‹ Les savants modernes: leur vie it leurs travaux d'après les documents académiques choisis et abrégésChapitre 60 sur 139 · COULOMB · texte numérisé non relu

COULOMB

capable de communiquer un mouvement assez grand, mais dont on pût cependant évaluer jusqu'aux portions les plus insensibles. M. Coulomb imagina de chercher cette force dans la résistance presque imperceptible que le fil le plus flexible oppose à la main qui veut le tordre. Il s'assura que cette résistance croît uniformément avec le nombre des tours donnés au fil, ou, pour parler le langage de la science, qu'elle est proportionnelle à l'angle de torsion. Dès lors il fut en possession de rinstrument désiré. C'est par ce moyen si simple qu'il sut mettre en évidence une loi qui avait échappé à toutes les recherches des physiciens. II démontra par les expériences les plus faciles et les plus convaincantes que les attractions et les répulsions suivent la raison inverse du carré des distances. »

« C'est à ceux qui ont pu le voir dans sa vie privée ïk rendre témoignage de ce qu'il y apportait de charme et d'abandon. Bon époux, bon frère, bon père, bon ami; homme intègre et citoyen dévoué, il pratiquait toutes les vertus sans jactance comme sans effort. Délicat, sévère pour lui-môme, indulgent pour les autres, ses manières réunissaient l'aisance que donne l'usage à la gravité qui formait son caractère, mais qui n'excluait pas une gaieté douce et calme, celle d'une âme qui est bien avec elle-même. Noble et généreux dans toutes les afifaires, son intérêt était celui dont il s!occupait le moins. Modeste et bien éloigné de toute prétention, il savait aussi repousser une agression injuste avec autant de force que de dignité. »

Delambre.

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