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LEGENDRE (ADRIEN

Paris, 1752-1833. — Mathématicien, professeur à l'École militaire, membre du Bureau des Longitudes, conseiller de l'Université.

Ses Eléments l'ont rendu populaire. Il a étudié les propriétés des nombres et les fonctions elliptiques.

Exercices de calcul intégral. — Eléments de géométrie. — Mémoires sur les attractioin des ellipsoïdes homogènes. — Recherches sur la figure des planètes. — Théorie des nombres ^ 2 yoI. — Fonctions eliip" tiqties, 3 yoI.

En 1785, il lut à FAcadémie un grand Mémoire intitulé : Recherches d'analyse indéterminée^ qui renferme de nombreuses propositions sur la théorie des nombres, et notamment le célèbre Théorème de réciprocité connu sous le nom de loi de Legendre.

En 1786, un Mémoire sur la manière de distinguer les maxima des minima dans le calcul des variations, puis deux Mémoires sur les intégrations par arcs d'ellipse, et sur la comparaison de ces arcs, Mémoires ' qui contiennent les premiers rudiments de sa théorie des fonctions elliptiques.

En 1787, un Mémoire sur l'intégration de quelques équations aux différences partielles...

En 1790, il lut encore un Mémoire sur les intégrales particulières à^^ équations différentielles...

En 1787, quelques doutes s'é tant élevés sur la position respective des observatoires de Paris et de Greenwich, on résolut d'en lier les méridiens par une chaîne de triangles qui s'étendraient de lun à l'autre point. L'Académie des Sciences chargea trois de ses membres, MM. Cassini,Méchain et Legendre d'exécuter

cette opération de concert avec le major-général Roy et plusieurs autres savants anglais... M. Legendre calcula tous les triangles situés en France, et ensuite ceux qui s'étendaient en Angleterre jusqu'à Greenwich. . . Il publia à cette occasion un important travail intitulé : Mémoire sur les opérations trigonométriques dont les réstdtats dépendent de la figure de la terre.,. Il y donne l'important théorème, connu sous le nom de Théorème de Legendre^ d'après lequel le calcul d'un triangle sphérique peu étendu se ramène à celui d'un triangle rectiligne.

En Tan II, vers la fin de 1793, il publiait un nouveau mémoire sur les transcendantes elliptiques formant un volume in-4° de plus de 200 pages...

M. Legendre publia en 1794 la première édition de ses Éléments de géométrie^ ouvrage écrit avec une élégante simplicité et dans lequel toutes les propositions sont disposées dans un ordre simple et méthodique. L'auteur, se modelant sur Euclide, y ramène l'enseignement de la science à la sévérité de Técole grecque... L'ouvrage fut bientôt au premier rang des livres classiques. En moins de trente ans, il en fut publié plus de quatorze éditions, dont la dernière a eu un grand nombre de tirages. Il en a été vendu en France plus de cent mille exemplaires. Les Éléments de Legendre ont été reproduits dans les principales langues de l'Europe et ont même été traduits en arabe pour les écoles éta-

blies en Egypte par le vice-roi Méhémet-Ali.

M. Legendre avait encore des dieux familiers auxquels il sacrifiait toujours avec un nouveau plaisir

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dans le silence du cabinet. Je veux parler de la Théorie des nombres et des Fonctions elliptiques, M. Legendre y consacra, pendant les cinquante dernières années de sa vie, tous les loisirs que lui laissaient ses occupations journalières et ses travaux les plus apparents. Il a élevé ainsi deux monuments qui par leur étendue représentent, on n^en saurait douter, la meilleure partie de son temps, et qui, quoique ayant eu peu de lecteurs, et ne pouvant avoir que bien peu de juges, seront peut-être aux yeux de l'avenir deux de ses principaux titres de gloire.

Lagrange a été le réformateur de l'analyse . En rendant plus évidentes quelques-unes des bases de cette science, il lui a donné plus de force en même temps que par ses immortelles découvertes il en a étendu le domaine. Un de nos plus grands géomètres s'est plu à célébrer la perfection de son style analytique. Pures et faciles comme les vers de Racine, les formules de Lagrange ont augmenté le nombre des adeptes de la science en même temps qu'elles ont facilité leurs travaux.

Laplace, en appliquant aux lois de Tunivers les facultés d'un géomètre de premier ordre, est devenu le législateur des mouvements célestes. Par les vastes conquêtes qu'il a faites sur la nature, il a mérité d^ôtre appelé le Newton de la France.

Legendre, plus profond que populaire, a été notre Euler ; comme Euler et à son exemple, il a légué à l'avenir une foule de ces résultats analytiques que le génie seul sait obtenir et qui enrichissent pour toujours le domaine de l'esprit humain.

Clairavtf D'Alembert^ £?//e?% ont été les continuateurs de Newton et de Leibniz .

Après eux, Lagrange, Laplace^ Legendre ont tenu d'une main non moins sûre le sceptre des mathématiques.

Elie de Beaumont.

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