V. 'Ao. Je fe?^ois mieux, j'entends, d imiter Denserade
Benserade. Il y en a un article dans le Dict. de Bayle. 11 avoit l'art de faire des vers de ballet pour la personne et pour le personnage. On a imprimé ses ouvrages en 2 vol. en l'année iGy^ à Paris, chez Sercy. M. Pavillon luv a succédé à l'Académie. Il y a un discours sommaire touchant sa vie qui est de l'abbé Tallemant à la têle de l'édition. Une chose très singulière est le privilège accordé pour cette édition où il y a un long Eloge de Benserade et son caractère très bien dépeint. C'est le Rov que l'on fait parler et qui rend compte du plaisir qu'il luy a fait. Le remerciement à l'Académie quand il y fut receu est dans ce recueil. Le Ménafjiana le fait fils d'un procureur de Gisors. Il s'avisa, à la réception de M. de Fontenelleà l'Académie de lire un portrait des 4o académiciens qui étoit railleur ''' : on fit une chanson sur cette réception, et il y avoit un couplet sur lui :
Touchant les vers de Benserade
On a fort souvent balancé
Si c'est louange ou pasquinade.
Mais le bon homme est fort baissé,
Il est passé. . . bis
()u'on lui chante un sérénade
De Requiescat in pacc.