‹ Les Savoyards de divers étatsChapitre 2 sur 7 · ABRÉVIATIONS · texte numérisé non relu

ABRÉVIATIONS

d. m. t., docteur-médecin de Turin.

d. m. P., id. de Paris.

d. m. m., id. de Montpellier.

d. c., docteur chirurgien.

Abondance Joseph, médecin à Moùtiers, né le 12 mars 1731, de Maurice-Antoine et de Jeanne- Françoise Falcoz, reçu docteur à Turin, le 4 mai 1751, mort le 10 avril 1809, dans sa maison de Moùtiers, passée depuis à la famille Lâchât.

Abondance était' consulté dans toute la Savoie et dans la vallée de Grenoble, spécialement pour les maladies de poitrine.

Il fut vice-proto-médecin pour la province de Tarentaise. On retrouve dans les archives de M. Guilland, proto-médecin, une topographie médicale de l’arrondissement de Moùtiers qu’Abondance lui avait soumise en manuscrit et qui n’a pas été imprimée.

Il eut de son mariage avec Barthëlemie Abondance trois enfants : l’aîné fut procureur impérial à Moùtiers ; le cadet fut chanoine ; une fille épousa M. Augier, receveur principal à Moùtiers.

Grillet (page 158, 3 e volume) lui consacre neuf lignes. Mais M. Avet a reproduit, devant l’Académie de la Val-d’Isère, en 1868, les traits caractéristiques des trois médecins bien dignes de mémoire que Moùtiers a réunis au commencement du siècle : Abondance, Hybord et Crud.

Voici quelques lignes de ce travail relatives à Abondance :

M. Avet se souvenait « de la belle et vénérable figure du médecin Abondance, sous son chapeau tricorne, d’où s’échappait une abondante chevelure aussi blanche que la nëige. En s’appro¬

chant du lit d’un malade, il avait le don d’embellir encore sa vénérable figure par une expression rassurante de douce et affectueuse gaieté. Il inaugurait sa visite par des récits touj ours attachants... Et tout en arrêtant le traitement à suivre, il continuait ses charmantes causeries dont personne mieux que lui ne connaissait le secret.

... Une négligeait jamais les caprices parfois instinctifs du malade, sachant qu’un remède vulgaire et inoffensif peut devenir très efficace si le malade y place toute sa confiance.

Adam Jean-François, d. m. t. (11 juin 1859), pratique à Talloires, près Annecy.

Adelon Pierre, de Chàteauneuf, près de Dijon, chirurgien dans l’hôpital du roi d’Espagne à Chambéry, meurt dans cette ville le 17 décembre 1744, âgé de 25 ans.

Albert Marc-Antoine, d.m. p., né à Viry en 1759, décédé à Valeiry le 26 janvier 1821, inhumé le lendemain à Viry, a eu, de son mariage avec Marie. Sauthier, de Viry, quatre fils, dont trois médecins, et ce sont :

Joseph, né à Viry en 1789, mort lé 11 janvier 1858 à Saint-Julien, où il fut médecin des prisons, vice-proto-médecin etsyndic, d. m. p., avait épousé

M 110 Burlaz, de Chevrier au Vuache. Il était l’aîné des quatre fils.

. Gaffe l’a nommé dans ses Nécrologies , p. 153 de la 25 e année de son Journal (1857-58).

Henry, né à Viry en 1800, mort à Saint-Julien le 23 décembre 1850, médecin. De son mariage avec Irma Hermet, de la Haute-Loire., est né Nestor Albert, chanoine plébain de Thônes, auteur de la Somme ascétique , d’une Vie de St-François de Sales, et Herman, notaire à Vulbens.

Nicolas, né à Viry, décédé à Ferney.

ACbeut Joseph, d. m. t. (28 juillet 1846) membre de l’Association de la Haute-Savoie, a pratiqué quelque temps à la Motte-Servolex (Savoie) en 1858 ; puis à Thonon et â Evian.

Etranger à la dynastie des Albert cliablaisiens, le docteur Joseph Albert est fils de M. Albert, mort trésorier à Thonon,' mais auparavant attaché à la sous-préfecture de Saint-Jean de Mauriénne, auprès deM. Balmain.

Albini Guido, physicien (1) de Mgr de Savoie en 1368, Pliysicus recepit, 3 flor. 6 g. (T. Chapperon, notes ms.)

Bonino (p. 42 du 1.1) (2) écrit : Albini Guidone accompagna.... comme médecin de sa personne

(1) Ou appelait les médecins physiciens au moyen âge.

(2) Biografla medicapiemontese, Torino, Bianco, 1842; 2 volumes in-8%

et do l’armée, le comte Amédée VI, en Grèce, (1366-7). Il mourut à Venise le 13 avril 1367.

Albrier Maurice, chirurgien juré du roi, à Villaine en Duesmois (Côte-d’Or), originaire des Chapelles-Saint-Maurice en Tarentaise.(Voir pour lui et pour sa famille illustrée dans les lettres, les arts et la magistrature : Les Naturalisés de la Savoie en Bourgogne , par Albrier (1). On a écrit quelquefois Albriet.

Alphonse Jean, « chirurgien de santé, feracha- « que année quatre anatomies publiquement..., « comme aussi ouvrira dans les maladies populaires «• les corps qui en auront estés atteints...» (Délibérations du Conseil d’Etat et de santé en Savoye, 21 janvier 1685.) Reçu Bourgeois de Chambéri le 9 mars 1689. (Voir le tome XXVI de la Société savoisienne d’histoire , p. xxxvi.)

Amblard. « Amblard, médecin, épouse le 7 note vembre 1645 Christine do Serveta. » (Ms. Chapperon, Généalogie.)

Amblet Gaspard, d’Annecy, d. m. t. (18 frimaire an x).

Amedeus (magister) de Chamberiacophysicus; juif converti. (1431.)

(Voir Dufour et Rabut, Soc. d’hist. et d’arch ., et Med. ed archiatri, par Trompeo).

(1) Société saooisienne d’histoire, t. XIII, p. 244.

Ami Joseph, fut physicien de la ville de Chambéry en 1437, après Galbin. (Ménabréa, Histoire de Chambéry.)

Andrevetan Cl.-François,né à la Roche (Haute- Savoie), docteur de Paris, 17 août 1830.

Fondateur d’un prix de poésie à décerner annuellement par la Société florimontane d’Annecy. Il a publié :

Guérison de la cataracte sans opération, chez la veuve de Lattier.

Code moral du médecin , poème en six chants ; Paris, 1842.

La Savoie poétique; Paris, 1845.

La Bataille de Magenta ; Annecy, 1859.

L’Italiennej hymne guerrier ; Bonneville, 1859.

Les Possédées de Morzine, drame pastoral ; Genève, chez Vaney, 39 p. in-8°, 1862.

La Sainte de Magland , drame villageois ; Bonneville, chez veuve Charvin, 71 p. in-16, 1862.

Lamentation sur l’état déplorable de la civilisation en Savoie sous le buon governo; Bonneville, 1862, 74 p. in-8°.

Le Lac d’Annecy, ses environs et les hommes célèbres gui l’ont illustré; Bonneville, 1863, 76 p. in-8°.

Fêtes de musiques et d’orphéons en Savoie; poème narratif, descriptif et lyrique; Genève, chez Blanchard, 1868, 76 p. in-8°.

Poésies nouvelles; Genève, 1870, 465 p. in-8°.

Nota. Ce volume reproduit quelques pièces déjà

publiées, en ajoute d’autres, et indique sur la couverture 17 publications diverses de l’auteur.

Satires sur les évènements contemporains; Genève, 1874.

Eglogues, Idylles etArcachon, poème en quatre chants; Genève, Blanchard, 1872, 324 p. in-8°. Andrevetan est mort à la Roche le 8 juillet 1879; il a légué à sa ville natale la plus grande partie de sa fortune pour des oeuvres de bienfaisance.

(Voir sa biographie dans la Revue Savoi.sienne, p. 70 de 1879 , et dans Y Association des médecins de la Haute-Savoie, p. 17 et 18 de 1879.)

Andrier François, deTaninges, d. m. t. en 1832 (exerçait le 16 décembre 1834), mort le 18 janvier 1860, âgé d’environ 53 ans., à Evian,où il était médecin-inspecteur des Eaux.

A publié : Eaux minérales alcalines d’Evian et Eaux ferrugineuses acidulés d’Amphion en Savoie; impr. Munier, Evian, 1845. Cette brochure a eu deux éditions.

(Voir Cafle (1), p. 56 de 1860.)

Andrier Jean, d. m. t. , 30 janvier 1752, né à Samoëns. D’après Mont-Réal (A uieurs civils, f° 56 du 4 me cahier ms, relevé par T. Chapperon, 2 e p. du 2 e cahier, archives de l’Académie de Savoie), Andrier a publié une l re lettre à laquelle répondit Mauclerc par sa Consultation d’un officier de san-

(1) Journal des connaissances médicales et pharmaceutiques.

té. (Chambéry, 12 mars 1792.) Andrier fit une courte réplique datée de Samoëns, le 27 mars 1793.

Andrier Jean fut nommé médecin des pauvres à Evian, avec une annuité de 50 livres, par délibération communale du 24 août 1757.'. A l’indemnité attachée à ce service, se joignait une condotta (abonnement) des bourgeois d’Evian.

Anselme Pierre-François-Philibert, né à la Croix-de-la-Rochette le I e1 'juillet. 1806, d. m. p., le 27 août 1836.

L’auteur de Zhora n’est pas lui, mais son frère.

Anthonio (Mestre) « physicien d’Anissie » en 1383. (Voir dans Soc. sav.d’hist. et d’arch ., t. XV, p. 20, son assistance aux couches de Bonne de Berry.)

Anthonioz Félix, d. m. t., 1817, né à Annecy 1796, fils de Claude-François, mort dans sa propriété de Saint-Jorioz le 26 juillet 1866, médecin en chef de l’hôpital d’Annecy, 1830-34, suppléant 1821-30, vice-président de l’Association départementale de la Haute-Savoie, maire de Saint-Jorioz 1864, membre de la municipalité d’Annecy, 34 ans, du Conseil d’arrondissement et de l’administration des Hospices, ancien capitaine de la garde nationale; Anthonioz a légué : 2,000 francs à l’Association; 400 francs à la Société philanthropique, et plus de 300,000 francs aux Hospices, avec affectation spéciale aux pauvres vieillards, etc.

(Voir Compte rendu de l’Association, 1866,

p. 4-7, par Callies; Courrier des Alpes, 21 juillet 1866, reproduisant le Mont-Blanc. Caffe, p. 384 de 1866.)

Anthonioz Claude-François, desGets, d. m. t., 11 mai 1780, père du précédent, est mentionné sous le nom de Anthonion Claude-François, 45 ans, depuis 19 ans à Annecy, à la page 361 du Dictionnaire des médecins français.

Anthonioz François-Auguste, d. m. t., le 3 août 1830, admis à l'Externat le 16 décembre 1834, pratique à Taninges en 1858 et années suivantes.

Anuci (M e Jehan), licencié en médecine, médecin de la ville de Chambéry, le 14 février 1431, ne fut en charge qu’en passant entre Lamayrolla et Gervinus rappelé. (T. C., Chambéry à la fin du - XIV e siècle, p. 233:)

Anzo (de) Thomas. « Barbitonsor Domini » en 1535. (Le Duc Charles III.) Note de T. Chapperon.

Arbario, chirurgien, appelé auprès du Père Monod, prisonnier et malade à Miolans, en 1643. (Voir p. 129 de Miolans , prison d’Etat , par Dufour et Rabut.)

Arestan, de Chambéry. Deux médecins de ce nom, le père et le fils, signent comme jurés, en 1686, une réponse au Sénat contre le laboratoire de Copponay.

Armand Jean-Louis-Vincent, né au Cheyla (Ardèche) en 1797, mais originaire de Savoie, a écrit sur l’épilepsie et sxir le choléra (Genève, 1867). Mort, le 10 mai 1875, peu après avoir célébré ses noces d’or au milieu de ses dix enfants et d’un grand nombre de petits-enfants, à Champagneux (Savoie), chez M. Galland, l’un de ses gendres, à 76 ans; mort d’une pneumonie contractée en faisant l’ascension de Saint-Maurice-de-Rotherens pour y visiter le curé de la paroisse, qui était malade.

(Voir Caffe, p. 254 de 1875.)

Armand Joseph, de Grésy-sur-Isère, d. m. t., le 7 juillet 1832.

Armand. L ’Annuaire de l’an xiii indique un chirurgien Armand, à Modane. On trouve en effet à la page 363 du Dictionnaire des chirurgiens français : « Armand Pierre, de Briançon (?), 60 « ans, chirurgien de Turin en 1776, depuis 26 ans « à Modane. »

Armand Jules, neveu de Joseph, d. m. p., en 1878 : De l’extension continue comme traitement de la coxalgie chez les enfants. (Paris,, chez Parent, 96 p. in-8°.) Succède au docteur Ducrest, démissionnaire et destitué en 1879, à la Maison Centrale et dans ses autres postes.

Arnal Gabriel, successeur du D 1 ' Girin à Beaufort, à la fin de-1882, après un an d’interrègne, d. m. p., a été appelé dans cette vallée par des relations de famille à Chevron.

Arpin Charles, médecin, professeur de cosmographie, conseiller du Duc. ( Auteurs civils de Mont-Réal, I, folio 23, 2 e p. et ms. T. Chapperon, p. 56 du 4 e cahier.)

A publié : Synopsie du pays de Piémont et des Alpes avoisinantes, avec des annotations â un Traité des bains> 1614. Cet ouvrage est indiqué par Bonino sous son vrai titre latin, avec la note s. 1. n. d. L’auteur était né â Poirino. Malacarne donne sa bibliographie (1).

Audacio (Georges de), deMontcalieri, piémontais, comme plusieurs de ses collègues à Chambéry, fin du xiv e , paraît avoir été un apothicaire de certaine importance, puisque c’est dans son magasin que se réunit le conseil de ville, le 13 mai 1426, pour élire un médecin de ville. (T. C., p. 232. Chambéry à lafin du XVI e siècle.)

Audé Charles, d. c., membre du collège des médecins de Chambéry (1684), syndic dudit collège par délibération du 11 janvier 1685 signe en cette qualité en 1686 la Réponse , etc., contre Copponay, devint vice-doyen dudit collège en 1692 (ms. donné à la Société médicale de Chambéry par M. Edouard Guillermin). V. aussi Saint- Genix, 22, 483.

Copponay cite Odé (sic) et Georges comme deux victimes de la saignée et de Yhémêtique.

' (i) Bibl. Mècl. antérieure

i* siècle.

Aude Jean Louis, vaccinateur à Chambéry en 1823 et 1826.

Nota. La rue Aude à St-Cloud n’a rien de commun avec les Aude de Savoie.

Audouy (de Marseille?) figure' dans les Annuaires comme médecin-inspecteur des Eaux de Challes en Savoie (1869-72).

Avet Philibert-François , médecin à Oullins (Rhône), né le 28 avril 1797 à Talloires, de J.-B te Avet et de Bernardine Golliet, de Manigod, a quitté Talloires de bonne heure pour aller pratiquer à Menthon, village voisin, puis à Oullins, r où il s’est fait naturaliser le 9 octobre 1833. (Voir : Naturalisés de Savoie , par Albrier, p. 409, du vol. XV de la Soc. sav. d’hist. et d’archéologie.)

Avet Jean-Baptiste, officier de santé, père du précédent (1).

Baillix (sic), peut-être faut-il lire Bailly ou Bally?

A Chamoux, en 1858 encore, et déjà en 1819, il paraît être l’officier de santé indiqué par Y Annuaire de l’an xm à Saint-Pierre-d’Albigny.

(1) Le berceau des Avet de Tarentaise, qui ont fourni le garde des sceaux du roi Charles-Albert, le général son fils, l’écrivain son frère, etc., est à Thônes ; c’est sans doute aussi celui des Avet de Talloires.

Bally Jean-François, de Thônes, fils de Jean- Antoine, d. c. t., le 31 décembre 1788, né en 1757, mort le 5 novembre 1826.

Bally Joseph-Marie, né et mort à Verrens- Arvey (12 mars 1822, 14 janvier 1877), d. m. t., le-9 juin 1849.

La biographie de ce sympathique confrère a été donnée par le D 1 ' Ducrest (Assoc. méd. de la Savoie„ 1877, p. 30 à 41) en des pages bien dignes du modèle et du peintre. Cqffè n’a fait que le mentionner, p. 31 de 1877 (1). Nous nous garderons de refaire ce qu’a si bien fait le D 1 ’ Ducrest.

Balthazard (Louis de), de Gachêo. Originaire de Savoie par sa mère, Marie Despine, fille du D 1 ' Ch.-H.-A., a commencé ses études médicales à Reims. Aide-major stagiaire au Val-de-Grâce, d. m. p. en 1876. Thèse : Etude sur le tubercule sous-cutané douloureux (35 p. in-8°).

Bard Gaspard, d. m. t. en 1790, reçu aussi à Paris. Né à Morillon en 1769, mort à Thiez en mai 1833; fut attaché comme médecin à l’armée du Rhin, se fit ensuite nommer receveur particulier de l’arrondissement de Thonon, puis de celui de Bonneville, où il se remit à pratiquer la médecine en 1812, et fut vaccinateur officiel en 1823.

Barret ou Biolet. (Voir ce dernier nom.)

(1) Journal des connaissances médicales ét pharmaceu tiques.

Barthélemy , physicien (médecin) de la princesse Yolande au xv e siècle. (V. Biolet.)

Barthélemy Pierre, physicien. Obit. de Saint- Jean de Maurienne, mort le 1 er novembre ( pas d’année), donne 26 florins au chapitre pour le souper de la fête de la Toussaint. (Truchet, Mémoire acad. , tome I er , 4 e série, p. 57.)

Basin Auguste, né à Leysse près Chambéry, d. m. p. le 9 novembre 1865. Thèse : De la blennorrhagie aiguë et chronique.

Le 24 juillet 1874, second chirurgien-adjoint à l’Hôtel-Dieu, et adj oint désigné pour les incurables.

Lauréat de l’Académie de Savoie (prix de poésie, fondation Guy) pour son poème : Les derniers jours d’un peuple (1878-79).

Lauréat de la Société florimontane d’Annecy, (fondation Andrevetan).

A signé du pseudonyme Auguste Delès : Le gendre de Locuste (1878, chez Châtelain à Chambéry, 56 p. in-8°), étude en prose sur l’époque de Néron, dont la dédicace au D r Guilland, rappelle un incident du Concours de poésie de 1876.

Protecteur des enfants assistés en 1880.

Basin François, frère puiné d’Auguste, élève au Val-de-Grâce, docteur en juillet 1881.

Baud Jean-Marie, né à Saint-Félix le 16 juillet 1776, mort à Louvain le 11 mars 1852, a été l’objet de notes nécrologiques par Caffe (p. 415 de la 19° année, mai 1852 et encore à la page 110 de

1863). Une Notice sur lui a été publiée à Louvain en 1853. Mais elle est peu répandue, difficile à trouver, et la note de Catïe plus riche en documents se borne à peu près à mettre en relief son refus d’accepter les fonctions de médecin du Roi Guillaume, puis de Léopold. Caffe rapproche ce noble trait d’indépendance et de désintéressement de celui qu’un autre Savoyard, Ducis, opposait un jour à l'offre d’une voiture par Napoléon I er , montrant à ce dernier un vol de canards sauvages qui traversait à ce moment l’horizon et invoquant pour lui-même l’analogie d’humeur avec ces libres voyageurs.

Ce fait est reproduit dans le journal l’Italie du 21 février 1882, d’après : Mémoires intimes sur la Malmaison.

Nous croyons utile d’analyser ici l’étude inédite offerte à la Société de médecine de Chambéry par le D 1 ' Frédéric Brunier, son élève à Louvain, pour laquelle il put puiser dans la correspondance de son père, ami du D r Baud, indépendamment de la Notice publiée à Louvain. (Archives de la Société, n° 165.)

Baud Jean-Marie, d. m. p., fut recteur magnifique, doyen et professeur à l’Université de Louvain, ancien chirurgien-major des armées de terre et de mer de France, médecin du Roi des Pays-Bas et des Belges, membre du Conseil municipal de Louvain, de l’Académie de médecine de Belgique, etc., président de la Commission médicale de Lou-

vain, etc., décoré de l’ordre de Léopold, du Lyon néerlandais, des saints Maurice et Lazare, etc.

Son père, syndic de Rumilly, chargé d’une nombreuse famille, confia son éducation à un ecclésiastique dont Baud garda toute sa vie un pieux souvenir. Après avoir brillamment terminé ses études classiques au Collège de Rumilly, il se disposait à concourir pour une bourse au Collège de Savoie, fondé à Louvain par Eustache Chapuis, d’Annecy, lorsque survint la Révolution française : singulier rapprochement ! les événements lui refusent une modeste place d’étudiant dans l’Université dont il devait être une des plus grandes illustrations !

Baud passa donc à Grenoble, y étudia sous le célèbre Villars, qu’au bout de deux années il suppléait déjà lorsqu’il se trouvait empêché. En 1799, il était chirurgien militaire au 1 er régiment d’artillerie à cheval; mais, déjà auparavant, il avait pris part aux premières campagnes d’Italie, mérité l’amitié de ses collègues Broussais et Reille, et subit le typhus pétéchial au siège de Gênes.

Après un congé de convalescense passé dans sa famille, à Alby, il reprit son service, sollicitant sans cesse son licenciement, afin de pouvoir venir compléter ses études à Paris et y prendre son doctorat, entraîné parles événements à l’armée d’observation de la Gironde, parcourant l’Espagne (1801) avec le 2 e bataillon do la 92 e brigade, échappant à mille dangers grâce à un reliquaire que lui

avait donné une jeune veuve, et dont l’exhibition lui servait de passeport dans cette catholique contrée, et obtenant enfin son congé (mars 1802) pour se rendre à Paris. Mais au commencement de juillet 1803, après quelques mois d’école, il en repartait faute de la somme nécessaire à payer ses examens, et revenait à Alby dans l’intention de s’y fixer comme officier de santé. Comment, « dans « ce pays le plus misérable qui existe, » trouvat-il les ressources qui lui avaient fait défaut? Le fait est qu’il retournait à Paris dès la fin de l’été, y partageait la chambre et le bois de son ami Brunier, et était enfin reçu docteur le 30 ventôse an xii (21 mai 1804), donnant pour thèse ses Considérations médicales sur le tétanos. »

Peu après il entrait dans le service de santé de la marine, et était attaché au port de Brest (1804-5), comme major de 2" classe, d’emblée et sans avoir encore navigué, quoique cette condition fût réglementaire. C’est sans doute ce qui a fait dire par erreur dans la biographie qu’il avait prit part à l’expédition de Saint-Domingue (1802-3). Il était en octobre 1808 devant Caprée et y méritait l’amitié de Lamarque qui la lui conserva toute sa vie. En 1812, il fut attaché au port-d’Anvers, et y resta chirurgien en chef de l’hôpital Saint-Bernard jusqu’à la chute de l’Empire. C’est dans cette ville, qu’un chirurgien de marine, Savoisien comme lui et dont nous n’avons pu retrouver le nom, ayant été traité par un officier de f... Savoyard, Baud

prit fait et cause pour son camarade et blessa grièvement en duel l’insulteur. Autant en advint d’un second qui voulut prendre sa défense ; si bien qu’un ordre du ministre de la marine intervint pour défendre à Baud d’accepter des duels et aux officiers de lui en proposer.

Subissant la défaveur dont la marine était l’objet, sous Napoléon I er , Baud, malgré son mérite et ses longs services, n’en avait reçu aucune distinction honorifique, trop indépendant, au reste, pour les aider à lui parvenir. Après 1811, il se retira à Bruxelles, auprès du professeur Curtet ( de Chaumont en Savoie), qui le décida à prendre du service dans le nouveau royaume des Pays-Bas. Envoyé-à Bois-le-Duc (Hertzogen-Bouh), en qualité de chirurgien en chef, il était occupé à organiser un grand hôpital militaire, tandis qu’on se battait à Waterloo, et eut ainsi le bonheur de ne se pas trouver dans les rangs opposés à ceux où il avait servi pendant plus de vingt ans.

Lorsqu’en 1817 se rouvrit l’Université de Louvain, les règlements prévenaient que les cours d’anatomie et de chirurgie se feraient en latin, (comme naguère encore à Turin), et Baud fut nommé Lecteur, sur le refus de Curtet qui ne voulut pas quitter sa belle clientèle de Bruxelles, uniquement parce qu’il savait le latin, ou plutôt parce que les chirurgiens belges ne le savaient pas. Mais ses connaissances spéciales le firent bientôt nommer Professeur extraordinaire, puis, en 1821,

Professeur ordinaire et, en 1828, Recteur magnifique. Dans cette place, il fit le meilleur usage de la faveur dont il jouissait auprès du premier ministre Van-Malien.

| Lors de la Révolution de 1830. Baud demanda un congé et voyagea en France, en Italie et en Savoie. Il reprit ses cours en 1821, présida en 1832 la Commission envoyée en Angleterre pour y étudier le choléra; et, en 1833, après avoir traité le duc de Brabant, il fut fait doyen de la Faculté de médecine et échevin de Louvain. Il prit comme président la part la plus active au projet de loi qui régit encore en Belgique l’exercice de la médecine et obtint — non sans beaucoup de peine — la régularisation des comptes de la fondation • d’Eustache Chappuis pour le Collège de Savoie à Louvain. (Voir sur cette fondation la Reçue savoisienne.)

En 1835, l’Université du Gouvernement était supprimée et remplacée par une Université libre dite catholique. On s’empressa de lui offrir la chaire de pathologie chirurgicale; mais sa délicatesse se refusant absolument à cumuler sa pension de retraite avec le traitement d’activité, il céda la première (3,000 francs) aux Hospices avec la même générosité désintéressée qui lui faisait remettre aux étudiants peu fortunés ses droits universitaires, et souvent ajouter à cette remise des dons de livres, d’instruments et d’argent.

Baud mourut à Louvain le 11 mars 1852. Wle-

minck, président de l’Académie royale de médecine, inspecteur général du service de santé, prononça l’éloge de son maître, « qui partout avait « su se placer au premier rang, servir d’exemple « à tous, conquérir les sympathies de tous... »

Baud, singulièrement instruit, en histoire et en géographie, parlait et écrivait presque toutes les langues d’Europe et s’était beaucoup occupé de numismatique. Une élocution facile et un grand charme d’expression donnaient à ses leçons un vif intérêt et beaucoup de grâce à ses entretiens. Il s’était fait, pour sa correspondance, un genre à lui, qui avait parfois un piquant rabelaisien. D’une taille moyenne, d’un physique singulièrement agréable; il avait une vivacité pénétrante de regard qui saisissait l’attention. Decaisne, le peintre des Roisj voulut faire, en 1832, le portrait de Baud, et ce fut un chef-d’œuvre de vérité et d’idéalisation à la fois. Pour le physiologiste, sa tête présentait un grand développement de la bienveillance, de la circonspection du langage et de la causalité, avec un peu de saillie ou causticité.

Non moins apprécié comme praticien que comme professeur, recherché comme ami, ses funérailles réunirent tout Louvain, riches et pauvres. Un monument par souscription lui a été élevé dans la cour d’entrée du nouvel Hôpital, et un autre à Héreut, heu de sa sépulture. De tels honneurs revêtent une signification toute particulière quand on songe qu’ils furent rendus par la Belgique à un étranger.

Son œuvre scientifique est considérable, citons :

1° Anévrisme vrai de l’artère fémorale, suite du bubon (Journal de médecine, 1796);

2° Sa thèse sur le tétanos, dont il localise la cause immédiate dans l’orachmoï dite spinale, 1804 ;

3° Invagination de l’intestin grêle; élimination d’un fragment d’environ trois pieds (Journal de Sédillot);

4° Réduction d’une luxation de l’appendice xyphoïde (Ibidem.);

5° Oratio inauguralis de laudibus quibus ejferri potest memoria H. J. Rega, quondam in Univ. Lovaniensi professons. (Louvain, 1821, 32 p. in-4°.) Rega a été le précurseur de Broussais ;

6° Nosographie chinergicale (mse.). Baud y a pris l’initiative d’une classification philosophique, et non plus topographique ; la bibliographie y est fort riche. Ses leçons sur les plaies par armes à feu étaient son chef-d’œuvre;

7° Grand atlas d’anatomie (grandeur naturelle), publié à Bruxelles sous le nom de Gurtet;

8° Température de l’eau préférable pour les cicatrisations (14 e ), publié par Craninx, son élève, etc., etc.

Baud employait pour les fractures un appareil à extension permanent, supérieur à celui de Dessault, par la modicité du prix, la simplicité et le parallélisme de l’effort à l’axe du membre. Il avait

devancé la suspension du membre généralisée plus tard par Sauters et par M. Mayor. Il prenait la taillée de la crête du tibia, dans les amputations de jambe, par l’enlèvement d’un fragment triangulaire. Jules Guérin est un élève de cet ingénieur orthopédiste. Aux ulcères atoniques des membres, il apposaitles bandelettes avec l’emplâtre de Vogel, bien avant Pasero et les autres. Il fit consciencieusement quelques essais de médication homéopathique et obtint des succès qui lui faisaient dire : « Il y a là-dessous quelque chose de vrai. »

Il a, dès 1822, conseillé la noix vomique dans certaines diarrhées rebelles, employé les stupéfiants au moyen des cigarettes ou de la pipe, et pratiqué la laryngotomie dans un cas de suffocation par maladie chronique du larynx, avec succès complet.

Baudet Tobie, « chirurgien, bourgeois de Moûtiers, » signe un acte comme témoin, le 18 octobre 1650, chez Bruet, notaire.

Baudry Félix, de Grésy-sur-Aix, naturalisé Français le 1 er septembre 1671, domicilié à Villaine-en-Duesnois (Bourgogne). Il fut probablement la souche d’où est sorti Baudry de Marigny, seigneur de Villaine.... (Voir Albrier : Les

Naturalisés . Soc sav. d’hist. et d’arch tome

XIII, p. 228.)

Bazile Prosper, médecin à Paris , l’un, des quinze enfants de Bazyle Aimé, né à Sainte-Foy

enTarentaise en 1764, mort à Rouen en 1829.

Cette famille a donné, entre autres, Bazile du Clos Joseph-Gabriel, conseiller du Roi. (Albrier : Les Naturalisés... (Ibidem.)

Bazin Charles, aide-médecin de marine, novembre 1877, né à Cbambéry, décédé à Toulon le 3 mai 1879, à 23 ans, enterré à Cbambéry le 6.

Bazin Pierre, médecin à Saint-Pierre d’Albignÿ, où il a exercé, entre autres, les fonctions de maire. Reçu docteur à Turin le 9 juin 1849.

C’est le frère de l’ingénieur Bazin André, chef du service des Ponts et Chaussées àJDijon, honoré d’une médaille d’or à un Congrès de la Sorbonne pour ses travaux d’hydrologie. Il s’est utilement occupé des eaux de Brides et de Salins, tandis qu’il était ingénieur du génie cioil à Moûtiers.

Beard Joseph, né et décédé à Rumilly, dans la maison paternelle (1808-1872).

Malgré l’irrégularité de son diplôme (1), Béard avait reçu dans sa ville natale le titre honorable de Médecins des pauvres.

(1) Recours au Roi contre la sentence que je viens de subir dans mon dernier procès comme médecin; Chambéry, chez Bachet, mars 1857. 11 paraîtrait, d’après cet intitulé, que l’on ne pourrait dire de Béard ce que Roger, président général de l’Association des médecins de France, a dit en 1882 de Littré, qui prodiguait, comme Béard, gratuitement et sans diplôme ses soins aux paysans de son village, que « les médecins patentés des communes voisines ne songè- « rent point à le poursuivre pour lait d’exercice illégal. »

Cette physionÔiÉie aussi sympathique comme homme que comme poète a été retracée avec charme et émotion par F. Descostes, son concitoyen, dans le Courrier des Alpes du 4 avril 1872. Dans le même numéro, une correspondance de Rumilly complète sa biographie.

Citons, parmi ses oeuvres imprimées, outre le Recours : Napoléon Bonaparte , épopée. Ce fragment, imprimé en 1844 , chez Saillet, à Annecy, a été réédité en 1847, avec quatre autres poèmes : Joséphine, Répudiation, Veto pontifical, Sainte-Hélène. ( Chambéry, chez Bachet, 80 p. in-8°. )

Les Chansons patoises, bucoliques ou satyres, au nombre de plus de 150, n’ont jamais été publiées, bien qu’elles se chantent dans toute la Savoie. Qui n’a entendu : Curossê, les Bœufs, Retour des bergers, la Pastenaille, etc. (1).

Beaumont Benoît, mécanicien bandagiste distingué à Lyon, membre correspondant de la Société de médecine de Montpellier, auteur d’un Mémoire estimé sur la guérison des hernies, mort à Lyon en août 1843, à 73 ans, était né à Chambéry. (Courrier des Alpes, 8 août 1843.)

Beaumont (de) Pierre, chirurgien, se charge de visiter et couper les malades, c’est-à-dire percer la plaie. (Truchet, ibidem, p.' 514, 519.)

(1) Elles viennent d’être publiées dans la Revue savoisienne, d’Annecy, 1887, avec une traduction française.

Bebert Joseph, de Chambéry, reçu docteur à Turin en 1856, mort à Chambéry le 5 mai 1863, à 33 ans, fils du notaire Bebert, petit-fils par sa mère du botaniste Bonjean, neveu de Bebert Pierre- Antoine, professeur de chimie, et beau-frère du géologue G. de Mortillet. (V. Caffe, p. 224 de 1863.)

Bellile Alfred-Humbert, de Chindrieux, reçu I docteur à Turin le 16 juin 1859, maire de Chindrieux en 1878, conseiller général le 27 avril 1879 ; protecteur des enfants assistés en 1880 ; conseiller*» de l’Association des médecins en 1881 ; vice-prési|B dent du Comice agricole, même année; mort enA|

Belloste Auguste, signait du titre de « méde-lfS cin de la Duchesse douairière de Savoie, son livre fl intitulé : Le Chirurgien d’hôpital. (Amsterdam,«B 1807.)

Nous ne savons s’il était Savoyard.

Bellot Colomban, de Lanslebourg, d. m. t., le % 22 juin 1830. Bouvier l’a cité comme botaniste. M (Revue savoisienne.) (Etat civil).

Belly Louis, chirurgien à Chambéry. On le | trouve en 1747 et en 1760.

Berlier Pierre, officier de santé, oculiste à Lyon, né le 31 décembre 1775, à Serrières en Chautagne, naturalisé Français le 17 avril 1822. Albrier, dans ses Naturalisés (Soc. sav. d’hist-

et cL’arch t. XIII, p. 232, et XV, p. 380), rappelle que la famille des Berlier est alliée aux Foisset, de Bourgogne, par le D r Masson, et cite le général Jean-Baptiste Berlier et le conseiller d-’Etat comte Théophile Berlier.

Bernard Sébastien-Joseph, ancien médecin ordinaire des Hospices militaires, né le 14 novembre 1758 à Modane, de Sébastien et de Jeanne Durand, naturalisé le 13 mars 1816. (Albrier, p. 283 du t. XIII. Ibidem.)

Est-ce le même qui figure à Y Annuaire de l’an xiii comme pratiquant à Chambéry?

Bernard Jean-François. Il y a encore celui que donne le Dictionnaire des médecins, chirurgiens et pharmaciens français (p. 303), avec les prénoms de Jean-François, » 49 ans, chirurgien de « Turin en 1785, depuis 17 ans à Aiguebelle. »

Bernard Jean-François a laissé à Aiguebelle le meilleur souvenir d’un homme bienveillant, dévoué à ses malades, jovial et d’une bonhommie malicieuse. En 1814-15, durant les rencontres entre l’armée des alliés et l’armée française, il opéra plusieurs soldats blessés.

Berthet Pierre-Denis-Justin , de Besançon, d. m. p. le 19 janvier 1833, mort le 4 juillet 1863, à Aix, où il s’était fixé après y être venu pour sa santé.

A publié : Le Solitaire d’Aix-les-Bains , par Pierre de Mirlori. Aix, Bachet, 1861.

Aix-les-Bains : Ses Thermes, Traité complet , descriptif et thérapeutique ; Chambéry, Puthod, 1862, 277 p. in-8°.

(Voir : Gazette des Eaux, page 289 de 1862 ; Revue médicale, de Sales-Gisous, 15 décembre 1862; Association de Savoie, p. 2 de 1863; Cafie, page 319 de 1863.)

Berthet Aimé, né le 25 novembre 1806 à Bonvillard (G-résy-sur-Isère) de François, cultivateur, et d’Agnès Cordel. Admis au Collège des Provinces à Turin, où il fut condisciple d’Armand Joseph, de Grésy, il y prit son doctorat en 1830. En 1831, se trouvant à Paris, il alla soigner les cholériques dans l’Yonne, et se maria richement à Chagny, où : il est mort sans laisser d’enfants. Il s’était fait naturaliser le 28 septembre 1844. (Albrier, p. 440 du t. XII.) Ses camarades de l’Université l’avaient surnommé Jean-de-l’Ours, à cause de sa remarquable villosité ou de ses allures rustiques, ou pour ces deux causes à la fois.

Berthet Constant, de Chambéry, niort victime de son dévouement au service des typhoïdes à l’hôpital de marine à Toulon, où il se préparait à la médecine navale. (Voir le Courrier des Alpes du 13 juillet 1875. ) Le dernier adieu lui fut adressé par son maître et concitoyen, le D r Quêtant.

Berthet Constant, d’Aiton, interne aux hôpitaux de Lyon, tombé malade dans l’exercice de

ses fonctions, est mort à 23 ans, sépulturé à Aiton le 9 novembre 1881. (Courrier des Alpes , 12 novembre 1881.)

Berthet Jean-Claude, né à Sainte-Hélène-du- Lac le 15 novembre 1765, chirurgien-major de l’ex-23 e régiment de ligne, naturalisé le 23 février 1816. (Albrier, p. 278 du t. XII de la Soc. sao. d’hist. et d’arch.)

Berthet Jean-Joseph, de Boëge, chirurgien à Turin le 10 juin 1778.

Berthet Michel, d. m. t. le 1 er juillet 1829 (ou 1831?), admis à Yexerceat le 12 décembre 1834, pratique à Boëge.

Bertholet Claude-François, de Talloires. La biographie de l’illustre chimiste savoyard, dont Cuvier a dit que l’Université de Turin avait donné à l’Europe son premier chimiste, est partout : Feller, Bonino, etc. Le Dictionnaire des sciences médicales (1828), le dénommait « Claude-Louis ». Grillet le cite, t. I, p. 216, d’après le ms des Auteurs civils de Mont-Réal (IV, f°, 39 à 126; II, f° 217). Replat a écrit la Biographie du comte Bertholet ; Annecy, Saillet, 1842 (16 p. in-8°).

Il y a deux notices sur Y Inauguration de sa Statue à Annecy le 25 août 1844, l’une en 54 pages in-8°, chez Burdet à Annecy ; l’autre en 16 pages in-8°, chez Puthod à Chambéry.

Bertholet a soutenu sa thèse médicale devant la Faculté de Paris en 1778 (in-8° de 28 pages).

Bertholet François-Marie, né à Collongessous-Salève, naturalisé français le 4 mai 1831 Albrier (ouvrage cité) a pratiqué la médecine à Saint-Amand (Cher).

Bertholet.... de la Rochette, chirurgien, avait la réputation d’un habile oculiste, et fut, à ce titre mandé auprès de Lavini, prisonnier d’Etat à Miolan, en avril 1770. (Miolan, par Dufour et Rabut p. 303-4.)

Berthoud Balthazard, né à Albertville le 18 décembre 1807, d. m. m. 1832, interne des hôpi taux de Lyon durant 14 ans, exerça à Albertville de 1843 à 1848, est mort à Paris.

Berthier Francis - Bertrand, d’Aix , fils de Louis, d. m. p., 28 mars 1873 ; sa thèse, chez Parent, 88 p. in-8°, est : Des Eaux minérales de la Savoie ....

A publié, en outre : The spas of Aix and Marlioz, London, 1877, Adlard et Curchill (in-8° de xvi et 159 p.).

Simple note sur le Traitement du rhumatisme articulaire chronique par les Eaux d’Aix; Aix, Gérente, 1877 (16 p. in-8°, extrait des Annales de la Soc. d’hydrol. de Paris).

Secrétaire de la Société du Grand - Revard , a donné aux journaux et au Club alpin quelques notes (1).

(1) Savoie thermale, 30 mai 1875. Bulletin trimestriel du Club alpin français, p. 45 du III' de 1875.

Article bibliographique sur le Traité de Morell- Mackonsie , dans la Revue de laryngologie, par Meure; Bordeaux, 1 er septembre 1880.

Berthier Louis-Sébastien, d’Aix, d.' m. t., 4 janvier 1844, était licencié (pro doctor) en chirurgie dans la même Faculté dès le 23 juillet 1841. Second inspecteur-adjoint de l’Etablissement thermal en 1862 ; vaccinateur cantonal à la même date jusqu’en 1880; chevalier de la Légion d’honneur.

A publié : « Observations médicales sur les Eaux d’Aix; » Chambéry, Puthod 1851, 44 p.

in-8°. « Remarques sur l’action des Eaux d’Aix dans la phtisie pulmonaire ; » Chambéry, Puthod, 1853, 16 p. in-8°. « Les Eaux d’Aix en 1856 ; » Chambéry, Puthod, 1856 , 20 p. in-8°. « Compte rendu des Eaux d’Aix en 1857; »

Chambéry, Puthod, 1858, 47 p. in-8°.

Bertrand Jacques, médecin à Saint-Jean de Maurienne (156-162).

« Il écrivit, dit Grillet (III, 285), par ordre de Charles-Emmanuel I er , l’Histoire de Notre-Dame du Charmet, pleine de couleur locale, et intitulée : « Diva Yirgo Charmensis ; nova ejus « bénéficia et miracula»; Lugduni, 1623, in-4°. Il y en a des traductions françaises par le Père d’Orlié et par Mgr de Vilette-Chevron, archévêque de Tarentaise. Boniho dit de même : (1,364) « In « questo libro contingonsi moite notizie sulli arti « e sulla letteratura délia Muriana. »

Bertrand professait au Collège Lambertin, fondé à Saint-Jean de Maurienne en 1570, par l’évêque Pierre de Lambert. (D r Mottard.)

Voir : Ch.-Aug. de Sales : (Diva Virgo Charmensis).

Luc Walding : (Bibl.fratrum minorum). Papillon : (Bibl. de Bourgogne) Moreri : (Supplément, second vol. p. 807. Et le ms. Auteurs civils Mont-Réal, copie, T. Chapperon (p. 20 du IV e cahier).

Bertrand... (un médecin) reçoit « 22 deniers « de composition, pour avoir été frappé au nez « d’un coup de lancette par le barbier Jean Che- « valier). (Comptes de la châtelainie de St-Genix et Cordon, 1391-94, aux archives de la Côte-d’Or.)

Bertrand Léonard, à Aix, chirurgien, mort à 57 ans, le 28 février 1664, avait eu de son mariage avec Claudine Froment en 1638 :

Pierre, chirurgien à Aix, né en cette ville le 31 mars 1651. Il épousa Claudine-Françoise Bouquet, le 13 novembre 1720, c’est-à-dire à 70 ans, et se remaria, le 26 août 1737, à Charlotte Palatin. Mais, trois mois après çè nouveau mariage contracté à 86 ans, il mourait le 8 décembre 1737.

Claude...., cet autre chirurgien du nom de Bertrand, est mort le 26 avril 16§6, à Aix.

Besson (Elisabeth, fille d’un) « médecin à Seyssel, » épousa, le 25 janvier 1712, C.-G. Paget.

(Voir C. Duval, la famille Paget, dans Revue savoisienne, 1881, p. 38.)

Besson Fortunat-Marin, né à Saint-Jeoire'en Faucigny, en 1806, y est mort le 28 décembre 1876.

Elève du Collège des Provinces à Turin, y fut reçu d. m. t.' « inter optimos » (examen du 21 juin 1833), le 10 juillet 1834.

Maire de Saint-Jeoire, conseiller provincial, après avoir été. un instant professeur de belleslettres au Collège de Mélan, où il compta parmi ses élèves les plus affectionnés l’ingénieur Sommeiller , ce confrère distingué a une belle page dans le compte rendu de T Association delà Haute-Savoie (1875, p. 16,18).

Besson Joseph, de Chambéry, d. m. t. , 5 juin 1833, revint se fixer dans sa ville natale en 1838.

Médecin de l’Asile de Saint-Benoît, de l’Hospice de Mendicité, de l’Hospice des Incurables, de la succursale syphilitique; chirurgien en chef de la Maternité, professeur d’anatomie â l’Ecole secondaire de Chambéry, professeur d’accouchement pour les élèves sages-femmes ; trésorier de l’Association des Médecins du département durant ses premières années ; membre et Président du Conseil départemental d’hygiène.

Bianco, chirurgien-major au régiment de Savoie , en 1789 (Miolan, par Dufour et Rabut, page 371), probablement de la famille Bianco, fixée à Annecy.

Bibal Antoine, docteur en médecine à Saint- Jean de Maurienne, né dans le Languedoc, était venu s’établir, pendant la domination française (1536-1547), à Saint-Jean et y avait acquis une grande considération. Il y épousa Noble Antoinette. Il est signalé par Peletier dans son poème La Savoie. Il figure le 30 juin 1565 à une convention entre les syndics de cette ville et des gens chargés de nettoyer les maisons infectées pendant la peste. (Truchet. Ibidem, p. 514, 529.)

Billod François, d’une famille d’ancienne bourgeoisie d’Evian, y exerça de 1815 à 1835, et y mourut; avait pris son diplôme à Paris sous l’empire.

Billiottet Jean-Maurice, né le 29 novembre 1780, à Bourg-Saint-Maurice (Tarentaise), prit son doctorat à Paris le 27 novembre 1806. Sa thèse (Didot, 28 p. in-4°) est dédiée à sa mère, à son frère, à J.-G. Lâchât, ancien notaire à Bourg- Saint-Maurice, « son bienfaisant directeur. » Elle a pour titre : « Dissertation sur la phtisie pulmo- « naire et sur l’emploi du lait dans son traite- « ment. »

Après avoir débuté dans son pays, il alla s’établir à Saint-Laurent de Chamousset (Rhône), et se fit naturaliser le 27 juin 1831. Aussi estimé et aime comme homme que comme médecin, chevalier de la Légion d’honneur, il est mort à Saint- Laurent laissant sa belle clientèle à son neveu, le D r Paget.

Envoyant, le 20 janvier 1854, une Imitation à sa jeune parente, M ii0 L., près d’épouser notre distingué confrère, D 1 ' F., il lui écrivait : « Dans la « saison d’automne, la chaleur du sentiment se « ressent de l’abaissement de température atmos- « phérique, et les idées n’ont plus la fraîcheur du « printemps.... »

Après cet aveu que démentait gracieusement sa lettre-pleine d’une chaude, intelligente et juvénile affection, il citait à sa fiancée quelques vers de Marc-Antoine Petit, son ami d’université, sur les consolations qu’un médecin a besoin de trouver auprès de sa femme.

Billioud, d. m. p. 1846, inspecteur des Eaux de Saint-Gervais, dès l’annexion; vice-président de la Société d’hydrologie de Paris en 1878, mort subitement à Paris en juin 1883.

A publié : « Etude sur les Eaux médico-thermales de Saint-Gervais. » (Baillière.)

Le D r Deligny, son confrère à Saint-Gervais, a annoncé sa mort dans le Journal d’Aix, dès le 1 er juillet 1883.

Biolet alias Barlet Barthélemi, qualifié mester, était médecin de la duchesse Yolande. Sa femme Anne, reçut de la régente un anneau d’or pour étrennes en 1467.

Il reçoit lui-même une bague d’or en 1472, sa femme, une bague en 1474. (Rabut et Dufour, Les Orfèvres.)

Biron Joseph, de Chambéry, né le 12 juillet j 1816, mort le 12 avril 1866, à Atfé (Mahmardié), | où il était médecin de l’Hôpital après avoir été | médecin en chef de la province d’Assiout, et avoir | servi 27 ans le gouvernement égyptien dans la J Haute-Egypte et le Soudan. Notre condisciple et\j ami au collège royal tenu par les Jésuites de Cham-a béry ; passa à notre Ecole préparatoire ; il s’adon- 3 nait dès lors avec passion à la chimie et à la bota- J nique. Passé ensuite à Lyon, il y obtint, en troi- | sième année, le prix de pathologie interne. Guilland | le retrouva en 1842 à Montpellier, où il venait de .1 prendre ses grades.

Sa correspondance d’Egypte restée aux mains i de M me Bochet, veuve du pharmacien, sa sœur, '1 réflète avec son ardeur scientifique et sa foi reli- i gieuse, les poétiques et rêveuses impressions de l’Orient.

Dans sa lettre du 24 avril 1850, datée de Kar- | toum, il annonce, après trois années de silence, sa | grave maladie dans le Kordofan, et son mariage. Il salue son bon ami Guilland, « qui lui fit la conduite J à son départ d’Europe... « Dans celle du 25 dé- j cembre 1865, qui fut la dernière, il venait de per- 1 dre sa femme du choléra, et lui-même souffrait de l’asthme qui avait déjà failli l’enlever dans le i Kordofan : « Les dattes, ajoute-t-il, plus encore | que le climat, m’ont rappelé de la tombe où j’étais ’ déjà à demi-plongé.

Voir : L 'Egypte, journal d’Alexandrie , 15

avril 1866; le Courrier des Alpes du 2 août (D r Michaud); Gaffe, p. 461; Revue savoisienne, décembre 1876 « Les Savoyards en Egypte » par E. Tissot, l’ingénieur annessien qui y a laissé de si honorables souvenirs.

Birraud.... né à Bernex près d’Evian, reçu à Paris à la fin du xvm e siècle, vint.àDouvaine sous l’Empire, et y mourut en 1824.

Blanc Louis, né à Sallancbes en 1813, fils du D r Louis, d. m. t. en 1837, fixé à Aix en 1839 par son mariage avec l’aînéo des trois demoiselles Bimet, dont les deux soeurs épousèrent : l’une, le D r Petit Joseph, d’Albertville; l’autre, le D r Magdelain Philibert, de Sallancbes.

A publié, à son tour de présidence de la Commission médicale d’inspection, le rapport sur la saison de 1855. Paris, Jérôme Didot, 1856; 56 p. in-8°, mort le 30 juillet 1863.

Nécrologie par le D r Guilland, au Courrier des Alpes , 5 août 1863, et par Caffe, p. 351 de la même année.

L’un des administrateurs du Cercle d’Aix, conseiller municipal, organisateur et chef du premier corps de musique qu’ait possédé la ville d’Aix, Blanc a témoigné partout de son dévouement civique, de son jugement droit, de son bbéralisme éclairé, de son cœur affectueux et bon.

Blanc Léon, fils de Louis, né à Aix le 8 avril 1841 ; d. m. p. le 14 mai 1867.

Sa thèse a pour sujet « le souffre et les sulfu- i reux dans les syphilis. (Mention honorable.) Il a donné une nouvelle note sur le même sujet à la Soc. méd. de Chambéry, ainsi qu’un « Compte rendu de l’ambulance fixe des Capucins, » p. 13 à 37 du Bulletin de 1873.

Il a été appelé, comme son père, à l’administration du Cercle et de la commune; adjoint au maire en 1879.

En 1880, il a accepté l’inspectorat des bains d’Aix, vacant par la destitution du D r François Vidal, et refusé par le D 1 ' Max. Legrand... Aucun de ses confrères n’ayant accepté d’être adjoint à l’Inspecteur , le ministre a envoyé de Paris, avec ce titre, en 1881, le D r Puistienne.

« Rapport sur les Eaux thermales d’Aix en Savoie pendant Tannée 1880. Etablissement thermal, considérations pratiques sur le mode d’emploi et| sur l’action des Eaux d’Aix et de Marlioz. » Paris, A. Delahaye, 1881, 46 p. in-8° et plans en deux planches.

Blanc est médecin de l’Asile évangélique, menbre du Conseil d’hygiène, président de la soussection d’Aix du Club alpin.

Il publie en 1883 : « The minerai waters of Aix and Marlioz, practical considérations ou their action and application. »

Blanc Jean-Baptiste, né à Beaufort, 1812, d. m. t. le 19 juin 1833, l’un des délégués d’ar-

rondissement de l’Association des médecins du département; médecin à Aiguebelle jusque vers 1844, puis à Albertville; fils du notaire.

Blanc Joseph-François-Léon, fils de Jean-Baptiste, officier de santé à Grenoble en mai 1878, fixé à Albertville en 1879, retourne ensuite à Paris et y présente sa thèse pour le doctorat en 1881 : « Du traitement de la fièvre typhoïde par le calomel, le salicilate de soude et le sulfate de quinine. » Paris, imp. Parent, 57 p. in-8°.

Blanc Charles-Jacques, de Chambéry, professeur d’anatomie à l’Ecole secondaire de Chambéry, oncle de l’ambassadeur Albert Blanc, dont le père exerçait la pharmacie à Chambéry.

Blanc François, de Conflans, officier de santé , (Annuaire, de l’an xm), médecin de l’Hospice et des Prisons. A fait insérer au Journal de Savoie , n° 11 de 1818, une « Note sur les insectes qui attaquent les céréales. »

Il était né â Faverges en 1765, fut chirurgien militaire durant les guerres de la République, rentra â Ugines à la paix, passa ensuite à La Chambre, d’où il vint se fixer définitivement à Conflans, où sa nomination aux Prisons (Pat. Roy.) est du 6 juin 1817. Il y est mort en octobre 1840.

Blanc François, chirurgien â Chambéry, teste en 1738.

Blanchet Gaëtan, né à Evian en 1849, neveu par sa mère desDavet; aide-majo? aux Mobiles de

la Haute-Savoie en 1870-71, épousait en 1878 M lie Berthe Dupraz, fille de son honoré et regretté confrère d’Evian, et mourait en 1881. (V. Association de la Haute-Savoie , p. 14-15.)

Bo Jean-Baptiste, docteur en médecine à Chambéry, 1748. ( Reg. de l’Etat civil.) Il eut cette année un fils dont le comte Ponlicelli, premier médecin de l’infant Don Philippe, fut parrain.

Bocca Joseph-Antoine, premier médecin à Chambéry en 1581. (Chapperon. Chambéry au XIV e siècle j page 221.)

Bocellin Pierre, de Savoie, professeur de chirurgien, a écrit en langue du pays (?) : « Pratitique sur l’infirmité contagieuse de la lèpre, »; Lyon, 1540. ( Bonino, 1,187, et ms, Mont-Réal.)

Boejat François, « de Taninge ( en Piémont (sic), 52 ans, médecin de Turin en 1792, exerce à Chêne, près de Genève, depuis dix ans, a été médecin de l’hôpital civil de Sallanches de 1775 à 1790, puis de celui de Carouge. » (Dictionnaire des méd.) chir. etpharm. français> p. 266.)

Boisset Pierre, l’aîné des dix enfants de Marc- Antoine, pharmacien de Chambéry, que leur père eût voulut voir tous pharmaciens ou pharmaciennes comme lui (Bonino).

Né à Chambéry le 9 août 1749, mort le 6 janvier 1805. Il étudia d’abord la chimie à Montpellier et à Paris et se fit recevoir pharmacien. Mais

ayant en 1779 publié à Turin sa « Lettre contenant l’histoire et un essai d’analyse des Eaux de la Boisse pour servir de réponse à la brochure de M. Chartaignier, de Lyon, » 69 p. in-8°', chez Priolo, cet ouvrage lui valut une médaille d’or du Roi Victor-Amé III, qui voulut faire les frais de son instruction médicale. Il fut à Turin l’hôte du marquis de Brézé, passa son doctorat en médecine.

Il fut l’un des médecins de l’Hôtel-Dieu en 1786, sa bibliothèque passa à son frère Bernard, puis à son neveu, le D r Chevallay, qui en a fait don à la Société médicale. L’Académie médicale de Turin le nomma correspondant le 1 er février 1781.

Le D r Dominget écrivait à Bonino que Pierre Boisset « professa avec distinction la physique et la chimie à l’Ecole Centrale du Mont-Blanc; mérita l’estime et l’amitié particulière de Berthollet; et, bien qu’il jouit auprès de ses confrères et du public d’une haute réputation d’observateur profond et de praticien habile, ne laissa presque rien à ses héritiers, tant sa charité était inépuisable.... »

Voir le ms. Mont-Réal et C happer on, p. 8 du second cahier, f° 71. Grillei, II, 248, et 1,217, et surtout Bonino, II, 330-32, qui a dissipé l’obscurité subsistant dans les autres biographes par suite du nombre des pharmaciens Boisset, contemporains. En effet :

Marc-Antoine, le père, qui mourut en 1797, avait été pharmacien en chef dans l’armée espa-

gnole. Outre Pierre, d. m. et professeur, il eut, de son mariage avec Rose Fabry, d’Aix en Pro-, yence, morte à 29 ans, en 1763, des suite de sa dernière couche (T. C. Généalogie.) : 1° François- i Joseph-Antoine, 1753; 2° François-Antoine,] 1755, pharmacien à l’Hôpital militaire de Chambéry; 3° Bernard, 1763-1833, officier de santé, visiteur des pharmacies, marié à Joséphine Amphoux, morte en 1860; enfin, cinq filles, qui, ainsi que leurs cinq frères, furent plus ou moins pharmaciennes.

Boisson Jean, chirurgien au Châtelard en Bauges, y épousa Jeanne Bouchet, dont il eut un fils J.-B., né le 6 novembre 1719 et décédé le 30 novembre 1749.

Bojon Jacques-François, fils de François-Marie, greffier du mandement, né à Rumilly le 4 janvier 1808, d. m. t., décédé à Rumilly le 19 mai 1840.

Bolliet Claude, d. m. à Aix, mort le 26 septembre 1674, avait épousé Claudine Favre.

Bolliet J., d’Aix-les-Bains, d. m. m. Il a pu-‘ blié :

« Contribution à l’histoire des pansements anti- j septiques et du pansement ouato-phéniqué, par J. Bolliet, délégué à l’épidémie de fièvre typhoïde de; St-Banzille-de-Putois, août 1880. » lmp. Firmin et Cabiron, 1881; 88 pages grand in-8°.

Bompard Alexis, d. m. m. On a de lui :

« Quelques considérations sur la vaccine. »

Montpellier, an ix, 1801.

Nota. Cette thèse est à la Bibl. acad. (Patria.) Le D r Alexis s’était fixé à Paris où il est mort. Sa famille, originaire des Hautes-Alpes, s’était établie à Albertville et avait contracté des alliances avec les Perrier de la Bâthie et les Désarnod.

Bone Félix, de St-Gingolph, avait commencé ses études médicales à Chambéry en 1832.

Bon (Boniface) Castalis, médecin à Chambéry en 1343, témoin au testament du comte de Savoie. (Chambéry à la fin du XIV e siècle, p. 231.)

Boni (Magister), médecin à Chambéry en 1390.

(Ibid.) C’est sans doute le même. Il est aussi cité par Menabrea (Histoire de Chambéry) : « Magister Bonus, physicien du Comte. »

Bonna, de St-Jeoire en Faucigny, étudiait en 1838 la médecine et était attaché à l’Hôpital de Nice, avec Rophile, dans le service du D r Jarrin; s’occupait avec succès de botanique, n’a pas pris ses grades.

Bonafous Mathieu, né à Lyon et mort dans cette même ville en mars 1852. (Voir Cafïe, p. 555 du vol. 1851-52. Acad, de Savoie , t. II de la 2 e série, p. xxxiii-vi. — Fraisse : Discours prononcé sur sa tombe. Acad, d’agriculture de Turin , vi (Despines). Acad, de Lyon , éloge primé. Dict. Larousse.

Bonafous a beaucoup écrit comme agronome et comme biographe : la Savoie a une grande part dans ses publicatiens et aussi dans ses libéralités en faveur de Saint-Jean de Maurienne, où était mort son grand-père en 1771 ; création d’une bibliothèque et d’un jardin expérimental, legs pour une statue à Fodéré, etc. La ville de Turin a été ; son héritière.

Boniface (maître), « medicus et silurgicus » de Mgr le comte de Savoie.

Sept florins pour sa robe (1349-50) et une indemnité « pour dépenses faites en revenant de France où il était allé avec le Comte » (1355-57), figurent aux comptes de la Châtelainie de Bourg. (Archives de la Côte-d’Or.)

Bonjean Louis-François, né à Chambéry, médecin à Rio-Janeiro.

Parti de Chambéry le 12 décembre 1837, Bonjean s’est fait une situaton de premier ordre au Brésil. Il est membre honoraire de l’Académie impériale de médecine de Rio-Janeiro, dont il fut l’un des fondateurs, et membre agrégé de l’Académie de Savoie.

Il a publié : « O medico e o cirurgiao du Roca : nuovo tratado complète di medicina e cirurgia domestica. » Rio-Janeiro, 1847, 2 vol. in-8°, pl.

« Entretien sur les soins à donner en attendant le médecin. » Chambéry, impr. du Gouvernement, 1852.

Cette brochure est le résumé d’un cours professé à la Société d’instruction Mutuelle de Chambéry, durant un séjour qu’il fît à cette époque dans sa patrie.

La famille Bonjean, originaire de la Côte-d’Aime enTarentaise, s’est fixée à Chambéry dès le xvi e siècle. Leurs patentes de bourgeoisie datent de 1555.

Bonjean Joseph, membre de l’Académie de Savoie, auteur d’ouvrages nombreux sur les eaux d’Aix, de Marlioz et de Challes, sur l’ergotine, la rage, etc., représente la 12 e génération de pharmaciens dans cette famille. On voit : « Jean- Claude fils de Louis, aposticaire et bourgois de Chambéry, propriétaire d’une maison rière les Cabornes, et d’un domaine à Drumettaz, qui, dans son testament du 24 novembre 1669, eslit la sépulture de son corps dans l’église de St-Dominique au tombeau de ses prédécesseurs, (1627-87). Michel à Chambéry (1627-81), Louis (1629-82), Etienne (1761). Jacques (1770), Joseph-Louis (1780-1846); le botaniste, père du D r Louis et du chimiste Joseph, guide de l’impératrice Joséphine dans ses herborisations.

La biographie du botaniste Joseph a été donnée par Joseph Dessaix à l’Association ftorimontane, année 1853. L’impératrice fut marraine de Joseph, né le 11 septembre 1810. (L’Echo du Salève, 3 octobre 1868.)

Bonne (Jehan de) (Y. M e Bruno).

Bonne Félix, de Saint-Gingolph, d. t. en 1833? a rédigé une flore du Chablais et du Valais, est mort jeune à la suite de ses courses botaniques d’excès de boisson.

Bonnefoy, de Sallanches, médecin à Rumilly, puis à Sallanches, 1885, a épousé M Iie Gaymoz, de Rumilly.

Bonnet Claude-André, de Longefoy enTarentaise, maître ès-arts et bachelier en chirurgie de; Turin, a soutenu, le 26 juillet 1823, à Paris, sa thèse doctorale sur « l’angine gutturale et trachiale inflammatoire. » (Dédiée à M. et à M me Morin. Chez Didot. )

Nota. Le tome X de l’ancien Journal de médecine, donne une « Observation très remarquable d’une plaie avec ablation d’une partie du poumon et guérison... » La Bibl. du grand Dict. des ; Soc. méd. attribue cette observation à un docteur Bonnet, de Turin?

Bonvoisin (Bonvicino) Constant-Benoît, professeur de chimie à Turin, né à Centallo, d. m. t. 1765, professeur agrégé 1768, a donné « Analyse des principales eaux minérales de la Savoie, » aux pages 419-54 du 7 e vol. (2 e partie) des Mémoires de l’Académie des Sciences de Turin. Ce travail est résumé par Bonino, dans son article biographique sur ce médecin-chimiste, p. 585-96 du tome second. Bonvoisin fit, avec l’abbé M. Donaudi, en 1784, son voyage scientifique en Savoie.

U Analyse a été tirée à part (36 p. in-4°). Après quelques citations sur Evian, Amphion, Marclas, Etrambières, la Caille , Planchamp, la Boisse, Coise, Saint-Jean de Maurienne, Maltaverne, visitées en août 1784, « sur mandat de l’Académie, » l’auteur déclare se limiter dans le présent mémoire à Aix, qui tient en effet les pages 6 à 36.

Bordet Gaspard-Joseph , né le 1 er février 1857, à Evian, d’ancienne bourgeoisie qui a donné plusieurs administrateurs distingués, externe par concours aux hôpitaux en 1877; interne en 1879; petit-fils maternel du D r Duperier.

Borelly aurait écrit sur les Eaux d’Echaillon en Maurienne au commencement du xvn e siècle. Ce renseignement que fournit le D r Mottard ne s’appliquerait-il point à :

Borell Jean, né à Fénestrelle, alors en Dauphiné, le22 décembre 1682, docteur de Marbourg en 1707, qui publia dans cette ville universitaire trois ouvrages. (Biog. du grand Dict. des Soc. méd. de 1820.)

Borgé Laurent, chirurgien à Saint-Jean de Maurienne en l’an xm et encore en 1823, conseil 1er municipal.

Borson Jean-Louis, né à Saint-Pierre-d’Albigny, d. m. t. 1813 (Thèse : « De incubo... »), mort le 25 janvier 1862 à Chambéry, à 72 ans.

Voir : Courrier des Alpes, 5 et 9 février 1862;

Cafle, 10 février ; Association départementale , même année, p. 5 à 11; Soc. mêd. de Chambéry , Bulletin de 1874, p. 13 à 15.

La Société médicale de Chambéry a de lui deux ms : 1° sur la Topographie médicale de Chambéry; 2° Notes thérapeutiques. (Archives.)

Nous avons omis dans nos notices lues à la Sociétés médicale et à l’Association : « La prison de « Chambéry, telle qu’elle est, mais non pas telle « qu’elle pourrait être, ou critique de la lettre du « D 1 ' Domenget à F. Caningham, par Arbustinot, « licencié en droit; » brochure de 22 p. in-8°, imprimée à Lausanne, le 28 décembre 1822.

Le D r Borson était neveu du colonel d’artillerie Borson et du minéralogiste Etienne, et non leur père, comme on le lit au n° 73 des Naturalisés, d’Albrier.

Bouchage François, de Beaufort, d. m. 187..., enlevé à ses débuts dans son pays natal, le 14 octobre 1876, victime d’une épidémie typhoïde.

Petit-fils, par sa mère, du D 1 ' Michel Bouchet, sa mort prématurée a laissé un vide qui n’est pas comblé et des regrets unanimes, dont témoigne un des Sonnets de l’avoué Viallet, ainsi que l’hommage rendu â sa mémoire par le D r Ducrest, page 30 du Bulletin de l’Association des médecins de Savoie (1877).

Bouché Camille, médecin de l’Asile St-Jacques, à Nantes (alias Bouchet) , mort en 1854. (Voir

un article nécrologique aux Annales médico-psychologiques d’avril. (Voir aussi la Relation médicale, publiée par Larrey en 1841, p. 167.)

Bouchet était né à Poitiers, mais originaire de Chambéry par son grand-père, ainsi qu’il me l’a dit quand je visitai son asile en 1843.

Je m’étonne que Cafîe (1) n’ait pas signalé cette origine d’un aliéniste qui fut, à Nantes, comme Duclos et Fusier en Savoie, l’architecte, l’administrateur et le médecin de son hospice, où il était monarque absolu par son énergie de volonté et sa compétence incontestée.

Un autre Bouchet est mort non loin de Nantes, à Napoléon-Vendée, en décembre 1866, âgé de 82 ans, président de l’Association des médecins du département; mais il ne paraît pas qu’il fût parent de notre compatriote. (Voir Caffe, p. 544 de 1866.)

Bouchet Michel, « né au Châtelard le 8 août 1756, 46 ans, chirurgien de Turin, 1781, depuis 21 ans à Beaufort. » (Dici. des mêd., chir. et phar. français, p. 363.) Le docteur Henry le cite dans son ouvrage sur l’Eau de la Boisse, publié en 1777 (p. 35). Il est mort à l’Asile de la vieillesse de St- Benoit, en décembre 1837. Son fils unique (Michel aussi) a exercé la pharmacie à l’Hopital-sous- Confians (Albertville), avec un diplôme du 18 octobre 1815, jusque vers 1823, où il vint s’établir à Chambéry d’où était sa femme, M lle Battaillard,

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