‹ Les satires. Réimprimées conformément à l'édition de 1701, dite éd. favorite. Introd. et notesChapitre 1 sur 28 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

est un méchant métier que celuy de médire :

A Vauteur qui Vembrasse il est toujours fatal.

Le mal qu'on dit d' autruy ne produit que du mal.

Maint Poète j aveuglé d'une telle manie, En courant à V honneur, trouve Vignominie ; Et tel mot, pour avoir réjoui le Lecteur, A coûté bien souvent des larmes à l'auteur.

C'est par ces vers que commence la septième satire de Boileau, et il semblerait tout d'abord qu'ils sont une sincère et très-sérieuse profession de foi de l'auteur, si la suite ne prouvait bien vite qu'il ne faut voir là en réalité qu'une raillerie amère qui tournera encore au désavantage des malheureux écrivains bafoués avec tant de verve par le spirituel satirique.

Le tempérament de Boileau le poussait avant tout vers la satire. Il possédait un génie satirique qui était d'ailleurs

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