‹ Les satires de Louis PetitChapitre 8 sur 18 · NOTICE SUR LOUIS PETIT IX · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LOUIS PETIT IX

quatrième, le poète commente cette maxime : Le nombre des fous est infini, La cinquième est en forme de dialogue ; l'intention du poète est d'exposer quelle différence on a coutume de remarquer entre les gens de néant qui deviennent riches et lin homme de naissance sage et content de la médiocrité de sa fortune. La sixième attaque vivement les gens d'église dont les mœurs ne répondent point à leur profession, et qui abusent des revenus qui ne leur sont confiés que pour les partager avec les indigens. La septième est un tableau de la misère de Fhomme. La huitième est encore un dialogue contre les vieilles coquettes. Dans la neuvième, le poète parle des inconvénients et des abus de la critique. La dixième est contre les dangers et les malheurs de la guerre. La onzième est contre le mensonge, et la douzième contre la mode et ses abus. » L'abbé Goujet n'est pas beaucoup moins prolixe que Petit; il étend même les arguments de la neuvième et de la dixième satire, que l'auteur avait simplement intitulées : Contre la cri'^ tique et Contre la guerre.

Exempt de cet orgueil du poète, que le progrès de nos mœurs modernes n'a que bien peu atténué, Petit a porté sur lui-même, avec une modestie sincère, le jugement suivant : « Chacun a sa sorte de génie, et le mien n'eut jamais rien d'amer. J'avoue qu'il n^est pas d'une grande élévation ; ainsi ma

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