‹ Les sciences naturelles et la philosophie de l'inconscientChapitre 8 sur 62 · B 3 AT · texte numérisé non relu

B 3 AT

ET LA

PHILOSOPHIE DE riNdONSClËNT

XII PRÉFAGB

cipe métaphysique qui, partout présent dans ruuivers, y suscite la vie et la pensée, qui domine le temps et Tespace, dont la sagesse est absolue comme la clairvoyance infaillible, — et cela quoiqu'il n'ait point de conscience 1

L'inconscient, c'est le dieu des déistes, à moins que ce ne soit le fétiche des sauvages. De ■ la première à la dernière page de la Philosophie de V inconscient y on assiste à un miracle perpétuel. A chaque instant, l'inconscient intervient dans les mouvements réflexes et volontaires de l'organisme, dans l'instinct, dans les guérisons spontanées, dans la production des animaux et des plantes : rien n'arrive dans la nature sans cette intervention, nullement mécanique, d'une finalité secrète, d'une volonté et d'une idée inconscientes. C'est la négation même de la causalité naturelle 1 M. de Hartmann, comme l'a noté Lange, crée du travail et de la force avec rien, car l'inconscient n'est qu'un mot, et le plus vide des mots.

Voilà bien l'interprétation naïve, ajoute Lange *, de ces indigènes de l'AustraUe qui rapportent tout ce qu'ils ne peuvent expliquer au devil'devil. Le devil-devil des nègres australiens est vraisemblablement omniscient et tout-puissant comme l'inconscient de M. de Hartmann. Quand la science de ces pauvre sauvages et celle du philosophe allemand de meurent court, les uns invoquent le diable e

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