‹ Les satires de Boileau, commentées par luimême et publiées avec des notesChapitre 84 sur 96 · V. 4'^- Cesse de t' étonner si l'envie animée · texte numérisé non relu

V. 4'^- Cesse de t' étonner si l'envie animée

Attachant à ton nom sa rouille envenimée La calomnie en main, quelquefois te poursuit

L'Envie animée, la calomnie en main : cela n'est pas juste. Car comment l'Envie personnifiée peut-elle tenir la Calomnie à sa main?

V. 46. En cela, comme en tout, le Ciel qui nous conduit, Racine, fait briller sa profonde sagesse

DES SATIRES XI ET XII ET DES EPITRKS DE IIOll.EAU 1 45

Le Ciel qui nous conduit. Il v a une sorte d'impiété à dire que c'est le Ciel qui a donné des ennemis à Hacin(> pour lui fain? faire des Comédies encore meillcuirs : En crin v(nniuo rn hml, ne vaut rien du tout.

V. 8-. Et ((iiiniiKirtr à nos vers //tu; Perrin les atlniire r" (Ji(f Ftinlrnr ilv Jiiims .s'r/njtn'sse j/ottr 1rs lire i

A propos (le la note de Brossette sur ces deux vers, Marais écrit : Toute l'histoire du Conseiller doit être retranchée, elle fait tort à Des-

j)r('aiix c( le rcpivscnic plein de pdltcsse, et d'un Ksprit bas, tpii salirisoil par huiiieur cl par van;ic;ui(»'. A (pioi sert de leiidre au piildic, ce qu'il a voulu lui ôter '.'

Qui/s tlidnnrnt dr. Seulis le poète ithol V. 90, On le sec traducteur du François dWniyol

Remarquer que ce vers, quoique non iiiipi im»'-, a été cité en bien des endroits avant 1701, et entre autres par M. Balllet, dans le Jugement des Savans : on le croyoit imprimé, tout le inonde le cherchoit, et à la fin Despréaux le donna après la mort de l'abbé Tallemant.

Furetière l'avoit mis dans ses l'^actums, en iG85. Ménagiana.

V. io5. Sans chercher dans les Vers ni cadence ni son Il s\'n aille adniirrr Ir savoir dr Vradon

Il y a un /j® sonnet du même tems et sur les mêmes rimes (•), le voici :

A l'aspect d'un bâton Boileau tremblant et. . . blême

Cria, tout haut, Messieurs, ne précipitez. . . . rien

Quoi! sans confession assommer un chrétien

Hé, donnez lui le tems de rentrer en soy. . . . même

Par ces mots, l'insolent, qu'on hait plus qu'on ne. l'aime

Montra tant de bassesse en son lâche maintien

Pour un homme sans cœur se découvrit si. . . bien

Qu'on eut presque pitié de sa misère extrême

(i) Marais fait allusion aux trois sonnets publics par Brossctlc et dont voici les premiers vers: « Dans un fauteuil (It)ré, Phèdre tremblante et blémc » (de Mad. Des Houliércs).

« Dans un Palais doré, Danion tremblant et blême »

(du chevalier de Nantouillet, du comte de Fiesque. du marqnis d'Eflial. de M '!■• Guilleragues, de M. do Manican|>, contre le duc de Nevers). « Racine et Despréaux l'air triste et le teint blénie » (du duc do Nevers)

l46 NOTES DE MATHIEU MARAIS SUR LE COMMENTAIRE DE LE VERRIER

Mais le ressouvenir d'Iris aux cheveux blonds

Dont il a maltraité les aimables Tétons

Toucha si vivement l'amant qui 1' idolâtre

(^)u'emporté du désir de punir des ingrats

D'un bâton qui servit d'enseigne à mort aux rats

Il fit de sa personne un sujet de Théâtre

Ce sonnet (i) feroit croire que Boileau eut des coups de bâton, cependant on a toujours dit que non, et le Hoy ne l'auroit pas nommé pour son historien la même année de la Phèdre, si cette avanture l'eût deshonoré.

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