‹ Les savants modernes: leur vie it leurs travaux d'après les documents académiques choisis et abrégésChapitre 121 sur 139 · CUVIER (GEORGES · texte numérisé non relu

CUVIER (GEORGES

Montbéliard, 1769 ; Paris, i832. — Anatomiste de génie. D'abord précepteur en Normandie. Appelé à Paris par Geoffroy Saint-Hilaire. Professeur d'anatomie comparée au Muséum et au Collège de France. Inspecteur général, puis Grand Maître de l'Université. Des académies française et des Inscriptions. Conseiller d'Etat. Pair de France. — Rue et statue près du Jardin des plantes.

A fondé Tanatomie comparée : avec un seul organe, il reconstitue l'animal. A déterminé l'ancienneté des couches terrestres par les débris d'animaux qu'elles contiennent (Paléontologie).

Le cours d'anaiomie comparée (8 vol.) — Description géologique des enTirons de Paris (a^ec AI. Brongniart'). — Rapport sur les sciences naturelles depuis 1789. ~ Recherches sur les ossements fossiles ; 5 vol . — Discours sur les révolutions du globe, — Le règne animal d'après son organisation (22 vol.).

Frédéric Cuvier (Montbéliard, 1773; Strasbourg, 1838), naturaliste, frère du précédent. Professeur de Physiologie au Muséum. Inspecteur général de l'Université. On lui doit VEistoire des mammifères (avec deoffroy Saint-flilaire), et : Des dents des mammifères.

Mais un principe qu'il avait employé dans tous ces travaux, devait le conduire plus loin encore. Ce principe est celui de la subordination des organes ou des caractères.

La méthode ne doit pas se borner en effet à représenter indistinctement les rapports de structure ; elle doit marquer en outre Tordre particulier de ces rapports, et l'importance relative de chacun d'eux ; et c'est

1. Alexandre Brongniart (Paris, 1770-1846), géologue (coquilles fossiles), directeur de la manufacture de Sèvres (Traité classique des arts céramiques).

Adolphe Brongniart (Paris, 1801-1876), botaniste (plantes fossiles), fils du précédent.

à quoi sert précisément le principe de la subordination des organes.

Bernard et Laurent de Jussieu avaient déjà appliqué ce principe, aussi fécond que sûr, à la botanique ; mais les zoologistes n'avaient point encore osé en faire l'application à leur science, effrayés sans doute par ce grand nombre et par cette complication d'organes qui constituent le corps animal et qui, pour la plupart, manquent aux végétaux.

Le principe de la subordination des organes ne pouvait s'introduire en zoologie que précédé par Tanatomie. Le premier pas à faire était de connaître les organes ; la détermination de leur importance relative ne pouvait être que le second ; ces deux pas faits, il ne restait plus qu'à fonder les caractères sur les organes, et à subordonner ces caractères les uns aux autres , comme les organes sont subordonnés entre eux; et tel a été proprement l'objet du Règne animal distribué d'après son organisation, ce grand ouvrage où la nouvelle doctrine zoologique de l'illustre auteur se montre enfin reproduite dans son ensemble et coordonnée dans toutes ses parties.

C'est à compter de cet ouvrage que l'art des méthodes a pris une face toute nouvelle.

Une première forme du système nerveux réunit tous les animaux vertébrés en un seul groupe ; une seconde forme réunit tous les mollusques; une troisième réunit les insectes aux vers à sang rouge, et les uns et les autres aux crustacés : c'est le groupe des articulés; une quatrième forme enfin réunit tous les zoopli y tes.

11 y a donc quatre plans, quatre types dans le règne

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