S4TIRE VIII
L'aulheur avoit •2.'^ ans quand il composa celte satire. Elle fut faite après celle « A son esprit ».
// ne l'a adressée à personne, mais il a mis malignement à M^ M** à came
[Quoiqu'elle soit seulement adressée à M'M., la vérité est que par cette du
M. il a entendu parler du] Docteur iMorel, qu'on appelloit en Sorhonne parce que son menton avoit en effect quelque rapport à une Mâchoire d'Asne.
mâchoire d'asne.
G'estoit un fameux anlijanséniste, et il a escrit sur les matières du
très inconnus. M'» de Port-lioxjal avoient mis je jansénisme plusieurs livres [dont on ne connoist pas même les titres. Un ne sçaij par quel hazard dans un de leurs livres en parlant de Imj le Docte Morel, janséniste ayant fait imprimer une réponse à quelqu'un de ses livres, et mais on mit à la fin du Livre un t'rrala où il y avoit Le Docte Morel, faute. Lire
Ipar mégarde l'imprimeur ayant mis en quelque endroit le docte Morel, le Docteur Morel. <') celuy qui avoit composé cette réponse mit à la fin de son livre un errata dans lequel il avertit qu'il falloit lire le Docteur Morel au lieu du Docte Morel.]
[Dans la satire « A son esprit » l'autheur entre dans un fort grand
' """^^^^Q^G détail contre luy-même. Dans celle-cy il s'est plus renfermé en ce qui Tpnroist pas • , .n ' • i- » • ni
ei il 1(1 faut ^o^V'^ïi'^ ^ I nomme particulier. Aussy cette satire est-elle plus serrée
(jue l'autre.]
// y a beaucoup de choses dans cette satire dites à
[Elle est tout à lait dans] l'air de Perse.
Voicy le jugement que l'aulheur fait des trois Poètes satyriques
latins
[de l'ancienne Rome.]
( I ) Cette note de Boileau ajoute quelques détails à celle de Brossettc, par exemple, rorreur d'impression volontaire qui a consisté à ujctlre « docte Morel » |>our « docteur Morel ». Ia; poôtp ne reililio pas Le Verrier «lunnd il lui donne «7 ans lors de la composition de celle satire, soit 1GG4. mais Brossette la place à l'année iGC>-.
yo COMMENTAIRE DE LE VERRIER AVEC
Horace est un galant homme qui [badine] toujours, dégousle du vice en le tournant en ridicule.
déclamaleur étincelant d'esprit qui combat le vice à Juvénal est un [bel esprit, mais qui crie toujours]. force ouverte et qui crie sans cesse après lui.
Perse est un Philosophe chagrin mais plein de sens qui chastie le vice avec la férule. [Perse est un fort honneste homme, mais chagrin et qui blasme toujours.]
dans pris
J'ay souvent oiiy dire à l'autheur que [de] tout ce qu'il avoit [imité] de ces trois Poètes, rien ne luy avoit plus réussi que ce qu'il avoit
imité [emprunté] de Perse, (i)