CONCLUSION
La philosophie de rinconscient a la prétention de posséder un principe supérieur aux principes des sciences de la nature, de se trouver à la hauteur de la science moderne, et d'être arrivée, par la méthode inductive, à des résultats qui dépasseraient les connaissances des naturalistes.
Or la philosophie de l'inconscient n'a pas été en état, nous l'avons montré, de faire un choix dans les faits et les données de la science qui étaient à sa disposition, d'y distinguer le douteux du probable , l'interprétation fausse de l'interprétation naturelle. En faveur de son principe emprunté au passé, elle a même sacrifié le progrès à des théories vieillies et dépassées par la science.
iOS CONCLUSION
Son induction manque.de la première con»
dation : l'exactitude des hypothèses^ qui doivent servir de fondement aux lois et aux principes généraux. Il n'y a donc pas plus de raison de reconnaître ces principes que d'adopter les déductions qui en ont été tirées.
Les sciences de la nature organique, que la philosophie de l'inconscient désire abriter sous son aile, refusent cette protection, déclinent toute alliance. Elles se suffisent. Elles sont une philosophie naturelle, en tant que, indépendantes, et guidées par leur propre méthode, elles raisonnent sur les causes et les rapports des phénomènes.