‹ Les satires de Boileau, commentées par luimême et publiées avec des notesChapitre 39 sur 96 · V. 71. Vitalis metuo, et majorum ne quis amicus · texte numérisé non relu

V. 71. Vitalis metuo, et majorum ne quis amicus

Frigorc te feriat, quid cum est Lucilius ausus Primus in liunc operis componere carmina morem ? Detrahere et pellem, nitidus qua quisque per ora Cederet, introrsum turpis? Num Lœlius, aut qui Duxit al) oppressa meritum Garthagine nomen, Ingenio olFensi, aut lœso doluere Metello, Famosisque Lupo cooperto versibus? At qui Primores populi arripuit, populumque tributim, Scilicet uni œquus virtuli alque ejus amicis.

V. 83. On ne voit point mes vers, à l'envi de Montreûil, Grossir impunément les feuillets d'un recueil.

Je n'av point [Montreûil disoit de luy qu'il estoit un des meilleurs savetiers <^' de oui dire cela de vers qu'il y eust au monde. Il passoit une partie de son temps à raccom-

Montreuil et je ne ^loder les vers des autres poètes. Cela n'empêchoit pas qu'il n'en fit

sache point devers , , , ^ ^ . 1 t3 - -i •. • * 1 • i

,., ^ , beaucoup de luv-memeet tous les Kecueils en estoient pleins.

qml ayt raccom- '^'^"" "f J r j

modes. Tout ce que [H ne se fâcha point de ce que l'autheur diticydeluy.il empêcha

je sçay c'est que les même que son ami Le Pais ne se fachast du coup que la même main luy

recueils estaient ^^^ ^^ ^^g jg^j. autheurs, fort médiocres l'un et l'autre, ne laissèrent pas

pleins de ses vers ^^>- ^ , p • i- • d 1 i 1 1 •

Je ne sache point d'escrire chacun une lettre iort jolie pour prier 1 autheur de les laisser en

que Montreûil ait repos dans le fond d'une Province (le, Dauphiné) où les Belles, prévenues

connu Le Pays et il

ne m'a jamais es-

crit de lettre. Ainsi (0 Le Verrier avait d'abord écrit « rhabilleurs >..

., (2) Pour les pièces de Montreûil insorecs dans les recueils do poésies publics au XVII" siècle,

Il faut raccommo- ^.„i,. „o^re Bibliofrraphic de ces recueils collectifs, T. 11, page 391. La première édition des der tout cela. Poésies de Montreûil réunies en un volume, n'est pas de 1671, comme le dit Brossette, mais

de iCG5.

CORRECTIONS AUTOGRAPHES DE DESPRÉAUX 6

Sntiir VU. qu'ils ont de l'esprit, les préféroient souvent, tout vieux (ju'ils estoient, à beaucoup déjeunes gens.]

^l peine <iHchiue/'ois je me force à les lire. Pour plaire à (pielqae Ami que charme la satire • Qui me /latte peut-estre, et d'un air imposteur^ V. 88. llit tout haut de l'ouvrage, et tout bas de l'Auteur

L'auleiir veut ici désignei' Furetière en qui il avoit remarqué cette maligne [C'est de Furetière dont on parle icy. (Juand l'aullieur leut cette pièce • manière de l'entendre réciter ses ouvrages et Furetière en e/fecl vid bien que Furetière se reconnut à ce portrait et il en fut mortilié]. c'esloit de lui qu'il avoit voulu parler, mais cela ne fit que le resjouir. <*)

( I ) Hoilcau nous apprend que Furclièro s'était reconnu dans ces vers, mais il ajoute, ce dont no parlo pas Brossotte, « (jue cola ne (it ipio le resjouir ».

Page 1