‹ Les satires de Boileau, commentées par luimême et publiées avec des notesChapitre 34 sur 96 · V. loG. Et souvent scms pourpoint, je cours toute la nuit · texte numérisé non relu

V. loG. Et souvent scms pourpoint, je cours toute la nuit

Il n'est point né- Dans le temps que celte satire fut composée, tout le monde portoit

cessaire de faire la des pourpoints. [C'estoit une espèce de corset qui descendoit jusques sur

description du j^^g J^anches, qui se boutonnoit par devant, et auquel il y avoit des pourpoint qui est . . , t- , ' -n 1 .

..nn.^o no^^e /.«««,/ Hianclies alacliees, tantost ouvertes, tantost lermees, tantost tailladées

par lui-mesme et selon que la mode, compagne inséparable de la folie de quelques courti-

qui seurement est sans, ou de la bizarrerie de quelques femmes, vouloit en ordonner.]

exprimé dans les ^ v 1 1 • . 1 1 u 1 -^ j • ' • i

, . . . ^, (Jn ne voit plus de pourpoint que dans les habits de cérémonie lorsque

dictionnaires. Il 7 . . .

s'entend mieux que 1^ i^oy ^^ ^^ Parlement, lorsqu'il communie, enfin toutes les fois qu'il

le mot de corset, et est en manteau et en haut-de-chausses, il a un pourpoint. Les Ducs et

il n'est point vrai ^.^^ ^^^^

au' il descendoit jus- r. . . , r , , i a 1 1 -.t i vi i-^ i . /-t» .

, . , 1 airs laïques [portent le même iiabitj lorsqu ils vont au 1 arlement. L est

encore et aujourd'huy l'habit de cérémonie.

Il est certain qu'un pourpoint marque mieux la taille qu'un

justaucorps. Madame la Dauphine en aiant parlé en ces termes, le Roy

luy donna un bal, où toute la cour estoit en pourpoint. *•''

V. III. Enfin, sous mille crocs la maison abysmée. Entraîne aussi le feu qui se perd en fumée.

(i) Les (Ictalls sur cet épisode de la jeunesse de Boilcau ne sont pas dans Brossctlo : Hoileau ne les estimait pas dignes d'être conserves, on peut, avec Le Verrier, en juger autrement aujourd'hui.

(2) Ce rapprociienient avec Juvénal n'est pas signalé par les commentateurs de Boileau.

(3) Cette note sur lo pourpoint est beaucoup plus étendue rjuc dans le commentaire dt« Hrossctte.

CORRECTIONS AUTOGRAPHES DE DESPRÉADX 0 1

S'ilirr VI. Il y a dans riIosl<'l Ar N'illr (le l'aris plusieurs crocs, plusieurs

quand le feu ne seaux, et autres machines avec quoy on abat une nnaison [et avec quoy peut .s'éteiuiln; (inireniviil.

on éteint vn fort pou de ttiiips \r. jeu qui a pris avec tant (1<; violence llfiiiii (isi,-i' rcld qu'on ne peut l'cttsindre autrement. La police veut que l'on ahate cette

isfjtif cet ordre maison, plulost (|uc de laisser le feu consumer les maisons voisines.]

ir» ii'i'xtoit point » . -i • ^ v i » j' » •• i i • j -n

,,. , , .,, ,„ Aussv V a-t-il lour et nuit aii haut d une ffuente de la maison de ville

iblulduslaviUe'*! .- . j ^ o ^

[de Paris] un homme qui veille pour observer si le feu ne prend point à quelque maison. I*]t dez <[u'il apcr(;oit que le feu est quehjue part, il sonne le toc-sin et en l'interrompant quelques momens il recommence à sonner et par une certaine quantité de coups de marteau, il marque le quartier où est le feu. Quand les officiers de la maison de ville prestenl cet office funeste au Propriétaire, mais utile pour la République, la maison quoique ruinée par ce secours est chargée de vingt-cinq livres de rente perpétuelle envers l'Hostel de ville, si tost qu'elle est rétablie.

v. 11 G. Ce n'est qu'à prix d'argent qu'on dort en cette Ville,

Ce vers est imité de Juvénal. Sat. 3, vers 235 : Magnis opibus dormltur in Urbe, mais, à mon sens, la copie passe l'original, et j'aime mieux « ce nest qu'à prix d'argent » que « magnis opibus ».

(1) CctiP noie (lo lU.iloa.i remet les clioses au point, mais les détails donnes par Le Verrier ne sont pas moins à retenir.

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