‹ Les satires de Louis PetitChapitre 4 sur 18 · NOTICE SUR LOUIS PETIT V · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LOUIS PETIT V

Jus%a'ici de Tamour j'«i clMBtè les tqadreiies. Dans mille vers badins, à de jeunes .maîtresses ; Mais ma muse aujourd'hui prend d'autres sentiments Qui s^accorderont mienx avec mts ciuyeux blancs,

Louis Petit ne survécut que peu d'années à Corneille; il mourut en 1693. Il avait eu la repu* tation d'un fort honnête homme, comme on disait alors, et s'était fait apprécier des savants et des lettrés de son siècle. Ses descendants avaient pris, au temps de l'abbé Goujet, le nom de Petit de Captot ; ils occupaient des postes élevés dans la magistrature rouennaise.

Magnum proventum poetarum annus hic attulit ^, dit Pline le Jeune, au début d'une de ses lettres; on pourrait dire que le XVI I« siècle français n'a pas été moins riche en poètes satiriques que cette année dont parle Pline ne Ta été en poètes romains. La satire nationale, née des sirventes et des fabliaux, se développant dans les Omonymes de Du Verdier, dans le Courtisan retiré de Jean de La Taille, dans plusieurs pièces de Ronsard et de Vauquelin de La Fresnaye, faisant vibrer les cordes d'airain de la lyre des Tra^i^ues, trouva son expression définitive dans les vers de Régnier, dont la première édition parut en 1608. L'école de Régnier s'indigne peu, moralise encore moins ;

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