom à la teste de cette satire fut assez galant homme pour entendre raison là-dessus et pour approuver les excuses de nostre autheur. D'ailleurs l'autheur ne manqua pas d'apuier ses raisons d'un exemple fameux dans l'ancienne l'orne. Virgile avoit en effet commencé un poème des Bois d'Albe. Leurs noms mal propres à entrer dans la mesure du vers luy firent abandonner cet ouvrage et c'est ce qui a produit l'Enéide.]
M. Dangeau s'estant mis à lire cette satire au Roy pendant qu'il joiioit, le Roy en fut frapé, et quitta le jeu pour l'entendre avec plus d'atention. Il la loiia extrêmement, M. de Montauzier même la trouva fort car il a toujours fort approuvé les ourrayes de l'\"i.-iir ,jiii,iijii il le belle [du moins dans ce moment-là.] blàmast d'avoir attaqué Chapelain et les autres <^'.
(i) Cette satire a été composée, suivant Brossotto, on i66;ï ; d'après Le Verrier, appuyë par lîoilcau, elle fut commencée en i663 et achevée eu lOG.'j, après celle à Molière. Le Nemer coulirmc la note iuétlile dont parle Herriat-Saiiit-I'rix sur ce qu'elle devait elre adressée a M. de La Rochefoucauld, mais ce nom de quatre syllabes y mil obstacle. I.,es détail» sur rinq)rcssioii ressenlie par Louis XIV en l'entendant lire par Dangeau et sur lappréciation qu en lit M'' de Montauzier ne sont pas dans Brossctte.
V. 5. Mais je ne puis souffrir qu un Fat, dont la mollesse , N^a rien pour sappuier quune vaine noblesse,
Sépare insolemment du mérite d autrui, Et me vante un honneur qui ne vient pas de Lui.
Je n'ay point a^i/^ i i-i^i
songéàM. deCour- ^ ^^^ M. de Courtenay dont parle icy 1 autheur.
lenmj.