has Unbewusste vom Standpunkt der Physiologie und
La critique de Klein était trop aphoristique pour agir avec une efficacité durable. Au contraire, par récrit anonyme, tous ceux qui n'avaient pas juré sur Tinconscient ont été confirmés dans leur conviction qu'avec le darwinisme nous en avons fini désormais avec le principe de la finalité, que l'instinct s'explique pleinement, et d'une manière naturelle, si on le considère comme une mémoire héréditaire, et qu'en même temps toute une série de phénomènes psychologiques, le caractère, les dispositions, les aptitudes, les formes de la pensée, se trouve soustrait au surnaturel et à l'inexplicable. 11 réduit les mouvements réflexes et la prétendue force curative de la nature à des effets de mémoire; il signale l'explication si satisfaisante que le darwinisme donne des organes rudimentaires, à rencontre de la philosophie de l'inconscient, et montre qu'en général toute hypothèse qui fait intervenir des causes finales est un asylum ignorantiœ.
Le livre, toutefois, n'a pas complètement réussi, parce qu'il a négligé d'entrer dans
Descendenztheorie von Eduard von Hartmann, 2^® Auflage. Berlin, Duncker, 1877.
Texamen des faits de science naturelle sur lesquels s'appuie la philosophie de Tinconscient. Il n'examine pas ces prétendus faits; il les accepte en général comma la Philosophie de V inconscient. L'impression qu'on emporte, c'est que l'auteur n'est pas naturaliste ^
Parmi les écrits favorables à sa philosophie, Hartmann signale en première ligne VAllgeist de Venetianer ^ L'ouvrage est un chaud plaidoyer pour la philosophie de l'inconscient,
1 . Que cet auteur soit Hartmann lui-même, c'est un bruit qui vient de trop bonne source pour le passer sous silence. Aussi bien notre jugement n'en saurait souffrir. Au contraire , après avoir écrit ces pages, j'ai mûrement réfléchi dans ces derniers temps à la possibilité de cette origine, que j'avais d'abord repoussée comme absurde, et j'y trouve en effet plus d'un motif de probabilité intrinsèque. Que l'on compare surtout le chapitre VIII de la Philosophie de Vinconscienty sur le dieu du théisme, et la façon dont il est jugé par l'inconnu. De même, par exemple, les opinions sur la génération spontanée qu'on rencontre chez l'inconnu pourraient trahir l'auteur du chapitre IX de la Philosophie de Vinconscient Si Hartmann a réellement écrit cette auto-critique, pour la réfuter sous son nom, on ne saurait lui refuser le mérite d'être un ti'ès-habile faiseur de réclame, au meilleur sens ; je trouverais seulement que la réfutation des objections contenues dans Wahrheit und Irrthum im Barwinismus ne contre-balance pas l'effet de ces dernières.
2. Moritz Venetianer, Der-Allgeist, Grundzuege des Panpsychismus im Anschluss an die, « Philosophie des Unbewussten » (BerUn, 1874).
qui, comme aucune autre philosophie jusqu'alors, serait propre à propager les sciences naturelles. 11 est rempli d'expressions fort malsonnantes à l'adresse des adversaires scientifiques et se perd, ce qui m'a bien refroidi, dans une apothéose de la réforme judaïque.
Voici qui me prouve que cet homme n'a pas le droit déjuger le darwinisme. Il cite un passage de la Logique de Mill. Déjà John Stuart Mill aurait condamné Darwin — c'est bien de Charles Darwin, notre contemporain, que parle Venetianer — pour sa façon de traiter les phénomènes psychologiques. Le passage de Mill, cité dans le livre de Venetianer, renferme deux fois le mot Zootomie, et, à la page suivante, notre Darwin est appelé « le maître zootomique des darwiniens orthodoxes » . Le chevalier de la philosophie de l'inconscient confond ainsi le grand-père Érasme Darwin avec le petitfils Charles I II a bien lu chez Mill Zoonomie, l'ouvage d'Érasme Darwin, qui parut en 1794, auquel Stuart Mill se réfère; mais il ne sait que faire de cette zoonomie et corrige le mot, imaginant que Charles Darwin a écrit sous ce titre un ouvrage en plusieurs volumes ! N'est-ce pas fort piquant? Et voilà le pauvre
INTRODUCTICW 9
sire qu'Edouard de Hartmann nous donne comme son plus cher disciple f
Le livre de Volkelt, V Inconscient et le Pessimisme S est, au contraire, un estimable supplément à la Philosophie de l'inconscient.
Que la partie la plus faible de la Philosophie de Vinconsdent fût le premier chapitre où ont trouvé place les hypothèses échafaudées sur les sciences naturelles, ainsi que quelques autres chapitres analogues, et qu'il fût dangereux d'offrir toujours au lecteur ces parties de l'ouvrage sans y rien changer, Hartmann l'a bien senti lui-même. Mais il voyait aussi bien que nous qu'il était absolument impossible de remanier ces parties de l'œuvre. Ce sont là, en effet, les fondements sur lesquels doit s'élever le sommet de tout l'édifice du système. Voilà pourquoi Hartmann renvoie à un appendice qui traite de la Physiologie des centres nerveux, et qui a surtout été composé à l'aide des Éléments de psychologie physiologique de Wundt. Il essaye d'y montrer que les idées téléologiques de la Philosophie de Vinconsdent peuvent se concilier avec les conquêtes