‹ Les savants modernes: leur vie it leurs travaux d'après les documents académiques choisis et abrégésChapitre 37 sur 139 · MONGE · texte numérisé non relu

MONGE

Mais il est une géométrie générale et purement rationnelle dont la géométrie descriptive n'est que la traduction graphique. C'est cette géométrie générale à laquelle il faut surtout former son esprit pour en bien appliquer les considérations et les préceptes. Il faut pouvoir se représenter dans l'espace les formes des corps, et combiner idéalement ces formes par la seule puissance de l'imagination. L'esprit apprend à voir intérieurement et avec une parfaite netteté, des lignes et des surfaces individuelles, des familles de lignes et de surfaces ; il acquiert le sentiment du caractère de ces familles et de ces individus ; il n'apprend pas seulement à les voir isolément ou par groupes analogues ; il les rapproche, les combine, et prévoit les résultats de leurs intersections, de leurs contacts plus ou moins intimes, etc.

Comment représenter un point, une ligne, une surface?

Telle est la première question que Monge se pose. Il la résout sans paraître savoir d'avance où il veut arriver, et en se laissant guider par l'analogie naturelle qui nous fait rapporter nos mesures aux bases les plus simples en elles-mêmes, dans l'espoir d'opérer ces mesures par des voies qui soient aussi les plus simples possibles...

On doit citer comme un modèle, pour la gradation des idées et leur développement lumineux, les pages où Monge expose ces tentatives de la science pour arriver à la connaissance du système de projection le plus parfait.

C. DupiN. {Essai historique sur les services et les travaux scientifiques de Gaspard Monge.)

LES HATHÉVATICIENS ET LES ASI'HO>(lllli:i

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