Bâti par Claude Pérault, de 1668 à
2. Cette mention sera toigours sous-entendue, dans la suite, pour les savants étudfès.
i8 LES MATHÉMATICIENS ET LES ASTRONOMES
siècle ; ils voulurent avoir par observation les équînoxes et les solstices que le calendrier ne donnait plus qu'à dix jours près, et pour cet effet, Ignazio Dante, religieux Dominicain, professeur d'astronomie à Bologne, tira, en 1575, dans l'église de Saint-Pétrone, une ligne qui marquait la route du soleil pendant l'année, et principalement son arrivée aux solstices. On ne crut point mettre une église à un usage profane, en la faisant servir à des observations nécessaires pour la célébration des fêtes. En 1653, on fit une augmentation au bâtiment de Saint-Pétrone. Cela fît naître à M. Cassini la pensée de tirer dans un autre endroit de l'église, une ligne plus longue, plus utile et plus exacte que celle de Dante, qui n'était même pas une méridienne. Comme il fallait qu'elle fût parfaitement droite, et que, par la nécessité de sa position^ elle devait passer entre deux colonnes, on jugea d'abonl qu'elle n'y pouvait passer, et qu'elle irait périr contre l'une ou l'autre. Les magistrats qui avaient soin de la fabrique de Saint-Pétrone doutaient s'ils consentin^ient à une entreprise aussi incertaine. M. Cassini les convainquit, par un écrit imprimé, qu'elle ne l'était pi^inl. Il avait fris ses mesures si justes que la méridienne alla niser les deux dangereuses colonnes, qui avaient pensé faire tout manquer.
Tn lr\u\ rvMul, h«^ri/ontal. d'un pouce de diamètre, perv*è dans le toit, et élevé perpendiculairement de mille pouces aiwle^sus d'un pavé de marbre oii est tracée la méridienne, rivoil tuns les jours, et envoie à midi, sur wtle li^^ne, l'imaiie du soleil qui y devient ovale et s'y plvm^ne de jour en jour selon que le soleil s'apprvH*be ou >'ehù^ne dti /énith de Bologne. Lors-