V. 2. Vous avez des défauts que Je ne puis celer
3. Assez et trop long-temps ma lâche complaisance, De vos jeux criminels a nouri l'insolence.
(i)Cette édition de iCfigcstlcNo 22 des Notices bibliographiques de Bcrriat-Saiiit-Prix, il existe des exemplaires avec la date de 1G68 (>s° 19 deBerriat-Saint-Prix). Il n'y est pas question de raveutiire.
(2) Voici la seule édition contenant seulement les VIII premières satires : N° i5 A de Bcrriat- Saint-Prix : Satires du sieur D*** dernière édition, in- 12 de 8 et 46 p- Amsterdam, chez .leau Elzévier (Bibl. de Lyon), ce n'est pas vraisemblablement celle qui a été présentée à Louis XIV. Peut-être cette dernière impression portait-elle cinquième ou sixième édition, ces deux tirages sont cités, en effet, comme complètement disparus par Berriat-Saint-Prix.
(3) Saint- Mauris suivant Brossctte.
(/[) Cette note qui commence : L'autheur ne songeoit point... était placée à la suite de celle du vers 36. Elle est curieuse en ce qu'elle nous met au courant de la l'acjon dont Boileau faisait part à ses amis de ses satires. Les détails sur la trahison de M. de Ranché ne sont pas dans le commentaire de Brossctte, pas plus d'ailleurs que le récit du « secret » gardé par Louis XIV sur la IX» satire Malheureusement le poète n'a pas dû revoir avec soin les notes de Le Verrier à partir de celte IX* satire, on s'en aperçoit un peu.
(.")) Celte note exposant la critique de Ch. Perrault et l'opinion de Patru est inédile.
COHKEGTIONS AUTOOHAPIIKS IIK DKSI'KKALX 87
>^'ii'r'' l\. (les deux vers sont adiniraldcs. Ils sont tout à fait dans l'air de
Mallierl)c. Hacine a souvent imité celle façon de jiarler, assez et trop longctemps, etc., mais il s'en est particulièrement servi dans son Alexandre.
()/f croiroit à vous voir dans vos libres caprices, Discourir en Caton des vertus et des vices, Décider du mérite et du prix des Auteurs, V. 10. lu faire inipuiiénient la le{:on aux Docteurs,
Ce vers est ajouté après coup, car il est l'ail pourajiaiser les Docteurs de Sorhonne qui j)aroissoicnt en mauvaise humeur à cause de ce qui est dit contre eux dans la satire de l'Homme '", on a observé qu'encore que celle-cy ait esté publiée depuis, elle a pourtant esté composée auparavant <-'.
Je ris, quand je vous vois, si foible et si stérile. Prendre sur vous le soin de réformer la ville. Dans vos discours chagrins plus aifjre, et plus niordanl V. 18. Qu'une Femme en furie, ou Gautier en plaidant.
Gaiilier cstoil un avocat fort emploie et grand i>raillard. Un ra])pelloit la Gueule. Entr'autres talens, il avoit celuy de citer à tout propos. Un jour il poussa si loin ses citations qu'il se servit en plaidant de deux vers de Régnier (dans la Macette, vers ii) :
Elle qui n'eut avant que pleurer son délit Autre Ciel pour objet que le ciel de son lit.
Un autre jour plaidant contre Délita il prit pour exorde les mêmes paroles que Gicéron employé au commencement de l'oraison Pro Quintio :
(hiae rcs in civitate duae plurimum possunl, hae conlra nos amba* faciunl in hoc tcmpore : summa gralia et eloquenlia ; quarum alteram, C. Aquilli, vereor, alteram metuo. Eloquenlia (). Horlensii ne me a dicendoimpediat non nlhil commoneor. Gralia Sexti Naevii ne P. Quintio noceat, id vero non mediocriter pertimesco.
Les deux pulssans ressorts qui font mouvoir maintenant loule la ville, le crédit suprême et l'Eloquence, c'est justement ce que l'on employé aujourd'huy contre nous, etc.
Délita, avocat, qui estoit un bon homme, dont tout l'art consistoit à avoir en plaidant une grande paire de lunettes sur le nez, à lire aux juges les papiers que ses parties luy avoit mis entre les mains, à chercher
(1) ("e détail n'est pas dans lo commentaire de Brosselte. (3) lirossetle conlirme celte assertion, note du vers 7.
Satire IX. par là le moyen d'en tirer la vérité pour l'exposer sincèrement aux yeux de la Justice, fut si effraie de l'exorde de Gautier qu'il en laissa tomber ses lunettes de saisissement, et il dit : La Cour sçait que je n'ay de ma vie pensé à estre éloquent, et ma partie est un misérable boulanger <i).