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LOUIS PASTEUR

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quiez le rôle préservatif de la chaleur appliquée à leur conservation et vous appreniez à en régler les effets pour déterminer la mort des ferments.

La vaccination était une bienfaisante pratique. Vous en avez découvert la théorie et élargi les applications. Vous avez compris comment d'un virus on fait un vaccin ; comment un poison mortel devient un préservatif innocent. Vos recherches sur la maladie charbonneuse et les conséquences pratiques qui en découlent ont rendu à l'Agriculture un service dont l'Europe sent tout le prix... Vous avez ouvert à la Médecine une ère nouvelle en prouvant que tout virus peut avoir son vaccin.

Aujourd'hui grâce à vos procédés de grainage scientifique, les éleveurs (de vers à soie) ont retrouvé leur sécurité, et le pays voit renaître une des sources de sa richesse. J.-B. Dumas. [Allocution lors de la remise d*ime médaille d'honneur à M, Pasteur,)

La rage, cette terrible maladie, contre laquelle toutes les tentatives thérapeutiques avaient échoué jusqu'ici, a enfin trouvé son remède ! M. Pasteur, qui n'a eu, dans cette voie, aucun autre précurseur que lui-même, a été conduit par une série de recherches poursuivies sans interruption pendant des années à créer une méthode de traitement à l'aide de laquelle on peut empêcher à coup sûr le développement de la rage chez l'homme mordu récemment par un chien enragé.

ViLPiAx. [Comptes rendus de f Académie, des Sciences^ 26 octobre 1883.)

320 LES PHYSICIENS ET LES CllLMISTES

Si Ton sème dans un liquide fermeniescible, abandonné à Tair libre, une certaine quantité de levure de bière, dont les cellules sont encore jeunes, celle-ci se développera aux dépens du liquide sans produire beaucoup d'alcool ; elle empruntera à Tair l'oxygène dont elle a besoin pour respirer. Mais empochons l'air d'arriver en aussi grande quantité; alors la petite plante se procure cet oxygène indispensable en décomposant le sucre, et de cette action bientôt générale résultent la formation de Talcool et le dégagement de Tacide carbonique avec accompagnement de chaleur.

« La fermentation est la vie sans air », a dit avec raison M. Pasteur, en résumant dans une formule concise toute sa théorie. 11 s'aperçut bientôt que certains ferments, comme la levure, comme le mycoderma aceli qui principalement fixe sur Talcool Toxygène de l'air, vivent aisément dans l'atmosphère, tandis que d'autres, comme le vibrion butyrique, périssent s'ils sont en contact avec l'oxygène libre, il nomma les premiers aérobies, les autres anaérobies ou ferments proprement dits.

Le caractère du ferment apparaît en somme comme ime propriété générale de la cellule vivante : un grain de raisin placé dans l'acide carbonique produit cependant un peu d'alcool. Mais aussi toute cellule a sa nature propre ; chaque ferment doit donc donner lieu à une fermentation spéciale. Des cultures successives faites avec un soin extrême par celui que Tyndall appelle « le plus accompli de tous les expérimenta- « teurs, Tobservaleur ne négligeant rien pour mettre « ses conclusions à Tépreuve » ont fait connaître \c^ ferments lactique, acétique, tartrique, ceux de l'urine

et de la putréfaction qui, parfaitement distincts, ne paraissent nullement susceptibles de subir la transformation en un autre ferment.

La cause des altérations des liquides par des organismes microscopiques était définitivement constatée, et l'esprit humain était fatalement conduit, on le conçoit aisément, à vérifier si des faits de mémo ordre ne se passaient pas chez les animaux et chez l'homme. Certaines maladies, celles surtout où la contagion et Tinfection jouent leur terrible rôle, ne sont-elles pas occasionnées par des microbes d'une nature spéciale ?

D"^ L. GiiAPOY. [Pasteur,]

C'est ici que nous allons bien apercevoir la puissance de la méthode expérimentale, quand elle est maniée à la fois avec audace et précaution. C'est un merveilleux outil ayant une force de pénétration extraordinaire, pouvant môme travailler dans Tobscurité, à la condition d'être manié par quelqu'un qui le connaisse bien. Telles ces perforatrices qui attaquent et pulvérisent au fond d'un trou noir tout ce qu'on leur présente, pourvu qu'elles soient bien dans la main de celui qui les dirige.

Les symptômes généraux du mal rabique témoignaient que c'était surtout les centres nerveux qui étaient atteints. Le D*' Duboné, de Pau, avait déjà fait cette remarque, et conclu que la salive d'un animal enragé ne devait pas seule être virulente : sa matière nerveuse devait l'être aussi. L'expérience avait démontré la justesse de cette conclusion. Du tissu nerveux inoculé sous la peau d'un animal peut lui donner la

IZZi L£» ?tiISli:iE35 ET LES CUUIIâTES

£>f. Ma.'> cif mode de transmission est tout aussi in- :*i!ra.n -tz :cat ui^ capricieux que la transmission par la sLJLVtf. La ni;^^ a'éclate pas toujours, et elle ne le fait oartM:^ rx iuc^ ime incubation prolongée pendant des ollii'ï^ L lacoiJiri^.a sous la peau est donc une méthode >»u si-?î. 3£i:>. s»? dit-on au laboratoire de Pasteur, ^i^jur-ra^i H»* pas eîssayer de déposer le virus dans les :-îiu:^s a»^rt'*ïix, puisque c'est là qu'il se cultive et se

r'ar:%ia.: *

Il a :*tii: f«is n»*cessaire pour cela de connaître le mjur. ôtî. 2^ m«^me d*ètre sûr qu'il y en ait un. Le conr^.i.e i*t :?a pr^»:s**rxce et de son développement devait ■i-r« a«:a 1 exjjnen microscopique, mais l'apparition de ii ri^-:? :':i*i rxiiîmal inoculé. Comme milieu de culli-^ , '«i :i-c^a nerveux offre d'ailleurs des garanties i i\a a*? :r,uverait ni dans la salive ni même dans le 3^0^. b»ivi.ioocp plus sensible à un microbe de Textén -vl: r-^ : l->^ ^1 semblait être un milieu d'élection pour Te ^;rjLS rib ^u-e. et réaliser naturellement pour lui ^;■.- .Mri .a qui était le fond de la méthode, et quon 3^; -*■ I >a.: q^^e péniblement dans les milieux artificiels Z" :-:".,j:r^ ce- U bacléridie et du microbe du choléra i.> .c - :>- l*.' t 'Ul était d'arriver proprement à lui et j: \ i.r** un ensemencement antiseptique. Ce qu'il y x*s . ii 1' -> >î^-- celait d'essayer d'inoculer un chien, <. .:> .Jt iur>î^aiore, par trépanation.

, 1 \r»i:r-Aire une expérience conçue et discutée était ^ IV >e t'n îr:J^iu sans retard, dit M. le D' Roux. Celle-

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