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près d’un oncle prénommé François, dont le fils Charles, pharmacien comme son père, est mort à Philadelphie, où il était allé fixer son domicile professionnel. Michel fils est mort à Turin, laissant deux fils, tous deux jésuites.
C’est donc dans la dynastie des Bouchet, du Châtelard, puis à Beaufort et à Chambéry, quatre pharmaciens presque comtemporains, apothicaires en même temps, outre les quatre chirurgiens : ce qui complique et obscurcit leur histoire.
Il y avait en outre à Chambéry, du même nom, un Bouchet, qui y exerça la médecine. Il avait épousé une demoiselle Thiollier, parente du président Rose. Il était frère jumeau du procureur, passa à Grésy-sur-Isère et revint mourir à Chambéry.
Un chirurgien, premier du nom, prénommé Urbain, pratiquait au Châtelard déjà en 1687- 1708, et paraît avoir été le père de François, qui lui succéda dans sa profession et eut pour fils Joseph, chirurgien, père lui-même de Michel et de Jean-Baptiste, tous deux aussi chirurgiens.
Urbain, chirurgien au Châtelard (1687-1708).
François, chir. au Châtelard.
Joseph, chir., né au Châtelard, 6 mars 1728.
Michel, 8 août 1756, J.-B., 12 mai 1751-1818.
mort à St-Benoit en décemh. 1837.
Michel, ph., m. à Turin, à D“* Bataillard.
Les deux jésuites.
François, ph. à Chamb. dès 1775.
Charles, ph.,m. Châtelard.
Bouchet (Les), deCruseilles, ne sont pas moins nombreux que ceux de Beaufort. Nous comptons :
Bouchet Georges, d. m. t. le 30 juillet 1828.
Bouchet François, d. m. t. le 27 juillet 1852.
Bouchet Jean-Pierre, pharmacien, diplômé en 1860, correspondant de la Commission météorologique d’Annecy.
Bouchet Louis, officier de santé (Lyon), le 28 décembre 1868.
Bourgeois Louise (alias Boursier ) , une des plus célèbres accoucheuses du commencement du xvii e siècle, pratiquait à' Paris où elle accoucha Marie de Médicis ; née à-Chambéry.
A publié : 1° « Observations sur la stérilité, perte du fruit, fécondité, accouchement et maladies des femmes et des enfants nouveaux-nés » ; Paris, 1609 et 1649, 3 vol., a eu cinq éditions; a été traduit en latin, en allemand, en hollandais ;
2° « Récit véritable de la naissance de Mgr et Mesdames les enfants de France » ; Paris, 1615, in-12 ;
3° « Apologie contre les rapports des médecins »; Paris, 1627, in-8° (Traduction allemande, Francfort, 1629);
4° « Recueil des secrets de L. Bourgeois, sagefemme de la Reyne mère du Roy, auquel sont contenues ses plus belles rares expériences pour diverses maladies, principalement des femmes, avec leurs embellissements »; Paris, 1632 et 1650;
5° « Instructions à une fille » ; Paris, 1642;
6° « L’Abrégé de l’art des accouchements » ; Paris, 1759 et 1778, est d’Angélique-Marguerite Boursier de Coudray, qui est de la même famille que Louise Bourgeois.
Voir Bonino, I, 354-5, et le D 1 ' Domenico Meli (Préface de sa traduction de M me Boivin; Milan, 1822).
Bourgeois Urbain, chirurgien à Annecy, 1692.
(Archives Le Blanc.)
Boursier (noble Pierre-Louis), de Chambéry, 1626 ; conseiller, médecin de chambre et médecin général pour S. A. Sérénissime le duc Charles- Emmanuel II, recteur de l’Académie de Turin.
(Trompeo, 37.)
Trompeo indique une fille de Pierre-Louis Boursier, qui se maria dans la famille noble Mola de Larissé? (Med. et archiatri, p. 37.)
On lit au Ceremoniale, n° 15 (1620), sa « Relazione délia malattia e morte del Duca Carlo-Emanuele 1°. » (Trompeo, 37-41. Cette relation a été publiée par son auteur en 1675. (Trompeo, 20.)
Bouvier Louis, de St-Félix, d. m. m. 21 mai 1850, a pratiqué à Annecy jusqu’en 1867, puis à Lancy près Carouge. Président de la Société botanique de Genève en 1877, correspondant de l’Académie de Savoie, de la Société florimontane et de l’Institut national Genevois.
Il a publié :
1850. « Bichat et son système de physiologie.» (Thèse.)
1852. « Incubation artificielle. » (Rev. saü.)
— « Jean-Jacques Perret, botaniste. »(Ibid.
page 12.)
— « HerniariaBesmie à Montpellier » (Ibid.
page 22.)
1852. « Trois lettres inédites de Berthollet. » (Ibidem.)
« Le Jardin de la mer de glace et sa végétation. » (Ibid, pages 107-20.)
1861. « MgrBilliet. » (Ibidem.)
— « Barazan à Annecy. » (Ibidem.)
« Le secrétaire de Voltaire. (Ibidem.)
1862. « Neige rouge. »
— « Congrès de la Sorbonne. » (Rev. sav.)
1863. « Le Mont-Cenis, son histoire et sa vé¬
gétation. » Annecy, Thésio, juillet
1864. « Histoire de la botanique savoisienne. »
Lecture faite en 1863 à la session de Chambéry, de la Société botanique de France. (Revue savoisienne.) 1877. « De Saussure en Savoie. » Lecture au Congrès de Genève. (Bibliographie générale de l’auteur.) Il avait déjà abordé ce sujet dans la Nymphe de Chamonix.
1878. « Flore des Alpes, de Suisse et de Savoie. » Genève, chez Grosset et Trembley; 789 p. in-8°.
1882. Idem, 2 e édition.
Boysson. (Voir Boisson.)
Brachet Claude, signe, le 4. mai 1775, à Rumilly, en qualité de chirurgien de la Royale Université de Turin, un certificat sur timbre délivré à un nommé François Gaillard, de La Fin, paroisse de St-Simon (Aix).
Brachet Fabien, fils du précédent, né à Rumilly en 1742,, chirurgien, décédé à Rumilly le 22 juillet 1814.
Brachet Léon, né à Grésy-sur-Aix, d. m. m.
du 26 août 1864, médecin aux bains d’Aix, médecin à l’Hospice d’Aix, dont son père a été un des principaux bienfaiteurs, conseiller et adjoint à la mairie d’Aix.
A publié :
1° « Thèse sur le rôle du parasite dans l’étiologie des maladies cutanées parasitaires » ;
2° « .Hémiplégie aux Eaux d’Aix. » ( Courrier de Savoie, 12 janvier 1867) ;
3° « De la contagion de la phtisie tuberculeuse. » Nice, J. Gautier, 1867; 31 p. in-8°;
3° bis « Tétanos traité par lés Eaux d’Aix » ; Chambéry, chez Putbod, 1870, 14 p. in-8°;
4° « Du traitement des blessés aux Eaux d’Aix. »
(Compte rendu des Sociétés Instr. pour les blessés militaires; 1871) ;
5° « Aperçu clinique sur les Eaux d’Aix et de Marlioz et sur leurs adjuvants : Challes, St-Simo'n, le petit lait, les courants continus... » ; Paris, Baillière, 1875,162p. in-8°; photographies, vignettes;
6° « Protestation à propos d’une réclame protestante. » Le Mont-Blanc, 16 juillet 1876;
7° A signé, comme secrétaire de VAssociation des médecins du département , ses comptes rendus de 1872-77-79-81 ;
8° « Tétanos traité par les Eaux d’Aix. » Chambéry, Puthod, 1870; 14 p. in-8° (Ext. de Y Union médicale, 26 octobre 1869);
O 6 « Epuisement nerveux et hystérie. » Traduit de l’anglais, de W. S. Playfair; Paris, Masson; 1883;
10° « Observation de cachexie pachydermique (Charcot), myxœdème crétinoïde. » (W. Gull et Ord.) Lu au Congrès des Sociétés savantes, à Aix. Gérente, 1882.
Branche Léonce, de Moûtiers, obtient le prix de 3 me année à la Faculté de médecine de Lyon en août 1881, a éppusé M Ue Alice Bouche, petite-fille' du D r Frédéric Girod, de Rumilly; fixé à Lyon.
Breville (Jean-Louis de la), professeur de médecine à Chambéry. ( Alias de la Breuille).
A publié en 1641, à Genève, chez Jacques de la Pierre, in-12° :
« Traité de la contagion et de ses remèdes » , | par noble Jean Loys de la Brévilie, médecin à - Chambéry, dédié à l’A. R. de Madame la Duchesse 4 de Savoie, reine de Chypre, etc.
Bonino ( I, 387 ) indique ce livre comme publié 3 aussi la même année, à Paris; in-8°.
Voir aussi : Mont-Réal et Grillet (I, 124).
« Noble Louis Labreuille » fut reçu en 1636 1 dans la Grande Congrégation dite des Nobles ou | des Messieurs.
D’après le Livre de raison Domengetj il fut en- \ seveli à, Chambéry le 22 octobre 1657.
Brevard Pierre, chirurgien à Aix, en 1725.
Brois Pierre, chirurgien à Chambéry? (t. C.) j
Broisin Aimé-Marie, né à Aise en Faucigny, figure sur un tableau officiel des médecins qui ont soutenu leur thèse de docteur le 28 pluviôse an iv, à Montpellier.
Il a publié dans la même ville : Essai idéolo- ;; gique.
Il s’occupa de la topographie médicale de l’arrondissement de Bonneville. Il était correspondant de la Société des sciences de Montpellier.
Broisin Claude, vice-proto-médecin à Bonne- 1 ville, en 1840.
Un médecin du même nom vivait à Mieussi en
Brundel Nicolas, de Chambéry, établi chirur-
gien des enfants du Duc, à 450 livres par an, le 1 er novembre 1599.
Le 25 août 1642, il écrivait, de Chambéry, à Madame Royale, lui donnant des nouvelles dés Princes et des princesses Marguerite et Adélaïde :
« M me la Princesse Marguerite, laquelle j’ai eu l’honneur de servir av voiage de Aix a ressenti des effets merveilleux de l’usage des bains de soulphre et d’alum, ainsi que Ion a remarqué du marcher et de la force qui se va redoublant en les parties affoiblies... »
(Trompéo, p. 49, cite un Brondel qui est peutêtre le suivant.)
Brundel Amé (noble et spectable), médecin, signe, le 17 mars 1651, comme parrain, à la profession de foi, chez les Augustins déchaussés de Chambéry, d’Amé Guilliomat, fils de Bernard, secrétaire de S. A. R., et au Conseil d’Etat de Savoie.
Bruc (le baron de). Ce fameux médicastre, qui a beaucoup habité Lyon, s’est arrêté plus d’une fois à Chambéry, entouré et choyé, ici comme là, par certains hauts personnages qui aimant avoir des guérisseurs titrés, plutôt que diplômés, se complaisaient à ne pas être traités par les médecins de tout le monde , et sont acquis de nos jours au baron de Bruc, au comte de Mattéi, comme autrefois au seigneur Denys de Copponay.
(Voir une lettre de lui au docteur G. Dénarié, dans le Courrier des ApeSj 26 et 30 août 1871.)
Brun, docteur médecin à Chambéry, visite Guillaume d’Albiez, le 15 septembre (ou novembre) 1714. (Archives Le Blanc, à Cruet.)
Brunet Louis, chirurgien à Aix (1717-81).
Brunier François-Philibert, d’Annecy., d. m. t. le 7 mai 1785. Le Dict. des méd. } chir. etpliarm. dit « 38 ans, depuis 14 ans à Annecy. »
Brunier Jacques, mort sexagénaire, en 1840, à Aiguebelle où il avait constamment pratiqué dès sa thèse intitulée : « Considérations générales sur le goitre endémique, 26'ventôse an xii. »
Brunier Frédéric, fils de Jacques et frère de Paulin, né et mort à Aiguebelle (20 juin 1809, 19 mars 1862 ). Docteur en chirurgie et en accouchement de TUniversité de Louvain, où il eut pour maître et pour ami son compatriote, le D 1 ' Baud ; a pratiqué à Valloires jusqu’en 1849, d’où il vint à Aiguebelle succéder à son père.
Brunier Frédéric n’a que deux lignes de souvenir dans le 4 e Bulletin de la Société médicale de Chambéry, dont il était le plus actif correspondant; et, par une étrange omission, il ne figure pas dans les nécrologies du D r Gaffe. Nous devons ici combler cette lacune imméritée.
Les pages 67-71 du compte rendu de la Société médicale (1859) analysent trois observations avec
anatomie d’un lipome mammaire, et de deux goitres, et l’opinion de notre confrère sur la nature tuberculeuse du goitre, ainsi que sa statistique de cette endémie dans le Valais et à Valloires, concluant contre l’influence attribuée au croisement des races. La page 89 mentionne sa note relative à une eau minérale de St-Georges-d’Hurtières et à son action sur le goitre. Sa proximité des minerais de fer et de cuivre avait amené à des inductions que l’analyse n’a pas confirmées. Sa Topographie médicale de Valloires (1) mérite une mention spéciale parmi ses nombreuses communications inscrites aux Archives de la Société, sous les numéros 156,165,184 bis, 201, 267. Nous devons citer aussi, comme particulièrement intéressantes, ses Notes biographiques sur son professeur Baud, sur Dominique d’Etienne (d’Aussois on Maurienne), et sur Gavet (de Rumilly), toutes trois mentionnées p. 110 du Bulletin cité, et utilisées dans ce Répertoire aux articles concernant ces trois médecins de Savoie.
Bruno (M e ), de Rumilly, physicien, assiste au testament du Dauphin Jean, à Bonneville le 11 des cal. d’octobre 1282 avec les autres médecins, Clément de Genève et Jehan de Bonne. (St-Genis, III, p. 447.) Sans doute le même qui « reçut, en 1318, 21 sols viennois pour une visite, à Morges,
(1) Analysée, page 71 du Bulletin 1859, de la Soc. mèd.
au Comte Amé. (Chambéry la fin du XIV e siècle, m page 369)
Brun, de la Rochette, 1596-1680. Delbène dit : I « Brmius, octogenarius, apud Rupiculam, péritissimus medicus, nec indoctus ». (Société sav. J d’hist., IV, 45.)
B uchard François-Louis, né à Fréterives le 22 |
septembre 1807, d. t. le 21 mai 1831, mort pau- J vre à Grésy-sur-Isère le 15 juillet 1850, après une 1 longue maladie, suite de chute. Il avait pratiqué J quelque temps à Albertville.
Buchard Joseph-François, docteur-médecin à i Chambéry, 1739 et 1751.
Buet, d. m. p. , né aux Villardsprès Saint-Jean % de Maurieime, mort au Pecq (Seine-et-Oise), en j 1857, âgé de 54 ans.
Collaborateur de Fab vre à la Lancettefrançaise, 1 à la rédaction de la Clinique de Dupuytren, mé- 1 decin instruit, écrivain facile, médecin un instant d’un établissement thermal dans le Midi, puis à ) Nice; soulagé dans ses souffrances et son dénue- | ment par le D 1 ' Cerise. (Caffe, 112 de. 1857-58.) .
Buet François., à Morzine, d. m. t. 19 juinl848, mort en septembre 1872. (Association de laHaute- : l Savoie, p. 9.)
D’une ancienne famille chablaisienne, le doc- | teur Buet a dû un moment de célébrité qu’il n’avait pas recherchée, à l’épidémie bystéro-démo- J nopathique de Morzine, qui débuta en 1867, mo- 1
tiva en avril 1861, la visite du D r Constans (1) et ensuite celle du D 1 2 ' Artaud.
Un docteur Buet (2) a porté la parole à Lamartine, en mars 1848 à Paris, au nom de la députation savoisienne, lors de l’expédition des Voraces.
Burdin Jean, né à Chambéry en 1770, d. m. p.
a publié :
1° Cours d’études médicales, » Paris, 1803 ( 3 tomes en 5 vol. in-8°, chez Dupraz-Letellier) ;
2° « Réflexions et observations sur la médecine pneumatique et sur les principaux moyens de traiter les affections chroniques de poitrine. » ( In Recueil de la Soc. de méd. de Paris, an ix, n° 54.)
Voir Grillet, III, 467.
Burdin Nicolas, d. m. m. 20 messidor an xii, né à Novalaise, est mort à Chambéry le 30 mars 1862, âgé de 79 ans.
Ancien médecin des armées, l’un des membres fondateurs de la Société médicale de Chambéry; il a légué à cette ville toute sa petite fortune pour fonder un prix de vertu. Il a laissé des ms. considérables relatifs à l’ophtalmologie; il était frère de Charles Burdin, ingénieur à Clermont-Ferrand.
On l’a souvent confondu avec Claude Burdin, collaborateur de Dubois (d’Amiens) pour l’His-
(1) Relation sur une épidémie d 1 hystèro-dèmonopathie. Paris, 1862. (Article bibl. par Caffe. p. 467 de cette armée.)
(2) Membre delà Société pliil. savoisienne, sous n" 92, rue Saint-Denis, 380.
toire académique du magnétisme animal et fondateur du prix Burdin en 1857. Claude Burdin, mort à Paris 1858, était né à Lyon, mais il avait fait ses études classiques à Chambéry; c’est sans doute cette circonstance qui a induit en erreur plusieurs journalistes, médecins et notamment le le D r AliquiSj de la Gaz. hebd. de méd. et de chir. (1 er juin 1860.)
Burget (M e Pierre du), médecin, témoin dans la charte du Comte Amé IV, accordant aux religieux du Bourget la leyde du sel dans Chambéry. (Donation du 12 décembre 1243, passée au prieuré du Bourget, indiction 8 e .) M e Pierre fut l’un des exécuteurs testamentaires du Prince Thomas, frère d’Amé IV.
(Voir Guichenon, Hist. gén., IV, 68, et Bonino,
Burgos Jean, né à Jarsy en Bauges, le 3 février 1775, admis à l’Ecole de chirurgie de Montpellier par décret départemental du 20 thermidor an v ; y donna, le 6 messidor an vin, sa thèse : « Influence des révolutions des âges sur les maladies chroniques » (35 pages, chez Tournel). Toutefois, son diplôme doctoral n’est délivré que le 19 frimaire an xiii. Un autre diplôme (Societas medica) entièrement imprimé, y compris ses noms, pays et date, lui avait été délivré dès le 15 prairial an vu.
Attaché aux armées, il fut blessé au genou en Espagne, revint à Jarsy qu’il quitta en 1810 pour
aller habiter Pontcharra, où il mourut en 1816 des suites de sa blessure.
Burgoz (et plutôt Burgos) Jacques-François, né à Chambéry le 9 octobre 1767, admis gratuitement à l’Ecole de chirurgie de Montpellier, par décret de l’Administration centrale du Mont- • Blanc (20 thermidor an v). Thèse inaugurale du 22 avril 1802 ( 2 floréal an xi) : « Dissertation sur la rage. » Montpellier, chez Coucourdan.
Burnet François, d. c. t. 15 mars 1782, à Cliiily.
Bussat Jean-Claude, d. m. t. 2 janvier 1856.
A pratiqué à la Roche.
Buthod Louis, né le 23 mars 1817, de Maurice- Henry et de Marie-Pantaléon Empereur, au Bourget-du-Lac, d. c. t. le 9 août 1844 et d. m. t. le 24 juillet 1845.
Etats de service : Le 1 er juillet 1845, entré au service comme chirurgien-major de 2 e classe (sousaide) à l’Hôpital militaire de Chambéry; passé avec son grade au 13 e d’infanterie ; promu chirurgienmajor de l re classe le 24 mai 1849 ; médecin de bataillon de l re classe (aide-major de 2 e ) le 20 octobre 1850; médecin de régiment de 3 e classe (aide-major de l re ) au 15 e , le 25 octobre 1854 ; médecin divisionnaire de 2 e classe le 25 mars 1860 ; démissionnaire du service d’Italie le 25 juin 1860; entré au service de France le 24 septembre 1860, comme médecin-
major de l re classe à l’Hôpital de Chambéry ; médecin en chef dudit, du 10 octobre 1860 au 9 octobre 1861 et du 12 février 1869 au 26 juillet 1870; médecin en chef de la 3 e ambulance du 7 e corps à l’armée du Rhin; rentré à l’Hôpital de Chambéry le 7 octobre 1870 ; aux hôpitaux de Constantine, puis de Philippeville le 26 août 1871 ; ramené à l’Hôpital de Chambéry le 25 septembre 1873; admis à la retraite le 6 octobre 1876.
Campagnes : Italie (1848-49), chirurgien-major au 12 e . Crimée (1855-56), médecin de régiment au 5 e provisoire. Mention honorable (S. M. Victor- Emmanuel) à Traktir, 16 août 1855. Italie (1859, médecin de régiment au 15 e , Mention honorable (Victor-Emmanuel) âPalestro, 13 et 21 mai. Rhin (1870), proposé après Sedan pour officier de la Légion d’honneur. Afrique (1871-73). — Total, 9 ans, et la Crimée comptée double, 11 ans.
Distinctions : Médaille de la Reine d’Angleterre (15 juin 1856 ; du Roi d’Italie (15 août 1860) ; mentions honorables d’Italie (Traktir et Palestro) ; Medjidié de 5 e classe (6 janvier 1860) ; chevalier de la Légion d’honneur (12 août 1864) ; chevalier des saints Maurice et Lazare (28 juin 1865) ; officier de la Légion d’honneur (2 août 1875). On a vu que la proposition datait déjà de 1870.
Dans le corps sanitaire sarde, les promotions se faisaient, durant la carrière du docteur Buthod, par voie de concours à raison de trois candidats pour une place et dans l’ordre d’ancienneté. L'e
passage d’une classe à une autre du même grade était à l’ancienneté.
Le premier de ces décrets exigeait des candidats, au corps de santé militaire, le double diplôme de médecine et de chirurgie, et abolissait, à l’instigation du docteur Riberi, toute distinction entre le personnel médical et chirurgical. Un programme annexé le 26 décembre 1850 déterminait la matière des examens pour les admissions et promotions. Le second décret réduit à deux les trois classes établies par le premier, fixe ainsi l’assimilation des grades :
Le médecin en chef est assimilé au lieutenantcolonel; le médecin divisionnaire au major; le médecin de régiment au capitaine ; le médecin de bataillon au lieutenant; les adjoints au sous-lieutenant.
Cabias (Jean-Baptiste de), du Pont-St-Esprit en Val-d’Aoste, ainsi presque Savoyard (comme Cerise) par sa naissance, mais rattaché plus spécialement à l’histoire médicale de Savoie par son livre : « Les merveilles des Bains d’Aix. » Lyon, 1623, in-12, de 688 p., réimprimé en 1688.
C’était, dit Fantoni, un « homme simple, rien moins que lettré... » Dans le livre que nous citons, d’après le même critique, « aliqua sunt tolerabilia, nec prorsus comtemnenda, sed plurima tamen inepta, incerta, falsa, insuper fabulosa... » Nous
nous souvenons que C.-H.-A. Despine trouvait cette appréciation par'trop sévère (Fantoni, opusc. med. et phys., 1738, p. 217) ; voirBonino, I, 364; Grill et, I, 242.
Caffe Paul-Louis-Balthasar, né à Chambéry le 29 décembre 1803, mort à Paris le 19 janvier 1876, et sépulturé dans le tombeau de famille à Cognin ; d. m. p. le 5 juin 1833.
Aussi généreux envers son pays natal dans son testament, qu’il avait été obligeant envers tous, envers ses compatriotes surtout, durant sa vie, son nom a été donné à l’ancienne place Porte- Reine à Chambéry. L’une des formes de son patriotisme, celle sans laquelle cette étude eût été presque impossible, fût son soin à recueillir et conserver la biographie de ses confrères de Savoie. Le Journal des connaissances médicales et pharmaceutiques , qu’il avait commencé en 1833 et qu’il continua jusqu’à sa mort, a fait une part de plus en plus grande à la nécrologie médicale, notamment dès le tome VIII de la 2 e série avec un titre spécial nécrologique à chaque table annuelle. Il y a en outre une table analytique décennale pour la période 1833-1843.
Les plus émues et les plus nombreuses nécrologies ne devaient pas manquer à celui qui fut le plus pieux biographe de ses collègues ; leur énumération peut seule trouver place ici :
Biographie des hommes du jour, t. VI, 2 e par-
tie. Panthéon biographique, 1860. Burnier, Histoire du Sénat de Savoie, t. II, p. 315 (sur sa famille). Courrier des Alpes, 22 et 25 janvier 1876. Mont-Cenis, 26 janvier; Patriote savoisien.
Association médicale de Savoie, p. 19 à 28 de 1876 (par leD r GuiLland). Association philanthropique savoisienne, par l’avocat Rivaud (18 juin). Journal des connaissances médicales (31 janvier 1877). Gazette des Eaux, 3 février. Société centrale des médecins de France , 21 février 1877. (Piogey)...
Callies Jacques-Antoine, d’Annecy, d. m. p., dédiait, le 8 février 1816, à son père et à sa mère, sa thèse : « Essai sur l’acide prussique. »
Callies Jules-Aristide, d. m. t. 25 mai 1848 à Annecy, secrétaire de l’Association des médecins de la Haute-Savoie dès sa fondation.
Calligé François, né en 1808 à Chavanod, mort en 1873 à Faverges, d. m. t. après avoir étudié en 1835 le choléra à Gênes avec son condisciple le D 1 ' Chevallay.
Le D 1 ' CafEe a consacré trois colonnes de son journal à la bibliographie étendue et variée et à la biographie de cet esprit intelligent, progressif et patriotique.
Dans sa seconde « lettre rustique sur l’état de la médecine en Savoie » (1836), Calligé appelait de ses vœux l’organisation d’une Association médicale pour remédier au charlatanisme. Aussi sommes-nous surpris de ne pas voir son nom parmi
les adhérents de l’Association de la Haute-Savoie; en 1864.
Canton, officier de santé (ou chirurgien?), figure, comme pratiquant à Aix, â Y Annuaire de l’an xiii, à celui de 1805, et parmi les souscripteurs au Dictionnaire de Grillet en 1807. Se suicida dans la maison en face des Thermes Albertins.
Canton Alexis, d. c. t. le 28 décembre 1841, né à Moûtiers, mort au Col-de-Tende où il s’était marié. — Esprit facile, mais bizarre.
Canton François, d. c. t. 1842, né à Moûtiers, a pratiqué quelques années dans son pays; puis, enlevant la femme d’un confrère, a passé en Amérique où il est mort. — Naturel aimable et gai, physique agréable, musicien.
Carlioz Jean-Marie, né â Menthonnex-sous- Clermont en 1819, d. m. t. le 7 août 1847. Exerce à Rumilly pendant deux ans ; puis de 1850 à 1853 à St-Louis et à St-Paul (Etats-Unis). En 1853, il fixe sa résidence à Oajaca (Mexique), où il est nommé professeur de chimie à l’Université de médecine par décret du Président de la République mexicaine. Il y épousa M lls Régulés. Revient en 1863 à Rumilly où il continue à pratiquer la médecine. Médecin de l’Ecole normale de filles de cette ville ; y a été conseiller municipal; adjoint au maire.
Carrel Jacques-Joseph, docteur chirurgien à Rumilly, marié à Péronne Salteur, mort le 23
novembre 1735, à l’àge de 65 ans; frère de Joseph Carrel, maître apothicaire à Rumillv.
Carret Joseph, d. m. t., né à Chambéry en 1814, mort le 17 mai 1883, docteur en 1839, auteur d’un appareil nouveau pour réduire les fractures, membre de l’Académie de Savoie; décoré par l’empereur au lendemain de l’annexion. Il a fait à l’Académie de Savoie de nombreuses communications sur des opérations chirurgicales quand il était attaché â l’Hôtel-Dieu : sur l’hypnotisme, sur les inconvénients de l’usage des poêles en fonte, la rage, etc. Il est l’auteur d’une notice historique sur les eaux de la Boisse.
Carret s’était adonné d’une manière spéciale à la chirurgie à la mort de Ennemond Rey, pour être adjoint à Rey père, à l’Hôpital de Chambéry où il succéda à ce dernier; il fut plus tard remplacé par le D 1 ' Dumas. Il a fait des leçons d’hygiène au cours des jeunes filles.
Marié en premières noces à M lle Irène Cléaz ; en secondes noces à M lle Henriette Bel, il n’a pas eu d’enfants.
Carret François, fils du pharmacien Antoine, neveu du D 1 ' Joseph, né à Chambéry le 25 décembre 1841. Médaille des hôpitaux de Paris (Lariboisière, 1865.), d. m. p. le 3 août 1867.
Sa thèse soutenue le 12 juillet : « Diagnostic de la fièvre typhoïde à son début, et influence de cette maladie .sur la grossesse. » Nommé médecin
adjoint des Hospices de Chambéry le 24 juillet 1874. Médecin en chef à l’Hôtel-Dieu, membre de la Société de médecine légale de Paris ; a publié divers travaux de médecine légale.
Carret Jules, frère de François, né le 6 janvier 1844, d. m. p. 13 août 1869 : « Quelques observations de mort rapide par congestion et apoplexie pulmonaire chez des individus atteints de maladie chirurgicale ».
Il avait présenté une première thèse qui fut refusée par la Faculté : « Les hérétiques de la médecine » , 4 août 1869. Paris, imp. Parent, n° 20 (76 pages in-4°) ; il rappelé ce titre au frontispice de sa brochure sur le « Déplacement polaire ». Paris, 1877; in-12 de 277 pages, à laquelle il avait préludé par sa communication à la Soc. sav. d’arch., (t. XVII, p. 233-42), dont il est vice-président.
A publié en 1870, à Paris, chez Armand, Le Chevalier, édit. : « La politique de Jean-Claude. », 140 pages in-12.
Conseiller municipal de Chambéry en 1871, il refuse l’élection en novembre 1877, et se mêle activement à la discussion Eau et Gaz, fin 1879. Il se porte candidat à la députation après la mort de Nadin Chevallay, et est élu en 1883.
Ses « Etudes sur les Savoyards (rythme des tailles et des mesures céphaliques) », communiquées au Congrès d’Alger de l’Association française pour l’avancement des sciences (avril 1881),
et â celui de la Rochelle (année suivante) ont été réunies dans le XXI'' volume de la Société savoisienne d’archéologie, dont elles occupent les 108 premières pages.
Au Congrès de Montpellier de la même association française, il avait lu, le 3 septembre 1879 :
« Détérioration du climat de la Savoie et variations des climats dans l’Europe occidentale » ( 24 pages grand in-8°, imp. Chaix et C le , 1879).
De sa collaboration avec le vulgarisateur Figuier, est née une plainsanterie prise par ce dernier au sérieux sur les « Savoyards hibernants ». (Voir Annuaire de 188.).
Mentionnons encore une « Complainte » à propos d’une rixe entre son oncle Joseph Carret et le docteur Michaud.
Il avait, durant ses études à Paris, rédigé la Rive gauche et le Critique; durant ses cours à Turin, il s’était enrôlé dans la légion garibaldienne. Il a fait la campagne de 1871 sous Garibaldi comme chirurgien.
Carron Jacques-Louis, né à Annecy le 2 juin 1771, d’un père médecin, mort le 16 juillet 1822, avait passé par le célèbre collège des Provinces de Turin pour arriver au doctorat qu’il prit le 3 février 1792. Après avoir suivi les armées et traduit Y Epitome de P. Franck, rentré dans sa patrie et devenu médecin des épidémies pour le département du Mont-Blanc, ses communications à l’Académie
de médecine de Paris lui valurent les médailles de 1808 et de 1810 et la médaille d’or pour les vaccinations le 18 janvier 1814. Le 15 février 1817, tandis qu’il obtenait une seconde fois la médaille d’or de l’Académie de Paris, le Gouvernement sarde lui décernait le titre de professeur honoraire à l’Université de Turin. Les actes de l’Académiecontiennent huit de ses mémoires. Membre desacadémies de Paris, Lyon, Florence.
Voir Bonino, II, 496. Grillet, I, 221.
Carron du Villards (Charles-Jean-François),’ fils de Jacques-Louis, né à Annecy en 1799, d. m. t. , mort à Rio-Janeiro le 2 février 1860, trois mois après son fils.
Carron Léon, qui étudiait en médecine et préparait la quatrième génération médicale de sa famille.
Voir Caffe, aux pages 12 et 152-4 de 1860, qui offrent sur Jacques-Louis quelques variantes avec-, la notice précitée de Bonino.
Guépin (de Nantes) mettait son traité au-dessus de celui de Siebel. (Notes démon voyage en 1843.)
Castalis (Boniface-Bon), « médecin, demeurant à Chambéry, témoin au testament du Comte; de Savoie en 1343. (Voir M e Bon et Boni.)
Cazalis Henri, né en 1843, du docteur Adolphe; d. m. p. fin de 1874, nommé inspecteur des eaux de Challes en mars 1875.
Avait, avant de prendre son doctorat, été atta-
ché à l'établissement de Divonne; démissionnaire en 1880 de l’inspectorat de Challes, il s’est fixé à Aix en 1881, où il a acquis une maison rue Lamartine. Le Nouvelliste , du 22 juillet 1883, l’ayant' indiqué comme médecin consultant de la princesse Béatrix d’Angleterre, une rectification au profit du docteur Francis Bertier a paru au numéro suivant du même journal.
Cerise, d. m. t. 1828, né à Aoste en 1806, mort à Paris le 6 octobre 1869. Cerise fut presque de notre Sayoie par ses amitiés intimes et par son berceau subalpin.
Voir Caffe, 1869, p. 163-4; et le Rd. P. Laurent, président de l’Académie de Saint-Anselme d’Aoste, r qui y prononça son éloge le 25 novembre 1869. Cette seconde notice rassurera le lecteur sur le sens auquel on peut appliquer à Cerise la gratification de « néo-catholique ». Cerise fut, en effet, aussi orthodoxe que libéral.
Cessens Louis, de St-Félix, d. m. t. le 22 juillet 1850, élève interne à l’hôpital des saints Maurice et Lazare. Médecin en 1863 de l’entreprise du percement du Mont-Cenis ; revient de Turin à Chambéry fin 1877; passe à Aix les étés suivants, et les hivers à Hyères pour des études météorologiques. Décédé vers 1885.
Chabert Jean-Baptiste-Alfred, né à Chambéry le 29 février 1836, surnuméraire aux hôpitaux militaires le 27 octobre 1857, d. m. c. t. le 12 juillet
1858, aide-major de 2 e classe le 11 avril 1859, et aide-major de l re le'18 septembre suivant; détaché au 67 e de ligne en Algérie en 1864, à l’Hôpital thermal d’Amélie-les-Bains en 1865, major à Alger le 21 mai 1874, passe à Chambéry fin 1875 ; est actuellement médecin principal de l re classe, chef-! de l’Hôpital militaire du Bey à Alger, officier de la Légion d’honneur et grand officier de l’Ordre ; du Nicham de Tunis.
Sa thèse est sur « l’action physiologique des ; purgatifs » (20 p. in-8°. Speirani, Turin). A publié de plus : « Esquisse de la végétation en Savoie ». Lecture à la session extraordinaire de la Soc. botan. de France , à Grenoble en août 1860. (Bulletin, t. VIII, p. 515; Reoue savoisienne, \ p. 124 de 1864), et « Nécrologie sur Huguenin ». (Ibidem.)
Chaboud Jean, né à Aix le 20 mars 1847, ainsi imprimé au frontispice de son « Essai sur l’urée ». Thèse doctorale, soutenue à Paris le 12 août 1876, et non le 14 juillet comme l’indique le tableau officiel du département.
Chaîne, porté à Y Annuaire de 1858 comme pratiquant à Saint-Jean de Maurienne. C’est sans doute une erreur typographique, et il faut lire :
Chaix François - Marius , de Saint-Saturnin.
(Apud Garoullas Allobrogium... » ), d. m. t. le 7 juillet 1840, mort à Saint-Jean de Maurienne où il pratiquait en 1862.
Chaley, officier de santé, à la Novalaise en
Chamot Jean-Claude, né à Sallanches en 1832, ' d. c. m. t. le 22 juillet 1858, maire de Sallanches de 1861 à 1866, mort le 13 mars 1869.
Voir sa nécrologie, par le D r Magdelain, dans Association de la Haute-Savoie, 1869, p. 9-11 ; et aussi CafEe, 1869, p. 160.
Chamousset Auguste-Joseph-Marie, de Chambéry, d. m. p. le 30 octobre 1873, 1 er chirurgien adjoint à l’Hôtel-Dieu de Chambéry le 24 juillet
Sa thèse est : « Recherches sur la phligmatia alba dolens ».
Il a donné ses observations aux Bulletins de la Soc. méd. de Chambéry, dont il était secrétaire : 1874, page 57, « cancer du psoas » ; 1877, p. 58, « péritiphlite »; p. 63, « aphasie traumatique » ; p. 69, « maladie d’addifron » ; p. 75, « ostéite » ; p. 92, « fracture de la rotule »; p. 104, « rigidité du col »; p. 105, « fœtus monstrueux ». S’est fixé à Bellème (Orne) en 1885.
Champier, né à St-Symphorien près de Lyon, l’auteur des Chroniques de Savoie, imprimées à Paris en 1516, était médecin. Il fut conseiller et premier médecin de Mgr. Antoine, duc de Lorraine et de Louise de Savoie, mère de François I er . (V. Bonino, I, 125.)
Champier Claude, fils du précédent, (voir Bonino, I, 239), a été professeur de médecine.
Chapelle François, chirurgien à Aix en 1751.
Chanodi Joannes, « chirurgus Domini (1401) habet 40 fl. pro anno. » (Arcli. com). N’est-ce point le même que Chanus F. ou J. dont le même ms dit qu’en 1396 « chirurgus hahuit a pâtre Domini ad vitam 40 fl. ? »
Chanlite, médecin du duc de Savoie Charles II. Cité dans les Franchises de Bourg en Bresse en 1522. (Rabut et Dufour.)
Chappet, indiqué comme médecin à Talloires en 1858.
Chappuis Jean-André, à Monnetier-Mornex, canton de Reignier, docteur de Strasbourg (1834); mort en 1867 (août?).
Voir Association delà Haute-Savoie, 1867, p. 6.
Charrière Biaise, de Saint-Jean-de-la-Porte, où il a pratiqué de 1866 à 69, et où il est mort.
Il avait été élève à l’Hôpital militaire de Gênes en 1843.
Charrière (Joseph de la), d’Annecy, d. m. c., a publié, à Paris, fin du xvn e siècle, plusieurs ouvrages catalogués dans le Dictionnaire de Pamkouke (1820), et dans le Dictionnaire historique d’Eloy. Bonino (I, 443) ne voit guère dans ses publications anatomiques que des compilations ; cette appréciation est celle du biographe du grand
Dict. des Soc. mêd. Mais Eloy est plus favorable à notre compatriote, dont les oeuvres chirurgicales et anatomiques ont eu de nombreuses éditions et . plusieurs traductions.
La bibliothèque de M. Charles Guillermin contenait « Anatomie de la tête de l’homme » (Paris, 1703), dédié à « messire Paul de Lescheraines, marquis du Châtelard, conseiller d’Etat, président au souverain Sénat de Savoie. »
Charvet, de la Chapelle-Blanche.
Charvin, chirurgien aux Echelles en l’an xm.
Charvoz Charles, n. t. le 16 octobre 1826, a pratiqué à Saint-Michel, son pays natal, jusqu’à sa mort.
Chatanoud-Cottin Jean-Pierre, né à Frangy en 1799, d. m. t. en 1822 (22 juillet), mort à Frangy le 23 décembre 1867.
A publié une Thèse de philosophie, soutenue publiquement à Chambéry en 1816, et sa thèse doctorale intitulée : Pathologie générale.
Voir Caffe, p. 495 de 1868 ; Association de la Haute-Savoie ; Courrier des Alpes du 28 décembre 1867.
Chatenoud-Cottin Alexis-Benoît, neveu de Jean-Pierre, de Frangy, d. m. p. 29 août 1863 (ou 14 mars 1864).
Chatron Joseph-Antoine, né à Thèmes en 1803, mort à Talloires le 4 juillet 1876, dans sa 72 e an-
née; avait épousé M lie Amélie, fille de M. Le Pecheur de Branville. Chatron était médecin ho- • mëopathe.
Chaumet Antoine, chirurgien d’Annecy, né à Vacheresse, prit son doctorat à Turin, passa ensuite â Montpellier ou il fut l’ami de Rondelet et l’élève de Saporta; puis à Paris où il suivit Jac- i ques Silvius.
Il a publié : « Enchyridion chirurgicum externorum morborum... acceditmorbi veneree eurandi methodus approbatissimus ». Paris, 1560-4-7.
Lyon, 1570-8. Pataviœ, 1593-4. Portai louait cet ouvrage. Voir Bonino, 1,241.
Chautemps Amédée, à St-Julien, d. t. en 1856,; le 9 août.
Chautemps Emile, neveu d’Amédée, né à Valleiry le 2 mai 1850, d. p. le 18 juin 1875, viceprésident de la Société phil. sav. en 1876-7, che-‘ valier de la Légion d’honneur, a donné une conférence à Paris le 16 mars 1878, au bénéfice de la bibliothèque communale de St-Martin-de-Belleville en Tarentaise, sous le patronage de Jules Philippe. Chautemps est conseiller municipal de Paris.
Chesnay, m. f. , membre perpétuel de la Société philanthropique savoisienne, est mort à Paris.
Chevallay Claude-Francisque, de Chambéry, né le 19 janvier 1807, d. m. t. le 9 juin 1832, professeur des Instituts de médecine à l’Ecole secon-
claire de Chambéry, médecin des Prisons après le docteur Domenget et jusqu’en 1850, chevalier des saints Maurice et Lazare.
Avait été délégué au choléra de Gênes avec le docteur Calligé, son condisciple et ami. Membre fondateur de la Société médicale de Chambéry.
Chiron F., de Chambéry, d. m. p. 1878, thèse : « Essai sur le Kyste des mâchoires », imp. Worens à Argenteuil.
Cistre, docteur d’Avignon, agrégé au Collège des Médecins de Chambéry le 14 octobre 1686.
Claraz Balthasard, de Termignon, où il a pratiqué et où il est mort. L’ Annuaire l’an xm le place à Lanslevillard.
Elève du Collège des Provinces à Turin, avec Fodéré, officier de santé de l re classe, amnistié du crime d’émigration le 17 brumaire an xi, médecin du Mont-Cenis par décret impérial du 15 avril 1812, sur la proposition de Dom Gabet, médecin honoraire de Sa Sainteté, le 15 décembre 1819.
Voir la Vie de saint Pierre de Tareniaise , par le chanoine Chevray, p. 255. Courrier des Alpes , 25 avril 1866. Académie de Savoie (communication du docteur Guilland, vol. IX de la 2 e série, p. lxxviii à lxxxiii), les Légendes papale et napoléonienne, par le comte Du Verger.
Claris Jean-Marie, de Bonneville, officier de santé, diplômé à Chambéry le 11 fructidor an xm.
Clément (M e ), médecin de Pierre II ( le Petit™ Charlemagne), àBelley, en 1268. (Trompeo, p. 28.) :
Coche Jean-Marie, à Annecy, d. m. p. le 25 mars 1873, mort à Annecy du 16 au 17 octobre 1882, à 36 ans, et sépulturé le jour de la fête de saint Luc, était vice-président de la Conférence de Saint-' Yincent-de-Paul.
Voir Revue savoisienne du 31 octobre et Association des médecins de la Haute-Savoie (1883).
Codret Annibal, de Sallanches, et non Codré, comme imprime Bonino (I, 302), avait étudié à Paris, puis à Padoue, où il prit ses grades en médecine avant de rejoindre, chez les jésuites, son frère Louis. Il professa à Messine et fut recteur des collèges de Lyon, de Chambéry qu’avait fondé son frère en 1564, de Turin et de Tournon. Il mourut provincial d’Aquitaine le 19 septembre
Collomb Jean-Marie, de Chambéry, aide-méa decin de marine le 12 décembre 1878, embarqué pour la Cochinchine le 20 janvier 1877 et débarqué à Saigon, y soigne en juillet les cholériques, les suit en août et septembre à Mytho ; vaccine en janvier et février 1879 la province de Bien-Hoa, et rentre à Toulon le 26 avril ; prend son doctorat-: à Lyon le 24 juillet 1883 avec la note très bien : « Essai sur l’hygiène et la pathologie de l’Annam et du Tong-Kin. (Lyon, imp. Lucien Duc, n° 170 de la l‘‘ e série des thèses; 64 pages in-4°.)
Combaz François-Pierre-Marie. ( V oir Cuvex- Combaz.)
Comoz François-Joseph, né à Rumilly le 21 avril 1841, d. m. p. le 22 juin 1867 : « Inconvénients du taxis forcé » ; thèse pour le doctorat, soutenue à Paris le 22 mai 1867. Paris, A. Parent, in-8°, 44pages. En 1887, adjoint au maire de Rumilly, conseiller d’arrondissement, président du Comice agricole.
Conchet, né en Savoie, appelé à Arles auprès des Dulaurens vers 1560; il y fit ses études, passa ensuite à l’Ecole de médecine à Paris avec Charles Dulaurens, pratiqua dès 1574 à Lambesc, et mourut premier médecin d’Avignon.
Nous ne savons de lui que ce qui en est dit dans le charmant « Livre de famille » de Jeanne Dulaurens. ( Une famille au xvi e siècle, document original précédé d’une introduction, par Ch. de Ribbe, et d’une lettre du Rd Père Félix. Paris, Albanel, 1867.) La 2 e édition de cet ouvrage n’a rien ajouté, en ce qui concerne le docteur Conchet, à ce que nous trouvons pages 54-55 et 65-66 de la l re .
Constant, inspecteur des Aliénés. (V. Buet.)
Constantin, docteur médecin, signe un arrêté du directoire du district de Saint-Jean de Maurienne, le 15 avril 1793. (Mémoires ecclésiastiques, par Mgr Billiet, p. 432.)
Copier. Le nom de ce médecin existe aux Archives du Sénat de Chambéry .
Copier Jean. Lorsque François de Sales faisait |
ses études à l’Université de Padoue il fut saignéig par un Savoisien Jean Copier, médecin, 1591 .M (Charles-Auguste de Sales. Histoire du Bienheureux François de Sales.)
Cornuty Jean-Léon, né à Chevron le 31 mai 1838, d. m. t. le 13 juin 1860. « Dissertation pour le doctorat sur la parmentèse de l’œil. » Turin, J. Favale, de 39 p. in-8°. Stagiaire militaire au Val- ; de-Grâce le 25 décembre 1860, aide-major de 2 e classe le 31 décembre 1861, de l re classe le 31 décembre 1863, détaché au Mexique avec le 10° cuirassiers en 1864, mort du vomito nero à la Vera-Cruz le 4 mars 1867. (Voir Caffe, p. 222 de 1867.)
Coster Jacques, né à Chapeiry près Annecy le 8 septembre 1795, d. m. t. (Collège des Provm--'|| ces) en 1821, autorisé à exercer en France en 1824, J mort à Paris le 21 janvier 1868. (Voir Caffe, 1868,Æ p. 47-8.)
Cottarel Emmanuel, né à St-Pierrc-d’Alveÿ® ( Yonne) 1826, d. m. t. 1854, médecin à la Motterfl Servolex dès 1860 au 12 novembre 1869, année Jj où il y est mort.
Voir Caffe p. 511 de 1869'. Assoc. de Savoie, M p. 7 de 1870; Société méd. de Chambéry ,p. 21 jf de 1874.
Coucy (François de), né à Menthonnex-sous -M
Clermont en 1800, décédé à Lyon le 31 juillet 1858, sépulture à Versonnex près Rumilly.
Après des études médicales faites à Chambéry et à Lyon, il fut nommé chirurgien-major en second dans la brigade de Savoie en 1830. Mais il renonça à cet emploi pour passer sous-lieutenant dans le même corps. Promu lieutenant, il devint aide-de-camp du comte de Maistre, gouverneur à Nice, où il fut durant deux années l’organisateur de toutes les fêtes de la haute société et des pièces de salon qu’on aimait y jouer.
Devenu capitaine au 2 e régiment de Savoie, il fut chargé d’une mission diplomatique auprès de S. M. l’empereur de Russie, qui le traita avec une distinction particulière, ie faisait inviter à toutes les soirées de la Cour, et lui fournit une monture pour le suivre dans les revues militaires.
Envoyé ensuite en Angleterre, il y épousa une anglaise; puis, passé en expectative pour raison de santé, il fut nommé, le 28 juin 1848, hérault d’armes de l’Annonciade, et fait, le 10 février 1849, chevalier des saints Maurice et Lazare.
Plein de gaieté et de saillies, chéri de ses amis pour sa loyauté et sa bonté, recherché de tout le monde pour son excellente éducation et son entrain, on cite de lui des mots charmants : c’est à Nice qu’entendant dire autour de lui que Madame X... se trouvait mal : « C’est la première fois, murmura-t-il, qu’elle est de l’avis des autres. »
Couranjon Jean - Reymond - Emile, docteurmédecin à Beaufort, 1888.
Crey Jean-Pierre, chirurgien à Moûtiers, où il mourut le 31 juin 1762.
Croset-Mouchet Aimé, d’Annecy.
Crud Claude, d. m. t., mort à Moûtiers dans la force de l’âge et dans tout l’éclat d’une pratique exceptionnellement appréciée. (Voir Abondance et Hybord.)
Crud Jean-Marie, frère de Claude, chirurgien;! mort le 13 septembre 1813, d’une angine contractée en opérant ses vaccinations dans les montagnes.
Cruse ( M e Garbinus, alias : Galvinus ; alias : Guerbinus), de Cologne, médecin de la ville de Chambéry, à 80 florins, de 1426 à 1439. (Chain-\ bêry,jin du XIV e siècle , p. 232.)
Cullery Laurent, du Villars, dédie à Mgr Yves : de Solle, évêque de Chambéry, sa thèse sur ;
« l’hygiène des nourrices ». Paris, 9 novembre, 1815, n° 303.
Curtet François, né à Chaumont, se fit à Bruxelles une belle position, y appela son compatriote Baud après 1814 (V. ce nom), maria sa fille à l’astronome Quételet.
Grillet (III, 468) indique sa bibliographie comme le ms Mont-Réal, et ajoute entre parenthèse : « Notices fournies par ms C.-M. Pillet, de Paris.
Cürtillet Jean, d’Aix, chirurgien-major en l’escadron de Savoie.
Cuvex-Combaz Félix-Pierre-Marie, de Beaufort, D. m. t. le 9 juillet 1841, mort à Beaufort.
Dagand Jean-Jacques, officier de santé à Albi,
Dagand Simon, né à Allèves en 1756, reçu docteur-médecin le 18 août 1781, à 25ans; patenté accoucheur le 3 juin 1783 ; mort le 16 mai 1815.
Dagand François-Marie, d. m. t. en 1838 et en 1839; correspondant de la Société médicale de Chambéry, a exercé à Albi où il a rempli les fonctions de maire. Il a aussi été conseiller général et de la Chambre consultative d’agriculture de la Haute-Savoie. Il a rendu des services pour la vaccination, a écrit sur la phtisie pulmonaire (thèse), sur l’hygiène publique et sur l’hygiène scolaire, sur la crise agricole, etc. ; mort en 1886.
Dagand, Paul, fils du président, d. m. p. en 1879, « Sur les usages thérapeuthiques des lavements froids » (thèse). Paris, in-8° de 49 pages.
Dangon, chirurgien à Montmélian, où il mourut le 5 octobre 1839, âgé de 84 ans, était né à Pignerol. Sa patente de chirurgien de la Faculté de Turin est du 19 mars 1792. (Inscrite à la Préfecture du Mont-Blanc le 16 messidor an ii.)
Dantan Prosper, d. m. p. le 20 mai 1867; natif de Thonon, établi à Evian où il a épousé une demoiselle Taberlet.
Daquin Joseph (1952-1815) à Chambéry. Cettëg illustration de notre pays a été le sujet de tribut d’entrée de Guilland à l’Académie de Savoie, Ipa vol. de la 2 e sérié, p. 171-206 ( tirage à part ) et encore p. ciii-cix du vol, précédent. On consultera aussi : Grillet (I, 220, 242; II, 167, 245), ms; : Mont-Réal (f° 10 du 2 e cahier des Auteurs ciails); Bonino ( II, 474-6) ; Girod (Arch. XXI et p. 59 du tirage à part) ; Billiet, 361.
Cette publication de Guilland a donné lieu aune'; vive polémique & propos de la priorité de Daquin ; | sur Pinel dans le traitement des aliénés. Voir : un rapport sur cet ouvrage, par le D 1 ' Brière de Boismont, à la Société médicale d’émulation de Paris (Union médicale, 3 janvier 1854 et Journal des : connaissances médicales de Caffe, p. 177-80 de j 1853-54). Note sur un rapport à la même Sociétéyf par le D r Casimir Pinel, neveu (Union médicale H 29 avril) ; Rapport du D r Guilland fils sur les Etudes médicales du D 1 ' Fusier, 1855 (publié par l’Administration de l’Asile à la suite des études, repro- duit dans le Courrier des Alpes du 8 mai 1855); Motion des D rs Evrat et Roux au Congrès scienti- ; ; fique de Grenoble en 1857 (Actes du Congrès et Gazette de Savoie , 10 octobre 1857) ; Lettre du ; docteur Guilland (Caffe , n° du 10 janvier 1858 page 134).
Communication du D 1 ' Evrat au Congrès scientifique d’Auxerre, 1858 ( Moniteur du Congrès d’Auxerre 8 septembre, Courrier des Alpes, 23 septembre, Actes du Congrès, Société d’arch. sav ., et Courrier des Alpes , septembre, Gazette de Savoie, 14 septembre); Chronique par le D r Fellalez à la Revue étrangère médico-chirurgicale (1 er novembre 1858); Caffe (son journal p. 27, 134, 161, 176, 203 de 1857-58; correspondance Guilland, Evrat, Brière, Beaugrand, Pinel).
Polémique suscitée à propos de VEau de la Boisse. Lecture du D r Carret Joseph, à l’Académie de Savoie, le 21 novembre 1878 (Courrier des Alpes du 30). Observations du D 1 ' Guilland à l’Académie, le 5 décembre (Courrier des Alpes du 19). Lecture du D 1 ' Carret à l’Académie, le 28 avril
A propos du nom de Daquin donné à l’une des rue de Chambéry, rectification orthographique et topographique par le D 1 ' Guilland à l’Académie de Savoie, le 2 mars 1878 (Courrier des Alpes, n° 65).
Postérieurement à notre étude de 1852, nous avons retrouvé quelques fragments du Cours d’hygiène, professé par Daquin â l’Ecole centrale du Mont-Blanc; ils nous ont fait vivement regretter l’ensemble.
Dardel Amédée, fils d’un médecin du même nom, né à Aix, d. c. m. t. le 7-28 juillet 1854 (thèse
sur la « Coxarthrocace » ; Turin, Biancardi, 40 pages in-4°), médecin à Aix où il est décédé.
Davat Gaspard-Adolphe, dont le père, pharmacien à Aix, fut fermier des Bains sous l’Empire, durant la direction médicale duD 1 ’ Desmaisons, a été lui même maire, commandant de la garde nationale, conseiller général, administrateur du Cercle, de la Compagnie du gaz, fondateur de la Caisse d’épargne, vice-président du Comice agricole, t
Ancien interne des hôpitaux de Paris, d. m. p. en 1832; d. m. t. en 1834; membre correspondant de la Société de chirurgie de Paris, de la Sociétélittéraire de Lyon, de l’Académie de Savoie, ses publications sont : « De l’oblitération des veines » (Archives de médecine, 1833). « De la cure radicale des varices » (Paris, 1834-36). « Plaies d’armes à feu » (Gaz. des hôpitaux , 1842.) « Nouveau mode de traitement des fractures de la clavicule » (Union médicale ; 1840). « Du goitre et de ses; causes «'(Congrès scientifique de Lyon, 1841). « Lignites du bassin d’Aix » ( Société géologique de France', séant à Chambéry). « Inscription antique » (Journal d’Aix). « Nouveau mode de traitement de l’hydrocèle » (Gaz. médicale de Paris, 1850). « Lettres à M. François sur les sources; thermales d’Aix » ( Gaz. des hôpitaux, 1855). « Compte rendu des Eaux thermales en 1854 »
(ce compte rendu présidentiel a été par erreur typographique attribué à l’année 1844, dans la biblio-
graphie publiée par le D 1 ' Davat lors de l’annexion ; il a été imprimé en 1855, chez Didot à Paris). « Des Eaux d’Aix dans les maladies osseuses » (Société de chirurgie, 1855). « Blessures graves du diaphragme » (Annales d’hyg. el de chir. légale, 1857). « Solution de la question savoisienne : La Savoie indépendante » (Chambéry, Ménard, 1860, 8 p. in-8°). Actualité : France, Piémont, Savoie (Aix, Bachet, 5 mars 1860, 24 p. in-8°). « Note à l’appui de la candidature de M. le D 1 ’ Adolphe Davat (sic) j à la place d’inspecteur des Eaux d’Aix (Savoie) » (2 p. in-4°, Paris, imp. E. Donnaud, s. d.). « Fragment poétique sur l’autonomie savoisienne » (Revue du lyonnais, 1863, p. 304). « Hygiène d’Aix » (extrait du journal La Savoie, 1862). « Note sur les questions à l’ordre du jour du Conseil municipal d’Aix » (8 p. in-8°, Bachet, 1865). « Les Abattoirs d’Aix » Courrier des Alpes, 17 mars . 1870). « Etablissement thermal d’Aix : questions d’intérêt public, lettre au ministre » (Paris, Plon, 1878, 28 p. in-8°). « Etude sur l’oblitération des varices » (Journal de chirurgie, 1878, 8 p. in-8°).
Davet Aimé-Julien, comte de Beaurepaire, né à Evian en 1797, famille originaire de Flandres, docteur médecin de Pavie en 1820, mort en 1874 à Paris où il pratiqua l’homéopathie saiîs exclure l’allopathie ; revenait chaque année passer quelques semaines dans sa propriété de Publier en Chablais, dont il a été le bienfaiteur généreux, s’y
reposant d’une pratique aussi étendue que distinguée. (Voir CafEe, p. 207 de 1874.)
Déage Jean-Guillaume, de Cornier en Faucigny,; docteur-médecin d’Avignon le 26 mai 1731 ; est autorisé à exercer la médecine en Savoie, le 1 er novembre 1751, par le Magistrat de la Réforme de Turin, est nommé, par le même .Magistrat, le 27 du même mois, proto-médecin de la ville de Moûtiers et de la Tarentaise.
Déage Pierre-Marie, né à la Motte-Servolex en 1828, d. m. t. 1856, mort à Chambéry le 20 juin 1862, médecin-adjoint à l’Hôtel-Dieu.
Voir Courrier des Alpes, 14 juin 1862. CafEe, p. 270 de 1862. Société médicale de Chambéry, p. 17 de 1874.
A épousé, en 1858, M Ue Caroline Poidebard, dont il a eu deux filles : Marie et Clotilde.
Debauge Jean, à Saint-Genix.
Debeauge Jean, aussi de Saint-Genix, n. T. 11 ou 12 août 1856, pratique à Lyon où il a concouru en 1878 pour l’agrégation.
Debiol Jean-Louis, de Scionzier, d. m. t. le 30 mai 1774.
Dechamps Jacques (alias Deschamps) né à l’Hôpital-sous-Conflans (Albertville) en 1799, d. m. t. en décembre 1827, mort à Albertville en 1847.
Delachenal (ou De Lachènal) Jules, fils de Louis-François et de Marguerite Domenget, sœur
du D 1 ' Domenget, frère de Francisque, conseiller à la Cour d’appel de Turin, né à Ugines en octobre 1830, fit ses études classiques à Mélan et à Chambéry, fut ensuite admis par concours au Collège des Provinces de Turin, et mourut en juin 1855, au moment d’y prendre son doctorat.
Il avait fait hommage, en août 1854, à la Société médicale de Chambéry, d’un exemplaire de la thèse du célèbre Werner de La Chenal. (Voir Werner. )
Delaucourt Antoine (ou Dellozcourt), de Saint-Jean de Maurienne, après avoir entrepris les études médicales, les a abandonnées pour celles du droit, a pris en 1879 sa retraite de Juge de paix.
Delavenay (ou De Lavenay) Claude-André, docteur-médecin, né le 14 mai 1786 à Amancy, près Bonneville, naturalisé français le 3 juin 1818* (Albrier, Soc. d'arch. sar., t. XVII, p. 357), devenu médecin en chef des hôpitaux civils de Clermont, de la même famille, croyons-nous, que Delavenay Hippolyte , sous-lieutenant à la Légion delà Haute-Marne (op. cit., p. 359), etque Victor- Hippolyte-Mathieu, fils de Claude-Joseph, conseiller d’Etat (op. cit., 277).
Delavenay Christophe-René, frère du susdit Claude-Joseph, né, comme lui, à Chilly près Frangy, présenta à Paris, le 5 mars 1812, sa thèse sur la « Dyssenterie.
Delavenay Sébastien, fils de Christophe-René,
d. m. p. le 12 mars 1844 et d. m. t. le 12 décembre 1 même année, établi à Yenne, protecteur des en-!* fants assistés en 1880, meurt le 7 février 1883.. |
Delàvenay Camille, frère du précédent, d. t. ? le 18 juillet 1854, établi à Seyssel, conseiller gé-|| néral, Chevalier de la Légion d’honneur, se retiré|| en 1868 à sa campagne de Desingy, porte-drapeau de la Faculté de Turin en 1854, par décret ministériel et par élection ; exerce actuellement à Pringy j près Annecy.
Deluermoz Eugène, officier de santé (Lyon, 28 | décembre), pratique à Vulbens.
Demartenay, à Cluses.
Demarthenex Claude-François, de Scionzier, d. m. m. le 15 brumaire an xn.
De Mey (alias Demay), né en Belgique, auto- a risé à exercer en France, acquit les Bains de St- | Gervais de M. Gonthard, en 1839, y est mort en-J 1871, âgé de 77 ans. Il contribua habilement à don--|l ner à cet établissement de la vogue, aussi bien .ü parmi les protestants genevois avec la duchesse ;-3 d’Orléans, que parmi les fervents catholiques avec •! les évêques Rendu, etc.
Son offre d’héberger les évêques d’Italie, lors de -a la persécution de 1866, lui valut un bref pontifical *1 de Pie IX, en date du 26 septembre 1866. (Semaine (% religieuse de Lyon, et Courrier des Alpes. ) Jj (Voir Caffe, 1870-71, p. 462.) .
Dementhon, chirurgien à Yenne. (Annuaire de 31 l’an xiii. )
Demotz, « médecin de Chambéry, trouvé mort « en son lit; tout le jour devant, gai, très sain, et « roulé par toute la ville., ce 20 décembre 1680... » (Livre-defamille Domenget, d’Aix.)
Dénarié. La Savoie septentrionale fournit plusieurs médecins de ce nom vers le milieu de ce siècle :
Dénarié Alphonse, de Pérignier près Tbonon, d. m. p. le 8 juillet 1869, a pratiqué quelque temps à Pérignier.
Dénarié Claude-Marie, d. m. t. le 23 mars 1837, a pratiqué à Morillon, berceau de la famille où il était né ; y mourut vers 1860.
Dénarié Amédée, né le 28 janvier 1855 à Chambéry, fils de Louis, conseiller à la Cour d’appel, docteur en médecine dé la Faculté de Lyon ( 18 décembre 1883), ancien interne des hôpitaux de Lyon (Concours de 1879, reçu le premier, lauréat du prix Bonnet.)
Il a publié :
« Des altérations du foetus mort-né. »
« Leçons recueillies au cours de M. le professeur Delore. » (France médicale, n° 79, 1879.)
« Observation du cancer du péritoine. » ( Lyon médical, janvier 1882).
« Sur un cas de mort par thrombose des artères mésentériques. » ( Lyon médicale avril 1882).
« Sur un cas de kératite syphilitique. » ( Lyon médical, décembre 1882.)
« Dystocie due à une tumeur du col de l’utérus J opération de Porro. Guérison.» (Lyon médical,j mai 1883).
Thèse de doctorat « Contribution à l’étude de la syphilis cornéenne. » (Thèse couronnée par la Faculté de médecine; médaille de bronze.)
Dénarié Gaspard-Antoine, né à Chambéry le: ; 31 octobre 1829, d. m. t. le 27 juillet 1853. Thèse : Essai sur l’âge de retour chez l’homme ; Turin, Speirani et Tortone, in-4°, 24 pages. A publié, dans le Courrier des Alpes divers articles sur l’hygiène publique, notamment en 1856 sur le reboisement des forêts, et des articles politiques en 1860 dans le Courrier des Alpes, V Univers et la Patrie ;
De l’établissement d’un bain d’eau courante à Chambéry. Chambéry, Châtelain, 1883 , in-8°| 26 pages.
Guide aux Charmettes , in-18, 22 pages (1).
M. Dénarié est encore auteur de diverses biographies insérées dans les Comptes rendus des assemblées annuelles de la Société des médecins de la Savoie. Ces assemblées se terminaient toujours par un joyeux dîner. Le 26 mai 1885, le docteur Dénarié en dressa ainsi le menu :
(1) Le docteur G. Dénarié a épousé M'“ Reymond, propriétaire de la célèbre maison des Charmettes, habitée par M"* de Warens et Jean-Jacques Rousseau.
Menu Rondeau.
Pour bien dîner saumon sauce hollandaise S'arrosera de vin blanc de Chignin,
Creusez profond timballe milanaise,
Avec Bordeaux filet périgourdin ;
Que le salmiSj ce chef-d’œuvre divin,
Soit salué d’un noble coup d’Arbin,
Du petit pois passez au chapon fin ;
Mais lentement.il faut être à son aise
Pour bien dîner
Salade russe et sorbet a l’anglaise Las ! mèneront doucement à la fin,
Point n’oublier qu’en médical festin Propos salés font goûter le vieux vin,
Rien ne vaudra vieille gaîté française Pour bien dîner.
Denina, médecin militaire, docteur de 1842, s’était fixé à Annecy.
Denis, de Lyra, 1406. La ville de Chambéry lui allouait, cette année-lù, 80 flor. pour donner . ses soins « ën conscience et à' peu de frais » aux personnes qui s’adresseront à lui (ms. Chapperon).
Depoisier François-J h -Jules, né à Samoëns, où son père, négociant de Strasbourg, s’était venu marier; reçu d. m. t. le 31 août 1858.
Le canton de Samoëns le porta au Conseil général en 1860; mais il donna sa démission en 1862, sous -le préfet Ferraud, lorsqu’il vit de près, écrit Gaffe (p. 83 du 43 e vol. de son journal), les agis-
sements « des préfets de l’Empire... » On lui offrit aussi la place de médecin cantonal, et la présidencei:| du Comice agricole ; il refusa la première « parce j que l’indemnité était dérisoire , » et la seconde^
« parce qu’il était profane.» Puis, trouvant:!
que le régime français étouffait ses aspirations li- f bérales, il émigra â Génève, s’y fit autoriser à pratiquer et y devint Président de la Société savoi-|| sienne.
A l’avènement de la République, il rentra en France et suivit comme chirurgien-major le 3 e batailloh des mobilisés de la Haute-Savoie. Après la guerre, il s’établit àCaluire près Lyon, où il vou- .1 lut créer une école libre.
Il y est mort le 2 juillet 1875, léguant à Samoëns'l sa bibliothèque, dont la légataire n’a pû, croyons- 1 nous, se mettre en possession.
Voir Caffe (Journal du 15 janvier 1876). C’est la dernière nécrologie médicale savoisienne qu’ait | rédigée Caffe, qui mourut le 19. Voir le Patriote i savoisien du 4 juillet 1875, et les Alpes (d’Annecy), J des 21 mai et 1 er juin 1876.
Depraz Charles,né sur la frontière franco-suisse, d’un père employé aux douanes sardes, d. m. t. le 8 (§ juillet 1852, pratique d’abord à Chamonix, en même il temps que le D 1 ’ Feyge, de 1856 à 1860 ; alternait vers 1867 entre Evian et Nice, où il se fit une spé- il cialité de la direction et de la propagande Ham- M main, puis des Skting-sink qu’il importe au Va- qj lentin h Turin en 1876.
On trouve les preuves de son activité prosélytique dans les journaux du littoral méditerranéen et de Turin, dont la Société médicale de Chambéry a reçu de.lui les principales insertions. (Voirie compte rendu du Congrès médical de Turin en 187., la Gaz. di Toritio du 28 novembre 1877, la Gaz. piém. du 19 avril 1878, le Littoral de San Remo « passim ») et notamment au 14 mars 1880 où, écrivant à l’hygiéniste Mantegazza, sénateur italien, il se fait gloire de déployer dans son apostolat la ténacité « des mulets de Savoie et l’ardeur des loups de Maurienne. » Lorsqu’il s’agit d’élever un monument à Victor-Emmanuel, il propose de créer dans ce but à Rome des « Thermes Victor- Emmanuel. En février 1882, lors du voyage de Gambetta â Nice, il en obtint une audience dans Te même but.
Deschamps Auguste, né à Héry-sur-Ugines, le 29 juillet 1801, a pratiqué à Paris, rue Jean- Jacques Rousseau, 12; membre de la Société philanthropique savoisienne.
Deschamps Albert, fils de Louis, conseiller à la Cour d’appel de Chambéry, né le 25 juillet 1858, à Annecy, où son père était juge au tribunal civil, entré à l’Ecole de médecine de marine de Toulon en 1878, et reçu le 6 e de la promotion, fait son premier voyage dans la Nouvelle-Calédonie, à bord de la Creuse, séjourne à Chaudoc (Cochinchine) en 1881. d. m. p. Thèse de doctorat : « Contribution à l’étude
du choléra endémique en Cochinchine » ; Paris, A. Parent, Davit, successeur, 1884. Médecin de la marine française ; 1888, démissionnaire, se fixe à Grenoble.
Descostes Augustin, né à Rumilly, frère du notaire et oncle de l’avocat François, chevalier des saints Maurice et Lazare.
Reçu docteur à Turin, il débuta dans son pays natal, fit partie de la députation qui alla à Paris demander à Napoléon III l’annexion de la Savoie,' et fut élu Conseiller d’arrondissement en 1860. Mais il ne tarda pas à passer à Lyon, puis à Beaujeu où il s’établit définitivement vers 1864.
Le Moniteur viennois contient un article de lui sur Rumilly (8 février 1881). Il a donné au Lyon médical la nécrologie du D r Clément (19 janvier 1881).
Desmaisons Joseph-Bernard, d. m. t. 1752, né à Duingt, berceau de cette famille médicale, si bien connue à Chambéry, à Paris, à Turin, en Russie! Desmaisons J.-B. se fixa à Chambéry vers sa 30 e année, c’est-à-dire peu après avoir pris ses titres. Ils’y logea rue Tupin (1) etépousa, le 26 juillet 1762, Christine-Marie, veuve Guichon. Il devint médebfl cin des royales prisons, du fort et de la garnison» de Miolans, proto-médecin et fut bibliothécaire de l’Ecole centrale à sa création. (Voir Dict. des méd. français p. 361.)
(1) La rue Tupin ou de la Grenaterie était une partie de la place St-Léger, à droite de l’église de ce nom.
Desmaisons François-Marie, d. m. t. en 1824, avec dispense d’âge, et préludant par cette faveur aux lauriers académiques, que devaient cueillir dans cette même Université ses neveux Reymond. Il était né à Chambéry en 1804, mais avait dès 1829 obtenu l’autorisation d’exercer en France, où il se fit à Paris une clientèle aussi affectionnée que distinguée. Mort à Paris le 21 juillet 1856.
Voir sa nécrologie au Journal de Caffe, son ami, p. 420 du XXIII e volume.
Desmaisons Jean-Jacques, d. m. t. 1782, fils de Joseph-Bernard, naquit à Chambéry; il eut trois enfants : le docteur François-Marie, fixé à Paris ; Jean-Jacques, devenu en Russie grand maître de l’Institut oriental de Pétersbourg, et une fille, mère du D r Reymond, professeur à Turin.
Lorsque la Savoie devint française, Jean-Jacques succéda au D 1 ' Joseph Despine comme médecin inspecteur des Eaux d’Aix. Son caractère aimable, sa parfaite éducation, la distinction et la beauté de sa femme, avait fait de son salon l’un des plus recherchés de Chambéry durant l’Empire, qui domiait tant d’animation à notre petite capitale parles fréquents passages de troupes et l’importance géographique du département. Il était médecin des prisons et de l’Hôtel-Dieu.
Voir Dici. des méd. français, p. 362.
Despines Joseph, souche d’une famille de médecins, né au Chàtelard en 1737, d. m. t. en 1761, a
exercé à Annecy ; médecin du roi de Sardaigne Victor-Amédée III, 1783; premier médecin directeur des Eaux d’Aix en 1787; a eu un fils médecin, le suivant. Il introduisit en 1769 l’inoculation variolique dans les Etats sardes., mort à Annecy en 1830.
Despines Charles-Antoine-Humbert, né à Annecy, directeur des Eaux d’Aix, membre de l’Académie de Savoie, chevalier de la Légion d’bon-;' neur, créé baron en 1841 par lettres patentes du roi de Sardaigne, mort en 1852. Père de Constant; Despines. (Voir bibl. aixienne.)
Despines Constant, né à Annecy en 1807, mort le 14 mars 1873 à Aix, fils du baron Charles-Antoine-Humbert, chevalier de la Légion d’honneur et de l’Ordre des saints Maurice et Lazare, direct teur des Eaux d’Aix, mort en 1873 à St-InnocentJ Auteur de publications sur Aix. (Voir la biblio- ; graphie aixienne.)
A l’annexion, en 1860, il a été remplacé dans l’inspection des bains par un conseil de médecins.
Despines Prosper, né à Bonneville le 11 mars 1812, d. m. p., correspondant de l’Académie de Savoie, a publié :
« Psychologie naturelle » , 3 vol. in-8°, 1868. '
« Contagion morale », in-8°, 1870.
« De la folie.... étudiée sur le malade et sur l’homme en santé » , in-8° de 1,000 pages, cou-, ronné par l’Institut, 1874.
« Théorie physiologique de l'hallucination »,
1881, etc., etc. (Voir l’énumération au supplément Larousse.)
Desprez (alias Despré) Victor, né à St-Blaise, canton de Cruseilles, le 1 er mars 1811, commença ses études médicales à Chambéry en 1832 et fut reçu docteur à Turin le 29 mai 1837.
Il pratiqua d’abord au Mont-Sion, puis au Chable-Beaumont; puis, dès 1852, à Saint-Julien, où il devint successivement médecin des prisons, des épidémies et de l’hôpital militaire, membre du Conseil d’hygiène, membre du Conseil d’arrondissement et son président de 1860 à 1870.
En janvier 1882, le préfet le destitua de ses fonctions de médecin des prisons qu’il exerçait depuis trente ans, entouré là, comme partout, de l’estime de ses confrères et de ses concitoyens, mais entaché de cléricalisme, membre du conseil de fabrique de sa paroisse, du comité des écoles libres, mort le 24 juillet 1883.
Voir Echo du Salève, 29 juillet; Association des médecins de la Haute-Savoie.
Deswatines, de Clermont (Oise), nommé directeur des sourds-muets à Cognin, en mai 1882.
Reçu docteur à Paris le 29 août 1857, s’est fixé dès lors à Eu, où, membre de l’Association de la Seine-Inférieure, il a été l’un de ses administrateurs jusqu’en 1880, où, ayant accepté la direction médicale de la maison de santé de Clermont (Oise), après le retentissant crime Estoret, ayant pris en
main la réhabilitation et la libération de Gaudis-;' sard, détenu arbitrairement dans cette maison, il; fut condamné « pour délit de presse » , la preuve ? n'étant pas autorisée, et dût se consoler de ce désagrément avec les protestations de l’Association, du Conseil général et du Ministre.
D’Etienne Dominique, né à Aussois en Maurienne en 1743, fît ses premières études classiques, ; suivant la coutume de ces temps, chez le curé de son village. Docteur en médecine de Turin, il passa tout jeune en France et y devint chirurgien-major.j dans la marine royale. Il occupa ce poste vingt-;' cinq ans. A l’époque de la Révolution, il revint a Aussois où il exerça jusqu’à sa mort, survenue en 1819. D’un désintéressement extraordinaire, ayant même refusé d’intervenir au partage des biens de ses ancêtres, il fut pleuré des pauvres et sa mémoire est encore vénérée dans son pays. Il n’a laissé aucune fortune et était resté célibataire. %
Cette trop courte note biographique a été coma muniquée par un de ses arrière-neveux au docteur Frédéric Brunier, qui l’a transmise à notre Société médicale, ainsi qu’un volume in-12, manuscrit,, recouvert en parchemin avec une attache en cuir, conservé dans la famille d’Etienne, comme écrit et même composé par lui.
Ce manuscrit, placé dans notre bibliothèque sous le n° 267, paraît être un résumé de cours ou de lectures ; il donne divers aphorismes et formu-
les. Il ne laisse lire aucune signature, aucune date, mais est tout de la même écriture.
Faut-il rapporter à l’époque du retour d’Etienne en Savoie ces lignes que je copie telles qu’elles subsistent sur la couverture du volume ?
« Je viens au bruit de la renommée de V. A.
prendre port dans les terres de son obéissance, ne pouvant trouver dans le monde un abry plus assuré. Je crois qu’elle n ^(résolve) ra point pour moi seul les loix que sa bonté a déià faites en faveur de tous les malheureux et de tous les coupables. Et quoique je ne le sois que par les voyes d’honneur, (j’implore) le secours de sa protection comme extrêmement nécessaire à mon repos. Je ne luy représenteray point ma naissance ny ma profession : il suffit qu’elle sçache que je n’ay point commis de crimes dont tous les hommes qui (font) profession d’honneur ne (veul) lent être accusé et convaincu de quoi je l’asseure et je serai toute ma vie
Monseigneur ob.
médecin comme ses parents et comme beaucoup de ses pays , était d’une taille très-élevée, environ deux mètres. »
Devaux Pierre-François, chirurgien à Aix en 1786, figure comme officier de santé à l 'Annuaire de l’an xiii.
Le Dictionnaire des médecins de France indique un « DeVaux Jean-Claude, de Servion, 47
ans, reçu à Berne en 1780, et exerçant à Thonon depuis cinq ans... » La différence de rorthogra-iJ| plie, des prénoms et de la résidence, ne permettent || pas de faire un seul praticien de ces deux indi-q|a cations.
Dezauciie Henri, né à Annecy vers 1800. De- s A, zauclie a pratiqué à Paris, y est devenu médecin || du ministère de la justice. L’un des fondateurs deç|| de la Société philanthropique sasroisienne, il en a i'jl été le second président, et en est resté président-:-^ honoraire lorsque, renonçant à la pratique médi--!! cale qu’il exerçait rue St-Honoré, 353, il s’est retiré èJ à Colombe, dont il était maire durant la guerre de - q 1870, et où il a présidé la Commission cantonale des* indemnités de guerre pour le canton de Courbevoie, èfi
Décoré de la Légion d’honneur, nous le voyons;^ présider avec MM. Jules Philippe et Mayet, dé- -f putes, et le D r Pliilbert, une conférence au bénéfice «il de la bibliothèque de St-Martin-de-Belleville, faite || à Paris le 16 mars 1879.
Dianand Gabriel, de Chambéry. Il fut nommé médecin de l’Hospice des Aliénés au Betton le 16 - J août 1829, par suite de la démission du D 1 ' Mollard Jflj qui refusait cl’y prendre domicile. Après six moisi® d’un voyage d’instruction aux frais de l’Adminis- ta tration, Dianand se fixa résolument dans cetteçj| insalubre résidence, et en demeura douze années.Il médecin titulaire; mais, éprouvé par l’endémie'a paludéenne, il vit celle-ci servi]' de point de départ ||
à une maladie aiguë, qui l’enleva en 1842, martyr de son dévouement.
Il laissait deux fils en bas âge, qui, élevés à Genève et devenus ingénieurs en Italie, y moururent bientôt tragiquement.
Sa mère était, ainsi que M me George, mère de M me Fanny Martin-Chapperon, née Folliet, à Saint-Jean de Maurienne.
Voir Duclos, Etudes médicales, p. 5, et Mémoire, p. 16; Tournier, p. 2 de la Biographie de Duclos, et Courrier des Alpes.
Dichon Claude, chirurgien, bourgeois de Moûtiers (procuration à Bruel, notaire, du 16 juillet 1650).
Dijoud François, de la Rochette, d. t. le 18 juillet 1854, mort le 29 décembre 1880. Fixé dès son retour de Turin dans son pays natal, la confiance et l’estime publique en firent successivement un membre, puis le chef de la municipalité du chef-lieu, conseiller de l’arrondissement et l’un des syndics du canal du Gelon. Dans toutes ses fonctions administratives, comme dans la pratique de son art et dans la vie privée, démontra les qualités du citoyen et du chrétien.
Nous pouvons être brefs sur cette belle et utile existence, qui a été retracée dans le Courrier des Alpes du 1 er janvier 1881, et surtout dans le Bulletin de VAssociation des médecins du département , par le D 1 ’ Ducrest, son digne apprécia-
leur, son émule dans le bien, et, comme lui, enlevé prématurément, victime de son dévouement à tous et à tout.
Il a donné au Courrier des Alpes quelques articles d’édilité remarquables, et notamment sur la route de la Rochette à Allevard (août 1877).
Dissipatis ( maître Michael de ), astrologue et médecin de la ville de Chambéry le 14 juin 1415. (Voir Chapperon (Chambéry au XIV e siècle), pages 230 et 232).
Dolin Jean-Baptiste , né à Nîmes, de Jacques Dolin, de Chambéry, étudia à l’Université de Turin de 1827 à 1831, date de son doctorat. Il se rendit ensuite à Paris le 9 décembre 1831, et y succombait le 13 juillet 1832, au choléra qu’il y étudiait avec la passion et l’abnégation professionnelles. Son compatriote et ami, D 1 ' CafEe, lui ferma les yeux : il est à regretter que la série des piquantes et émues nécrologies, consacrées par notre publiciste, n’ait commencé qu’un an plus tard avec son entrée au Journal des connaissances médicales.
Domenget Louis, né à Chambéry en 1790, docteur en médecine à Paris l’année 1815, mort à Chambéry le 5 février 1867.
Chirurgien-major dans la jeune garde; il a été le parrain de la source de Challes , professeur de chimie à l’Ecole secondaire de Chambéry, médecin des prisons, de la mendicité et de la fa-
mille royale en Savoie. Savant et naïf à la fois, aussi spontané et brillant dans la causerie qu’érudit par sa prodigieuse mémoire, mi-partie de son siècle et de celui des croisades, enthousiaste de toutes les gloires, prompt à tous les dévouements, sa vie a été décrite avec autant de tact que d’affection par une plume à la fois élégante et aimante (Courrier des Alpes, 7 et 9 février 1867); par Caffe (page 5 de son Journal, 1 er mars), et par Guilland Louis, une fois déjà, pages 5 à 9 de l’Association départementale (année 1867).
Son oeuvre bibliographique est presque entièrement consacrée aux eaux de Challes :
Citons seulement ici, en dehors de cette série de publications, sa « Lettre à François Cuningham, » auteur d’une brochure imprimée à Genève en 1820, sous ce titre : Notes recueillies en visitant les prisons de Suisse, de Turin, de Chambéry , etc. ; chez Plattet, en 15 pages in-8°, qui provoqua une riposte du docteur Borson.
Donches (alias Donche) François, néâSaint- André-les-Boëge en Faucigny, le 13 juin 1835.
Docteur de Paris et de Turin, chirurgien-major dans les armées impériales, naturalisé le 23 décembre 1814 (Albrier, Mémoires de la Société savoisienne d’archéologie, XVII, 350); le docteur Donches avait laissé ses livres et quelques manuscrits à un neveu qui se destinait à la médecine et mourut au cours de ses études.
Donnât Joseph, de Mont-Saxo rmex, d. c. t. le 3 juin 1786.
Donzel Benoît , « fils de F.-Louis (1664), chirurgien de feu Madame Royale, nommé viclavaire en Chambre, à 86 ducatons. (T. Chapperon.)
Doppet François-Amédée, né à Chambéry en 1753, mort à Aix-les-Bains en 1800.
« Mauvais poète, mauvais médecin, mauvais écrivain et mauvais général, mais plein de bravoure et d’honneur, passionné pour la patrie et la liberté..., » dit le Dictionnaire des sciences médicales de 1820, résumant ainsi deux pages biographiques. Le Parthênon donne son portrait et sa nécrologie dans sa 63 e livraison. La Biographie Michaud lui consacre trois colonnes, formule sur lui le même jugement que le dictionnaire cité tout à l’heure, et tient ses Mémoires pour son meilleur ouvrage. Ces « Mémoires politiques et militaires, imprimés à Carouge en 1797, sont analysés et appréciés par André Folliet, page 450 de son histoire de Dessaix. (Acad, savoisienne, vol. V de la 3 e série.) Larousse lui donne une trentaine de ligne. La Revue savoisienne d’août 1861; Grillet, Dictionnaire , II, 172; Bonino, II, 422-426; Caffe, 1860, p. 280, en ont aussi parlé. Sa bibliographie no forme pas moins de 20 ouvrages divers d’après les ms de Mont-Réal. Grillet, II, p. 173, énumère la plus grande partie de ses productions.
Dubois de Saint-Sigismond Claude-Joseph,'né à Chambéry, diplômé.
Dubois fit un peu de médecine équitante à Albertville, où il habitait le charmant vallon dont il a allongé son nom. Il publiait à Paris, le 26 mai 1814, un « Essai de physique », qui fut, croyonsnous, sa thèse inaugurale. Dans son épitre dédicatoire à M me Birague, de Bourgue, sa mère, il fait allusion à son aïeul Alexis, à son père Hyacinthe, physicien (???). Claude Genoux lui a dédié une de ses pièces, celle intitulée : Promenade. Le Courrier des Alpes du 8 juin 1848 contient de lui une protestation contre le projet de loi allouant une indemnité aux députés du Parlement du Turin.
Dubois, médecin, habitant à Aix, vient s’établir à Chambéry en 1689. Sur la requête du D r Leigle, le Collège médical de Chambéry le tient pour médecin étranger ( 3 juin ).
Dubouloz Jean-Bapt., de Montmélian, d. m. t.
le 15 juin 1833, soumis à l’exerceat en 1841, après avoir refusé une consultation chez M. Paccard, avec mon père, son ancien professeur en 1830, il a eu des querelles confraternelles avec Richard, puis, après la mort de celui-ci, avec Paget (1874- 76). Investi, dans le canton et au-delà, d’une confiance méritée comme praticien aussi dévoué qu’instruit, cette popularité avait enflé un naturel ardent et orgueilleux ; mais les événements qui suivirent la République de 1870 (et peut-être aussi l’influence de sa femme) le ramenèrent alors aux
sentiments religieux et à une profession franchement catholique, tout en le laissant libéral impénitent.
Parrain de l’eau de Coise, médecin de l’Hospice, vaccinateur et protecteur de l’Enfance (1881), conseiller, puis vice-président de notre Association à la démission du D 1 ' Jarrin en 1881, il avait été délégué avec MM. Chevalay et Calligé pour aller étudier à Gênes le choléra en 1832; mais il n’y arriva qu’après l’extinction de l’épidémie.
Ses ancêtres, originaires d’Hermance, passèrent ensuite à Thonon, puis, au commencement du xviii 6 siècle, à Annecy, où son trisaïeul était marchand drapier. Une autre branche est retirée à Thonon, d’où le médecin Joseph, le conseiller à la Cour, etc.
Dubouloz Joseph, de Thonon, d. m. t. le 1 er ; juillet 1839, pratique à Thonon de 1840 à 1887; y est membre du conseil d’hygiène en 1869, con-f seiller de l’Association des médecins de la Haute-: Savoie.
Dubois Antoine,
Duboys Louis, né en 1637, d. m., marié à une de Lornay.
Duboys Jean, marié en 1673 à une Turk.
Duboys Jacques, mort en 1679, peut-être le même que Jean, dont le prénom aurait été altéré ?
Duboys Nicolàs, mort en 1728.
Ces cinq médecins, du nom de Duboys, figurent aux registres de la paroisse d’Aix.
Duc François-Marie, officier de santé, meurtrier de sa femme adultère, parla dans les clubs, en avril 1848, à Paris, contre le projet d’invasion de la Savoie par les Voraces (T. C.); était membre de la Société philanthropique savoisienne, sous le n° 530 ; il y est porté comme médecin-accoucheur; rue du Petit-Lyon-St-Sauveur, 26.
Ducrest Joseph, né à Ugines le 7 février 1827, d. m. t. vers 1854. Sa thèse avait pour projet : Les hémorroïdes; a édité les oeuvres de Trésal et fait sa biographie, ainsi que celles des docteurs Reymond, Bally, Maigre; a écrit contre Y exercice illégal de la médecine, des poésies, etc. (Assemblée générale de 1883, p. 17 et 5..)
Ducroz, originaire de Sixten Faucigny, chirurgien militaire en Algérie, blessé au combat de Beni-Mered le 11 avril 1842, amputé du bras droit, chevalier de la Légion d’honneur le 29 mai 1842, mort en 1844, â l’âge de 24 ans.
Il est représenté deux fois dans les bas-reliefs du monument élevé à Boufiarik, en 1887, au sergent Blandau.
Dufresne Pierre; né le 18 mars 1765 à La Tour, près Viuz-en-Sallaz, décédé le 14 novembre 1813.
Il fit ses premières études auprès d’un chanoine Augustin de l’abbaye de Sixt, curé à La Tour. En
1785, il suivit à Annecy le cours de philosophie, (fl et, l’année suivante (1786-7), le cours de M. Fontaine, professeur distingué de physique et de mathématique, s’adonnant simultanément à l’histoire naturelle et à la botanique et donnait des répéJS titions, car sa famille était pauvre et ne pouvait^ l’aider que faiblement dans la voie qu’il s’était .,î tracée.
Ses études botaniques le mirent en relation avec le D r Villars, auteur de la Flore du Dauphiné, qui le distingua ; et, le voyant indécis sur le choix d’une carrière, lui conseilla la médecine, et l’em-r mena à Grenoble. Dans l’école dite de Chirurgie (1787-90), il apprit l’anatomie sous le père Ovide, ; dont les talents avaient fait la réputation de cette . chaire. Il suivait les hôpitaux militaires sous la direction de Villars, médecin en chef. Il passa la fin de 1790, 1791 et une partie de 1792 à Turin, où il compléta ses études médicales, prit le grade de prodocteur (licencié) le 22 juillet 1791, et celui de docteur en physique et en médecine, le 1 er mai 1792. Pendant toutes ses études, le modeste gain de ses répétitions fut sa principale ressource, i
A Turin, sa valeur fut appréciée par le docteur Balbis, nommé, à la Restauration, professeur de botanique à Lyon par le docteur Bellardi Louis, dont il sut gagner l’amitié. Dans son appendice ad jloram pedemontanam, ce botaniste le nomme plusieurs fois comme ayant découvert des plantes nouvelles, et rend témoignage des matériaux qu’il
lui a fournis. Il lui dédie le lichen Dufresnii, et ajoute : « Reperiit D. clarissimus Dufresne apud Turrimin Sabaudià... Obs. species videtur distincta, cujus nomen cl. inventori dicavi in grati pmi testimonium » (page 80 de l’éd. de Turin, Briolus, 1792). Plus bas, au lichen aurantiacus, on lit : « Supra lapides Augustæ Taurinorum detexit Dufresne, necnon in Sabaudiæ rupibus. » A la page 57 : « Lichen lactans. Nascitur supra cortices arborumin Sabaudià observante D. Dufresne, med. doct. et optimo cl. Villarii discipulo, cui debeo plures præsertium ex cryptogamicis cives, quas industrius vir apud Faucunates et in variis montibus Sabaudiæ legit, mihique humanissime communicavit. » Il lui attribue aussi la découverte du lichen scruposus du lichen oderii, venant de Chamonix, du boletus inversus...
Dufresne se fixa à La Tour pour y exercer la médecine. S’occupant d’agriculture, il introduisit la pomme de terre dans son pays, y propagea l’élevage des mérinos. Il fut nommé agent national du district de Cluses, directeur de l’usine à fer de Servoz qui fournissait des armes blanches aux . armées françaises.
Accusé de détournement par Simon, prêtre réfractaire, il fut emmené à Paris; tous ses papiers furent brûlés. Il fut jugé et reconnu innocent par la Convention, qui envoya le vrai coupable Simon à l’échafaud.
Il utilisa son séjour à Paris en étudiant les arse-
naux, hôpitaux, etc. Un permis du Conseil des anciens et du Comité de salut public lui facilita en ; outre l’étude de la fabrication des poudres.
Il revint ensuite dans son pays, où il épousa en/ 1799 Péronne Berthet, dont il eut le D r Louis, et Léandre, juge de paix à St-Jeoires, marié à la sœur de l’ingénieur Sommeiller et mort en 1880.
A la chute des Jacobins, il donna sa démission de Préfet du Mont-Blanc, et n’accepta plus aucune • charge politique. En 1812, sur la proposition du Préfet du Léman, il fut nommé, par le Gouverne-, ment impérial, médecin des épidémies pour tout le district de Bonneville à Cluses. Il suffit à cette lourde tâche pendant l’épidémie typhoïde qui sévit cette année-là dans ce pays presque sans voies de communication. Mais, le 14 novembre 1813, il reçut la mort en sauvant la vie de l’un de ses domestiques, écrasé par un tonneau.
Nota. Ces documents biographiques m’ont été;,; communiqués par un de ses neveux, Dufresne- Sommeiller.
Pierre Dufresne a publié : « Mémoires sur les avantages d’une nouvelle espèce de froment demars, ou tremois, cultivé dès quelques années à Viuz. » Chambéry, chez Dufour, in-8°.
Voir Grillet, III, 297 et Mont-Réal, p. 8 du 2 e cahier (4 f° 70). Grillet ni Mont-Réal ne donnent son prénom : Grillet écrit : « Agent national provisoire », et attribue à la mort de Robespierre sa libération.
Dulaurens. (On écrit aussi en deux mots Du Laurens, et d’autres Laurent.)
Voici toute une illustre famille médicale, dont le berceau fut savoyard, dont Bonino et Malacarne ne disent rien, que Trompeo (p. 27) fait naître « à Nice ou à Chambéry », dont Grillet dit un mot (t. II, p. 191), mais que les Recueils biographiques et bibliographiques français ont honorablement mentionnée et qui fait l’objet de la charmante monographie de Charles de Ribbe : Une famille au XVI e siècle (Paris, 1867). Cette monographie fut signalée à l’Académie de Savoie pour son mérite intrinsèque et surtout pour l’origine savoyarde de la famille Dulaurens, par T. Chapperon, à son retour d’un voyage à Paris; les renseignements qu’on trouvera ici sont la substance delà note qu’il lut à l’Académie ( t. X, p. xlii de la2 e série), ainsi que de l’appendice ajouté par Ch. de Ribbe sur André Dulaurens, dans la 3 e édition (1879, p. 199 à 209).
Le chef de la famille, Louys Dulaurens, naquit h Pignet près Chambéry, fut fait docteur en médecine à Paris, pratiqua à Tàrascon, puis à Arles, où il mourut le jour de Noël en 1574, âgé de 63 ans. Il avait épousé en 1553 Louise de Castellan, sœur d’Honoré de Castellan, professeur à Montpellier et médecin, de Charles IX.
Il en eut plusieurs enfants, dont la venue ainsi que l’histoire du foyer paternel ont été suave-
ment retracés par sa fille dans ce précieux livre | de famille, retrouvé et édité par Ch. de Ribbe. .
André Dulaurens, le plus célèbre de ses fils, celui que Trompéo fait naître à Nice ou à Cham-y-| béry, naquit à Tarascon le 9 décembre 1558. Pro- fi fesseur à l’Université de Montpellier, il en devintcft chancelier.
Il remit sa chaire à Ranchin, tandis qu’il accom-Ja pagnait la duchesse cl’Uzès à Paris. Henri IV l’y Î5 consulta et l’y retint en qualité de son 1 er médecin-JH Le roi le combla, ainsi que les siens, des témoi- i^ gnages de sa reconnaissance, donna à son frère Gaspard l’abbaye de Sénanque, à son frère Honoré J l’archevêché d’Embrun, et celui d’Arles à un autre /1 de ses frères du nom de Gaspard, comme l’abbé de j Sénanque.
La biographie d’André est au tome I er du Die- % tionnaire des hommes illustres de la Provence et |f du comtatde Venaissin. Ses oeuvres sont éuumé- ? rées dans Y Encyclopédie des sciences médicalefrn (1840). Le Dictionnaire des sciences médicales dê §jl 1820 lui consacre une page.
Charles-Baptiste, autre fils de Louys, né à Tarascon le 21 septembre 1555, mourut jeune en- i core, mais déjà 1 er médecin d’Arles en 1588.
Richard, fils aussi de Louys, exerça la méde- J cine à Lyon, puis à Arles.
Dumaz Jules, de Chambéry, petit-fils de Dumas | le conventionel, reçu docteur de Paris le 20 mars ||
1872, fut adjoint aux hôpitaux de Chambéry par délibération administrative.
Ayant demandé qu’une salle fut mise à sa disposition pour y opérer et traiter ses ophtalmiques pauvres’ et que la survivance du titulaire lui fut garantie, il vit ces deux demandes écartées par l’Administration, sur l’opposition du chirurgien en chef. Dès lors, il s’appliqua activement à la pratique de son art, et spécialement à la chirurgie oculaire. Chargé en 1880 de la protection des enfants assistés pour le canton de la Motte-Servolex, il accepta, en novembre de la même année, la succession du docteur Joseph Carret, relevé de ses fonctions de chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Chambéry.
Ses publications médicales sont :
1872. Thèse inaugurale sur « l’oblitération artérielle des membres par ambolie et par thrombose ». Paris, chez O. Petit, imp. Magny.
« Hygiène des touristes ».
1874. Le chapitre des effets physiologiques dans la « Monographie des Eaux de Challes » , publiée par la Société médicale de Chambéry.
1874. Le 4° « Bulletin de la Société médicale de Chambéry » (1859-74), à titre de Secrétaire de cette Société.
1875. « Hygiène de la vue, » p. 509 à 559 des Mêm. de l’Acad. de Savoie ( t. IV de la 3 a série, avec 9 figures).
Même année. « Considérations sur l’opération de la cataracte ». Chambéry.
1877. « Les troubles de la vision et le service militaire ». (Voir Bulletin de la Soc. de médecine} de Chambéry, p. 1 à 51.) Ce Bulletin contient dè lui diverses autres communications.
1879. « Relevé des principales opérations chirurgicales pratiquées par le D r Dumaz, dans sa clientèle ». Mémoire présenté à 1a. Société de médecine de Chambéry. (Imp. Ménard, 115 p. in-8°).
On lit dans son discours présidentiel, comme jg* maire, à la distribution des prix aux Ecoles laïques, en août 1876, dans les journaux de celte date : '.|
Dumaz est membre de la Soriété médicale de . ^ Chambéry; de l’Association des médecins du déparlement; correspondant de l’Acad. de Savoie. "U
Dumaz fut successivement conseiller municipal la et maire de Chambéry. Il est depuis deux ans ï|| médecin-directeur de l’hospice des Aliénés de ji Dijon (Côte-d’Or).
Dumont Etienne (alias Montanus, Montius), *|B sous ces noms et avec les prénoms d’Etienne, ill de Jérôme, de Sébastien, on cite trois auteurs très féconds dont la copieuse biographie par \?m Mont-Réal (ms 1,14 et II, 44), par Bonino (1,175), parMalacarne (255), se confond un peu entre les via uns et les autres, entre Sébastien le père et Jérô- pg me son fils. — Ces biographes les font naître en -1| Savoie, tandis que le Dict. des sciences médicales -M
de 1828, Haller, Larousse, placent le berceau de cette famille à Rieux, en Languedoc.
L’origine savoyarde est adoptée par Eloi, Champier, Burnier (Soc. d’arch. VI, 454), René, Moreau, « De sectione venæ in pleuritide », Grillet (II, 72).
Leurs publications les placent dans la fin du xv e siècle et le commencement du xvi®.
Du Pasquier, soit Pasquier, dit Dubois, chirurgien au Bourget-du-Lac, en 1809.
A cette époque, le D 1 ’ Grossy, qui n’était pas encore marié , envoie, pour accoucher la fille Véronique Vullier. Elle met au monde un enfant qui est baptisé comme fils du D 1 ' Grossy. (Voir Grossy.)
Dupont-Vieux, chirurgien de marine, puis médecin à Tbônes, a été conseiller général du département de la Haute-Savoie, décédé en décembre
Duret, chirurgien à Annecy, y tient boutique, rue Sainte-Claire, en 167..
Dussaix Jean-François-Félix, fils de Pierre- Georges et de Joséphine Ducrest, né à Bonneville le 10 mai 1802 ; d. m. t. le 28 décembre 1832. Thèse latine : « De Peritonœo et de Hydrothorace. »
Le D 1 ’Dussaix suivit, à Paris, en 1734,1735 et 1736 la clinique du D 1 ' Récamier, à l’Hôtel-Dieu, et les cours d’accouchement des docteurs Capu-
ron et Paul Dubois, qui, tous, lui remirent des’ certificats élogieux. Il a professé la médecine à Thônes, au Châtelard et à Annecy où il est décédé le 29 mai 1883.
Dyonisius de Lyra ( alias de Lyria , alias de Leris) , médecin de la ville de Chambéry. Ses honoraires furent portés, le 2 mars 1406, à 80 fl., soit le double de ceux de son prédécesseur, « vu le sens et l’habileté de ce physicien. » (Menabrea, Histoire de Chambéry. T. Chapperon, Chambéry au XIV e siècle, page 231-2.)
Emery François, né à Aiguebelle, d’un père intelligent et actif, qui fut successivement cultivateur à Bonvillard, puis vétérinaire,-et enfin notaire.
Emery pratiqua à Aiguebelle de 1860 à 1870; passé à Paris à cette époque, il y est mort en 1876. Il avait été vaccinateur de son canton et conseiller de l’Association départementale.
Empereur César-Constantin, de Sainte-Foy en Tarentaise, a présenté à Paris, en 1876, sa thèse : « Essai sur la nutrition dans l’hystérie ». Marié à la fille du D r Martin, ancien député, il pratique à Bourg-St-Maurice, admis dans l’Association départementale en 1879; ayant publié dans les journaux une narration de l’éboulement du Bec-Rouge et du désastre de Brévières, il obtient une médaille
à propos de ce sinistre. Conseiller d’arrondissement, etc., il pousse à la laïcisation des écoles.
Mmembre de la Commission pour la publication des œuvres de Trésal.
Fabri Honoré. (Il y a eu des médecins de ce nom -à Aime et à Moûtiers).
On a de lui : « Pulvis peruviana, febrifugus vendicatus », publié à Rome en 1655, sous le pseudonyme d ’Antimus Konygius. « Tractatus duo...
posterior de homine ». Paris, 1666. « Synopsis optica ». Lyon, 1667.
La biographie Michaud prétend qu’il enseigna la circulation avant Harvey. Larousse lui consacre une quinzaine de lignes, et signale son titre de grand pénitencier de Rome. Le Dictionnaire des sciences médicales (1820).
Falcoz Jean-Baptiste, né à Saint-Jean de Maurienne, mort en mai 1824, a été vaccinateur et conseiller communal.
Fallon. (Voir Fattoud.)
Fantin Jean-Louis, figure en 1792-3 comme chirurgien du régiment de Maurienne, sous les ordres du chirurgien-major Lyonne, à l’état-major de la compagnie Colonnelle. (Voir la biographie de Lyonne et la brochure du marquis Tredicini : Un régiment provincial de Savoie, page 68.)
Fantoni Jean-Baptiste, né en 1675 à Turin, a \ écrit sur les Eaux minérales « De aquis gratianis|^B vulgô cl’Aix clictis » ; et : « De aquis maurianen--J» sibus ad fanum S. Genesii et Statiellis ». Ces deux -.3a dissertations, insérées dans ses Opuscula (p. 202, ;J| 282),' sont adressées à J.-P. Lanciri, en septembre, JH et décembre 1718. Elles sont très élogieusement,!» citées par Bonino (op. cit. v, ii, p. 83 à 108); elles >Js sont mentionnées aussi par Michaud (biog. ) et fM Larousse. Malacarne le qualifie de celebratissimo. J&Ê
Fattoud François, né à Planaise, mort à Mont-i|S mélian le 14 février 1817, à 72 ans.
Le Dictionnaire des chirurgiens français, page 363, lui consacre la mention suivante sous le nom altéré de Fallond : « 56 ans, chirurgien de la y* Faculté de Turin en 1787, depuis 15 ans à Mont--;» mélian. — A T ota. Le citoyen Fallond a été reçu, fa en 1771 à Bordeaux, chirurgien de la marine pour -m les voyages au long cours ; les citoyens Delor et Æ Dubruel, chirurgiens-majors de l’amirauté, et gî Navarre, lieutenant-général, ont signé son di- gl plôme. » Fattoud passa plusieurs années dans les' gfl Indes-Orientales.
Fauché-Dkcouyky , de Grenoble, fermier des fM Eaux de Brid.es, par cession du bail Moret, dès le 'J® 26 juillet 1847, à publié à Nice, en 1846 : « Eau '|
minérale de Brides; saison de 1845, par le D r ., ’’j|
médecin-inspecteur. »
Favre Jean-Claude, né à Annecy en mai 1778, M
médecin-vétérinaire de la République et du canton de Genève, mort à Hyères le 15 février 1845. Elève de l’Ecole vétérinaire de Lyon, il y suivit les cliniques de l’Hôtel-Dieu. Vétérinaire du département du Mont-Blanc, la chute de l’Empire le renvoya à Genève où il professa en 1827-28 un cours d’hygiène vétérinaire, qui fut publié par la classe d’agriculture. Plusieurs de ses ouvrages ont été couronnés ; l’Académie de médecine de Paris le nomma correspondant en 1835. (Biographie de 8 pages in-8°, sans date, par J.-L. Hénon, à Lyon, chez Nigon.)
Favre Jean, né à Giez. Il vint se fixer à Faverges en revenant de Paris, en décembre 1813, mort le 27 août 1865 à Faverges.
Favre Hyacinthe, fils du précédent, docteur de Turin le 18 juillet 1849, pratique à Faverges.
Cette famille est distincte de celle du célèbre vétérinaire d’Annecy.
Ferragus , docteur-chirurgien à Chambéry, y signe, le 17 mars 1684, la requête pour un Collège des médecins et, en 1683, une réponse de ce collège à Copponey.
Ferrières (Jean de), d’Avignon, alias : Joaninus de Feyria, médecin de la ville de Chambéry en 1411 (Menabrea, Hist. de Chambéry), à raison de 40 florins par an. ( Chapperon, Chambéry au XIV e siècle, p. 231.)
Feyge Joseph, né à Megève en Faucigny, docteur de Turin le 4 août 1849, a pratiqué à Chamonix de juin 1856 à janvier 1860, puis à la Chambre en Maurienne, où il est devenu médecin-vaccinateur le 1 er avili 1863, et conseiller de son arrondissement; protecteur de l’enfance en 1880.
Le nom des Feyge du Faucigny s’est orthographié Fége, Feige, mais jamais Feigos comme ceux de Saint-Jean d’Arves, ni Fesge comme pour ceux d’Aiguebelle. C’est à cette dernière famille qu’appartient un Fesge, conseiller général en l’an xm, ainsi qu’un notaire Fesge, dont l’existence nous , avait été relevée par l’examen, dans la collection céramique de M. Martin-Franklin â la Calamine^ Chambéry, d’une gourde commémorative, que les anciens Mauriennais se faisaient fabriquer et peindre â Nevers, et qui a longtemps passé pour un spécimen fort recherché des amateurs de la faïencerie de Saint-Jean de Maurienne. Cette gourde, enterre épaisse, polychrome, de 40 centimètres de; hauteur, portant sur une face le saint Jean avec sa croix et son mouton, et sur l’autre un scribe, debout, sa plume à la main, sous le porche de sa maison, peut passer pour un type caractéristique de cette céramique. Les anses sont figurées par deux têtes de bélier. Il porte en exergue : « Jean- Baptiste. Fesge ( un mot effacé) en Savoie , notaire royal : 1718. » Il est à rapprocher de celle que possède le D r Dénarié, et que nous mentionnerons au nom du chirurgien Gallians et de celle de la collection Vuillermet, à Saint-Jean.
Fleuret Louis-Philibert, né à Annecy en 1800 et y est décédé le 13 janvier 1861, d. m. c. de Turin, a exercé momentanément à Brides en 1830, prit son examen d ’exerceat le 29 décembre 1834, fut médecin sanitaire en 1858.
A publié : « Biographie de François Calloud » (Société forimontane, 8 mai 1856.)
« Médecine légale pratique, considérée dans ses rapports avec, la législation actuelle des Etats sardes, ouvrage particulièrement destiné aux médecins et aux avocats ». Annecy, A. Burdet, 1842, de vi et 335 pages in-8°.
« Epidémie du choléra à Annecy en 1854 »
(Association forimontane, 1855, p. 233-42).
Voir CafEe, 1861, p. 42, qui donne par erreur le 15 janvier pour date de sa mort, et le Courrier des Alpes de 1861, n° 16.
Fleury Joseph, fils de Mamert, né à Saint- Amour en Bourgogne (Jura), d. m. m. le 24 mai 1747, puis de Turin, se fixe à Chambéry, où en juin 1749 il épouse M lle Péronne Lard, cette jeune personne dont Rousseau a dit dans ses Confessions : « qu’elle aurait été la plus belle fille qu’il eût jamais vue s’il y avait quelque véritable beauté sans vie et sans âme » ; fut nommé le 20 novembre 1752 proto-médecin de Savoie, en remplacement du D r Grossy.
Publia en 1778 une petite brochure intitulée : Lettre sur la vertu des eaux ferrugineuses de la
Boisse; sans nom cle lieu ni d’imprimeur ; mort à Chambéry le 27 octobre 1781.
Fleury Alphonse, d. m. t. le 30 juillet 1860, médecin â Annemasse.
Flocquet (Noble Jean-François), médecin du Duc en 1599 (Chapperon).
Fodéré François-Emmanuel, né à Saint-Jean de Maurienne le 8 janvier 1764, mort à Strasbourg le 4 février 1835.
Nous n’avons pas à reproduire ici la vie de notre' illustre compatriote, « père de la médecine légale ». Elle a été esquissée ou détaillée bien des fois. (Voir Gril] et, I, 217 et III, 287, qui a imprimé parfois « Foderet » ; Michaud; Ducroz de Sixt, Paris, 1845; M. P. M. Marseille, 1843; Larousse; un article nécrologique au Journal de Savoie , 1835, par le D r Mottard, et la Notice historique du même, en 31 pages in-8°, chez Puthod, à Chambéry, en 1843 ; Société d’archéologie de Maurienne, IV, 390 ; le discours du D r Arella, à l’inauguration de son monument, p. 126 du Giornale délia Società medica dt Torino , n° de septembre 1846; le discours de rentrée de l’avocat général Bloch â la Cour d’appel de Chambéry, le 4 novembre 1879, et celui de l’avocat général Gabet, â Monaco, le 18 octobre 1880, etc.
Notre Académie de Savoie a de lui (vol. VII de la l re série, p. 13) : « Recherches toxicologiques ’ médicales et pharmaceutiques sur la grande ciguë ».
La Société linnéenne de Leipzig lui a dédié la Foderea. Le Courrier de Savoie a publié de lui une « Lettre » inédite , le 16 octobre 1864. Son « Voyage aux Alpes-Maritimes », resté, si nous ne nous trompons, manuscrit, lui fut volé. (Messager de Nice> 21 décembre 1860.)
; Fodéré obtint au concours et à l’unanimité, malgré sa nationalité et sa religion, â 50 ans, la chaire de médecine légale de Strasbourg. Il écrivit jusqu’à son dernier jourj et mourut à 71 ans, ne laissant à ses dix enfants d’autre fortune que sa réputation impérissable de savant. Il avait épousé en 931a fille du D r Moullard, médecin de l’Hôtel- Dieu de Marseille, et cette union avait été bénie pendant la terreur dans la cave de son beau-père.
Elève du Collège des Provinces à Turin, il avait pris ses grades dans cette, Université le 12 avril 1787. Le cimetière de Sainte-Hélène garde sa tombe à Strasbourg.
Fodéré, fils aîné du professeur François, était médecin cantonal en Alsace lors de l’invasion prusienne de 1870, et, pour rester fidèle â la France, a accepté alors une judicature de paix à Combles (Somme).
Fodéré Marie-Adrien, fils cadet du professeur, né à Strasbourg le 29 juin 1816, y prit sont doctorat le 19 février 1842. Sa thèse était sur « les fonctions de la moelle épinière; il l’avait composée à l’hôpital civil où il était interne.
Passé â Paris dès son diplôme, il y a été succèssivement médecin du 5 e dispensaire de la Société^ philanthropique, du bureau de bienfaisance, d’une ; crèche et d’un asile, de la Société des sauveteurs médaillés, de celle des instituteurs et institutrice^ de l’œuvre de sa'int François-Xavier. Aide-major dans la garde nationale en 1848, médecin sup- •. pléant à la garde de Paris durant le choléra de O 1849 et la guerre de Crimée; il a obtenu cinq iné- •' dailles.
Fodéré Barnabe, d. m. p. le 14 décembre 1869, | lauréat de l’Ecole préparatoire de Grenoble pour 1863-64, est né à Bessans, berceau de la famille des Fodéré.
Il a pratiqué quelques années à Saint-Jean de , Maurienne ; puis, vers 1878, il est devenu médecin de la Compagnie du tunnel du Saint-Gothard. *
Fois, médecin cubiculaire de S. A. R. le comte de Maurienne, durant l’émigration révolutionnaire de la Cour â Sassari. (Trompeo, page 7.)
Folliet Antoine, d’Aix-les-Bains, docteur de Paris en 1878. Sa thèse,est sur « la fièvre inter-|| mittente chez les enfants en bas âge ».
Folliet Gaspard, d’Evian, d. m. t. le 18 décembre 1850, il délaisse bientôt la médecine pour la floriculture et' les affaires publiques, maire en 1860, et conseiller général.
Fontaine J., docteur de Paris, ancien chef dey| clinique de Sichel, a pratiqué successivement à
Arpajon, à Orléans, s’y est marié, et s’est fixé ensuite à Paris, doit être né ou originaire savoyard.
Fontaine Joseph-Auguste, d. m. p. 31 août 1861, revenu d’abord à Bonneville, est retourné ensuite à Paris, où il a pris la direction dans l’établissement d’air comprimé de Chateaudun.
Fontaine Julien, de Conflans, d. m. t., avait pris son exerceat le 29 mai 1835, et pratiqué à St- Pierre d’Albigny où il est mort.
Fontanel Joseph-François fils d’Henry, né à Vangy-Saint-Germain en Semine, province du Genevois, d’une famille ancienne et> honorée, était officier de santé à l’armée d’Italie, sous le citoyen Guérin, dans la division du.général Bertrand, lorsque l’administration centrale du Mont-Blanc, par arrêté du 20 thermidor an V, lui octroya une place gratuite à l’Ecole de chirurgie de Montpellier. Dès le 28 pluviôse an vii, « d’Hypocrate mmcl, Joseph Fontanel « è loco Sancti Germani in partitione dicta de l'Enian » , était agrégé à la Société de médecine de Montpellier ; et le 28 vendémiaire an vii, à l’âge de 29 ans, il obtenait son diplôme de docteur en médecine. Toutefois, sa thèse « Essai sur la contagion », figure à la collection de l’an vin, et avait été présentée le 9 floréal. Il paraît que l’intervalle, entre cette présentation et son diplôme, avait été rempli par un nouveau rappel aux ar- Tnées.
Cette thèse était dédiée à F. Y*** Ginestons; car,
Fontanel, par son éducation excellente, ses goûts aristocratiques et ses opinions politiques et religieuses, avait obtenu, dès ses années universitaires, l’amitié des nobles familles de Ginestons, de Montlor, etc., de même que plus tard, rentré dans son pays, nous le voyons lié de particulière affection avec les évêques Bigex et Rendu, avec le D r Martin aîné (de St-Rambert), avec le D r Berlioz, de Lyon.
Sa première étape de médecine civile fut Ckâtillon-en-Michaille, près de Nantua, mais il passa bientôt au Blanc, chef-lieu d’arrondissement sur la Creuse (Bas-Berry). C’est là, que de 1807 à 1823, s’écoula la plus brillante partie de sa carrière, honoré de la confiance des de Marans, des de La Rocbetalon, de Boisman, de Lamirault St- Hilaire, de Chatenet de la Trémouille, ainsi que des autorités locales, le député de Bondy, le souspréfet, le maire.
Il s’y était conquis, surtout comme accoucheur,, une brillante réputation; et, pour renoncer aux, avantages qu’il y avait trouvés, il fallut des circonstances tout intimes et personnelles qui le ra- ; . menèrent d’abord à la Balme de Sillingy, puis à Cernaz, hameau de St-Germain, son pays natale ; près de Seyssel, et enfin à Usinens, où il mourut après avoir charmé jusqu’à sa mort ses déceptions : et sa solitude par le culte des vieilles amitiés, et aussi, disons-le, par la dive bouteille.
On sait que Jean-Marie Fontanel, licencié de
Sorbonne, y professa la philosophie au Collège des Irlandais, Anglais et Ecossais réunis. L’avocat Fontanel, frère du D r Joseph-François, avait mérité à Lyon, une juste réputation ainsi que son autre frère, notaire à Carouge, et père de D r Adolphe Fontanel, maire de cette ville, et membre du Grand Conseil.
Un quatrième frère, avocat à St-Julien, s’y distingua aussi et maria une de ses filles à M. Pissard, député de la Haute-Savoie en 1860. Par ses sœurs, mariées l’une au D 1 Lacombe, l’autre à M. Vincent, Fontanel, était allié aux familles médicales des Tissot, des Albert, des Dupraz.
Fontanel Adolphe, neveu de Joseph-François, né à Régny, où s’établit la branche dont est sorti Burnier-Fontanel. Il prit son doctorat à Paris en 1843, après avoir vécu plus de dix années au q uartier latin, au n° 156 de la célèbre rue St-Jacques.
Très répandu comme praticien, il se laissa envahir par la politique, devint maire de Carouge, puis membre du Grand Conseil de Genève ; et, dans des postes que sa qualité de catholique lui rendait plus difficile qu’à un autre, ne laissa pas que de rendre de nombreux services à ses coreligionaires.
Il est mort en 1879.
Forestier. Trois médecins de ce nom appartiennent à cette famille qui a illustré Aix dans les armées de l’Empire.
Son berceau est Amancy, d’où le premier degjffl dynastie, Antoine, chamoiseur, vint à Aix vers
Le docteur Jean-Jacques, né le 20 mars 1780, mort le 22 juillet 1846, présenta sa thèse doctorale: à Montpellier en 1808, « sur la fièvre traumafir? que, dans les armées. » Comme les deux généraux ses frères, il avait, avant de revenir se fixer à Aix, pris part aux guerres de la République et avait été : médecin en chef de l’Hôpital militaire français à; Séville, où il mérita la croix de la Légion d’honneur.
Auguste, son fils, prit son doctorat à Turin le 24 juillet 1843, fit partie comme son père du service de santé militaire en France.
Fixé à Aix, il y résuma' sa pratique et celle de son père dans le ' « Conseiller du Baigneur » ou- Etude pratique sur les vertus des Eaux d’Aix », publiées en 1857, 303 p. in-8°, à Chambéry, chez Pouchet.
Empruntant au D 1- Constant Despines son heiijl reuse idée des Indicateurs , inaugurés en 1853; Forestier en a donné de 1868 à 1876 plusieurs éditions singulièrement usuelles, sousle titre spécial' de Vade-mecum. Il a publié en outre quelques pamphlets et un journal : « La Saison d’Aix », qui a paru de 1876 à 1879. (Voir notre Bibl. aixienne)
Forestier Henry, fils d’Auguste, petit fils de Jacques, né comme eux à Aix, externe aux hôpi-
taux de Lyon par le concours d’octobre 1880, après une première année d’études ; admis comme élève du corps de santé militaire au concours de
Forno Joseph, né en Piémont aux environs d’Asti, attaché d’abord comme médecin militaire au régiment de Coni, passa en 1844 à l’hôpital divisionnaire de Chambéry. Il y prit sa retraite vers 1850, à l’époque où une loi nouvelle imposait - le double doctorat en médecine et en chirurgie à tous les membres du corps de santé unitaire sarde,
, et s’y maria. Il dut reprendre ses fonctions dans l’armée lors de la guerre de 1848, mais tomba ma- ‘. lade à Vallegio, en août, peu après l’ouverture de la campagne. Il est mort à Chambéry le 20 février 1862, à l’âge de 60 ans.
Voir quelques lignes dans le Journal de Caffe, 1862, p. 111, et dans le second Bulletin de la So~ | Ç^ciétê médicale de Chambéry, page 4.
François Joseph-Marie-Louis-Ferdinand, né à Aix le 16 avril 1806, docteur de Paris en 1832, naturalisé français le 6 novembre 1833, rédacteur en chef et propriétaire de la Revue indépendante de 1842 à 1848.
La biographie de notre compatriote, plus connu ftyComme littérateur, comme disciple de S*-Simon et prisonnier politique, que comme médecin, a été donnée au Siècle par Carnot, et reproduite avec de ^nombreuses additions par son ami, le D r Cafîe, aux
pages 558-60 de son Journal (20 décembre 1868), ainsi qu’au numéro du 15 décembre du Courrier •des Alpes.
Francoz Félix-Aimé, de Trévignin, d’une ancienne et honorable famille de propriétaires-cultivateurs, à l’un desquels on doit la vulgarisation en Savoie de l’utilité de la feuille de frêne comme fourrage.
Thèse doctorale à Paris, le 25 juin 1873 : « Essai sur la dyagnostie et le traitement de l’hépatite et des abcès du foie » (imp. Parent). Il avait fait ses études professionnelles à Lyon, où il avait été interne des hôpitaux. Fixé à son retour de Paris à Annecy, il s’est agrégé à l’Association départementale, adjoint au maire 1885-88.
Frandin Charles, de Chambéry, mort avant la fin de ses études commencées à Turin en 1829 et continuées à Chambéry, où il suivait en 1830 les cours de deuxième année.
Froment. Deux chirurgiens de ce nom ont pratiqué à Aix, leur pays natal, et y sont morts : l’un, Michel, le 21 février 1664, à 96 ans; l’autre, Etienne, le 18 février 1697. Ce dernier avait épousé, le 14 juin 1686, Marie Bertrand, tandis qu’une sœur de Michel (Claudine) avait été mariée en 1638 au chirurgien Léonard Bertrand, chef d’une autre dynastie médicale aixienne.
Fusier François, né à Maltaverne, comme le D 1 ' Duclos, son prédécesseur à la direction de l’Asile^
des aliénés, auquel il succéda en 1852, avait pris ses grades à Turin le 6 juillet 1850.
L’administration a publié ses « Etudes médicales faites dans les Asiles de France, d’Allemagne et de Suisse, sur les dispositions d’intérieur d’un Asile d’aliénés » (Chambéry, 1855, 70 p. in-4°.) ; ainsi que ses « Comptes rendus médicaux de 1861 et de 1862 sur l’Asile de Bassens ». Le second rempli 44 pages in-4°.
L’Asile de Bassens, soit son médecin-directeur en chef, a obtenu la médaille d’or à l’Exposition universelle de 1878.
Le D 1 ’ Fusier, membre correspondant de l’Académie de Savoie, a été élu effectif le 3 avril 1879. Chevalier des saints Maurice et Lazare et de la Légion d’honneur.
Fusier Marie, fils aîné du précédent, l 01 ' interne à l’Asile de Bassens.
Gabet (un médecin), signe à Chambéry en 1686 la Réponse du Collège des médecins à Copponay. Ce devait être un des aïeux de dom Gabet, abbé du Mont-Cenis, qui opéra (sans diplôme, mais par grâce d’Etat) les jambes de Napoléon I er , menacées de congélation le 19 avril 1805, et en eut, pour prix de son opération, le décret daté d’Alexandrie, le 11 floréal an xiii, pour l’agrandissement de l’Hospice du Mont-Cenis. (Voir Histoire de dom Gabetj par L se Françoz. Lyon, 1879, p. 118 à 133.)
Gaillard Victor, né à Sallenôve, sous-aidemajor à l’armée d’Italie, d. m. p. en 1864. Sa fhèsfl « sur l’Hematose >> est mentionnée par F. Rabut, dans son Bulletin bïbl. cle Savoie,, de l’année 1864.
C’est sans doute lui qui, revenu en Savoie, se fixa à Annecy. Il s’est agrégé en 1882 à l’Association des médecins de la Haute-Savoie.
Gaillard Michel-Benjamin, né à Sallanches le 2 août 1806, d. m. p., décoré delà Légion d’honneur pour soins donnés aux blessés de juillet 1830; .1 il vint s’établir à St-Marcellin (Isère) en 1833. Il y fut successivement médecin-adjoint des Hospifil ces en 1845, et médecin titulaire en 184s. médo-j5 cin des prisons, des épidémies, des pompiers, membre du Comité d’hygiène.
Il se noya en 1873, en se baignant, malgré son âge avancé, dans le torrent de la Bourne, près de •’ St-Nazaire-en-Royan.
Voir pages 66, 67 des Annales de la Société de médecine et de pharmacie de l’Isère année 1873.,
Gaillard César, d’Aix-les-Bains, d. m. t. le 31 juillet 1850, cum laude. Remarquablement doué, et malgré ces brillantes études universitaires et quelques premiers succès pratiques où appararN| sait son tact médical, Gaillard, dénué du savoir-^ faire plus important dans la médecine thermale que le savoir, abandonne peu à peu la profession , pour se consacrer entièrement, et avec des fruits remarquables, à l’administration de sa fortune et
à.l’éducation de ses fils, qu’il conduisit .jusqu’àla rhétorique.
Membre actif des sociétés médicales d’Aix et de Chambéry, il leur a pourtant donné : « Note clinique sur l’action des Eaux d’Aix dans le traitement des phlegmonies chroniques des articulations, suivie de l’exposition d’un cas remarquable de gangrène multiple » (Chambéry, Puthod, 1855, 32 p. in-8"), et « Recherches cliniques sur l’action des Eaux d’Aix dans le traitement des paralysies » (Aix, Bachet, 1861, 32 p. in-8°).
Ces notes montrent, par leur allure bien différente de la légèreté ordinaire des publications hydro-médicales, ce qu’eût été Gaillard en pratique professionnelle.
D’autres communications au Courrier d’Aix, au Courrier des Alpes , témoignent du citoyen indépendant, de l’administrateur consciencieux. (Voir notre Bibl. aixienne.)
Gaillard a été trésorier du Comice agricole d’Aix presque dès sa fondation, et n’a pas résigné cette fonction lorsque les mauvais procédés du préfet Saysset-Schneider motivèrent, en 1881, la démission collective du bureau du Comice.
Galbin (alias Galbinus, Guerbin) , allemand, médecin appointé de la ville de Chambéry vers 1426, avec Jacob. (Ménabréa, Hist. de Chambéry.)
Gallais Marie-Pierre-Léopold, d. m. p. le 19 février 1867, exerce à Bonneville.
Gallet Jean-Claude, officier de santé de la Faculté de Lyon, le 20 avril 1875, exerce à Rumilly.
Galley Claude, né à Annecy le 13 septembre:’ 1774 (ou 1776?), 19 e et dernier fils de Jean-Michel Galley et de Anne-Françoise Amblet, figure en frimaire an vu parmi les officiers de santé de l’Armée du Nord; fut naturalisé le 28 juillet 1819. (Albrier, aux Mémoires de la Soc. d’archéologie de Savoie, t. XV, p. 366.)
Gallians... sur une gourde en faïence, teintée de deux bleus et un jaune, avec une Bellone et des : emblèmes chirurgicaux, propriété du D r Gaspard Dénarié, et analogue aux faïences commémoratives que nos Mauriennais demandaient, dans la première moitié du xvm e siècle, aux fabriques de : Nevers, on lit en exergue : « M. Gallins. eerru- ; giens . assinas . du . régiment . de Charantais. 1730. »
Nous ne savons si ce Gallians appartenait aux familles savoyardes de ce nom. Bonino ( p. 267 : de son 2 e volume) cite un « J.-B. Galliani, médecin piémontais, auteur de Réflexions sur le travail d’Ignace Monti. Gènes, 1764. »
Les archives du ministère de la guerre éclair- • ciraient le point; mais on sait que leur accès n’est pas facile.
Galliard Jean-Marie, d. m. t. le 1 er juillet 1830, né à Serrières en Chautagne en 1806, d’une fa-
mille de propriétaires, mort le 18 mai 1882, Gaillard n’a jamais quitté le foyer paternel, y a exercé 52 ans les fonctions municipales et 25 ans celles de maire, outre sa profession.
Sa nécrologie est aux pages 13,15 du Bulletin de Y Association des médecins du département.
Galiardi (alias Galiandi) Petrus. 1357. « Capellanus et physicus Domini. » ( Th. Chapperon.)
Envoyé au chevalier Aymard de Clermont par le comte de Savoie, son cousin, pour le soigner. M. François Rabut a trouvé cette note aux archives de la Côte-d’Or. (Lettres datées de Rossillon, 11 septembre 1353. Comptes de la châtellenie de Saint-Martin, 1353-55.)
Ganivet Jean, de Cruseilles, commença ses études médicales à Chambéry, y suivait en 1830 les cours de la'3 e année et s’y montrait exact. Il entra,
; nous ne savons avec quel diplôme, au corps sanitaire espagnol de dom Pedro, puis quitta la trousse chirurgicale pour les épaulettes de capitaine dans la même armée.
Gantin Georges, de Vallières, près de Rumilly, d. m. m. le 30 nivôse an xii, revint pratiquer à Rumilly où il est mort plus que septuagénaire le 26 octobre 1844. Etait beau-frère de Frédéric Girod, qui suivra à son rang alphabétique.
Garcin. Voir Grillet, I, 342, d’après lequel Garcin publia vers 1720 : « Lettres sur l’usage des Eaux d’Aix en Savoie, pour guérir les rhumatis-
mes », par le D r Garcin, de la Société de médecine de Londres.
D’après Fantoni, ce célèbre médecin neoconzèrim sis a inséré, dans le Mercure helvétique, deuî-% autres lettres ou dissertations sur les Eaux d’Aix, et Fantoni ajoute : « Is naturam et vires aquarülg diligentius quam nemo unquam persecutus est... •• De reumatismo, difficili sanè morbo et diuturnô, : : quam efficàciter sanare valent bœc baluea, satis docte et perite disseruit. »
Garin Maurice, de Faverges, d. m. t., prit son ;' exerceat le 6 décembre 1834, mourut vers 1850, . dans son pays natal, après y avoir acquis certaine considération.
Garin figure comme exerçant à Moûtiers en l’an xiii. (Annuaire?)
Garnier François,, né à Montriond, d. m. t. le:| 9 juillet 1857 (alias 1837 ? ), y pratique. '
Gasca G., médecin italien, venu en France au moment de la guerre de 1870, a fait la campagne en qualité d’aide-major dans un régiment d’artille-i| rie affecté à une batterie de mitrailleuse.
Après la guerre, il s’est fixé à la Motte-Servole|H ensuite d’une-autorisation ministérielle; il a prati|| qué la vaccination pendant 12 ans , il en a été révoqué en 1887 à cause de sa nationalité. Médecin de la compagnie des sapeurs-pompiers pendant 12 ans, alors qu’elle existait, et de la brigade de gendarmerie pendant 18 ans, ses services ont toujours
été gratuits. Aujourd’hui, il est médecin du pensionnat des Frères et du dispensaire Costa.
Gascoz André, « chirurgien, bourgeois de Moûtiers, » signe, le 7 janvier 1650, à un acte Bruel notaire.
Un autre Gascoz (François, aussi maître chirurgien et bourgeois de Moûtiers , parait à un en acte 1680.
Gassilloud François, de Seyssel, où il a pratiqué toute sa vie et a été longtemps maire, y est mort le 15 décembre 1879, à l’âge du siècle. Il était docteur-médecin de Montpellier, en date du 30 août 1830. La nécrologie de ce confrère bien méritant a été donnée par le D r Callies au Bulletin de 1880 de VAssociation de la Haute-Savoie (pages 20 à 22).
Gassilloud Antoine ,. frère du précédent, né comme lui à Seyssel, ex-interne des hôpitaux de Lyon, docteur en médecine à Montpellier le 15 mai (alias juin? ) 1829, y présenta comme thèse : « Aperçu physiologique et hygiénique sur la femme en couche ». Il avait antérieurement pris à Turin, en 1838, un diplôme de médecin, chirurgien et maître accoucheur, et s’est fait remarquer à Chambéry par sa pratique habile et heureuse en cette dernière spécialité.
Retiré ensuite à sa campagne du Bourget-du- Lac, il a continué, malgré son âge et une fracture de la jambe, d’y pratiquer en sa verte vieillesse, se baignant encore dans le lac en 1882.
Gavard Hyacinthe, né à Montmélian en 1753, -J mort à Paris en 1802, où il était devenu l’élèveflB favori et l’ami du célèbre anatomiste Desauît. I Chose à remarquer : notre illustre compatriote:| refoulé à Paris après avoir été refuse au concours!® pour l’admission au Collège des Provinces de 11 Turin, de même que Dupanloup fut renvoyé à M Paris.du grand Séminaire de Chambéry.
La biographie de Gavard serait bien pour nouslM tenter; mais elle a été publiée un peu partout. Bonino lui consacre les pages 493-95 de son 2 n volume, et nous apprend qu’il avait étudié trois J1 ans la pharmacie à Chambéry, sous le chimiste -JM Pierre, Boisset ; qu’entré dans la pharmacie navale y 11 militaire, il fut durant six mois prisonnier de s!™ l’Angleterre, et professa à l’Rcole de Mars à M Paris, etc. .
Jourdan (Biog. méd. Paris, 1821) s’étonne de^fa sa mort presque ignorée... La B il il. Michaudlxn .1 consacre trois colonnes fort élogieuses sous la signature de Chamberet. Larousse le classe parmi .1 les anatomistes les plus distingués duxvnP siècle,
Le Dictionnaire des sciences médicales (1820) -M n’accorde pas moins d’une page et demie « à cef||M anatomiste célèbre, à ce professeur charmant. » é|j Grillet reproduit (aux pages 220 de son I er volnmè^B et 129 du IIP ) une note qui se lit aux ms Mont-J* Réal et qui aurait été fournie à Grillet par Tabbé Nicolle de la Place et C.-M. Pillet. Feller donne JË une dizaine de lignes à l’anatomiste célèbre, ait -1 professeur couru.
Membre de la Société de médecine de Paris et de Marseille, de la Société des Allobroges de Paris, où il proposait en 1791 d’ouvrir un comité d’instruction pour les ramoneurs; médecin au quartier de santé de l’Ecole de Mars, où il essaya la méthode spéciale d’enseignement. Gavard a publié un grand nombre d’ouvrages. Le D r Brunier a résumé les biographies données sur lui dans la Biog. méd. et le Dict. historique; le manuscrit de Brunier, déposé aux archives de notre Société médicale, sous le n° 156, a été analysé sommairement à la page 110 du Bulletin de 1859 de cette Société, qui possède quelques-uns de ses ouvrages.
Après avoir débuté par quelques communications à divers recueils :
1° « Fracture de la clavicule et sa luxation scapulaire; bandage nouveau. » (Journal de méd.
chir. etphaivn., 1787, lxx-445.)
2° « Ligature d’un polype utérin. » (Ibidem, lxxii-259.)
3° « Pince à gaine. » (Ibidem, lxxiii, 76.)
4° <( Emplâtre de cantharides dans les commotions du cerveau. » (Ibidem, lvxxviii, 1791 et Journal de Dessault, 1,177.)
Gavard a publié ses œuvres magistrales :
5° « Traité d’ostéologie selon Dessault. » Paris, 1791, in-8°; 2 e édition, 1795.
6° « Méthode pour apprendre en même temps
à écrire sous la dictée et lire, à l’usage des écoles primaires. » Paris, an ni; 100 p. in-8°.
7° « Traité de myologie selon Dussault. » Paris, an iv, in-8°. Il y a une 2 e édition.
8° « Traité de splanchnologic. » Paris, an ix, 582, p. in-8°. Il y a une 2 e et une 3° édition.
Gavard Joseph Marie, de Viuz-en-Sallaz, docteur en droit et en médecine ; correspondant de l’Académie de Turin le 1 er février 1784 ; sous-’ préfet à Bonneville en 1807. (V. Grillet, I, 217 et III, 446.)
Gavard Alexandre, de Viuz-en-Sallaz, d. m. t. le 21 juillet 1854.
Gavet Jacques. Les notes Mont-Réal disent :
né à Rumilly en 1674, étudiant en médecine à Montpellier, gradué à Avignon où ses thèses furent présidées (1694) par le célèbre M. Delafont, exerçait à Chambéry. Ses ouvrages, où l’on voit une foule d’observations curieuses et des connaissances étendues , sont : 1° « Nom febris ideæ% seu novæ conjecturât physicæ circà febris naturam, qùibus prœmiîtitur simplex et brevis explicatif motûs, fermentationis, generationis animantiüm, materiæ et motûs sanguinis, motûs cordis et arteriarum, tandemque sccretionis liumorum. » Genève, Semptibus societatis, 1700, in-8° (V. Manget, Bibl. méd. , I, 2, 1731.); 2° Traité de la peste ou « Conjecture physique sur sa nature et ses causes. » Lyon, 1722, chez Bruyset, in-12. Dédié à
S. E. le comte de Sales des Lances, gouverneur de Savoie.
Grill et ajoute à ces deux ouvrages un troisième Traité des fièvres, in-8° ; Genève, 1700 ; mais il ne fait sans doute ici que traduire le vrai titre : « Nova febris... » (Voir Bonino, I, 451-452.)
Gavillet François-Joseph'; de Marcellaz, d. m.t. le 2 juillet 1839; maire de Marcellaz, conseiller d’arrondissement en 1860, décédé vers 1878.
Son fils, médecin aussi, a pratiqué à Fillinges et a prédécédé à son père.
Gay François-Laurent, né à Taninges le 27 octobre 1768, officier de santé par certificat de la préfecture du 15 messidor an xi ; a pratiqué à Rivière-Anverse près de Taninges. Marié à Chambéry à M 1Ie Henriette Pomel, le 7 août 1811, y est mort le 16 décembre 1844.
Gay Marie-Prosper, chirurgien, né à Cliillyles-Frangy le 30 juin 1775, maire de Musinens (Ain), naturalisé le 26 décembre 1821. (Albrier, Soc. s au., XV, 379.)
Genon médecin, léguait à l’hospice de Charité de Chambéry 200 livres, par acte du 28 août 1714, Michal notaire. (De Travernay, Hospice de Chambéry, p. 105.)
Nous ignorons son lieu de naissance.
Genoud Pierre-François, d. m. p. le 19 août 1863, pratique à Thonon, son pays natal.
Genoud Pierre-Marie, de Douvaine, d. m. t. le
6 février 1836, pratique â Douvaine; est « Roi des Chevaliers-Tireurs de Thonon en 1848. » L’Association des médecins de la Haute-Savoie lui fait octroyer en 1880 une rente viagère de 300 francs, qui est portée à 400 francs en 1881.
Geoffroy Philibert, de Thonon, d. m. t. le 26 février 1827, médecin des prisons, vaccinateur; mort le 4 août 1875.
George Claude, né le 16 mai 1637 à Chambéry, i mort le 30 septembre 1681, sans enfants. Son père, Aimé, est le premier de ce nom, et cette famille avait, dès 1574, droit àrentes et fiefs nobles. Claude avait pour frère le jésuite Louis; son testament est du 16 mai 1690, et celui de son Aimé est du
7 avril 1665.
George François, neveu de Claude, d. m. , né à Chambéry, faubourg Mâché ; marié à Aymée Poucillon le 6 février 1679.
Signe au Collège des médecins de Chambéry, en 1684 et encore en 1686 ( contre le laboratoire Copponay); y succède, le 12 avril 1886, à Ch. Audé, en qualité de procureur-syndic. Copponay," Très humble remontrance, page 23, attribue sa mort survenue le 12 février 1699, à l’abus des. saignées.
George avait légué à la Charité, le 17 septem-. bre 1681, sept mille florins pour doter annuelle-
ment une fille pauvre. (Travernay, Hospices de Chambéry, p. 102.)
George Hyacinthe, médecin à Chambéry en 1732. Il habitait une maison Deirière-les-Murs.
Gervinus ( Galbinus ? Guerbier ? ) V. Cruse.
Gex Marc-Samuel-Charles, naquit à Chambéry le 28 décembre 1803. Son père, Jean-Marc était de La Sarraz, canton de Vaud ; commissaire des ; guerres sous le I er Empire, et plus tard pourvoyeur de l’armée des Alpes; il est mort en 1811 à Chambéry, où l’avait fixé son mariage avec M lle Rose Gaillard, propriétaire de l’Ecu de France, au faubourg Montmélian.
Marc Gex, son fils, commença ses études médicales à Chambéry, sous MM. Rey, Guilland, etc., et passa ensuite à Turin. S’étant rendu en 1825 à Lyon, il fut l’élève et le commensal de Richard, de Nancy, et fit deux années d’internat dans son service de la Maternité. Il exerça les mêmes fonctions aux hôpitaux de Strasbourg pendant une troisième année, et en repartit à la fin de 1829 pour aller demander ses grades à Turin.
Mais s’étant fait renvoyer de cette Université pour je ne sais quel acte d’indiscipline, il en repartit une seconde fois sans diplôme; se maria à Chambéry avec M Ue Clapasson,. et obtint Extérieurement en France le titre d’officier de santé.
C’est avec ce demi-diplôme que cet homme remarquablement doué par l’esprit et par le cœur,
lauréat des concours de Lyon, mais dénué de cette pondération nécessaire à assurer le succès des plus brillantes qualités, exerça pendant 38 ans la médecine à la Chapelle-Blanche, prodiguant à toutes les populations voisines ses soins gratuits, accrus encore de remèdes et de secours. Il mourut le 7 juin 1873, dans sa belle propriété de Villard-Léger, et eut des funérailles en rapport avec les services rendus par l’affluence et l’intensité des regrets.
Sa fille, Amélie Gex, poète distingué, s’est attachée à reproduire dans notre patois savoyard les scènes et les légendes de notre vie rurale. Elle a obtenu, en 1881, le prix de poésie de l’Académie de Savoie, pour son poème remarquable : Histoire d’une âme.
Gigot de Villefaigne (Jean-Nicolas), né au Mans (Sarthe) le 6 octobre 1747. Il avait marié sa fille à un M. Moreau, acquéreur du château de St-: Innocent, près d’Aix. Gigot acheta de son gendre ce château et s’y fixa dès lors; il a pratiqué la médecine en Savoie de 1803 à 1826, date de sa mort.
Gigot avait commencé ses études médicales à Angers, puis vint les continuer à Paris en 1768. En 1770, il fut un des vingt élèves admis à l’école pratique. Très estimé de ses professeurs, il fut associé libre de l’Académie royale de médecine. En 1771, il entra comme chirurgien-major au régiment d’Orléans-cavalerie et suivi le régiment jusqu’en 1792. Il fut gradué docteur-médecin iv
Besançon le 14 juin 1779. Le I e1 ' juin 1792, il fut envoyé à l’armée des Alpes. Le 1 er germinal an iv, il est nommé chirurgien en chef à l’hôpital de Dunkerque et l’an ix à l’hôpital militaire d’Amiens.
Mis à la retraite en 1803, il vint se fixer à Saint- Innocent où il pratiqua la médecine comme oeuvre de bienfaisance.
Gilbert (Maître), physicien d’Agnès de Faucigny; il est témoin de cette dame en mai 1262. ( Saint-Genis, Hist. de Savoie, III, p. 446.)
Ginet Jacques, né à Rumilly en 1694, d. c. t. en 1731; chirurgien-major du régiment de Tarentaise en 1733, puis, en 1736 et jusqu’en 1772, du régiment de la Reine, qu’il ne quitta que pour prendre sa retraite. Il mourut subitement à Suse en 1775, et Bonino (II, 179) soupçonne, d’après le comte de Loche, qu’il fut empoisonné par son domestique comme il se disposait à revenir en Savoie dans sa famille.
Ginet Pierre, fils de Jacques, né â Rumilly vers 1721, syndic de Rumilly en 1791.
Ginet Louis-François, né à Sales, près Rumilly, en 1788, d. m. p. le 6 juillet 1815, sur présentation de thèse traitant des « Moyens hygiéniques propres à prévenir la phtisie héréditaire ou constitutionnelle. » (Alias, 19 octobre 1815.)
Il pratiquait à Rumilly où il s’allia à la fille de Jacqueline d’Humilly de Mortairy, née d’Asnières de Gantellet.
Vice-président de l’Association de la Haute- Savoie, il a sa nécrologie aux pages 13-14 du Bulletin de 1881. Mort à Rumilly le 21 mars 1881. Il a été longtemps syndic de Rumilly, puis maire et conseiller général.
Girin Jean-François, qui figure à Y Annuaire comme pratiquant à Beaufort en 1882, en était reparti dès 1881, dégoûté par les petites tracasseries locales, et n’y a eu de successeur qu’à la fin de 1882. Il était du Jura.
Girod Antoine, chirurgien à Aix, mort en 1656, avait épousé une Duboys qui prédécéda en 1650, dont le corps fut retrouvé « intact » à sa sépulture. (Livre de raison Domenget, et ms T. Chapperon.)
Il eut un fils dû même prénom, qui mourut en |
Girod Etienne-Auguste, issu d’un Nicolas Girod,qui fit fortune en Amérique à la fin du xvm e siècle, a été diplômé à Paris le 8 juillet 1869. C’est lui, croyons-nous, qui présenta à l’Académie, le 2 janvier 1877, un mémoire sur « l’Affaissement de la trachée après la trachéotomie. » Au surplus, il s’est bientôt retiré de la pratique qu’il avait entreprise à Annecy.
Girod Joseph-Frédéric, de Rumilly, d. m. t.
le 30 mars 1830, exerça le 20 décembre 1834, fils de Victor-François ; maire de Rumilly, conseiller général (Voir Caffe, 1868, p. 526), membre du conseil d’hygiène, vice-président de l’Association
en 1881, à la mort du nonagénaire Ginet. Décédé à Rumilly le 9 mai 188.3.
Girod Louis, né à Bons, exerce à Cluses; agrégé à l’Association de la Haute-Savoie en 1882.
Giroud Pierre, né à Montmélian, y est mort le 5 février 1830. Il avait été chirurgien-major dans les armées françaises; licencié en 1815, il se retira dans sa famille. Il a laisse une réputation d’habile chirurgien « anté pocula. »
Gonthier Barthélemy-Philippe, de Chambéry, élève du Collège des Provinces à Turin, où il prend, le 18 février 1822, son double diplôme de médecine et de chirurgie. Mort à Chambéry en 1828 , correspondant de la Société médicale pratique de Paris.
Voir Réflexions médicales et philosophiques du D r François Guilland. Chambéry, 1829.
Gordon, chirurgien de la ville de Chambéry, examina' au fort de Miolans, le 10 janvier 1717, la Muratore stygmatisée, la Coré, et la Ribollet enceinte et stygmatisée : « les stygmates ne donnaient ni sang, ni douleur. »
Voir Miolan, prison d’Etat , par Dufour et Rabut, p. 196-7.
Gotteland Pierre, né à Barberaz le 6 octobre 1796, diplômé le 18 juin 1818, mort à Chambéry le 19 décembre 1875. Vice-conservateur, puis conservateur du vaccin pour le duché de Savoie,
il perdit ce poste à l’annexion, n’obtint pas de retraite et n’en réclama pas. Membre de la municipalité de Chambéry, il y attacha son nom à la réglementation de la prostitution. Fondateur et administrateur de la Caisse d’épargne, administrateur des hospices , il se montra partout assidu et dévoué.
Voir sa nécrologie au Bulletin de la Société médicale de Chambéry (1877).
Gouriet (un) figure à VAnnuaire de l’an xm comme officier de santé à Chambéry. C’est, paraîtil, une altération du nom de Gouvert, bien quecelui-ci figure au même Annuaire, comme docteur.
Gouttry Claude-Joseph, à Flumet, non diplôv mé, exerçait en vertu d’un certificat de la prêtée- • ture de Bonneville, sous date du 10 messidor an xi.
Gouvert Antoine , de Saint-Paul-sur-Yenne, , soutint sa thèse le 29 nivôse an x : « Essai médico-| chirurgical sur les anévrismes en général. » (Mont- , pellier, 40 p. in-4°, imp. Izard et Ricard.) Elle était dédiée à Faquin.
Il s’établit à Chambéry vers l’an xm, après avoir séjourné à Paris, où il s’éprit vivement de Bichat, et devança, dans son admiration pour ce génie, la réaction en sa faveur qui ne devait s’opérer que de nos jours par les travaux de Schopenhauër et de ; Claude Bernard. Ce dernier a eu le tort de ne pas imiter le discernement du maître parmi les forces ' vivantes et les forces chimiques. (Voir Paul Janet, Revue des Deux-Mondes, 1 er mai 1880.)
Doué d’une grande activité physique et morale, aussi infatigable écrivain que chasseur, il fit partie de la municipalité de 1826 à 1840, et fut archiviste de la ville en 1826 ; membre de la Junte provinciale de statistique, médecin des hôpitaux, membre de toutes les administrations, de la Chambre de commerce et d’agriculture, vice-président de l’Académie, à laquelle il donnait ses communications agronomiques, vénérable de la loge des Amis réunis, etc.
Indépendamment de son « Traitement contre le choléra morbus mis à la portée de tout le monde, mémoire transmis aux conseils de charité et autres administrations de bienfaisance (sic) du duché de Savoie, par le Conseil général de charité. » (19 p. in-8°, Chambéry, imp. du Gouvernement.) Gouvert a alimenté toute la T' e série des Mémoires de l’Académie de Savoie :
« Précis historique de l’introduction et de la propagation de la vaccine en Savoie » (I, 196).
« Constitution agricole et médicale de la Savoie » en 1825 (11,1), 1826 (III, 1), 1827 (IV, 27), 1828 (V, 15), 1829 (V, 56), 1830 (V, 96), 1831 (VI, 17).
« Mémoire et observations sur les engagements squirreux des seins et des testicules » (II, 285).
« Utilité de la saignée, préjugés trop répandus contre elle en Savoie » (IV, 89).
J’ai souvent entendu mon père raconter qu’atteint d’une fièvre bilieuse en 1815, il fut sauvé de
la saignée que voulait lui imposer Gouvert par le veto énergique et sauveur du D 1 ' Daquin.
« Unité de la science de l’homme envisagé comme objet de l’art de guérir » ( V, 206).
« Des marais en Savoie sous le rapport do l’hygiène » (VI, 49).
« Topographie médicale de la vallée de Chambéry au lac du Bourget, et particulièrement delà Motte-Servolex » (VI, 114).
« Rapport sur le mémoire du professeur Buniva, touchant la doctrine homéopathique » ( VII, 39 ). •)
« Mortalité hivernale des nouveaux-nés » (VIII, 167).
« Fièvres intermittentes catarrhales (grippe) à Chambéry en 1837 » (IX, 101).
Gouvert est mort à Chambéry le 22 mars 1842.
Voir sa nécrologie à la Chambre d’agriculture et de commerce, vol. VI, p. i.xxxv. Voir aussi l’Introduction du XI e vol. de l’Académie, page lii ot le Compte rendu de 1846, page c.
Gouviat , officier de santé à Chambéry (A n‘M nuaire de l’an xm). Ce nom, comme celui de y Gouriet, paraît avoir été imprimé par Gouvert.
Grossy François, né à Châteaufort en Chauta- y gne vers 1680, était médecin du roi Victor-Amédée II, lorsque celui-ci fut arrêté à Montcalier par les ordres de son fils Charles-Emmanuel III. Il rc- , vint à Chambéry où il fut le médecin de M me de Warens, de Claude Anet et de Rousseau. Il avait : ,
épousé M Ile Bonnaventure Nycollin, dont il n’eut qu’une fille, Françoise-Hyéronime, mariée en août 1736 à Joseph Rey, bourgeois de Chambéry, capitaine au régiment de Tarentaise. Dans son testament M me Rey légua la bibliothèque de son père à celui de ses enfants qui se ferait médecin.
Le docteur Grossy avait eu un fils naturel d’une servante de son frère Jean-Claude Grossy, procureur du roi à Belley. Ce fils prénommé Etienne lui intenta un procès pour obtenir des aliments. Le docteur contesta sa paternité et obtint d’abord gain de cause, mais le fils réussit à prouver plus tard que son père avait suborné des témoins ; i.e procès fut révisé et le docteur condamné à servir une pension de 150 livres. Il quitta alors Chambéry et paraît s’être retiré à Massigneu en Bugey. Il y mourut le 18 octobre 1752. A Chambéry, il était séparé de sa femme et habitait le deuxième étage de la maison du sénateur Dicbat « au bas des Royales Prisons. »
Guilland Jean-François, né au Châtelard en Bauges, père de Louis Guilland et d’un second fils, prêtre et mort jeune, d. m. m., a publié sa thèse l’an v de la République (1797) : « De l’influence des climats sur les tempéraments, dissertation présentée à l’Ecole de santé de Montpellier et soutenue le... fructidor anv. » Montpellier, Izard et Ricard, in-8° de 60 pages. Dédiée au citoyen Joseph Despines.
Jean-François Guilland exerçait à Chambéry où
il était proto-médecin de la Savoie, médecin de la maison du roi de Sardaigne, médecin de l’Hôtel-; Dieu et des hospices de la ville et professeur de' l’Ecole de médecine de Chambéry.
En 1828, il a publié, n’étant alors que médecin-: de LL. AA. le prince et la princesse de Carignan en Savoie : « Quelques réflexions médicales et philosophiques » 1828, Platet, in-8° de 24 pages. Il écrivait aussi dans 1 q. Journal de Savoie.
Guilland Jean, petit-fils du précédent, fils aîné : de Louis, d. m. p., exerce à Aix-les-Bains.
Hebert François était, en 1737, à Chambéry, chirurgien-major du régiment de Chablais.
Hybord M.-C., d. m. m., né aux Alinea (Tarentaise) vers 1775, mort en 1824; sa biographie a été écrite par Antony Luyrard (Moûtiers, 1855).
Créateur de l’établissement des bains de Brides en 1818, le docteur Hybord exerça à Moûtiers et à Brides. Il était patriote et charitable. Pendant la disette de 1815-1816, on l’a vu sortir, dans la soirée, chargé d’un sac de blé qu’il portait lui-même;J aux familles pauvres. (Voir Caffe, 1868, p. 528.) é:|
Son fils Henri, docteur-médecin de Montpellier, a pratiqué dans le département de Seine-et-Oise, y mort à Meung (Loiret) en avril 1883.
Son petit-fils Paul mort à Meung en 1874, à 31 ans, a publié : « Etudes critiques sur la mé- ' '
thode d’Esmarch. » (Archives générales de médecine, décembre 1873.)
« Des calculs de la vessie chez la femme et les petites filles. » Thèse passée le 21 février 1873.
Jacques, de Montcalier, physicien de la com- - tesse de Savoie en 1322. (Ménabréa, Histoire de Chambéry. )
Jean ( maître Jean ), Mauriennais , physicien et archiâtre de Savoie, signe, dit Guichenon, au testament^ de Sibille-de Baugé, comtesse de Savoie, femme d’Amé V, morte en 1296. » (Voir Bonino, I, 18.)
Sa signature se lit aussi en 1288, comme témoin, dans un acte passé au Bourget, entre le Comte do Savoie et certain Gilet de Briord. Il était à cette époque médecin de la ville de Chambéry. (Th. Chapperon, p. 225 et 231, notes ms.)
Joegnoz Joseph-Marie, « non diplômé, certificat délivré parle sous-préfet de Bonneville le 27 floréal an xi » ( à Sixt).
Joyre Claude, 1700, « chirurgien de Son Altesse. » (T. C. )
Juvin Jean-Antoine, à Yen ne, l’an niii.
Lâchât Michel, né à Cruseilles, d. m. t. en 1836? a exercé dès son retour de Turin à Ferney- Voltaire, où il est mort le 4 décembre 1870.
Lachenal (Werner de), professeur de botanique à Bâle, où il naquit en 1736 et mourut en 1800, J est tenu d’origine savoyarde par les Delachenal de Savoie.
Un article inséré au 27 mars 1854, ou 1855 ,Sla sous les initiales J. M. (D r Michaud), soutient l’origine savoyarde de la famille de Werner éteinté ^B en 1851 en la personne de Frédéric, neveu de . Jj Werner, professeur de philosophie positiveùà f Bâle.
C’est à ce titre que la bibliothèque de notre So-<J| ciété médicale de Chambéry reçut, le 4 août 1854, de Jules Delachenal, étudiant en médecine : « Obs.Aj[ bot. méd... Basiliæ », 26 novembre 1776, par §18 Wernerus de « Lachenal, physicæ et medicinæù^ doctor ».
Le Dict. des Scien. méd. ne le mentionne pas ; a mais Larousse lui consacre cinq lignes et Michaud dix.
Lachenal, d’Annecy, a un article de six colon- y* nos dans Y Union savoisicune du 25 février 1883| -M
La combe Joseph-Hélène, do Seyssel, où il cstiM mort d’apoplexie en 1851, avait subi sa thèse à M Paris en 1830 : « Essai sur l’autorité dans ses ap,- i'f| plicâtions aux sciences médicales (Didot).
La combe Ànlhclme, fils de Joseph-Hélène et de -f-Jj M llc Fontanel, h Seyssel, d. m. p. 1868 : « Du trai-ïJB tement do la fièvre typhoïde ». 5 août 1868, Paris, JM imp. Parent. De famille deux fois médicale par yl
son père et par sa mère, il a épousé la fille du docteur Dagand.
Agrégé généreusement aux deux Associations de la Savoie et de l’Ain, il joint l’agronomie à la médecine.
Laffin Jean-Frédéric, à Sallanches, d. m. p., 17 juillet 1876.
Lagnet-Fleury Alphonse, d. m. p. le 6 août 1860, pratique à Annemasse, figure à l’Association sous le nom de Fleury.
Lagrange Pierre, de Chambéry, arcliiâtre du comte Boniface en 1253, le plus ancien des 182 titulaires. Il reçut dans sa maison, le 4 juillet 1250, le comte Boniface de Savoie et le comte Thomas, de Maurienne, lorsqu’ils confirmèrent au Prieuré du Bourget la donation de levée du sel à Chambéry, accordée le 12 décembre 1249. (Bonino, T, 12.)
C’est le même qui est désigné parfois simplement : Pierre du Bourget.
Laissus Jean-Alexis, né en 1802, D. m. t. le 9 mai 1828, vice-proto-médecin pour la province de Tarentaise, médecin directeur des eaux de Bridesla-Perrière.
Son Manuel du baigneur a eu deux éditions.
Laissus Camille fils de Jean-Alexis, né à Moûtiers en novembre 1835, d. m. t. le 9 juin 1859. Membre correspondant de la Société de méd. de
Lyon (1862), de la Société d’hydrol. de Paris- (1863), de l’Académie de Savoie (1880), correspondant de l’Académie méd. de Turin, lauréat à ce titre de l’Académie de médecine de Paris, avec, ! rappel de médaille d’argent en 1878, conseiller , général.
Médecin inspecteur de Brides et Salins, il n’a conservé que l’inspection de Salins de 1880, où la place fut dédoublée en faveur du D' -Philbert.
A publié :
« Mémoire sur les eaux thermales de Brides. » (Société d’hydrol., 1860.)
« Les eaux thermales de Brides en 1860-61 ».
Moûtiers.
« Etude médicale sur les eaux thermales purgatives de Brides, suivie de considérations sur les ( eaux minérales de Salins ». 1863.
« Notice historique, physique, chimique et médicale sur les eaux thermales chlorurées de Salins ». Paris, J.-B. Baillière, 1860.
« Notice sur les eaux minérales de Tarentaisc, , lecture à la Sorbonne ». 1876.
« Eau de mer thermale de Salins ». Paris, J.-B. Baillière, 1877.
« Notice sur les eaux thermales de Bonneval ».
« De l’emploi combiné des eaux de Brides et de Salins dans les affections utérines chroniques ». T Paris, J.-B. Baillière, 1880. (62 p. in-8°.)
« Stations médicales de montagnes en Tarentaise ». (Journal de Brides et Salins, 1883. )
Lamayrolla (M e Gaspard), médecin de la ville de Chambéry en 1430-31, à 100 florins. (T. Chapperon, Chambéry au XI V e siècle, p. 233. )
Landre Nicolas, chirurgien à Aix en 1745.
Laquin Michel, médecin du comte Amédée, « reçoit 200 livres d’or du comte et de la comtesse, père et mère du comte. (Lettre datée de j Péroges, le 18 juillet 1394. Châtellenie de Rossillonet Ordonnaz. Comptes de 1393-95 aux archives de la Côte-d’Or.)
Lard Jacques, né à Chambéry le 15 mai 1737, de Jean-François et de Marie Beauregard, mort le 3mars 1788 (T. C.)'. L’un de ses fils, Jacques, timonier de Y Indomptable, mourut à Port-au- Prince le 6 ventôse an vi. U Annuaire de 1776 le porte comme médecin des Hospices, rue Juiverie. Fleury le cite dans sa brochure sur les eaux de la Boisse, en 1778, page 20. On le voit recevant un -legs de 200 livres du docteur Pierre Gollier, par • testament du 16 décembre 1769.
J.-J. Rousseau était un habitué de la maison Lard
Lassalle Prosper-Antoine, à Seyssel, d. m. m. 14 décembre 1869. Sa thèse, soutenue à Montpellier le 23 avril 1869, est-: « Du traitement de la tumeur et de la fistule lacrymales ».
Ses frères exploitent les phosphates calcaires de Desingy.
Lathoud François-Benoît, né au Bourget-dü- Lac le 25 octobre 1853, Thèse : « Contribution à l’étude des spasmes traumatiques. (Derenne, 99 pages in-8°.)
Il alla s’établir à Yenne, lors du départ du doc-; teur Naussac, à la fin de 1880, ayant obtenu de la préfecture la part attribuée à ce dernier dans le service des enfants assistés et des vaccinations,; que , Naussac partageait avec le D r Delavenay. Lorsque celui-ci mourut, le 7 février 1883, Naussac usant de l’influence politique électorale du. maire d’Yenne à la préfecture, obtint que celle-ci rapportât le décret qui répârtissait les services sanitaires du canton en deux moitiés égales dans l’intérêt public, non moins que conformément à l’équité et à la bonne confraternité. L’obtentionv de ce monopole força le D 1 ' Moiroud, d’Yenne, à s’expatrier.
Lavanchy figure comme médecin à Samoëns| dans Y Annuaire de 1858.
Léger Charles-François, né à Paris en 1813, mort à Ivry (Seine), docteur de 1841, médecin du • Val-de-Grâce, de la Salpétrière et de l’Hôtel-Dieu.
Son nom, ses relations intimes avec CafEe, Terrier et Hybort, nous font lui attribuer une origine savoisienne. (V. Cafïe, p. 527 de l’année 1868.),g|
Legrand Maximin. né en Bourgogne , d. m. p. ,
collaborateur de l ’Union médicale à Paris, pratique à Aix dès l’été de 187., et y devient propriétaire.
Mettant son talent de publiciste au service de notre station, il a achevé de conquérir ses lettres de naturalisation par son noble refus de l’inspectorat vacant en 1880 par la destitution du D 1 ’ Vidal. Nommé membre honoraire de notre association, il l’a représentée aux assemblées générales de Paris.
Il a publié, outre ses nombreuses insertions dans la presse médicale, que l’on trouve dans la Bibl. d’Aix jusqu’en 1880 : « Aix-les-Bains, Marlioz et leurs environs, Guide médical et pittoresque ». Versailles, chez Cerf, 1871; 105 p. in-12.
Leopardi (André de), médecin de Venise, résidant à Belley, reçu par le duc Amé VIII sous sa sauvegarde.. Lettres du 24 avril 1425, datées de Lagnieux. (Comptes de la châtellenie de Rossillon et Ordonnaz, 1425-26. Arch. de la Côte-d’Or.)
L’hôpital , chirurgien du fort de Miolan jusqu’en 1750. (Dufour et Rabut, Miolan, p. 278.)
Lionnet (alias Lyonnet) Robert, d’Annecy , professeur de médecine'à Valence, a publié :
« Limographia seu : Reconditarum pestis et contagii causarum disquisitio ejusdemque curatio methodica». 'Lyon, 1639; in-8°. Ce volume rare existait en 1800 à la bibliothèque des hospices d’Annecy et à celle de Viallet, de Chambéry.
« Dissertatio de morbis hereditariis, quâ pro-
batur morbos Ludovici xrn fuisse adventitios, non liereditarios ». Paris, 1646 (ou 1647), in-4°.
Les biographies du Dictionnaire de médecine de 1820, font naître Lyonnet au Puy-en-Velay. La peste-désola le Velay en 1629-30. Mais Ly onnet, qui fut médecin consultant de Louis xm, était bien d’Annecy.
Voir Bonino, I, 385. Mont-Réal et Chapperon ms. Hœller Bibl. pratique, II, 641).
Lobet ( noble Antoine ), 1599, « médecin ordinaire ». (T. C. ).
Lochon François , de Thonon, né en 1833, d. m. t. le 3 août 1860, mort le 13 avril 1879.
Voir sa nécrologie par Callies, aux pages 14-17 de Y Association de la Haute-Savoie, 1879.
Louis de Nice (alias de Provence), 1445-74.
Juif converti, filleul et médecin du duc Louis de Savoie, directeur des Salines de Tarentaise. (Voir le travail de Dufour et Rabut, Mémoires de la Soc. sav. d’hist. et d’arch., tome XV, p. 5 à 51.)
Louys Pierre, de Chambéry, chirurgien de la Charité à Lyon le 1 er avril 1623 : il est le second de la série. (Voir Pelequin , Histoire de VHôtel- Dieu de Lyon, page 192.)
Luppoz Jean-Jacques, officier de santé, né à Bourg-Saint-Maurice en 1815, a exercé la pharmacie à Aime et à Moutiers.
Lyonne Philibert, fils de Claude, né à Mont-
mélian, professeur de chirurgie et médecin des hospices de Chambéry, mort à 80 ans, le 3 juillet
Il professait la chirurgie à Chambéry en 1751. Il avait pris en apprentissage de son art Etienne Rubellin, de Rumilly.
Lyonne (alias Lionne) Benoît, fils de Philibert, figure à Y Annuaire de 1776, Grande-Rue, à Chambéry, comme chirurgien-major du régiment de Tarentaise. Nous retrouvons ce fidèle sujet au rôle de ce régiment de septembre 1792 à mai 1793, ainsi qu’à sa reconstitution à Suse. (Voir Un régiment provincial de Savoie, par le M is Tredicini, page 64. Genève, chez Ii. Trembley, 1881, petit in-4° de 300 pages, non mis en vente.)
A publié : « Observations sur la nature et les propriétés des Eaux de la Boisse ». (Imp. Gorrin, 33 pages in-8°, Chambéry.)
Il est né à Chambéry le 18 juin 1743, il est mort le 3 septembre 1803; a été chirurgien des hôpitaux et des prisons de Chambéry. Grillet dit qu’il était recommandable par son humanité et son désintéressement.
Macé Charles, d. m. p. 1853, ex-médecin de marine, pratique à Aix, durant l’été dès 187., dirige Y Echo des villes d’eaux, de concert avec Auguste Parmentier, et rédige le Journal d’Aix,
suite de la Savoie thermale dès le 7 septembre
A publié : Medical guide to the Marlioz waters ». (Paris, 1871 ?) Traslated by John ». P. Léonard. ( Voir la Bihl. d’Aix.)
Magdelain Jacques - Marie, de Sallanches. - Après de brillantes études classiques au séminaire .e| faucigneran de Meylan, il fut attaché quelque temps à l’institution célèbre de Sorrèze comme ^ professeur.
En mai 1824, il présentait à Paris sa thèse inau- j>l gurale : « Sur l’eau thérapie hydrothérapique pré- 'if ventive » , et faisait bientôt après une conférencélfg sur son doctorat à Turin.
Il est mort le 20 mars 1866, à 75 ans. Sa nécro- ■. logie est au 27' mars du Courrier des Alpes, et |ï page 160 du Journal de Caffe.
Magdelain Philibert, fils de Jacques-Marie,^ suivant les traces studieuses et honorables de son yg père, fut admis par concours au Collège despf&M rinces de Turin, et prit ses grades dans cette y | Université le 25 juillet 1846.
Magnin Jean-Marie, de la Mure, d. m. t. 1837, mort à Esserts, commune de Reignier, le 19 juin|j 1871, à 62 ans. Ugines avait été le théâtre de son iii heureuse et dévouée pratique dès la mort du D r i| Salomon en 1843 jusqu’en 1869, où son frère, M gr .y Magnin, évêque d’Annecy, voulut qu’à la mort yg du D 1 ' Chappuis, il s’installât à Monetier-Mornex..
Là,, comme à Ugines, il s’oublia et s’usa au service des autres.
Le D r Mongellaz, son ami intime, a prononcé sur sa tombe, quelques paroles reproduites dans Y Echo du Salève (25 juin).
Magnin Alexis, d. m. t. le 29 mai 1839, a pratiqué à Saint-Jean de Maurienne où il est mort.
Magnin Thomas, né à Rumilly le 7 octobre 1759, reçu maître en chirurgie à Turin le 11 mars 1783, cinq ans seulement (et non six comme de règle) après son entrée au Collège des provinces en 1779, Il passa ensuite à Paris où, lié avec Doppet et Charles-François Thiébaud, d’Evian, il fonda avec ces deux jeunes confrères une association « pour élever à Turin un traitement du magnétisme animal. » A la suite de cette convention signée le 15 août 1784, Magnin fut envoyé à Turin, y ouvrit, non sans peine, des rappors avec divers personnages influents.
Attaché comme officier de santé de 2 e classe à la Légion des Allobroges, il y fit en cette qualité 5 ans, 4 mois et 21 jours de service, y compris trois campagnes, dont celle d’Espagne; et forcé de se retirer pour infirmités, une pension de 800 fr. lui fut liquidée le 17 prairial an vi. Cette pension fut convertie en solde de retraite de 463 fr. par la loi du 28 fructidor an vu (art. 54) et finalement réduite à 270 fr. par billet royal du 19 mars 1817. Il avait été délégué par le Club des Jacobins de
Chambéry pour préparer les communes au vote du 14 octobre 1792. (Voir Dessaix, Histoire de la réunion de la Savoie à la France , p. 106-175.)
Il mourut vers 1830, à Grésy-sur-Aix, où il avait épousé la tille du comte de Grésy et Cessens, François-Vincent Carron, veuve en premières noces de noble Joseph-Marie Perret d’Angloz. (Voir de Loche, Histoire de Grésy, p. 33.) Celle-ci mourut à Chambéry le 12 septembre 1841, faisant héritier son tilleul, le chevalier de Mouxy, dont le gendre, D r Edouard Revel, a bien voulu nous communiquer les titres et documents qui nous ont permis de rédiger cette notice.
Maigrat Pierre-Marie, né au Villard-de-Beaufort en 1790, soutient à Paris sa thèse : « sur la paralysie en général, le 17 mai 1815 ». Il avait commencé ses études médicales à Lyon, où il fut, croyons-nous, interne de l’Hôtel-Dieu.
Il pratiqua à Albertville, fut vice-proto-médecin pour cette province, fut nommé médecin-directeur ' de l’hospice des Aliénés du Betton, par délibération administrative du 12 mars 1842; mais sa santé); se délabrant, ne prit pas'possession de ce poste,| bien qu’il l’eût demandé. II mourut à Albertville le 4 juin 1844.
On lit dans le Voyage de Topfer à la Grande- Chartreuse j en 1833, ces lignes sur Maigrat:
« C’est un homme aux gros traits, mine allobroge,... « air de bon sens et de bonté, qui ennoblit un
« extérieur campagnard..,. Cet homme, après « avoir consumé safortune aux études sévères, s’in- « quiète fort peu de la recouvrer par la pratique, « recevant le modique salaire des personnes aisées « qui le lui envoient sans que jamais il le récla- « me, et allant venant par la vallée et montagnes « chez les familles indigentes, pour l’amour grâce tuit du bien et de son art. Aussi le dernier des « paysans le chérit et le vénère. »....
C’est lui, qui, au lendemain de son mariagej rencontrant matinalement son confrère Borson sur la place Saint-Léger., lui lançait ces mots souvent répétés depuis : « Enrossé, mon cher ! En- « rossé ! » Pothey a écrit :
« Tuer mari quelque peu volage Le lendemain du mariage,
Tuer sa femme à son réveil...
La nuit porte conseil. »
Mailland (Maître Barthélemy), médecin de la ville de Chambéry en 1442, à raison de 50 florins, probablement lé dernier de ces titulaires.
(Voir T. Chapperon, Chambéry au XIV e siècle et Ménabréa, Histoire de Chambéry.)
Maigre Benoît-Marius-Henry, né à Lyon d’une famille originaire de la Savoie, d. m. p. le 28 janvier 1870, vint s’établir en 1877 à Albertville ou il se maria, et où il mourut, à 38 ans, le 19 septembre 1877, membre de l’Association médicale. Sa nécrologie a été donnée par le docteur Ducrest dans le Compte rendu de 1878.
Il a été médecin adjoint, puis médecin titulaire le 9 août 1875 de la maison centrale d’Albertville, membre de l’Académie de la Val-d’Isère. Sa thèse a pour sujet : « Des phénomènes chimiques de la digestion, â propos d’une observation de tumeur du pancréas »; Paris, 1886, in-8° de 40 pages. -
Maitral Jacques-Charles, (alias Maitrat), médecin à l’Hôpital-sous-Conflans (Annuaire de l’an xiii ).
Né au Villars-de-Beaufort, il avait prit sa thèse à Montpellier en 1796 : « Essai sur les maladies ; du pylore, présenté et soutenu le .... thermidor an v » (petit in-8°, que l’on trouve coté 2 fr. 50 dans Y Ami des livres, 1865, sous n° 173).
Mallian (maître Claudius de), 1254, bourgeois de jSeyssel; « consiliarius et physicus nos-; ter vigilavit super nos... » Pension de 100 florins. (T. Chapperon, ms.)
Maniot. .. Y Annuaire de l’an xin mentionne un chirurgien à l’Hôpital-sous-Conflans , ainsi nommé ? N’est-ce point un double emploi de Maitrat ?
Manassès, 1466, chirurgien juif. (Voir Dufour et Rabut, Mémoires de la Société sav. d’hist. et d’arch t. XV, p. 19.)
Manget. Fantoni cite ce médecin parmi les praticiens d’Aix qui, vers 1718, étaient partisans de l’emploi de ces eaux dans la goutte.
C’est peut-être Manget Jean-Jacques, médecin
genevois (1652-1742), qui a compilé divers ouvrages dont la nomenclature est apud Larousse (20 lignes et surtout Michaud ).
Mansoz Georges, de Ckindrieux, commence l’étude de la médecine en 1830, à Chambéry, mais n’a pas continué.
Marcoz Jean-Baptiste, né à Jarrier en Maurienne eh 1759, mort à Lyon le 5 novembre 1834. Il avait pris son diplôme de docteur en médecine à Turin, mais se voua exclusivement aux mathématiques et à l’astronomie, c
Dès le *27 mars 1790, nous le trouvons déjà membre correspondant de l’Académie des sciences du Turin (Grillet, I, 217). Il avait donc déjà des titres à cette distinction antérieure à l’envoi de ses deux Mémoires : 1° « Linearum rectarum divisio in quolibet partes æquales, per lineas rectas et circulares » , et 2° « Des équations dont s’évanouissent deux termes affectés de l’inconnue » (Grillet, II, 288).
Sa bibliographie comprend en outre : 3° « La vraie durée de l’année solaire et du mois lunaire d’Hipparque et de Ptoloméé ». Chambéry, Bergoin, 1803; 4° « l’astronomie ancienne discutée dans ses principaux points ; illégitimité des tables solaires d’Hipparque avouée par lui-même » (22 pages in-8°, extraites du Bulletin universel des sciences et de l’industrie, mai et juin 1827, Paris); 5° « L’astronomie solaire d’Hipparque soumise à
une critique rigoureuse ». Paris. 1828, in-8°; 6° Astronomie solaire simplifiée ». Paris, 1832, ki-8° ; 7° « Erreur des astronomes et des géomètres d’avoir admis l’accélération séculaire de la lune ». Paris, 1833, in-8° ; 8° « Remarques critiques sur l’histoire de l’astronomie ancienne de Delanche ». 1819.
Professeur de mathématique durant cinq années à l’Ecole centrale du Mont-Blanc, député à la Convention et aux Cinq-Cents, sa biographie se retrouve dans Grillet, au Journal de Savoie (n° 23 de 1835), aux Mémoires de VAcadémi^de Turin,au IV e vol. de la V e série de VAcadémie de Savoie,. | au 1 er août 1883 de Y Indicateur savoisien ( éloge .1 prononcé par le professeur Evrot) et au 30 décembre 1882 du même journal à propos du buste exposé par Jean Vallet au concours d’Annecy.
Aussi, en faisant appel à des documents pour cette biographie, la Chambre des entrepreneurs dey; Chambéry a montré sa gratitude pour le fondateur du cours de stéréotomie et do dessins linéaires. Son testament date du 26 août 1834.
Marcoz habita trente années une modeste maison, sur le chemin du Petit-Barbaraz, devenue ; maintenant le « Restaurant-Champêtre.
Sa réputation était inférieure à son réel mérite de savant.
Marge Claude, reçu en 1636 dans la Grande ; v Congrégation des Messieurs, de Chambéry.
Marin Jacques-Ambroise, né à Sallanches le 4 août 1773, chirurgien de l re classe dans la marine militaire française, naturalisé le 20 décembre 1815 (Albrier, Soc. archeol. sav., XVII, 273), retraité en 1829, mort à Toulon où il s’était marié.
; v G’est un oncle du D r Marin Charles-Antoine, docteur en théologie d’Avignon, chanoine et chantre de l’ancienne collégiale de Sallanches, qui fut aumônier du cardinal de Rohan. (Bonnefoy.)
Marin Maximilien , neveu de Jacques-Ambroise, chirurgien de marine de 2 e classe, mort jeune encore à Toulon, en 1837.
Marmichon, chirurgien à Chambéry en 1730.
Martel Gaspard, de Menthonnex-sous-Clermont (Mont-Blanc), présentait, le 24 messidor an v, à Montpellier, sa thèse : « Considérations ■ générales sur l’usage de la saignée dans les maladies aiguës ». Elle est dédiée à son frère aîné, et son diplôme est, d’après les archives. d’Annecy, du 19 ventôse an x ?
Martin François , chirurgien à Taninges, par certificat du sous-préfet du 15 messidor an xi.
Martin Jules-François, officier de santé de la Faculté de Lyon en date du 21 septembre 1872 (alias 21 février 1873 ), pratique à Saint-Gervais et à Chamonix.
Martin Joseph-Marie , de Bourg-St-Maurice, étudia le droit à Turin deux ans, ne prit pas ses
grades, ri’èn fut pas moins élu en 1857 député à Turin où il ne parla jamais, et conseiller provincial en 1860.
Son frère, médecin à Aime, avait épousé M Ue Georgine de Montmayeur. Il est mort en 1877.
Martin Joseph, d’Albertville, ex-élève interne à l’asile de Bassens, mort à Albertville à 24 ans, à la veille de son diplôme et au même jour ou expirait Bally, de Verrens-Arvey, le 14 janvier 1877.
Masset, officier de santé à Saint-Pierre d’Albigny (Annuaire de l’an xm).
Massola Sabin-Josepb, né à Chambéry le 10 avril 1824 ; entré au service militaire le 22 mars 1847, en sa 5 me année d.’études, en qualité d’élève•; du corps de santé militaire, il a pris son doctorat à Gènes le 4 mai 1848. Médecin dès lors dans la. marine royale, il y était sous-aide le 4 juillet 1852 et aide-major de 2 e classe le I e1 ' janvier 1853. Passé à cette date, par permutation, dans l’armée de terre avec le grade de médecin de bataillon de 2 e classé, il entrait, au 1 er janvier 1855, dans la V e classe de son grade. Ayant opté à l’annexion pour la France le 11 juin 1860, il était promu au choix médecin-major de 2 e classe, et affecté, le 10 août 1861, à l’hôpital militaire de Chambéry. Puis il passa en l re classe le 23 juillet 1870, et fut, sur sa demande, mis à la retraite le 10 août de la même année.
Il avait fait dans l’Adriatique la campagne de -
de 1848-49, deux ans de navigation en paix (1850- 1851), la campagne de Crimée (1855-56 ), et celle d’Italie (1859). Il en apportait la médaille d’Italie de Victor-Emmanuel et celle de la reine d’Angleterre (15 juin 1856), celle de Napoléon III (15 avril 1860) ; il était chevalier de la Légion d’honneur le 28 décembre 1868 et chevalier de la Couronne d’Italie le 5 mai 1879.
Quant à ses services civils, les voici :
Professeur de pathologie générale à l’Ecole préparatoire de Chambéry du 21 décembre 1856 jusqu’à la suppression de notre Ecole le 11 juin 1860; président de la Société médicale de Chambéry en 1868-69 et en 1876-77; médecin visiteur des prostituées jusqu’à la suppression de ce service par le conseil communal en 1871 ; inspecteur de l’eau de la Bauche (22 janvier 1878).
Si, avec de tels titres, il demanda et ne put obtenir l’inspection de Challes, c’est bien que ces places ne s’accordent qu’à l’intrigue, et qu’en outre, par deux fois et à deux vacances successives, la jalousie locale préféra la nomination d’un étranger au succès d’un voisin.
Ayant pu nous procurer ces états de services ainsi que ceux du D 1 ' Buthod, nous nous sommes plu à les reproduire comme documents de l’avancement dans le service sanitaire militaire sarde et français.
Outre ses états de services militaires et civils, le D r Massola présentait à l’appui de sa candida-
ture à l’inspection de Challes les publications suivantes :
1° « De l’ergotine dans la diarrhée et dissent terie épidémiques de l’armée sarde en Orient ». (Académie de méd. de Paris, 1856.)
2° « De l’arsenic dans les bronchites chroniques ». (Société méd. dt Chambéry, 1859, p. 84.)
3° Constitution médicale de 1857-58 ». (Journal de méd. militaire, 1858.)
4° « Fracture de la rotule ». (Ibidem, 1858.)
5° « Topographie médicale de Chambéry ».
(Conseil méd. de Paris, 1861.)
6° « Épidémie typhoïde dans la garnison de Chambéry ». (Journal de méd. militaire, 1862.) )
7° Trois cas de fulguration ». (Ibidem, 1864.)
8° « Empoisonnement arsenical, suite decauté-. risation dentaire ». (Ibidem, 1864.)
9° « Les trochisques Vichet dans la coqueluche ». (Ibidem, 1866.)
10° « Thermomètre médical; théorie des vasoj|| moteurs; médication isolante par le collodion élastique ». (Ibidem , 1868.)
11° « Observations cliniques aux eaux de Quilles, en 1874-77.)
12° « Médecine docitrique de Burgraeve » (So-\ ciété méd. de Chambéry, 1876.)
13° « Nouvelle édition de la Monographie des ); eaux de Challes », publiée par la Société méd. de Chambéry.
Massola Alphonse, fils de Sabin , élève du
Val-de-Grâce, aide-major militaire de la marine, mort au Sénégal de la fièvre jaune le 5 septembre 1878. ( Sa nécrologie au Courrier des Alpes du 15 octobre 1878. )
Masson Charles-Dominique-César, de Compesiêres, officier de santé de Paris le 14 brumaire an xi.
Masson Albert-Marie, de Chambéry, d. m. p.
1878. « De la gastro-élytro-tomie ». Thèse dédiée à la mémoire de sa mère et de son oncle « Poupelle » , qui l’a fait élever. Paris, Oct. Doin.
Médecin adjoint à l’Hôtel-Dieu de Chambéry le ' 27 décembre 1878 ; à Saint-François et à la Maternité en septembre 1881; membre correspondant de l’Académie de Savoie en 1881 pour son « Etude sur le paludisme aux environs de Chambéry ».
(Voir la bibliographie de ce travail au 30 juin 1881 du Courrier des Alpes et au 23 juillet de VIndicateur savoisien et le travail lui-même au volume des Mémoires de VAcadémie.)
Matthey ( et non Maffei, comme ont imprimé les Annuaires ), médecin à Saint-Gervais en 1831.
Mathieu (Maître), médecin de Pierre II (le Petit-Charlemagne), à Belley en 1268. (Trompeo, page 28 de ses Archiatri, etc. )
Mauclerc Hippolyte, quoique s’étant beaucoup ; évertué à faire bruit de sa personnalité, n’a pas les honneurs d’une biographie ni dans Larousse, ni dans Michaud. Nous ne recomposons les princi-
pales étapes de sa vie agitée qu’au moyen d’un 1; « Mémoire justificatif du citoyen Maüclerc, chi-c9§i rurgien-major du 5 e bataillon dos côtes maritimes v§|g de l’Ouest» (18 pages in-4°), écrit en prison, à .4 Grenoble, pour incivisme, pluviôse an n.
« Réponse du même officier de santé adressëfJH de Chambéry le 12 mars 1792 à une lettre du | D r Andrieux, de Samoëns. »
Maüclerc habitait Paris dès 1789, et dit avoir 41 été le 5 e à la prise de la Bastille dont il publia la y description.
Il avait, dès 1787 et 88, eu trois ouvrages cou-j^B ronnés par la Société littéraire de Châlons-sui^H Saône, et, en 89, il présentait à l’Assemblée constituante son projet de « Réforme des lois crimi-O la nelles » (GO pages), et la « Traite des nègres i gjl (24pages). Entre temps, il collaborait au « Ton- f m neau do Diogène » ; signalait à l’Assemblée légis-JM lative « les abus des hôpitaux de Paris », et à l’As-1|| semblée populaire de Grenoble « les biens desS||| émigrés ». Il faisait représenter sur le théâtre de cette dernière ville : « le Triomphe de l’Egalité t.-Æk Deux de ses ouvrages (nous ne savons lesquels),/JM avaient été, en 1787, déchirés par lés censeurs 1 royaux. La Société do Chambéry imprima de hn î || une « Lettre contre Simoud » qu’il accusait de-ya violence, lettre qui parait avoir été le principal motif de sa détention à Grenoble. Esprit.turbulent, aussi incommode à scs alliés qu’à ses adversaises ; gfa il subit une autre détention à la Force après la 'Ê journée du Champ-de-Mars.
Sous-aide-major à l’armée des Alpes, chirurgien-major au 64 e , à l’armée du Midi, à Barcelonnette en 1792, à Chambéry avec Doppet, au régiment de Boulonais à Annecy ; il est aux Jacobins de Paris et aux clubs des Amis de la liberté de diverses villes, dont il'préside l’un d’eux.
Mehling. On lit dans un article du Salève (24 février 1884) que le D r Mehling a pris ses grades en France et en Suisse et qu’à la date précitée il venait de Genève s’établir à Saint-Julien.
Megaland, « officier de santé à Moûtiers en l’an xiii... »
D’après les souvenirs d’une de ses nièces, pensionnaire à Saint-Benoît, il avait été chirurgienmajor.
Mercier François, né à Chevenoz, commune d’Abondance, a pratiqué à Thonon. (Voir Caffe, page 528 de 1851.)
Merel Pierre, né à Cruseilles le 16 février 1831, élève au Collège des Provinces, d. m. t. le 9 juillet 1859, pratiquait à Thônes avec un dévouement tout chrétien, et fut tué le 24 janvier 1867 par une chûte de traîneau aux Villards.
Voir Courrier des Alpes, 29 janvier 1867 ; Caffe, p. 64 de 1867 ; Association de la Haute- Savoie, p. 6 de 1867.
Mermet, « chirurgien dès prisons de Chambéry, en survivance de Trépier, place de Lans... »
(Annuaire de 177G).) Est-ce lui ou Louis Mermoz qui figure sous lo nom de Merme au registre de la Grande Congrégation des Messieurs, comme mort en 1781 ?
Mermier Pierre, docteur en droit et en médecine à Talloires en 1622.
Mestrallet Jean-Baptiste, né îi Termignon le 21 mai 1768, mort à Saint-Jean de Maurienne le 29 octobre 1850, chirurgien de Turin on 1798.
Son diplôme, émané du Prieur du collège de chirurgie de l’athénée de Turin, mentionne qu’il a pris les trois examens prescrits le 20 avril 1797, le 17 mai même année et le 13 avril 1798 date du., diplôme qui l’autorise à exercer dans tous les Etats sardes la chirurgie et les opérations chirurgicales. | Ce diplôme a été enregistré au greffe du tribunal de l’arrondissement de Saint-Jean de Maurienne le 2 messidor an xi et le 5 au bureau de la sous-/ préfecture de Maurienne. Il est en latin, écrit sur parchemin.
Mestrallet ne paraît pas avoir beaucoup pratiqué. Il est nommé juge de paix du canton de Lanslebourg par décret impérial du 3 février 1809 et syndic de Termignon par l’intendant Fernex le 15 mai 1818, notaire et tabellion le 20 août 1819 par le roi Victor-Emmanuel I e1 ', puis de nouveau juge de maridement à Lanslebourg le 20 décembre 1822, etc. ( Ces renseignements ont été fournis par son petit-fils Camille Mestrallet, percepteur.)
Michaud Charles, né à Saint-Innocent le 20 juin 1781, y mourut le 13 août 1862. Il avait fait une ou deux années d’études chirurgicales, n’avait pris aucun diplôme, arrachait les dents, et figure comme chirurgien dans Y Annuaire de l’an xn.
Michaud Jean-Clément, né à Samoëns en 1820, d. m. t. en 1845, mort en 1871 à l’Asile de Saint- Jean-de-Dieu de Lyon. Sa biographie est dans Caffe (n° du 10 juillet 1871), dans les comptes rendus de Y Association (1871, p. 6 et 10-11).
Médecins des prisons, il fut destitué en 1860 pour un punch séparatiste offert aux officiers français (Gaz. lieb. de chirurgie, 1 er juin 1860). Il fut vaccinateur (1 er avril 1863), membre du Comité ^ départemental d’hygiène , médecin assermenté , adjoint aux hôpitaux jusqu’à ce que les taquineries du D r Carret l’en eussent exclu, médecin des pauvres dès 1854 à 1871. L’un des organisateurs de ce service comme membre de la Société médicale, il mit 500 francs à sa disposition pour secours aux convalescents. De même, il abandonna au service de bienfaisance les honoraires qui lui étaient alloués pour soins aux cholériques. Il rédigea le Tarif pharmaceutique adopté par le bureau de bienfaisance de Chambéry. (Puthod, 1869.)
D’une activité qui devint à la fin pathologique, d’une facilité d’écrivain égale à sa rapidité de conception, d’un cœur chaud et dévoué, il fut, avec Revel père, le plus efficace fondateur de Y Association départementale et son secrétaire de 1862 à
1869; il en rédigea avec autant de charme que de vigueur les comptes rendus, le mémoire l’Assistance médicale rurale (1868) et les ordres du jour. De même, à la Société médicale dont il fut secrétaire de 1854 à 1858, et à laquelle il communiqua sans relâche sur les épidémies, la déontologie,, les honoraires, les poêles en fonte, le cannabis indien (Bulletin, III, p. 37).
Entraîné par sa passion pour « -redresser les torts » , dans des luttes ardentes où ses adversaires ne se firent pas faute de dépasser les bornes académiques et confraternelles, il subit à 49 anscertaines fatales prédispositions à la manie et au. ramollissement cérébral.
Outre ses publications officielles, il donnait de fréquents articles aux journaux du pays. Il écrivait dans le Courrier de Savoie, sous le pseudonyme de Levert. Il a donné ses lettres parisiennes :
« La spécialité, les spécialités, les spécialistes » ■ (Courrier des Alpes, passim). A propos de « dégel et de médailles dégelées.» (Courrier de Savoie, 7 février 1867 ), signe Lannoy de Gall.
« La chasse au canard, nouvelles pharmaceutiques » ( Courrier des Alpes, 28° année, n° 15 ).
« Les médecins de Savoie et la France médicale » (Courrier des Alpes , 1 er janvier 1867). « Taxe des honoraires des médecins pour rapport et expertise légales » (Courrier des Alpes } 31 décembre 1868 et 2 janvier 1869). « Réponse à l’Ermite de Cluny ». « Rappel à la Commission pour les
■ vaccinations ». « Plaintes d’un Anglais » (Courrier des Alpes , 30 septembre 1864). « Sur le service des indigents à Chambéry » (Courrier des Alpes, 3 décembre 1867).
Michaud Jean-Baptiste, chirurgien, bourgeois de Thonon. Nous voyons (Biog. Dessaix, par Folliet, p. 441) sa veuve, Louise Gentoz, épouser, à Thonon, le 30 janvier 1702, Philippe Dessaix, qui émigra de Marignier à Bonneville, puis à Thonon, et devint le père d’André-Joseph, maître chirurgien.
Michaud Joseph-Abraham, docteur en médecine à Thonon, proto-médecin, syndic de Thonon en 1738,1742,1743,1746 et 1753. En 1742, il fut délégué avec M. deSonnaz d’Habères, l’autre syndic, auprès de dom Philippe pour demander un allègement aux réquisitions dont la ville avait été frappée. Mémoires et documents de l’Académie chablaisienne, I, p. 116, etPissard, Hist. de Thonon, page 284.
Michaud Maurice, docteur en médecine à Thonon, l’un des syndics de cette ville en 1718 et en 1727. (Acad, chab., I, p. 115 et 166.)
Michaud... vivait à Thonon en 1823, y exerçait.
Michael (maître) , « physicien et astrologue » , soignait les pauvres amore Dei, médecin de la ville de Chambéry en. 1411, après Jean de Ferrière. (Ménabréa, Histoire de Chambéry. ) Est-ce le même que Michaël de Verrutis ?
Michel Jean-Baptiste, médecin, de Moûtiers, émigré en' 1793. (Listes de l’émigration du départe-’ ment du Mont-Blanc, dè l’an n à l’an vu.)
Michel, médecin et astrologue, au service d’Amédée VIII, en 1415. (Cibrario. Specchio cron .) Est-ce le même à la femme duquel la princesse Yolande donne pour étrennes, en 1466, un anneau d’or garni d’un rubis ? ( Dufour et Rabut, Orfèvres, p. 99.)
Michon Jean-Alexandre, d’Onnion en Faucigny, suivait les cours de 3 e année à Chambéry, en 1830, et fut reçu docteur à Turin le 14 août 1837. Figure parmi les praticiens de Modane de 1866 à 1878.
Milliard Claude, maître chirurgien à Chambéry , natif d’Aoste en Dauphiné, 1730, 1746. (Reg. de l’état civil de Chambéry.)
Millias, est porté à Y Annuaire de 1776 comme . médecin, domicilié au faubourg Montmélian à Chambéry.
Million Prosper-Gabriel, né à Chens, canton de Douvaine, en 1817 et élève des Jésuites à Brigg.
Il commença ses études médicales à Lyon en 1837, passa à Montpellier en 1838 et à Paris en 1839 jusqu’en 1841, où il revint à Lyon concourir pour l’internat. Après son stage, en novembre 1846, il prit son doctorat à Paris. En 1851, il était nommé au concours médecin des hôpitaux de St- Etienne; il y devint en 1856 médecin de la ma-
nufacture d’armes, et reçut en 1874 la décoration de la Légion d’honneur.
Million Gabriel-Alexandre, frère de Prosper- Gabriel, né comme lui à Chens en 1821, a fait ses études scolaires chez les Jésuites, d’abord à Brigg, puis à Mélan.
Il commença ses cours de médecine à Montpellier en 1840, vint à Lyon en 1841, y fut lauréat,
• 1 er prix en 1843, et reçu interne la même année, se rendit à Paris en 1848 pour y présenter sa thèse doctorale le 29 mars. Revenu à Evian, il fut membre du conseil d’hygiène de l’arrondissement en 1869, médecin-inspecteur d’Evian en 1875.
Million Jean-Pierre, de Megève, où il débuta après avoir pris son doctorat à Turin le 4 juillet 1830. Il passa plus tard à Chamonix où il est mort.
Millioz Humbert, né à Saint-Pierre d’Albigny le I e1 ' décembre 1770, y est mort le 12 septembre 1826. Après avoir d’abord reçu, le 6 ventôse an xi, un certificat de capacité, il prit à Paris, le 10 germinal an xii son diplôme de docteur, enregistré à la préfecture du Mont-Blanc le 22 floréal an xii, et au tribunal le 24. Sa thèse était intitulée : « Essai sur le scorbut qui a régné à Alexandrie en Egypte, pendant le blocus de cette place, en l’an ix, présentée et soutenue à l’Ecole de médecine de Paris le ....pluviôse an xi, par Humbert Millioz, médecin et chirurgien de l re classe Mes armées ». Paris, imp. Bossange, Masson et Besson, an xi (1803),
37 p. in-8°. Le 4 ventôse an xn, la Société de médecine de Marseille le nommait correspondant.
Ses états de service, délivrés à Paris le 1 er pluviôse an xi, établissent qu’il fit les campagnes de 1793 comme médecin do 3 e classe et fut au siège : de Toulon. Il fut attaché à l’hôpital militaire de Toulon, médecin de 2 e classe durant les années ii < à v. Promu en l re classe le I e1 ' floréal an vi, il était à la prise de Malte, au premier débarquement, à la prise d’Alexandrie, aux batailles de Chébrais, : des Pyramides, de Salabée, aux sièges d’El-Arich, de Jaffa, d’Acre, aux batailles du Mont-Tabor, d’Aboukir (an vu), d’Héliopolis (30 ventôse an ix) et d’Aboulcir, au blocus d’Alexandrie.
Nommé en l’an x à la 72 e demi-brigade comme chirurgien de 2 e classe, il protestait par lettre du 9 germinal au Conseil de santé des armées. La réponse signée Parmentier, Coste et Heurteloup ( ii germinal) constate qu’en Egypte le nombre des titulaires de l re classe étant alors illimité, per-” mit au médecin en chef de l’armée d’Orient de lui délivrer une commission de T'° classe en récoin- pense de son zèle; mais, aujourd’hui, le nombre étant fixé à 60, plusieurs chirurgiens distingués promus en T' e classe avant même que Millioz fut au service ont dû redescendre en 2 e . On lui offrait, toutefois, de l’employer dans le grade qu’il avait eu en Orient s’il lui plaisait de s’embarquer pour Saint-Domingue.
Par sa lettre datée de Paris, rue de Seine. 115,
hôtel de France, 15 germinal, il refusa soit l’expédition de Saint-Domingue, soit la 72 e demibrigade.
Miramond, officier de santé de l’Ecole de Paris (16 mai 1825), devenu propriétaire en Savoie par acquisition du domaine Raymond , à Fournet (Méry), y signait : docteur médecin; y est mort vers la fin de 1877, était de Pontoise.
Moiroux, né à Yenne, obtient en juillet 1883 une des deux places de médecin des enfants assistés du canton d’Yenne. Le docteur Lathoud qui avait l’autre place ayant obtenu que la préfecture rapportât le décret qui répartissait les services sanitaires du canton en deux moitiés et ayant été nommé seul, Moiroud quitta Yenne et devint médecin de l’usine de Tenay (Ain). Il avait la réputation d’être exact, laborieux et rangé.
Monroe Marie-Charles-François, né à Lyon le 22 mai 1852, fils çle M. Henri Monroë actuellement Premier Président de la Cour d’appel de Chambéry; d. m. Lyon du 6 août 1879. Thèse :
Du Drainage capillaire par les crins, veuve Chanoine, Lyon, 1879. Cette thèse a été traduite en espagnol par le D r Baldomero Gonzalez Alvarez, de Madrid.
De l’action des Eaux thermales d’Aix-les- Bains dans le traitement de la sciatique, in-8°, 42 pages, Genève, imp. genevoise, 1888.
Le D r Monroë est médecin-adjoint de l’hôpital
d’Aix-les-Bains et membre de la Société savoisienne d’histoire et d’archéologie.
Mollard Léon, de Bassens, docteur de Turin en 1834, devenu riche par son mariage avec M lle de La Croix, et valétudinaire, avait à peu près renoncé à sa profession pour s’occuper d’agriculture dans son beau domaine de la Cluse (St-Alban), où il est mort en juillet 1864. 11 avait coopéré à la. fondation de la Société médicale de Chambéry.
Son fils, élève de l’Ecole des Chartes, est bibliothécaire d’Auxerre et archiviste de l’Yonne. (Voir Galle, 1884, p. 335.)
Mollard Charles-Louis, né ci Chambéry en 1789. d. m. p. le 22 mai 1815, mort le 5 février 1865. Sa thèse sur « l’hygiène des femmes enceintes » , dédiée au D 1 ' Rev, préludait à sa spécialité d’accoucheur apprécié.
Il fut nommé médecin des aliénés le 28 juin 1827 avec obligation de deux visites par semaine au Betton : l’appointement était de 1,20.0 fr. Il y fut remplacé en 1829 par le D r Dianand, qui accepta la résidence devenue nécessaire.
Il fut l’un des fondateurs de la Caisse d’épargne de Chambéry et l’un de ses plus zélés administrateurs dès avant 1837 , et devint, le 8 mars 1849, l’un des vice-syndics de Chambéry.
Président aimé de la Société médicale de Chambéry et de notre Association départementale, sa biographie se retrouve à la page 6 des Comptes
rendus de cette Association (1865) ; aux 7 février 1865 du Courrier des Alpes, et 8 du Courrier de Savoie et encore 21 mai de ce journal ; à la page 80 de Cafïe (20 février 1865), au Lyon médical des 16 février et 1 er mars ; au Léman du 12 février, au Bulletin de mars de la Société centrale d’agriculture.
Mollard Pierre. Les archives Le Blanc mentionnent un médecin de ce nom à Moûtiers en
Molloz Jean-Dominique-Marie, d. m. t., médecin juré du duché d’Aoste, auteur d’un « Traité des eaux de Courmayeur » (Genève, 1728), analysé par Bonino. (II, 825, et mentionné par Mont-Réal, ms. 2 e fol. 221 et T. Chap., 68 du 2 e .)
Nous le nommons ici quoique Yal-d’Aostain, soit pour le mérite de son ouvrage d’hydrologie, soit parce que cette province a, comme la Savoie, formellement défendu sa langue française jusqu’à 1860 et même 1870.
Monard Jean, d’Aix-les-Bains, interne par concours aux hôpitaux de Lyon, d. m., lauréat du prix Gerd.il en 1877, il a renoncé à ce bénéfice à la fin de 1879 après avoir publié « Contribution à l’étude de la détermination du principe sulfuré des eaux minérales de Bagnère-de-Luclion. » ( Paris, 1879, chez Delahaye.)
Il a inséré dans Y Echo des villes d’eaux (août 1878) : a Valeur thérapeuthique des phosphates »
et (octobre même année) « Une excursion- à Brides et Salins. Le Lyon médical (juillet 1880) a donné son travail remarqué sur « la métallothérapie en 1820 » , dans lequel il restitue au docteur C.-H.-A. Despines sa part légitime, et réduit à leur valeur relative les expériences du docteur....
En automne 1881, il était envoyé au Sénégal en mission scientifique pour y étudier la fièvre jaune.
Membre de la Société médicale de Chambéry le 17 décembre 1879; de l’Association départementale mai 1880; volontaire en 1870 dans les Chasseurs des Alpes, il a obtenu la médaille militaire « pour un an de service, une campagne et une blessure.
Monnet Laurent, docteur et chevalier, membre de la Société philanthropique savoisienne, sous n os 494 puis 148, est inscrit à Paris, rue de Londres, 7. Toutefois, nous le trouvons en septembre 18. ., â Turin, complimentant à son passage Thiers à la tête d’une députation de la colonie française.
Mons Etienne (Montius), savoyard, professeur et médecin au xvi e siècle, a publié :
« De his quæ ad rationalis medici disciplinam, laudes et prœmium pertinent libellus » , in-4°, Lyon, 1537.
« Annotationnes in errata recentiorum medi- : corum ». (Ms Mont-Réal.)
Mons Jérôme, professeur au xvT siècle, fils de
Etienne, suivant d’autres de Sébastien, a beaucoup publié de 1534 à 1567 ; a été médecin et conseiller d’Henri II, ami de SympKorien Champier.
A publié entre autres :
1° « Anasceve morborum », 3 v. Lyon, chez Jean de Tournes, 1560, in-8°;
2° « La médecine pratique ». Venise, in-8°, 1624.
3° « Le voyageur, soit l’itinéraire »;
4° « De admirandis facultatibus quarum causse latent, centuriæduo ».
| 5° « Selecta aliquot in aphorismos reducta », en
3 sections, suivies d’une déclamation contre la louange de la médecine, par un impie Erasme.
Rotterdam ;
6° « Un petit livre de la discipline » , savoir : louanges, conseils et récompenses de la médecine;
7° « De la médecine théorique », 1 v. Lyon, chez J. de Tournes et Pujey, 1556, in-8° ; .
8° « De re medicina, sex sermones (sectes, disciplines, devoir, excellence, conseils, stipendia des dogmatiques ; différences et jugements des humeurs »). Lyon, chez Trecsel, in-8°, 1534 ;
9° v Deux commentaires de la science active de la médecine ». Lyon, de Tournes, in-8°, 1567. (Le premier, de la salubrité pour prolonger la vie ; le second, des canons universels pour la cure) ;
i0° « Compendium très réduit de la science de la cure ». (J. de Tournes, 1556, in-8°.) On y a joint : Sylloge des purgations ;
11° Halosie des fièvres qui sont les plus graves
des maladies », liv. 10. Lyon, in-4°, 1556, J. de Tournes ;
12° « Les secours de la chirurgie pour les affections qui exigent une cure subite » ;
13° « Les cures du mal vénérien et des maux qui l’avoisinent ». (Ibid) ;
14° « Des fièvres des enfants et de la plupart des autres maux ». (Ibid)-,
15° « Un livre du mal français », Tournes et Pujey, 1558, in-4°.
Nota. Les n os 11,10, 9, 12, 1, 2, sont attribués par la Bibl. des scien. méd. de 1820 à Jérôme de Monteux ou de Monteus.
Montagni Hyacinthe, chirurgien à Chambéry, 1748 (Etat civil).
Montfalcon Louis-Apollonie, originaire du Pont-Beauvoisin, frère du général Montfalcon,,■ baron de l’Empire, oncle du baron maire de Compessières.
Le docteur Montfalcon (le savant historiographe, bibliothécaire de Lyon, s’orthographie Monfalcon et a prénom Jean-Baptiste). Est né'vers 1760. On voit son nom parmi les souscripteurs du Dictionnaire de Grillet (1807). Son diplôme est del Turin (1787); il s’établit ensuite à Carouge. (Dictionnaire des médecins français, p. 266-7.)
Voir Mont-Réal, ms., IV, 92, et T. Chapperon, II, 23, qui renvoient à la Bibl. britannique.
Montgellaz Pierre-Joseph, né à Flumet en
1795, d. m. p. 1820, et d. m. t. 1822, mort le 9 mars 1860. Sa thèse (Paris, 14 août) sur les « Irritations intermittentes » , a été reproduite en 1821, en 2 vol. in-8° (Paris), et a eu une nouvelle édition en 1839.
Il avait en outre publié en 1828 : « Art de conserver la santé et de prévenir les maladies héréditaires » , et « Reflexions sur la nature et le siège des affections convulsives, comateuses, mentales », etc.
Député cinq fois élu par le canton de Reignier ■ où il résidait, il a des articles nécrologiques au Courrier des Alpes (n° 126 de 1860) ; Caffe, 30 mars; Académie de Savoie, vol. IV e 1861, page lxvii. Larousse lui consacre dix lignes, ainsi que Michaud; mais tous tous deux parlent plus spécialement de sa femme, Fanny, nièce du célèbre doyen de la Sorbonne, Burnier-Fontanel.
Fanny Montgellaz (1798-1830)^ auteur de Y Influence des femmes », avait débuté par Louis XVIII et Napoléon aux Champs-Elysées sans nom d’auteur, qu’elle écrivit au bénéfice de la grande souscription en faveur des Grecs, en 1825 chez la veuve de Bertholet, à Arcueil, et qui rapporta 1,200 fr. Cette note peu connue est tirée d’une lettre écrite par le docteur au bibliothécaire Bouchet, le 16 novembre 1845. Voir Larousse, Michaud, Caffe et Hemrion. (Annuaire biographique.)
Mongellaz Joseph, fils de Pierre-Joseph, d. m. t.
le 30 août 1858, avec une thèse de 32 pages in-4°, chez Speirani : « Considérations sur l’hérédité dan s les maladies ». Membre du conseil d’hygiène en 1869, maire de Reignier et conseiller général, il a quitté Reignier en 1880, passant à Genève; mais les élections municipales de mai 1884 le reportent en tête.de liste et à la mairie.
Monthoux, chirurgien à St-Michel, en l’an xii‘
Morard Ignace, d. m. en 1573, propriétaire à Bellecombe-le-Bois (Tarentaise), portant pour armoiries une tête de maure... Sa famillo avait cons-': triiit un château à Moûtiers, sur l’emplacement qu’occupe actuellement le clos Du Verger, et qui avait passé d’un Pierre des Cours aux comtes de Savoie. (Archives Le Blanc.)
Moret Joseph-Eticnne-Hippolyte, de Sallanches, d. m. m. 10 messidor an xii.
Moret Louis, de Magland, d. m. t. le 20 ou 30 juillet 1829 ; exerceat le 29 décembre 1834.
Mottard Antoine, Saint-Jean de Maurienne, n. m. t. 11 juillet 1833, médecin des eaux d’Echaillon, vaccinateur, magistrat sanitaire, médecin des, épidémies pour lesquelles son rapport de 1877 lui valut une mention honorable (1880) ; absorbé par une pratique des plus actives, appelé en outre par la confiance de ses concitoyens à la mairie et au conseil divisionnaire (1859), Mottard a trouvéencore le temps de publier, soit dans les journaux,
soit à part, un « Annuaire d’observations météorologiques » paru de 1835 à 1843; « Reflexions sur la petite vérole et la vaccine » (1839) ; « Extraction de l’huile des pépins de raisins » (1839) ; « Notice historique sur Fodéré » (Chambéry, Puthod, 1843) ; « Nécrologie du docteur Dupraz » (Courrier des Alpes , 1857) ; « Les fonctionnaires "forcés à là résidence dans les foyers cholériques •», etc.
Président de la Société d’archéologie de Maurienne , il a enrichi de plusieurs communications cette institution fondée par lui ; conservateur du jardin d’acclimatation Bonafous.
Son 50 e anniversaire professionel a été fêté par tous ses amis dans une réunion spontanée dont le Courrier des Alpes a donne le récit, le 26 juillet
Mouthon Joseph-Marie, de Burdignin? médecin à Taninges, en vertu d’un certificat de la préfecture du 15 messidor an xi.
Moyettaz Eugène, à Thônes, d. m. m. 18 mars 1872, médecin des douanes, membre de l’Association.
Mugnier Claude, maître chirurgien à Chambéry en 1743 et en 1746. (Reg. état civil.) Le docteur Salomon était à cette dernière date parrain de son fils.
Mugnier Claude-Eugène, de Bellecombe en Tarentaise, d. m. p. mars 1865, médecin de la
Comp ie des paquebots transatlantiques, décembre 1868, et attaché dans une situation importante au Canal de Suez «par la bienveillance motivée de Ferdinand de Lesseps en mai 1882, il avait débuté à Moûtiers, et se trouve mentionné par Trésal dans le numéro du 16 juillet 1865 de son journal, Brides-Salins.
Notre Association départementale l’avait élu conseiller en 1866.
Muratore Antoine, chirurgien de profession, fils d’un cabaretier d’Asti, époux de certaine Marianne Muratore, détenue à Miolans pour sorcellerie. (Miolan, prison d’Etat, p. 197.) Elle l’avait, quitté pour suivre un vagabond et se tua en se précipitant du haut des remparts.
Naussac Hyacinthe-Charles-Emmanuel, d’Yenne, d. m. p. 8 avril 1868, établi dans son pays natal, il partageait en 1880 l’inspection des enfants assistés avec le D 1 ' Delavenay; mais, bientôt après, il allait occuper le poste de médecin-adjoint à l’hospice de St-Jean-de-Dieu, près Lyon, où il est mort le 28 février 1883, âgé de 40 ans. La nécrologie de cet estimé et sincèrement regretté collègue est à la page 14 du Bulletin de notre Association, et : au Lyon médical.
Neyret Jean-Claude, né à Lescheraines ie 18 avril 1778, mort le 31 février 1864; maire de sa
! commune, représentant de son canton au Conseil provincial; ce « patriarche des Bauges » a sa biographie dans le Bulletin de l’Association (Dauphiné médical J 1864, et tirage â part, et Léman du 12 février 1865). Mon hommage à ce vénérable ami a été analysé par Caffe (p. 94). (Voir aussi le Courrier des Alpes du 20 février 1864.)
Jean-Claude était fils d’un médecin Charles- Claude, cité par Fleury, dans son ouvrage sur la Boisse (p. 35).
Il a eu lui-même un fils médecin, Julien, d. m. t. de 1831, mort en 1862. (Voir Caffe, p. 159.)
Un quatrième du même nom, mais de Gy en Genevois, avait commencé ses études médicales en 1830 à Chambéry, mais il ne paraît pas qu’il ait continué.
Neyret Victor-François, de Faverges, où il pratique après avoir débuté en Bauges, d. m. p. 1 er septembre 1870, mort en 1884 à 44 ans.
Neyrod Louis, de Chaumont, diplômé en chirurgie à Turin en 1767, a pratiqué dans son pays natal au-delà de la fin du siècle. (Dictionnaire des médecins français } p. 268.)
Noël Claude-Marie, né à Thonon en 1798, y a pratiqué dès son doctorat pris à Paris le 24 juin 1826, et complété par l’Exerceat le 11 décembre 1834. Il est magistrat sanitaire en 1858 et meurt en 1865? (Voir Caffe, cette année, p. 320.) '
Un autre Noël signe, comme « chirurgien con-
sultant de l’armée » , au diplôme de François Rémond, à Chambéry, l’an n.
Novel (dit Catin), né à la Rochette, aide-major à la brigade de Savoie en 1835; appliqué à l’hôpital militaire de Chambéry, avec Rophile, en, 1842; mort à Alexandrie où il avait pris sa retraite en 1848.
Nycolas, physicien de Nice, vient à Ivrée traiter le duc Philibert atteint de la pierre, février et mars 1474. (Yolande, p. 100 et Orfèvres.)
Obriot (dit La Palme), d’où l’on fit plus tard : Aubriot de la Palme-Etienne Louis, chirurgien, né à Oréancey en Bourgogne, se maria à Chambéry ; y faisait baptiser un premier enfant en 1707 ; y avait perdu, le 30 novembre 1706, un frère? André.
Origan (allias Oregan) N. Jacques, d. m., né à Kisach en Irlande, marié à Chambéry le 3 août 1709, à M Ue de Dalmas (ms. T. Chap.), signe, le 19 août 1722, « médecin du Roy de Sardaigne » , un certificat pour Y Eau Dardel.
Orsat Claude, « chirurgien et apothicaire, à « Rivière-Enverse ». (Certificat préfectoral du 15 messidor an xi.)
Paccard Michel - Gabriel , né à Chamonix , d. m. t. le 16 juin 1779, membre correspondant de
l’Académie des sciences de Turin le 13 mars 1785.
Paccard a publié en 1786 : « Premier voyage à la cime de la plus haute montagne du continent ». Son portrait, par Bakler, d’Albe, conservé à la maison commune de Sallanch.es, porte en épingle i « Scendit inaccessos brumali sydere montes ».
Voir : Grillet, I, 217, et II, 197 ; Bonino, II, 472; Dictionnaire des médecins français, 267; Bourrit, Voyage à la sommité du Mont-Blanc , 1786; ms. T. Chap., 4 e du IV e , et Mont-Réal, III,
Paccard fit cette première ascension du Mont- Blanc en 1786, avec Jacques Balmat : Saussure et Bourrit l’avaient tentée inutilement en 1785.
Pacotte François, d. m. m. 15 décembre 1868, domicilié à Aix jusqu’en 1879, où il vendit sa maison au D r Roë, et prit, l’année suivante, la direction de l’établissement hydrothérapique de Serins, à Lyon en 1880.
Paget Antoine-Marie, de Montmélian, d. m. m.
25 juin 1874; membre de l’Association départementale.
Palmerins , né à Florence, médecin d’Amédée VI et de la ville de Chambéry de 1355 à 1362.
. (Voir Dufour et Rabut, Mêm. et doc. de la Soc. savoiv. d’hist. et d’arch. , tome XIV, p. 18.)
La ville de Chambéry s’adressa à lui pour em-
prunier 300 florins afin de les offrir au comte Vert à l’occasion de sa réception de chevalier.
Pannerin, d’Hauteville, â la Rochette en 1714.
Panthot Jean-Baptiste, né vers 1640 â Lyon, a publié :
« Dissertation sur l’usage des bains chauds principalement sur ceux des bains d’Aix en Savoie », in-4°, Lyon, 1700. Bonino le croyait Savoyard.
Panvin Amédée, médecin do Son Altesse au château de Montmélian en 1700. Il reçoit en 1716, sur déclaration du contrôleur général, une somme de 8 livres, 2 sols, 4 deniers pour approvisionnements, etc. (Dufour et Rabut, Montmélian, -place forte.)
Parpaglianus, Parpalian Michel, de Seyssel, professeur de médecine, a traduit Caton sous ce titre : « Paraphrase sur les ouvrages de morale de Caton » ; Lyon, 1546.
Parpalian Bernardin, conseiller du duc Charles-le-Bon, fut envoyé par le prince de Savoie à Rome pour remercier le Pape de l’érection de Chambéry en évêché.
(Voir sur les deux Parpaglian ms. Mont-Réal, Bonino, Michaud, etc.)
Pascal Hugues, médecin du comte de Savoie Amédée VIII, en reçoit 40 coupes de froment.
(Compte du châtelain de Gex, 1406-7. Archives de la Côte-d’Or) .
Pascal François-Guillaume, médecin à Domène, né en 1753, marié à Marie-Anne Bertrand, fille de Charles Bertrand, avocat à Chambéry.
Un Pascal A., médecin du couvent et de l’hôpital de la Grande Chartreuse, médecin cantonal à St-Laurent-du-Pont (Isère), a publié dans ce siècle-ci un prospectus sur ses pilules végétales : « Traitement spécifique et curatif du rhumatisme et de la goutte. »
Pasteur, médecin à la Chambre en 1844, n’avait pas pris ses grades.
Payot Joseph-Marie, d. m. m., est né à Bourg- Saint-Maurice et mort le 30 novembre 1880, à Saint-Laurent de Chamousset. Sa thèse, imprimée en 1846, a pour sujet : « Essai sur la chorée ».
Il a d’abord pratiqué auprès de son oncle Billiottet, puis à Saint-Laurent de Chamousset. L’oncle et le neveu étaient tous les deux bien doués, le neveu, encore plus que l’oncle, avait une grande facilité d’élocution.
Payot...., médecin à Sallanches, fut reçut dans l’Association médicale en 188g.
Pelletier Jacques, du Mans, était médecin, mathématicien et poète, a été attiré à la Cour de Savoie par la duchesse Marguerite de France, épouse d’Emmanuel-Philibert. Il a parcouru la Savoie et a publié à Annecy, chez Jacques Bertrand en 1572, un long poème intitulé : la Savoie,
dont Joseph Dessaix a donné une seconde édition dans le premier volume des Mémoires dé la Société savoisienne d’histoire et d’archéologie. Bonino et Grillet font erreur sur la date de ce poème qu’ils mettent en 1600.
Pellissier (alias Pellicier), d’Evian, d. m. t. en 1833, mort en 1848 ; exerçait à Evian.
Pelloux Pierre-Josepli, né à la Roche, d. m. t. en 1777, a exercé à la Roche. (Voir Dictionnaire médical , p. 267.)
Pelloux Joseph-François, fils du précédent, d. m. t. en 1821, année où il prit part aux tentatives constitutionnelles et fut exilé avec Coster, Pellegrini, Santa Rosa, Collegno, etc., conseiller général en 1860. (Voir Cafîe, page 16 de 1867. ) Pelloux est mort. en 1867 ou en fin de l’année 1866. Il avait été maire de la Roche où il était très aimé; ses fils Louis-Jérôme et Thomas-Léon ont fait partie de l’état-major de l’armée d’Italie en 1878.
Pelloux Thomas, de la Roche, non diplômé, exerçait avec un certificat du préfet de Bonneville du 7 prairial an xi. Nous ignorons sa parenté avec les précédents.
Perraud ou Perrand , docteur-médecin de Mgr de Bernex, évêque d’Annecy en 1734. (Vie. de Mgr. de Rossillon de Bernex.)
Perret Jean-Jacques, né à Aix-les-Bains le 25
janvier 1762, mort au même lieu le 24 mars 1836.
Le D r L. Bouvier a fait sa biographie (Assoc. Jlorim., 8 janvier 1852; voir encore Bulletin des eaux d’Aix, par Constant Despines, Annecy, 1830 ; Larousse et Michaud.)
Perret C.-François, d. m. t. en 1831, mort en 1865, à 58 ans. Il étudiait à l’Ecole de médecine de Chambéry en 1830; a exercé à St-Pierre d’Albigny. 11 était conseiller général en 1869, il s’occupait d’horticulture.
Perret Eugène, nommé officier de santé à Strasbourg 7 novembre 1866, a exercé successivement à Flumet en 1866, à Thônes en 1867, à Sallenôve en 1882, à Cluses en 1883.
Perrier Pierre-Marie-François, né à Taninges, chirurgièn et apothicaire avec certificat du préfet du 15 messidor an xi.
Le Dictionnaire des chirurgiens français cite (page 364) un Perrier Pierre-François, chirurgien de Turin, 1772, exerçant à Saint-Pierre d’Albigny, breveté chirurgien du fort de Miolan en 1771 par Victor-Amédée, et qui aurait exercé pendant plusieurs années à l’hôpital militaire d’Aix, et enfin qui aurait été nommé inspecteuradjoint des eaux d’Aix par arrêté du 8 vendémiaire an ix. Ce doit être le même que Pierre- Marie-François.
Socquet, dans VAnalyse des eaux d’Aix, men-
tionne un Perrier dont il ne donne pas le prénom, officier de santé à Aix en l’an xm.
Perrier, médecin à Albertville, y exerça vers 1833 et mourut à Saint-Gervais. C’était le frère de l’avocat Perrier, juge de paix à Chamoux.
Perissin François, d’Annecy, d. c. t. le 15 mars 1786.
Perissoud Jean-Marie, né à Thusy (Rumilly), d. t. 23 janvier 1834, exerçait à Annecy, mort le 8 avril 1872. (Voir Cafïe, 15 janvier 1873 ; Association médicale , 1872, page 9 et 1873, page 8.) A laissé mst un livre de famille.
Perollaz Marie, de Sallanches, d. m. t. 18 octobre 1784,
Perrotin Alphonse, de Chambéry, d. m. p.
« Des injections hypodermiques d’ergotine ». Parent, 1881, 50 p. in-8°. Avait commencé ses études à Lyon et à Grenoble, adjoint aux hôpitaux de Chambéry en 1883.
Perrotino, docteur-médecin piémontais, qui, après avoir servi dans l’armée sarde, a exercé pendant 14 ans la médecine civile à Chambéry où il a laissé d’excellents souvenirs jusqu’en 1858, année où il quitta Chambéry pour se reposer. Il est mort à Acqui en juillet 1862. Avait reçu la croix des saints Maurice et Lazare et la médaille de la valeur civile.
Perroux Jacques, bourgeois d’Annecy, méde-
cin à Chambéry est obligé de vendre son mobilier pour payer une dette envers le marchand Mathieu. ( 7 juin 1735, minutes du notaire Genin.)
Péthellaz Angel-Balthazard-François-Joseph, né à Lanslebourg (Savoie) le 13 juillet 1852, d. m. m. , médecin de l re classe de la marine, no mm é chevalier de la Légion d’honneur par décret du 7 juillet 1885, actuellement (1888) médecin en chef de l’hôpital du Pénitentiaire de Saint- Laurent-du-Maroni, à la Guyanne.
Thèse de doctorat : « Etude sur une épidémiede choléra observée dans la province de Haï- Dzuong (Tonkin) ». Montpellier, Firmin et Cabiron,1887.
Petit Alix, de Saint-Jean de Maurienne, né en 1783, mort à Paris le 23 avril 1860, élève de Daquin. (Voir Caffe, 1860, p. 165, article reproduit par la Savoie.) Sa thèse, soutenue à l’Ecole de médecine de Paris le 11 décembre 1806, est intitulée : « Propositions sur divers points de médecine et de chirurgie ». Il a légué ses livres et ses manuscrits à la Société médicale.
Petit Maurice, de Saint-Jean de Maurienne, d. m. t. 8 août 1850, a exercé à Saint-Jean de Maurienne, puis au Châtelard. Il a été conseiller général. Il a donné sa démission de l’Association parce que Bouchet allait au Châtelard.
Petit Joseph, né à Chambéry en 1814, a étudié à Turin en 1838, a exercé à Albertville, proto-
médecin en 1847, vaccinateur en 1863, mort à Aix chez le D 1 ' Blanc, le 13 juillet 1869, à 55 ans. (Voir Association, 1871, p. 6; article par Brachet.)
Petit Laurent, père' du précédent, était chirurgien et dentiste à Chambéry, chirurgien de Turin 1789, fut contrôleur des banquets de la loge des Amis réunis.
Petit Joseph, de Tresserve, d. m. p. 28 juin 1868; exerce à Aix, conseiller général.
Petit Eugène, de Chautagne. Thèse à Paris en 1878, sur la « Méningite dans l’endocardite », avait étudié à Grenoble, Lyon et Paris. Frère du curé de Cognin, fixé à Saint-Pierre d’Albigny en 1879.
Petitjean Joseph-François, docteur en 1818 ou” 1820, mort à Moûtiers en mars 1865, à l’âge de 67 ans, médecin de l’hôpital des prisons, vaccinateur, membre de l’Association médicale. (Voir Caffe, 1865, p. 176.)
Petrus de Albiaco, phisicus. (Voir Académie,■ : tome II des Documents, p. 415.)
Petroz Cl .-Henri, né à Montmélian le 2 novembre 1788, n. m.- p., pharmacien à. Paris où il est mort le 10 janvier 1867. (Voir Albrier, -Soc. cl’hist., tome XV, p. 400; Caffe, 1868, p. 112.)
Petroz Antoine-Pierre, fils d’Henri, mort à 29 ans, d. m. p. en janvier 1854.
Petroz Antoine d. m. p. 1808, né le 2 juillet 1781, à Montmélian, naturalisé le 3 octobre 1831, mort le 29 août 1859 à sa campagne de Plessy- Bouchard (Seine-et-Oise). Son secrétaire, de 1851 à 1859, Crétin, aussi dé Montmélian, a publié en 1864 : « Etudes de thérapeutique et de matières médicales », de Petroz, précédées d’une biographie étendue. (Caffe, 1859, p. 532, la biographie de Michaud et Larousse.)
Peysson, collègue de Songeon en Pologne, mort à Lyon le 22 mars 1848. (Voir Gazette médicale , avril 1848.)
Peytavin Joseph-Emile, né aux Chapelles en Tarentaise, étaitneveu du cardinal Billiet,. d. m. m. 31 mars 1868 ; thèse sur les « Calculs biliaires », le 3 décembre 1867, médecin de la Compagnie royale des mines de Tarentaise.
Philbert E., d. m. , médecin consultant à Brides et à Salins, a publié une brochure sur le « Traitement de l’obésité par les eaux de Salins » ; nommé inspecteur des eaux de Salins en 1880 par suite de la division de la place de Laissus. (Décret du 12 mars.)
Piaget médecin du roi de France en 1750. (V.
Michaud et Larousse.)
Pichat Bruno, du Pont-Beauvoisin, étudie à Chambéry en 1830, d. m. m. 2 mai 1838 ; vaccinateur au Pont-Beauvoisin en 1860.
Pichat Jacques, chirurgien à Aix, 1670-1712.
Pichenot, médecin adjoint à l’asile de Bassens en 1883.
Pichollet Claude-François, d. m., né à Eloïse le 16 mars 1784, fit comme chirurgien les campagnes de Saxe et de France en 1813, 1814, il fut maire à Eloïse pendant les Cent jours; mis à l’écart à la Restauration, il fut syndic de cette commune de 1815 à 1860, mort en juillet 1867. Sa bienveillance et sa charité l’on fait appeler le Père de la commune. (Voir Y Echo du Salève juillet 1867.)
Pichollet Jean-Pierre, né à Sallenôve en 1802, d. m. t. en 1827, a exercé jusqu’en 1878, mort en 1879. (Voir sa nécrologie par Callies dans Association de la Haute-Savoie , 1879, p. 13-44.)
Pichon Guillaume, de Chambéry, exerçait dans cette ville ; il donne en 1613 pour la chapelle de la grande congrégation de N.-D. de l’Assomption, 22 ducatons et demi. (Girod, Soc. sav. hist. et arch.; tomé XXI, page 297.) Reçu dans la Congrégation en 1619, mort en 1630.
Pierre (maître), du Bourget, médecin (physicien), est témoin dans une charte de 1249, par laquelle le comte Amédée de Savoie donne aux religieux du Bourget la leyde du sel dans Chambéry. (Voir Guichenon, Hist. généal., IV, 68 et Burnier, sur le Bourget , p. 34 et 99.)
Pierre, médecin de la ville de Chambéry, est
témoin dans un acte de 1288. (Tli. Chapperon.) Maître Pierre reçoit plus tard 40 livres d’honoraires. (Archives de la Côte-d’Or. Compte du châtelain de Pont-de-Vaux, de 1296-99.) C’est peut-être le même que le précédent.
Pierre de Maçon, médecin en 1416. (.Mémoires Société arch., tome XV, p. 8 et 21, Dufour et Rabut.)
Pierre de l’Hôpital, chirurgien en 1731 à St- Pierre d’Albigny. (Arch. Le Blanc.)
Pignal Jean-Louis, né à St-Geoire (Faucigny), médecin et chirurgien, a pratiqué à Chambéry en 1840 et les années suivantes.
Pignal Gustave, né en 1846 à St-Jeoire où il est décédé, avait un diplôme d’officier de santé. A exercé à Ugines en 1871-72, puis à Chamonix.
Pillet Amédée, né le 20 janvier 1738, d. m., est cité en 1778, marié à Chambéry à Gasparde Pomel en 1772 ; il fut le père : 1° du chanoine Maurice-Barthélemy; 2° de Marguerite, mariée à M. Ménabréa ; 3° de Pierre-Louis, capitaine; 4° de Louis, colonel. Il est l’ancêtre par Pierre-Louis des Pillet de nos jours.
Pinget Xavier, né à Boëge en 1798,' a exercé à Bonneville et à la Roche, mort en janvier 1868, à 70 ans. (Voir CafEe, 1868, p. 96.)
Pinget Joseph, né aux Villards-sur-Boëge, d. m. t. 1827. Son Exercent est du 27 décembre
1834, a pratiqué à Thonon, avait commencé études à l’Ecole de médecine de Chambéry.
Piollet Pierre, né le 20 .juillet 1794 à Yenne, naturalisé français le 30 janvier 1822, chirurgien aide-major à Belley en 1822. Il paraît qu’il a été reçu docteur-médecin à Paris en 1817; il était déiste et libéral. On trouve quelque part : né à Lucey d’un père médecin.
Après avoir été successivement aide-major dans la garde royale, et chirurgien-major d’un régiment d’artillerie, légionnaire, il s’est retiré à Lucey où il exerçait avec avec désintéressement l’homéopathie; mort à Toulouse en 1880.
Piot Charles-Jules-François, d. m. p. le 15 juin 1873, pratique à Aiguebelle, membre de la Société médicale de Chambéry en 1876 et de l’Association des médecins.
Pissard Joseph-Marie, chirurgien à Sallanches, certificat du préfet du 15 messidor an xi.
Planchamp Claude-François, de Mieussy, cer-' tificat de Turin du 4 janvier 1791.
Pocquel, chirurgien à Aix-les-Bains vers le milieu du xvn e siècle, épouse en secondes noces Françoise Pimbel le 20 octobre 1672, meurt le 16 décembre 1675. (Livre de raison Domenget.)
Pomei ou Pomey ( noble Jean-Pierre), conseiller et médecin du duc de Savoie en 1599. (T. C.)
Un autre Pomey, peut-être le même, est en
1664 lecteur ordinaire et médecin de Charles- Emmanuel et des princes de Savoie, doyen du vénérable collège médical de Turin. (Trompeo, 13.)
Ponet (alias Poncet), figure ainsi que son fils dans la réponse à Copponay en 1684.
Ponticelli (Dom Sylvestre comte de), premier médecin de S. A. R. l’Infant dom Philippe en Savoie, 1742-48. (Reg. état civil.)
Ponsard Félix, aux Echelles, d. m. t, 6 août 1855, vaccinateur 1 er avril 1863.
Portât Jean-François, né à Féternes (Evian), chirurgien à Thonon où il est mort. C’était un excellent opérateur. Il était chirurgien de l’hôpital. Il a marié sa fille unique au docteur homéopathe Dessaix.
Porte Jean-Charles, né à Moûtiers le 9 décembre 1833. Sa thèse inaugurale, imprimée à Paris 1862, a pour sujet : « Le climat de la Savoie sous le rapport hygiénique et médical ». Il était médecin dans l’armée et fut nommé aide-major de 2 e classe le 31 décembre 1862. Mort en 1864.
Potot Pierre, d. m., doyen du collège de médecine de Chambéry du 11 janvier 1685 au 21 juillet 1695; signe avec.son fils Maurice, aussi d. m., la réponse au Sénat, des médecins, chirurgiens et apothicaires jurés contre le laboratoire de Copponay en 1686.
Poulet Pierre, de St-Jorioz, d. m. t. 16 jan-
vier 1844 ; mort le 10 juillet 1878, à l’âge de 62 ans. (Voir Callies dans Association de la Haute- Savoie.)
Prallet, officier de santé, an xiv, à Arvillard d’où il était natif ; mort à la Rochette. Il était plus cultivateur que médecin.
Prallet Hippolyte, docteur le 29 mars 1854, médecin à Chambéry, médecin de l’Hôtel-Dieu le 24 janvier 1874 jusqu’en juin 1881; a aussi été vaccinateur en 1863, ce qui lui a valu une médaille en 1868.
Prallet Laurent, d. m. à la Rochette, son pays natal, en 1846 et 1847.
Prémaz Laurent, né à Montriond (Haute-Savoie), d. m. t. en 1840, a exercé à Chevenoz, puis à Evian en 1858, est mort dans cette ville en 1859.
Prévost, chirurgien à la Chambre (an xm), était de Faverges où il est retourné.
Probel Jean-Pierre, chirurgien de Turin 1774, a exercé longtemps à Faverges, environ 28 ans. (Voir Dict. des chir. français, p. 364.)
Provence Michel, de Sallanches, d. t. 16 janvier 1844. (Alias d. p. 22 juillet 1844.)
Puget ( Antoine du ), chirurgien du duc de'- Savoie en 1514, avec un traitement de 20 écus à courir du 18 septembre. (Th. Chapperon.)
Puget Jean-Marie, à la Roche, d. m. p. 8 octo-
bre 1814, mort le 29 mars 1862, à 78 ans. Il pratiquait à la Roche, était correspondant de l’Académie des sciences de Savoie et de la Société médicale de Chambéry. Sa thèse imprimée à Paris en 1814 est intitulé : « Essai sur l’éducation physique des enfants ». (Voir Cafle, p. 175 de 1863 et troisième compte rendu de la Société méd., p. 10.)
Pugin Charles, chirurgien, assiste à la question de Jeanne David. (Burnier, Histoire du Sénat de Savoie , II, 176; et à la question à laquelle fut soumis le soldat Tranquillio à Miolan le 29 septembre; Dufour et Rabut, Miolan , p. 222.)
On trouve sur les registres de l’état civil de Chambéry un autre Pugin Guillaume, chirurgien, notamment en 1748.
Puitz (Barthélemy du), chirurgien du duc Louis de Savoie qui lui donne, pour lui et pour ses enfants, les biens confisqués à Louis de Tison. (Compte du Châtelain de Rossillon et Ordonnaz, de 1490. Archives Côte-d’Or.)
QuoËx (M° Claude de), chirurgien-barbier à Talloires en 1470-1476; souche d’une famille noble d’Annecy, qui porta de gueules à la fasce d’or chargée d’une fasce d’azur et accompagnée de six bezans d’or, trois en chef et trois en pointe.
QuoËx (Nicolas de), chirurgien-barbier à Talloires, 1520-1523.
Quoex (Noble Jean de), l’un des chirurgiens I d’Emmanuel-Philibert ; ses lettres de chirurgien sont du 6 juillet 1561. Il fut détaché, d’ordre du duc, au service du comte de Tournon, gouverneur de Savoie en 1570 et exempté de la taille. Il fut en 1582 chirurgien du duc de Genevois et Nemours.
Quétand Marius-François, de Chambéry, médecin de la marine. Nommé au concours professeur agrégé de médecine à l’Ecole navale de Toulon, membre de l’Académie des sciences du Var. Auteur d’un travail qui a pour titre : « Topographie médicale de quelques contrées de la côte occidentale d’Afrique. »
Embarqué le 15 mars 1880 pour les Antilles, il fut nommé, en septembre de l’année suivante, chef du service de santé dans les Indes françaises, à l’âge de 42 ans.
Quindet Jn-B te , médecin à Moûtiers en 1810.
Rabut Jean-Jacques-Toussaint, fils de François, né à Chambéry, le 26 octobre 1854, a fait'ses études secondaires au Lycée de Dijon, prit successivement son baccalauréat des lettres et son baccalauréat restreint des sciences, suivit pendant trois années avec succès les cours de l’Ecole de médecine de Dijon, étudia pendant un an à l’Ecole de médecine navale de Brest d’où il sortit aide-médecin de la marine en 1877 et, de là, fut envoyé à Toulon, son port d’attache.
Le 25 janvier 1879, il alla à Brest pour s’embarquer sur le Calvados pour la Californie, en qualité de médecin en sous-ordre. Il revint de ce voyage et débarqua à Toulon le 7 novembre de la même année, ce qui lui faisait neuf mois et quelques jours d’embarquement; le 26 novembre, il embarqua sur le Colbert, cuirassé de 1 er rang, puis en décembre sur le Cassard, puis sur la Dévastation en 1881, et, à la fin de l’année, il venait de prendre les examens de concours pour le grade de médecin de 2 e classe quand il fut atteint par la maladie gagnée sur la Dévastation échouée.
Il revint au foyer paternel où il mourut, dans les bras de ses parents/le 25 mars 1882, regretté de tous ceux qui l’avaient connu. Les honneurs militaires lui ont été rendus par l’état-major, lé corps de santé et la musique du 27 e de ligne.
Ract Georges, né à Chambéry, docteur à Turin en 1854. Thèse « du panaris » , mort en octobre 1868. Reçu membre de la Société médicale en février 1858, a exercé dans sa ville natale où il a été chirurgien adjoint à Carret, à l’hôpital. (Voir Caffe, 1868, page 512; Courrier des Alpes, 12 décembre/et Journal de là Savoie, 25 novembre et 4 décembre.
Rafford Victor, de Megève, d. m. t. 10 décembre 1779, émigré.
Ramel, de Montmélian, médecin de la Maison de Savoie en 1261.
Rannaud Pierre-André, à Sixt, d. m. t. 20 novembre 1823, figure au tableau en 1861 et en 1867; disparaît entre 1867 et 1877.
Raoul, de Montmélian, médecin de la.Maison de Savoie en 1261, professeur de médecine à Vicenze. (Voir Trompeo, page 26.)
Ratel Mathieu, né à Modane le 20 juillet 1769, y est mort le 21 décembre 1840 ; docteur-chirurgien de Turin en l’an vii; pratiquait à Modane après avoir été trente ans chirurgien-major de la brigade de Savoie, émigré.
Remonet François, d’Annecy, chirurgien l’an n à Chambéry, a exercé aux armées pendant six ans, puis à Ugines. (Die. clxir. français, 365.)
Renand Gabriel, de Bonneville, d. m. t. 10 août 1818. (Listes de 1861, 1867 et 1877.)
Rendu, d. m. p. , mort à Compiègne en 1875, â 63 ans, était originaire de la Savoie. (Voir Cafle, page m, et Larousse.)
Revel Etienne-Edouard, né â Cluses en 1793, pratiquait à Chambéry. Il était membre de l’Académie de Savoie, dont les Mémoires renferment quelques-uns de ses travaux (1). Il avait déjà publié à Paris, en 1815, un mémoire sur « l’allaitement maternel ». Il a aussi publié, dans le Journal
(1) 2"" série, tome I, page 227 et page lxxxiv. M. Revel était trésorier de l’Académie.
de médecine de Turin, un article sur un « cas de médecine légale ». Revel Etienne-Edouard est mort le 31 décembre 1865. (Voir Courrier des Alpes, 3 janvier 1866; Soc. méd. 26 janvier; Acad, de Savoie, tome IX, 2 e série, page lxv et suivantes, etc.)
Revel Edouard, fils du précédent, d. m. t 27 juillet 1852, né à Chambéry, y a exercé, trésorier de l’Association médicale, archiviste de la Société de médecine, ex-médecin du chemin de fer et des hôpitaux; fixé à Grésy-sur-Aix.
Rey Joseph-Robert, chirurgien agrégé de Turin en 1779, professeur et chirurgien en chef de l’hospice civil de Chambéry par patentes du 13 avril 1785, chirurgien des prisons. (Dict. des chirurgiens français, p. 365.)
Rey Aimé-Thérèse, fils du précédent, né à Chambéry le 12 septembre 1782, mort le 15 mars 1855, d. c. p. en 1803. Sa thèse a pour sujet :
« Essai sur les hémorrhagies produites par des causes externes, et sur les moyens propres à y remédier ». Membre de l’Académie de Savoie et de la Société médicale de Chambéry, de la Société d’histoire naturelle, correspondant de la Société de médecine clinique de Paris, a publié : « Hypertrophie delà langue ». (Acad., tome VII, p. 59.)
(Voir Comptes rendus, Société médicale, 1859; Acad, de Savoie, tome IV, 2 e série, lxvi, etc.)
Son fils Ennemond a suivi la carrière de son père... (Voir les mêmes articles nécrologiques.)
Rey François, à Annecy, d. p. 28 juillet 1869.
Reymond Charles, d’une famille originaire de Saint-Jean-de-Belleville, d. m. t. 2 juillet 1857, agrégé en 1866, professeur à Turin en 1873.
Reymond Claude-Marie, né aux Allues le 11 mai 1778, mort à Beaufort en juillet 1870. Il exerçait à Thônes lorsqu’il publia « Manuel théorique et pratique sur les accouchements difficiles et contre nature ». Moûtiers, 1838, in-12, de 214 p. (Voir Assoc. médicale, 1872, p. 9.)
Reymond Maxime, à Bozel, chirurgien, mort à Beaufort en 1862 ?
Richard Jean, à Montmélian, chirurgien l’an xn, aide-major du I er empire, prisonnier sur les pontons anglais avec Songeon. mortpeuaprès, en 1815.
Richard Jean-Baptiste., né à Montmélian le 14 février 1810, fils du précédent, d. m. m. en 1845 à son retour d’Afrique, mort le 28 février 1871. (Voir l’article nécrologique par Louis Guilland, Association méd ., page 6 de 1871.) Cafïe a reproduit l’article de Guilland, page 96 de 1872.
Richard Jean-Pierre, né, à Termignon en 1824, d. m. t. 22 décembre 1852; vaccinateur en 1863, mort le 12 janvier 1876, a été maire de Thermignon. (Voir Assoc. méd., 1876, p. 5.)
Rieux Jean-Jacques-Germain, né à St-Pierre,
mort le 19 février 1876, vice-proto-médecin en 1840. (Voir Sociétéméd., 1851, p. 38; Lyon méd., 26 mars 1876; Cafle, 30 mai 1876.)
Rieux Léon, son fils, à Lyon, chevalier de St- Sylvestre, a publié considérations sur « l’étranglement de l’intestin dans la cavité abdominale, etc. », 1858.
Ringuet Albert-Eugène, né à Rumilly, d. m. t. 1 er janvier 1838, mort à 51 ans. (Voir Cafle, 10 mai 1863.)
Riondet, médecin aux Echelles en 1765.
Ritaud, médecin à Chambéry, Grande-Rue.
(Annuaire de 1776.)
Rivod, syndic, juré et bourgeois de Chambéry, examine en 1717 les sorcières Coré et Ribollet, détenues à Miolan. (Miolan, prison d’Etat, Dufour et Rabut, pages 198 et 204.)
Rivollet Maurice, de Veyrier, chirurgien de Turin en 1785. (Voir Dict. chir. français, p. 268.)
Robert Alexis, né à Cluses le 17 février 1806, d. m. p. 9 mai 1834, a pratiqué 5 ans à Paris, est revenu à Cluses en 1839, y est mort le 21 mai 1874. (Voir Assoc. médic.)
Rochette Joseph-Louis, d’Annecy, d. c. t. le 18 août 1781. Il a servi à l'hôpital civil comme élève et comme chirurgien en chef. Despines, dans son travail sur les reliques de saint François de Sales,
nous apprend que Rochette a enlevé ces reliques, les a conservées pendant la révolution et « a enchaîné et arrangé ces ossements ainsi que ceux de sainte Jeanne de Chantal. »
Roe (M’Roë, Monroë dit Roë). (V. Monroë.)
Rogès Jean-Charles, né à Talloires le 21 mars 1774, fils d’Antoine, bourgeois d’Annecy, et de noble Elisabeth de Villarémond, Gilly et autres lieux. Reçu docteur en médecine à Strasbourg le 28 vendémiaire an xii; il a exercé à Valloires (Maurienne), à Alby et enfin à la Roche où il est mort le 11 octobre 1852. (Renseignements fournis par son petit-fils Rogès, curé d’Hauteville.)
Rogès Jean-Claude, né à Talloires le 17 janvier 1783., d. m. m. et œnophile, a été reçu docteur en 1837 et a pratiqué 50 ans à Talloires; il est mort en 1869. (Voir Assoc. méd.) Rogès avait d’abord été autorisé chirurgien à Turin où son père avait déjà exercé.
Rogès Jean-Baptiste, d’Aix, d. m. t. en 1838, a été président de la Société locale de l’Aube; il est mort à Troyes en 1868, et non en 1852 comme le dit Albrier, à l’âge de 68 ans. (Voir Comptes rendus de Y Association , 1868-69, p. 5; Caffe, p. 208 de 1868.)
Rogier de Beaufort (le baron), docteur-médecin, aide-major au 7 e d’infanterie sarde, mort à Turin le 22 août 1858. (Voir CafEe, 308.)
Est-il Savoyard?
Rohel, médecin à Faverges, grand-père de la femme d’Alfred Puget.
Ronia Pierre, de Chambéry, compagnon-chirurgien à l’Hôtel-Dieu de Lyon en 1821. Le compagnon-chirurgien était un élève chargé des pansements. (Voir Petrequin. Histoire de l’Hôtel- Dieu de Lyon, p. 103.)
Rophile François, de Saint-Jeoire en Faucigny, étudia en médecine à Chambéry et à Turin, attaché au 2 e régiment de Savoie, qu’il suivit à Nice en 1838 où il fut appliqué à l’hospice militaire sous le docteur Jarrin, chirurgien en chef; puis chirurgien en second à l’hôpital militaire de Chambéry en 1842, major de 2 e classe en 1843, détaché plus tard au fort de Lesseillon, chirurgien en chef à Peschiera où il se distingua; mort à Turin en 1858. (Voir Cafle, 350.)
Rosset Nicolas, de Méry, chirurgien à Aix en 1719.
Rosset Joseph-Marie-François, né à Albens le 27 décembre 1767, d. m. t., mort à Saint-Girod le 7 septembre 1846, a été chirurgien-major dans les armées du roi de Sardaigne, puis de la France et fit les campagnes d’Italie et d’Allemagne, commanda en chef à l’hôpital d’Alexandrie. Admis à la retraite en 1815, il fixa sa résidence légale au Pont-Beauvoisin (France) et passa les vingt dernières années de sa vie tantôt au Pont-Beauvoisin, tantôt à son château de Marcellaz à Saint-Girod,
où il soignait les pauvres et les aidait de ses aumônes. Il avait été naturalisé français le 15 août 1817.
Rosset Amédée, de Chambéry, médecin à Chambéry, était originaire de la Maurienne, mort en 1853. Neveu du précédent.
Rosset Léon, médecin à Albens, d. m. p. 20 août 1867, protecteur de l’enfance en 1880, membre de l’Association médicale en 1881, a été conseiller général.
Rossi (alias Roux), médecin de la. Cour de Savoie sous Jeanne-Baptiste de Savoie-Nemours. Il fut aussi attaché au président de Lescheraines, affecté d’une maladie mentale ; il vint respirer l’air natal à Saint-Pierre d’Albigny. II y était déjà venu en mai 1707, année où il traita le président dans cette localité d’où il regagna Turin l’année suivante au mois d’octobre.
Rostaing Jean-François, à St-Michel, d. m. t. 5 août 1851, conseiller général en 1861, vaccinateur au l e ‘ avril 1863; a été maire de sa commune.
Rouhault Pierre-Simond, premier chirurgien du roi de Sardaigne et de ses armées, médecin consultant du duc d’Aoste à Turin le 12 avril 1725, mort en 1740, professeur de chirurgie à Turin, très habile dans son art. Entre autres ouvrages insérés dans les Mémoires des Académies de Turin et de Paris, citons le meilleur des ouvrages connus sur « les plaies de la tête », Turin, 1720. (Voir Bonino qui lui attribua une participation à l’ou-
rr
verture du cadavre du duc d’Aoste le 12 avril 1726 ; voir encore Larousse et Michaud.)
Rouph en consultation pour Lavini, 1769. (Voir Miolan, p. 308.)
Roussel, de Genève, mais propriétaire et habitant de Collonges-sous-Salève, a eu le prix de 1,000 fr. de l’Académie en 1879 pour travaux sur « Transfusion du sang ». (Voir Echo du Salèue.) Il a été promoteur de l’ambulance de Collonges en 1870, chez les soeurs de la Charité.
Rousset François, attaché à la personne des princes de Savoie à la fin du xvi e et au commencement du xvn e siècle, gradué à Montpellier sous la présidence de Rondelet et sous la protection de Saporta, dont il fut l’hôte. Chirurgien habile, il inventa des procédés très ingénieux et des plus méthodiques pour l’opération de la taille.
Il a publié : « Assertio historica pro partu Cæsareo ». Paris, 1560; « Apoiogia pro partu Cæsareo ». Paris, 1598. On ignore le lieu de sa naissance.
Roux Louis, chirurgien à Aix, 1713.
Roux Jules-Amédée, né en France de parents savoyards; Cafïe le dit originaire d’Annecy. Il fit ses études avec succès à Paris où il fut prosecteur du professeur Gerdy. Attaché à l’ambassade de France à Madrid qu’il quitta à cause de sa santé, se rendit à Smyrne puis en Russie où il fut médecin
du gouverneur de Iaroslaw ; fut amené à Pétersbourg où il fut un des médecins du Théâtre français impérial; revint en France où il mourut subitement à Paris ou à Passy en 1856. Il était venu en Savoie l’année précédente. (Voir article très curieux de CafEe, p. 195 du t. XXIV et 30 mars 1850.) A fait des legs à l’hôpital d’Annecy et aux écoles de Passy.
Rubin Claude, de la Roche, d. m. t. en 1774.
(Voir Larousse.)
Ruffier, chirurgien à Aix, an xm.
Rullier Pierre-Fortuné, d. m. t. le 4 août 1849, né le 21 avril 1820; vaccinateur en 1863, exerçait encore à Bourg-Saint-Maurice en 1869.
Saffon Guillaume. (Voir Guillaume.)
Salomon, médecin juif. (Voir Mémoires de la Soc. savois. d’hist. et d’arch ., t. XV, p. 20.)
Sallavuard, médecin à Abondance en 1858, a étudié la médecine à l’Ecole de Chambéry.
Salomon Jean-Baptiste, docteur-médecin, marié avec Françoise Ri vol en 1731; il maria sa fille Marie-Marguerite (née à St-Jean de Maurienne) avec Louis-François Gariod le 17 avril 1740. Il est .témoin au testament de Georges Aimé, avocat, le 22 février 1749 ; médecin de M me de Warens et de Rousseau, après le docteur Grossy.
Salomon Joachim-Laurent-Thomas, né à Ugines en 1800, mort au Touveten 1856, était officier de santé, a toujours dit qu’il était docteur en chirurgie et en médecine de Turin, a exercé àUgines de 1825 à 1845; puis, au Touvet de 1845 à 1856.
Salomon Mathieu, médecin, conservateur du vaccin l’an xm à Annecy. Il était de Saint-Jean 'de Maurienne.
Salteur Geoffroy, médecin au fort de Montmélianle 1 er octobre 1594.
Saluce Claude, chirurgien â la Rochette l’an xm, né le 27 janvier 1761, dans ce bourg, a étudié â Lyon, est mort à la Rochette le 14 décembre 1818; conscrit en 1721, il a servi pendant 12 ans dans les hôpitaux militaires de Turin et autres lieux. Parlant avec facilité le latin et l’italien, il fut en 1814 un des interprètes pendant l’invasion; son fils a été un des pharmaciens les plus instruits de Chambéry.
. Salvy-le-Grifoul, chirurgien à Thonon (1682- 1690).
Sanson (maître), médecin juif, soigne Catherine, fille d’Amédée V, au château du Bourget en 1310, avec maître Barthélemy et son fils. (Spechio ci'on.j -Dufour et Rabut, vol. XV. p. 18 des Mémoires de la Société sav. d’hist.)
Sandouville Albert, à Evian, d. m. p. 7 juillet 1823, figure au tableau en 1861.
Sauthier, à Menthonex près Rumilly, 17
Sauthier Jean-Marie, de Magland, thèse à Paris, 8 août 1822, sur les « phénomènes essentiels à l’apoplexie ».
Savigny Pierre-Alexandre, de Perly-Certoux (canton de Confignon), a étudié la médecine à Chambéry en 1835-40, d. c. t. 30 juillet 1842, pro-docteur de Turin 23 juillet 1841, mort en 1863 à Genève, membre du grand Conseil.
Savoye Antoine, de Saint-Jean de Maurienne, médecin de Saïd-Pacha, vice-roi d’Egypte, mort au Caire du choléra le 16 juin 1855, à 40 ans. (V. Gaffe, page 420.)
Savoyen Louis, de Moûtiers, mort en 1861, à 50 ans environ, a été un moment professeur à Chambéry, réformateur des études à Moûtiers. « Travaux sur l’ozone ». (Voir Caffe, 56.)
Schayne Balthazard, de Chambéry, chirurgien breveté 1 er juin 1624, le second de la série. (Voir Petrequin. Histoire de VHôtel-Dieu de Lyon, page 192.)
Sécretan, de Lausanne, propriétaire des bains de la Caille, mort en 1860 à Onex, près Genève. (Voir Cafïe, 1861, page 42.)
Seigle François-Joseph, docteur-médecin à Aix en 1684, signe, cette année, la requête pour le collège de médecine de Chambéry du 17 novem-
bre. Il proteste contre Dubois, d’Aix, qui pratique à Chambéry sans être agrégé (1689). Il est condamné à une amende le 31 janvier 1695 , « pour être en arrière de tout le passé et n’avoir daigné se rendre à son devoir quoique convoqué par billet d’assemblée et encore qu’on l’ait envoyé chercher. »
Sestier Hyacinthe, de Lanslebourg, chirurgien, breveté le 16 juin 1685. (Voir Petrequin, ibidem, pages 101, 126, 154 et 189.)
Sevez Auguste, du Bourget-du-Lac, aide-médecin de la marine à Toulon où il meurt à 24 ans, en juin 1878, victime de son travail et de son dévouement.
Sibilat ou Sibillat Anthelme, né au Pont- Beauvoisin (Savoie) en 1772, officier de santé et chirurgien dans les armées, mort en 1860. (Voir Cafle, p. 308, une colonne.)
Silva Louis, de Chambéry, mort en août 1875, exerçait â Genève. (Voir Echo du Salève.)
Simon François , né au Châtelard, d. m. t. , a pratiqué au Châtelard en 1846, conseiller provincial, mort en 1860. (Voir Calïe, 1860, p. 294.) Un de ses neveux est mort étudiant en médecine.
Socquet Joseph-Marie, né à Megève en 1771, d. m. t. , médecin des armées sardes, puis des armées françaises jusqu’au traité de Campo-Formio (1797), 1 er démonstrateur au grand Collège de
pharmacie de Venise, docteur ès-sciences de Paris, professeur de physique et de chimie à l’Ecole centrale de Clermont-Ferrand, puis à l’Ecole centrale du Mont-Blanc et au Collège de Chambéry où il enseignait les sciences en 1808; secrétaire de l’Académie de Lyon, correspondant de l’Académie des sciences de Turin, officier de l’Université. (Voir Grillet, ï, 218, et III, 24, qui le fait naître en 1769; Albrier qui le fait naître en 1768 et naturaliser en 1818; voir surtout Saint-Martin, biographie de Socquet en 1839.)
Socquet est mort à Turin le 17 juin 1839 ; il a laissé de nombreux ouvrages ; thèses sur la chimie , traitement du choléra , analyse des eaux d’Aix, delà Perrière, etc., extraction des mines, manuel de vaccination, essai sur la pneumonie; ét autres.
Socquet Jean-Antoine, né à Aiguebelle le 15 janvier 1810, d. m. p., médecin des hôpitaux de Lyon, naturalisé français en 1836, mort à Lyon le 10 septembre 1883. Il a publié :
« Mémoire sur une nouvelle combinaison de l’iode » (Lyon, 1854).
« Principes d’économie médicale » (1849). Et un grand nombre d’autres mémoires qui lui ont valu plusieurs médailles d’or, entre autres de la Société médicale de Bordeaux. (V. Albrier, Naturalisés; Société sav. d’hist., XII, 420.) Il avait aussi professé quelque temps la médecine dans l’Ecole de Lyon.
Soignon Girard, chirurgien du Dauphiné, habitant à Lyon, reçoit du duc de Savoie, par lettres datées du Villars, du 20 août 1451, une vigne en albergement. (Arch. Côte-d’Or. Compte du châtelain de Treffort, de 1451-53.)
Songeon Joseph-Marie, né à Chambéry le 20 janvier 1780, mort dans cette ville le 18 juillet 1874 à j’âgc de 95 ans , avait servi dans les armées françaises et a été prisonnier sur les pontons de l’Angleterre, vint à la Restauration exercer dans sa ville natale en 1816. Thèse : « Aperçu sur l’emploi des antispasmodiques dans les fièvres intermittentes ». 1807, Paris. (Voir Caffe, 1874, p. 286 et suivantes ; Association médicale, Société médicale de Savoie et Revue savoisienne } 28 février
Sonnet Gabriel, né â la Chavanne en 1802, pharmacien de l’Ecole de Lyon; il partit pour Buenos-Ayres en 1828 et s’y fit recevoir médecin, revint en Savoie en décembre 1850, prit un nouveau doctorat à Montevideo en 1855 et y fut médecin du président de la République de l’Uruguai. Il y mourut le 17 juin 1863. Il a publié « Observations topographiques et médicales recueillies sur les bords de la Plata. »
Sourdet Jules, de Séez, d. m. p. Sa thèse a pour titre : « Accidents et complications des avortements spontanés, provoqués et criminels » ,
1876. Aide-major aux mobiles de Maçon (siège de
Paris 1780-71), passe en février 1798 dans Seineet-Oise.
Suarès, né à Saint-Sigismond où il est chirugien en l’an xm; C’est peut-être bien lui qui signe Georges Suarez une consultation à l’hôpital de Chambéry avec Falquet le 20 novembre 1811. Il passait pour descendre d’un médecin venu en Savoie avec les troupes espagnoles et resté à Ugines.
Suchard Jean-Marie, d. m. t. 7 novembre 1853, (alias 8 août), médecin à la Roche , du conseil d’hygiène en 1869, mort le 14 juin 1880. (Voir Association de la Haute-Savoie , 1880, p. 23.)
Sylvoz Joseph-Philippe, de Grésy-sur-Isère, chirurgien à Chambéry en 1781, a exercé à Grésysur-Isère pendant de longues années, cité par Daquin. (Voir Dictionnaire chir. fr anç., p. 365.)
Taberlet François, d. m. t. en 1829, mort en
Taberlet Jean-François , d’Evian , neveu du précédent, d. m. p. 7 septembre 1864. Sa thèse est sur « les eaux d’Evian et d’Amphion ». Il avait commencé ses études â Turin; il exerce à Evian et a exercé quelque temps â Thonon, a eu en 1883 l’inspectorat d’Evian, a été député en 1872.
Tardy, chirurgien à Saint-Pierre d’Albigny en 1705. (Archives Leblanc.)
Tardy François-Lazare dit Zaret, de Chambéry, de la promotion de 1830, n’a pas pratiqué; mort en 1880, le 8 mars à Chambéry, à 70 ans.
Tardy Lazare, fils du précédent, élève du Valde-Grâce. Thèse en 1877 : « Altération des nerfs dans la paralysie générale ». Sa carte porte : ancien chef de clinique ophtalmologique. Il annonce dans les journaux : consultation gratuite le samedi pour le mal des yeux.
Ta vernier Franç.-Joseph, de Morzine, d. m. t. 30 janvier 1834, exerce à Thonon; du conseil d’hygiène en 1869; aux eaux d’Aix en 1870-74 ; membre de l’Association médicale.
Teixeira, portugais, officier de santé, exerçait la médecine à Yenne. Il avait servi comme aidemajor dans le corps d’armée espagnol, enrôlé par Napoléon; se trouvant sans emploi, il vint, vers 1824, avec un nommé Gevaudan, exploiter à Yenne. une prétendue mine de charbon de pierre. Après la déconfiture de cette Société., ayant arrangé avec succès une jambe cassée, il a exercé pendant 15 ou 20 ans la médecine et la petite chirurgie à Yenne. Il y était encore en 1858.
Tempia laissait vacant le proto-médicat de Tarentaise en 1776. (Voir Annuaire de 1776.)
Ternerier Denis, médecin du duc de Savoie en 1469. (Dufour et Rabut, vol. XV, page 22 des Mémoires de la Soc. sav. d’hist.)
Terrier François, d’Annecy, né en 1793, médecin à l’hôpital militaire, puis aide-chirurgien de la marine sous le I er Empire, mort le 24 décembre 1874,- au château de Periaz, à Seynod près d’Annecy. C’était un homme très libéral dans tous les sens du mot ; imbu des idées philosophiques du xviii 6 siècle, il prit part au mouvement constitutionnel de 1821 et fut interné pour 15 ans à Seynod. Il y exerçait gratuitement la médecine pour les pauvres qui sortaient rarement du château de Periaz sans emporter des marques de sa générosité. Il était cependant dépourvu de fortune. (Voir Cafîe, 1875, p. 80.)
Terrier Louis-Nicolas, fils du précédent, d’Annecy, d. m. t. 23 juillet 1855, a été camarade de Callies ; a été attaché au service de santé de la Compagnie du canal de Suez où il est mort en 1869. (Voir Cafîe, p. 512.)
Tessier, né en Savoie, médecin du grand hôpital Saint-Jean, docteur collégié à Turin en 1842; auteur d’un traité sur les bains dans les affections de la peau, est mort il y a peu d’années à Turin dans un âge avancé.
Thevenet Pierre-Marie, de Magland, d. c. t.
28 mars 1789.
Thevenot (alias Thevenod) Jules-François- Félix, d.m. t. 28 juin 1828, mort à Viuz-en-Sallaz le 2 mars 1865, à 61 ans.
Thevenot Jean-Louis, de Viuz-en-Sallaz, c. m.
1788, reçu la même année à Turin, exerçait dans sa ville natale. (Dict. chir.fran., p. 268.)
Thiébaud Charles-Antoine, amené à Evian par un sieur de Blonay en 1750, d. m. t. en 1753, mort très âgé.
Thiébaud Charles-François, fils du précédent, né à Evian, pharmacien en 1778, d. m. c. t. en 1783, mort à Evian en 1840. Médecin distingué et habile administrateur, il a été maire sous la République et sous l’Empire. Thiébaud passa, le 15 août 1784 à Paris, une convention avec Doppet et Magnin pour élever à Turin un baquet mesmerien. On connaît des lettres adressées par Doppet, de Turin, à Thiébaud, chirurgien, hôtel du St-Esprit, rue de Tournon, faubourg Saint-Germain, à Paris, les 12 septembre et 2 octobre 1784.
Thiébaud Charles-Gabriel, fils du précédent, a étudié en France sous l’Empire. Il était aux hôpitaux de Besançon pendant le typhus de 1814, d. m. c. t. en 1815, vint à Evian et à Thonon où il fut pendant 25 ans chirurgien de l’hôpital, mort en septembre 1846.
Thomas, d. m. , aide-major au 79 e en garnison à Thonon où il est mort en 1862. Devait êtrealsacien.
Thonion Bernard, docteur en 1858, exerçe à Annecy où il fut membre du conseil d’hygiène en 1869, trésorier de l’Association.
Tiollier Joseph, de Chambéry, auteur du « Brevis medecinæ discursus ». Lausanne, 1677, in-16.
Tivat Joseph-François, à Gaillard (St-Julien), d. t. 12 avril 1842.
Tissot chirurgien à Arvillard, an xm, mort en 1805 ou 1806 à l’âge d’environ 55 ans.
Tissot Joseph, né à Chambéry, d. m. c. t.
6 août 1847; estVesté en Italie.
Tissot Jean, de Chambéry, reçu le premier au concours d’octobre 1877, aide-médecin de la marine à 21 ans, à Toulon.
Tournier Antoine, né à Chambéry le-2 avril 1849, élève des lycées de Chambéry et de Lyon, a fait ses études médicales avec succès. Reçu docteur le 13 janvier 1875; médecin stagiaire au Valde-Grâce 1876, a fait une campagne à Constantine
1877, a été un an à l’hôpital militaire de Rennes
1878, a fait une station'thermale à Bourbonne-les- Bains 1879, puis a été aide-major de l re classe au 109 e de ligne à Chaumont (Haute-Marne).
Sa thèse : <; Etude sur les inflammations populeuses de la peau ». Montpellier, 1875, 56 pages in-4°. En 1870, il avait été envoyé de Lyon à Aix pour soigner les blessés à l’hôpital militaire.
Travers Philippe, né à St-Félix le 17 septembre 1799, d. m. t. 1 er juillet 1830. Devenu riche par un mariage, il a abandonné la médecine, mort
en 1887 le 28 mai. Il a été plusieurs années maire d’Albens.
Trelat Ulysse, né à Paris vers 1827, vient s’établir à Menthon en octobre 1876.
Tremey Jean-Pierre, médecin de la fonderie réyale d’Albertville et des mines où il succédait à Villard le 13 avril 1833. Il était né à Moûtiers le 11 mai 1792. Officier de santé, il avait été chirurgien de ]a jeune garde en 1813 avec Domenget ; il est mort à Aime le 26 mars 1864. Il a publié :
« Instruction sur le régime à suivre par les ouvriers des mines royales de Savoie afin de se prémunir du choléra et sur la conduite à suivre si la maladie se déclare », 1836, in-8°, chez Blanc à Moûtiers.
Trépied Jean-Baptiste, chirurgien des prisons de Chambéry en 1784. Il fut bâtonné par le capitaine Togrola parce qu’il avait causé une hémorrhagie en coupant le filet à un de ses enfants, et en eut une indemnité de 280 livres. (Miola/ij p. 259.)
Trésal Jean-Baptiste, né à Hauteville-Gondon 19 janvier 1789. Thèse le 19 mai 1815 : « Essai sur la fièvre adipeuse qui a régné dans Me de Walcheren en 1809, précédé d’un aperçu topographique de la même ilê Paris, Didot, in-4°. Il y était probablement attaché à l’hôpital militaire. Il a exercé à Moûtiers, à Aoste, à Aime où il revint en 1854 ; magistrat de santé à Moûtiers en 1856, poète, membre et lauréat de l’Académie
de Savoie, auteur de VAmédéïde, poème en six chants, publié en 1844 et en 1847, du poème sur lè diguement de l’Isère, etc., des bulletins des eaux de Salins, etc., membre de l’Association médicale, mort le 11 juin 1873. (Voir Caffe, p. 256.)
Trésal Alexandre son fils, médecin àBourg- St-Maurice, puis à Moûtiers, vaccinateur en 1863, mort le 20 février 1877 ; auteur d’une excursion à Tignes (Gazette méd. de Lyon , 16 janvier 1865.)
Trombenat. Jean, séquestré à Thonon pour avoir saigné un pestiféré, septembre 1578. (Piccard, Histoire de Thonoiij p. 220.)
Trouillet Thomas, chirurgien à Paris, né à Chambéry le 23 février 1763, naturalisé français le 2 juillet 1820. (Voir Albrier.)
Truchet Victor-Félix, à Annecy, né en 1798, d. m. m. 28 avril 1835, mort en 1874. (Voir Caffe, page 368 de 1874.)
Truffaz Joseph-Marie, de Bons en Chablais, d. m. t. en 1829, mort à Bons entre 1850 et 1860.
Turinaz Humbert, du Cliâtelard, cousin du docteur François Guilland; mort à Amiens.
Turinaz Jean-Joseph, a püblié chez Didot en 1828 : « Conseils à une jeune mère » , in-4°.
Turinaz Alfred, né au Chàtelard, a étudié à Grenoble en 1871-73, à Paris en 1873-74; reçu à Grenoble officier de santé en 1874, protecteur de l’enfance en 1880, membre de l’Association médicale.
Ulliel Philibert, médecin, mort le 11 octobre 1777 à Moûtiers, collègue d’Abondance.
■ Usannaz Maurice, d’Aime, officier de santé en 1858-69, vaccinateur en 1863, né aux Chapelles (canton de Bourg-St-Maurice) ; il a laissé des notes originales, des éphémérides, etc.
Vallet, chirurgien à Chambéry, a signé le 14 février 1676 les statuts de la confrérie des saints Cosme et Damien.
Valliend, officier de santé à la Trinité, an (xm), n’exerçait pas, vivait solitaire, sans besoin et sans bruit, fumant sa pipe du matin au soir ; mort entre 1818, 1820.
Vandiol François, de Bagnol, amené par le prince Victor-Amédée de Carignan vers 1712 à Turin, s’y fixa et fut chirurgien de la citadelle par patentes royales du 11 mars 1732 et de la compagnie des gardes suisses par lettres du 12 avril même année; professeur de chirurgie â l’Université, médecin de la maison de Carignan, mort le 5 octobre 1756 nonagénaire.
Vandiol René, fils du précédent, lui succéda dans toutes ses places, fut en outre chirurgien du collège des nobles et mourut en mai 1712. il avait épousé une demoiselle Ailloud, de Grésy-sur-Aix.
Vasta, médecin l’an xiiï à la Chambre. Expulsé de Naples pour causes politiques ; il vint exercer à la Chambre où pendant 20 ans il a joui d’une bonne réputation. Il s’est rapatrié vers 1820 et a écrit plusieurs fois à ses amis savoyards depuis Nola (Naples).
Vauduc Jean-Jacques-, docteur en médecine à Chambéry où il possédait une maison rue Juiverie en 1564. (Note fournie par M. Mugnier, conseiller à la Cour d’appel.) Peut-être faut-il lire Baïjduc.
Vaudey, officier de santé à Moûtiers (an xm). Le nom de Vaudey se trouve à Montvalesan-sur- Belleville et aux Chapelles.
Vaullet François , né à la Roche, a d’abord exercé à Paris, puis à la Roche où sa santé l’avait ramené au pays natal en 1871.
Vauthier Pierre-Achille, d. t. 31 août 1868, exerce à Thonon en 1878, membre de l’Association médicale.
Vège (alias Veigié) (noble Pierre de), né à la Roche, vivait vers la fin du xvi e siècle. Cité par Rossoto, Grillet, III, 215 etBonino I, 347 qui donnent les titres de ses deux ouvrages : « Pax fidissima et probatissima méthodicorum seu Galenicorum, etc., » et « Pestis prœcavendæ et curandœ methodus, etc.... »
On lui doit encore « Formulas de Epilepsiæ Podagræ, hydropisis et lepræ curatiône », Lyon,
1619, in-8°, et 1620, in-12; Genève 1628, in-12. Il a été chirugien au fort de Montmélian.
Verine Jean-Baptiste, né à Chevron ou à Mer- ■cury-Gemilly en juillet 1806, d. m. t. 20 Juin 1834; exerçait à Albertville depuis son doctorat, vaccinateur en 1863, médecin de la maison centrale et de la garnison jusqu’en 1876, année de sa mise â la retraite. Il est mort le 17 juin 1881. (V. Comptes rendus de Y Association du 11 juin 1881 et le Journal d’Albertville.)
Verrutis (Michael de), médecin ducal en 1471 (Ménabréâ, Yolande , p. 12).
Vespre Jean, chirurgien à Chambéry, signe le 14 février 1674 les statuts de la confrérie des saints Cosme et Damien. Il possédait en 1732 une maison rue Saint-Antoine.
Veuillet de Vulliet François, né â Chambéry le 6 septembre 1790, d. m. m. en 1822, mort à Paris le 20 février 1866. (V. Caffe, 1866, p. 95.)
Verna (alias Vernat), signe comme prieur du collège à Turin les diplômes de Rosset et autres, et à Chambéry celue de Svlvoz Joseph-Philippe.
Veyrat, de Montmélian, d. m. p., a épousé la fille du sénateur Parent, est venu exercer à Chambéry; a pour spécialité les maladies de l’oreille et du nez.
Veyrat Jean-Pierre, à Grésy-sur-Isère, second de la promotion de 1830.
Veyrat Auguste-Emile, d. m. p. en 1825, à Turin en 1849, a exercé à Aix en 1841, mort à l’Hôtel-Dieu de Chambéry à 67 ans en 1868. (Voir sa nécrologie au compte rendu de VAssociation médicale de 1868, et Cafîe 1868, p. 191.)
Viallet Louis, d. m. p. On le croit d’une famille originaire de Beaufort en Tarentaise qui a fourni des banquiers à Toulouse, Médecin à Rodez (Aveyron) , professeur d’accouchement à la maternité de cette ville, fondateur du premier hospice ophthalmique de France (asile de Saint-? Cyrice), ce qui lui a valu une médaille d’honneur de la Société d’encouragement de Paris, auteur de nombreux travaux de médecine et d’archéologie.
Viaud (alias Vian), Pierre-François, chirurgien en 1750 et 1760 à 1770, à Saint-Pierre d’Albigny où il est né, chirurgien-major du fort de • Miolan. (Miolan , Dufour et Rabut, p. 378.) C’est sans doute le même qui, en 1796, conseille de concert avec Rouph une tisane anti-ophthalmique pour Lavini. (Ibidem, p. 303, et arch. Leblanc.) ;
Vidal François, né à Aix-les-Bains où il exercé; notre condisciple au Collège de Chambéry, d. m. t.
6 juin 1843; auteur de nombreux ouvrages sur les eaux, sur l’hospice d’Aix-les-Bains, etc. (Voir Bibl. aixienne.)
Vidal Georges, père de François, d. m. m. , mort à Aix le 4 juillet 1864 à 73 ans. (Voir Gaffe, page 464 de la seizième année, et Société médicale de Chambéry.)
Vidirné ou Virginé, médecin du faubourg Montmélian à Chambéry. Il en est question dans Y Histoire du Sénat, de Burnier, II, 236.
M. Mugnier vient de communiquer à la Société d’histoire une note que l’on croit devoir reproduire ici :
« Vers 1715, un juif passant par Chambéry y était décédé et avait été enseveli dans un terrain acheté par ses coreligionnaires. Son corps fut bientôt exhumé par le chirurgien Virginé. Ce praticien en fit un squelette qu’il exposa dans sa boutique du faubourg Montmélian.
La communauté des Juifs de Turin s’éïnut avec raison de ce singulier moyen de réclame et se plaignit au roi. Victor-Amédée montra l’esprit de justice dont il était animé en faisant remettre le corps à un mandataire envoyé par les Israélites de Turin, et en prescrivant au premier président de faire amener devant lui le chirurgien et de le blâmer de son action. Il semble qu’il craignait que la population n’eùt pas à l’égard des Juifs les mêmes sentiments que lui, car il recommanda â M. Gaud de faire accompagner le commissionnaire par un de âes gardes. »
Voici cette pièce curieuse :
Le Roi de Sicile, de Hierusalem, et de Chypre, etc. Très Cher, bien amé et féal Conseiller d’Etat. L’Vniuersité des Hebreux de cette ville (Turin) nous a très humblement fait représenter qu’vn de leur nation étant
mort en Savoie pendant oet été, ses camarades l’auoient par notre permission expresse fait enterrer dans vn endroit prés de Chambéry, dont ils ont achetté le terrein, et qu’elle a cependant apris que le Chirurgien Virginé du fauxbourg de Montmeillan a deshumé le Cadavre du d* Juif, et en a fait une anatomie, et a assemblé l’ossature, qui forme le squelettre, qui est à présent dans sa Boutique, nous aiant très humblement fait supplier de vouloir donner les ordres pour que le dit squelettre fût remis au présent porteur de leur nation, pour qu’il l’apportat ici pour être enseueli dans leur Cimetiere, et leur demande étant très juste vous enuoierez prendre le dit Chirurgien, auquel vous ferez vne forte reprimende sur la témérité qu’il a eu, et lui ordonnerez de remettre incessamment la ditte ossature au Porteur du présent, le quel vous ferez à ce sujet accompagner par vn de vos Gardes, qui puisse vous asseurer de l’efïectiue remission, et qui accompagne, s’il est besoin, le Juif jusques où il le requ'erra. Priant Dieu au reste qu’il vous ait en sa S te Garde.
Signé : V. Amédée.
Contresigné : de S ( -Thomas.
(Archives du Sénat.)
Vieillard François-Marie,^chirurgien du duc de Savoie qui donne, en 1579,150 écus de pension aux enfants de Vieillard : Marguerite, Charles, Julie, Philibert et Jean-Baptiste.
Vieillard Jean-Baptiste, fils du précédent, remplace son père auprès du prince. (Comptes de l’hôtel de Savoie.)
Vignet Claude, chirurgien à Aix en 1692 et'
1695. Il figure alors comme témoin dans des actes notariés. (Minutes Vidal.)
Vignon, chirurgien à Chambéry, témoigne en faveur de Copponay 1677 et en 1683.
Villard (cdias V illars) , officier de santé l’an xiii, médecin de la compagnie royale des mines de Tarentaise, né à Chambéry en 17.., il est mort à Peisey en mars 1845. Il avait servi dans l’armée d’Italie, caractère jovial.
Vinay, né à Thonon le 15 novembre 1845 , d. m. p. 1873. Fixé à Lyon depuis la fin de ses études, il y a conquis une situation très honorable. Il a concouru pour l’agrégation à la fin de l’année 1879 et a été nommé l’année suivante; médecin des hôpitaux de Lyon , rédacteur du Lyon médical où il a inséré en 1883, en août et en septembre une étude sur les causes qui ont préservé Lyon du choléra.
Voisin Benoit, d’Annecy, fils d’un père savant botaniste, a publié :
1° « La Panacée végétale composée à Talloire et dépuratif du sang.... »
2° Le Médecin familier et sincère.... »
Nous reproduisons ici un article bibliographique de F. Rabut sur ce livre dont la préface renferme des détails autobiographiques de Voisin, article inséré dans le Patriote du 4 septembre 1881 :
Ce livre, dont il y a eu plusieurs éditions en français et en italien, et des traductions en allemand et en anglais,
a pour titre : Le Médecin familier et sincère qui apprend à un chacun à se guérir soi-même de toutes les maladies vénériennes, de même que de la goutte nouvelle, et de calmer les douleurs de celle qui est invétérée , et d’en retarder les attaques des années entières et plus, et de guérir plusieurs autres espèces de maladies avec son secret qu’il a du dépuratif du sang et de sa panacée végétale, composé et distribué par le sieur Benoît VOISIN.à Turin, 1741; in-12, de 132 pa¬
ges chiffrées et 18 non chiffrées.
Ce livre a paru cette année 1741 en deux éditions, une françoise et l’autre italienne. Il y a une édition italienne de 1747, in-8°, d’après Bonino, quia consacré une page à Voisin ou Voysin dans sa Biografa medica piemontese.
Benoît Voisin nous apprend à la page 11 de son livre qu’il est bourgeois de la ville d’Annecy. C’est dans cette ville qu’il naquit en 1686 et qu’il fut initié par son père aux élémeuts de la botanique et de la chirurgie.
Son père était, dit-il, un des plus habiles botanistes de son temps. Il alla ensuite continuer ses études à Paris, où il travailla deux ans ans à l’Hôtel-Dieu et deux ans à la Charité des hommes. Protégé par le prince Eugène de Savoie, il fut nommé médecin et chirurgien-major de l’armée de l’archiduc Charles, en Catalogne, alors que, dans la guerre de la succession d’Espagne, ce prince autrichien disputait le trône de Madrid au petit-fils de Louis XIV, Philippe d’Anjou, proclamé sous le nom de Philippe V.
En 1709, il suivit l’archiduc à Francfort et assista à son couronnement comme empereur. Mais il ne tarda pas à revenir en Savoie et auprès du duc Victor-Amédée, qui le nomma médecin et chirurgien-major de ses gardes-du-corps et de sa maison en campagne.
A ce titre, il le suivit dans ses expéditions militaires (1733-34).
Le duc le nomma encore inspecteur des hôpitaux militaires. Il revint ensuite à Anneciavec le titre de docteur en médecine et de professeur de chirurgie en Savoie. Enfin, il fut chirurgien-major du régiment de Tarentaise. Il avait 71 ans quand il donna la 2° édition du (< Médecin familier. »
Mais revenons au livre qui nous apprendra diverses autres choses, et d’abord, qu’en 1741 il résidait à Annecy; puis que la royale Université de médecine de Turin a approuvé son livre, son dépuratif du sang et sa panacée végétale composée de plus de 65 sortes de simples, en 1737^ et que le roi de Sardaigne a permis d’imprimer avec privilège, la même année.
Voisin n’est pas modeste : ses remèdes et ses cures ont attiré, dit-il, l’admiration de tous les généraux et principaux officiers des armées de France et de Sardaigne. Les témoignages lui en arrivent d’un nombre de villes.
Laissons-le-parler :
« Outre toutes les opérations de la chirurgie que je fais avec dextérité, j’excelle dans celle de la litotomie et dans celle de la fistule à l’anus ; je suis oculiste, et je fais celle de la cataracte, de la fistule lacrimatoire, etc. »
Son dépuratif du sang est un secret que lui a donné un savant philosophe et alchimiste, Abraham Melkutot- Mordacay, qui venait de pèlerinage à Saint-Jacques, à Alexandrie, où Voisin était alors chirurgien-major, le 20 octobre 1733, et qui avait alors cent moins deux ans, mais n’en paraissait avoir que ciuquante. Ouf ! Il y a des pages entières comme cela.
A la page 88, il parle de deux médecins de ses amis qui sont morts delà goutte, l’un nommé Fernex, âgé de cinquante-huit ans, très savant dans la médecine, et l’autre nommé Buchard, âgé de 43 ans, très savant aussi.
Voisin ne manque pas d’avertir le public et de le mettre en garde vis-à-vis de la contrefaçon. Ses pillules sont pliées dans un carreau de papier où sont imprimés ses armes et son nom, et sa panacée est renfermée dans des boîtes d’étain fin, sur le couvercle desquelles figurent lesdites armes.
Ces armoiries sont gravées sur bois et se trouvent au revers du faux-titre de son livre, au-dessous des armes du roi de Sardaigne : un lion rampant sur un fond d’or dans un écu ovale, surmonté d’un casque et soutenu par deux palmes, à l’entour de la légende : Benedictus Voysinus D. M, Sabaudus, et dans le bas ces mots : Privilégié de S. M.
A propos d’image, rappelons que le portrait de Voisin a été dessiné et gravé par Gardella.
Le livre de Voisin coûtait 10 sols et était donné pour rien à ceux qui achetaient une certaine quantité de ses drogues.
On le trouvait à Lyon, chez M. Delaroche, imprimeur et libraire, rue Mercière, et chez tous-ceux qui tenaient des bureaux (lisez dépôts) des produits pharmaceutiques de notre empirique.
Or, ces bureaux étaient très nombreux. Leur liste qui termine le volume contient 128 villes, et les grandes villes avaient deux ou trois bureaux. O sainte réclame !
Je finis en transcrivant de cette liste les bureaux de la Savoie et ceux des villes étrangères tenus par des Savoyards :
A Chambéry, chez le sieur Morel, marchand-perruquier.
A Saint-Jean de Maurienne, chez le sieur Salomon fils.
A Moustier, chez le sieur Gazagne.
A Thonon, chez le sieur Jourdan, marchand.
A la Bonne Ville, chez le sieur Berard, maître chirurgien.
A Sallanche, chez le sieur Dumont, maître chirurgien.
A Orléans, chez le sieur Beaufort, marchand savoyard.
A Livourne, chez le sieur Muffat, marchand savoyard.
A Leipzic, chez le sieur Couturier, marchand savoyard.
A Cologne, chez le sieur Dulcis, marchand savoyard.
A Hanovre, chez le sieur Bouchendy, marchand savoyard.
A Nuremberg, chez le sieur Léaval, marchand savoyard.
A Ausbourg, chez le sieur Mainard, marchand savoyard.
A Franfort, chez le sieur Termignon, marchand savoyard.
A la Cité d’Aoste, chez M. Léaval, très habile maître chirurgien, etc., etc.
Aujourd’hui, le livre de Voisin est coté 3 fr. 50 dans les catalogues des livres anciens.
Voutier Joseph, à Aime en 1871, puis à Albertville en 1877; protecteur de l’enfance en 1880, mort le 14 décembre 1880.
Vouttier François, à St-Julien, docteur en; 1858,10 août; ilexerce àSt-Julien de 1867 à 1877, alité dès octobre 1879 à avril 1880, mort le 11 de ce mois. (Voir Association de la Haute-Savoie, page 22.)
Vulliel François , docteur-médecin à Ferté- St-Aubin (Loiret), figure sous le n° 71 de la Société philanthropique savoisienne.
Vulliet (Voir Cafle, 1869, p. 40.)
Vulliez Louis, d’Evian, docteur-médecin sous l’Empire, en France, mort en 1840.
Werner de Lachenal (yoy. Lachenal), docteur en médecine et en physique, né à Bâle en 1736. Thèse imprimée à Bâle en 1776 ; « Observationes bot. med.... » ; botaniste distingué que les Delachenal, de la Savoie, croient parent de leur famille. (Voir Larousse et biog. Micha.ud.)
Ysaac (Jacot), juif, médecin de la ville de Chambéry en 1418-1427, au traitement de 18 florins. (Chapperon.)