ACCADIEN
€Àu, adda.
père;
ad, adda.
père.
eva,
.maison, palais;
ia.
maison.
emidu,
enlever;
mad,
prendre, conquérir.
èe5.
se révolter, se séparer;
hah,
être opposé, autre.
hat,
tuer, combattre;
bat.
tuer, mourir.
hatin.
district ;
bat.
enceinte, forteresse.
beulgi,
temps, année;
pal.
temps, année.
péri,
oreille ;
pi, pi!,
oreille.
nettement préciser le rameau dans l'état actuel de la science, se montrent à nous comme formant une portion notable de la population de la Susiane» foyer d'une cul-
PROTO-MBDIQUB»
▲CCADISN.
farrur.
rassemblemeDt, réuDion d'hommes, de soldats ;
ttr,
homme, soldat.
^Pf
ville ;
région, district.
Jtut,
apporter, présenter;
qut.
présenter, poser.
hutta.
aussi, également;
kUa,
avec.
"kintihy
terre ;
Jciengi,
contrée.
Jkorra,
cheval ;
Jcurra,
cheval.
hwraSf
montagne;
leur.
montagne.
vikleUf
grand;
ahku,
grand.
Uppi,
table, inscription;
dib.
tablette, inscription.
iar.
fils;
tury
fils. ,
lar^u.
rétribution, justice distributive;
ter,
juger.
iiriy
dire, appeler;
da.
proclamer, annoncer.
turit,
depuis; } rivage; )
tur,
passer, franchir.
duva.
devenir;
aller.
maraSf mar.
chemin; i depuis; )
mar,
chemin.
if-ma/ty
lieu d'habitation;
mal.
habiter.
\>wrun,
terre, pays;
wru,
ville.
ani, ) ' inné, \
non;
nu.
non.
annap.
dieu;
anna, an- dien.
nah.
innih.
jusqu'à ;
en,
jusqa*à.
ruh.
homme;
rum.
homme»
luba.
servir, être soumis ,
luh,
esclave.
sahar^ruhmy
bataille, massacre;
si&ir,
couper, moissonner.
satanika.
étendu;
sud.
étendre*
9in%,
donner;
sem,
donner.
9êra,
poser;
sil.
poser.
as,
chant, hymne ;
as,
imprécation, enchantement.
voir;
Toir.
zauvin.
ombre, protection ;
igmi,
ombre, protection.
La permutation de r et de I^ que nous avons admise dans une partie de ces rapprochements, est très-fréquente en accadien. Nous aurons à établir plus loin d'autres comparaisons du même genre
ture antérieure à celle de la Babylonie même, puisque les Chaldéens l'appelaient par excellence « le Pays antique», et assez puissant pour entreprendre de lointaines conquêtes vingt- trois siècles avant notre ère. Ce curieux pays, placé à la limite commune des races diverses de FAsie occidentale, les voyait, du reste, presque toutes confondues et enchevêtrées sur son sol, à répoque historique. On y rencontrait en même temps des Sémites, auxquels l'ethnographie de la Genèse (1) réserve particulièrement le nom d'Elam, des nations touraniennes nombreuses, auxquelles la Bible et la géographie classique appliquent les appellations de Susiens,— c'est le nom même qu'ils se donnaient, Susinak^ — d'Apharséens ou Amardes — Hafartiy nom que les inscriptions protomédiques étendent à toute la Susiane (2) — etd'Uxiens— • c'est le mot perse Dvaja^ ce les aiitochthones, » par lequel les inscriptions persiques désignent la même contrée (3), — enfin les Cissiens et les Cosséens, descendus de Cham par la braûche de Kousch (4) et tellement mêlés de sang
entre des mots susiens et des mots accadiens ou proto-médiques. Il semble qu'en général les langues touraniennes de la haute antiquité, du moins en Chaldée^ enMédie et en Susiane, avaient plus d'unité de lexique que les langues modernes de la même famille.
(2) Norris, Joiumal of the Royal Astatie Society, t. XV^ p. 4 et 164.
(3) C^est de là que vient le Khouz des Arabes.
(4] Le cycle des fables éthiopiques ou céphéniennes, c*est-à-dire koaschites, s*étend à la Susiane comme à la Babylonie : voy. Ch. Lenormant, Introdueiion à Vhistoire de VAsie occidentale, p. 240 et suiv. ; Knobel, Die Vœlkertafel der Genesis, p. 249.
Le fameux Memnon de Suse, qui joue un si grand rôle dans ces fables, n^est peut-être pas autre que le grand dieu indigène susien Oumman ou Amman^ nommé aussi Amman-Kasibar (Smith, History of
mélanien, que les bas-reliefs ninivîtes les représentent presque nègres. Les Arjas seuls paraissent absents de la Susiane, à l'époque où les rois assyriens de la dernière dynastie, comme Sennachérib et Assourbanipal, en poursuivent la conquête; c'est avec les Achéménides qu'ils y pénétrèrent, quand ceux-<5i, séduits par les avantages de la position de Suse, en firent une de leurs capitales. Tous les peuples de races diverses que je viens de nommer paraissent avoir conservé jusqu'après la chute de l'empire perse leur nationalité distincte; ils étaient juxtaposés sans se confondre, comme le sont aujourd'hui les populations d'origines variées qui habitent la Hongrie. Leurs types anthropologiques différents se distinguent de la manière la plus caractérisée dans les figures de prisonniers susiens que nous offrent les tableaux de guerre sculptés sur les murailles des palais de l'Assyrie (1). Mais depuis les temps les plus reculés, c'est à l'élément touranien de la population qu'appartenait la suprématie politique, et il la garda jusqu'à ce qu'il fut, sous les Achéménides, supplanté par l'élément nouveau des Iraniens. C'est la population touranienne qui avait imposé sa langue aux autres, du moins dans l'usage officiel et comme idiome commun. Les rois mêmes des Kassi ou Cissiens, qui conquirent la Babylonie avec Hammouragas et y maintinrent leur domination pen-
Asswrhanipalj p. S28), dont TappeUation entre comme élément composant dans les noms propres rojaux Oumman-minan, Te-Oamman, Oomman-aldas, Oumma-nigas, Oumman>appa, Oumman-amni, etc. (1) G. RawlinsoD, Thif five great monarchies, 3* édit., t. II, p. 500.
dant plusieurs siècles, portaient des noms empruntés à cette langue (1 ) • Nous avons un certain nombre dHncriptions susiennes tracées avec l'écriture cunéiforme, dont un type assez antique se maintint fort tard dans cette
(1) Il semble pourtant, d'après les noms propres de rois de la dynastie Cissienne et d'autres individus de la mâme origine, donnés ayec traduction assyrienne dans une tablette du Musée Britannique (W. A. I. ii, 65, 3), qu'il 7 avait une certaine différence dialectique entre le langage des Kassi et celui des Susiens proprement dits. Ainsi, pour c adoration >, Ton y disait hidar^ tandis que les Susiens disaient "kudhw; « protéger > jr était nimgi et en susien niga ou nagù
Surtout les dieux des Kassi, dont les appellations entrent dans ces
noms propres, sont tout à fait différents de ceux des Susiens. Ce sont
Kit, assimilé au Samas chaldéo-assjrien ; Khali, assimilée à Goula ;
Mourbat ou Kharbat, identifié à Bel ; Sibarrou, qu'on traduit en assyrien
par Simalia; Dounyas, Bouryas, Sikbou, Soumou, Chez les Susiens»
nous ne retrouvons aucun de ces noms. Parmi les dieux que nous font
connaître les inscriptions indigènes ou les récits des guerres d'Assour-
banipal en Susiane, nous rencontrons d'abord, au sommet de la biérar-
chie divine, Sousinka, le dieu national de Suse, et Nakbkbounte,
déesse qui, nous dit-on, avait dans cette ville son image, invisible aux
profanes, dans le fond d'un bois sacré. La déesse Nakhkhounte parait
être celle qu'on avait identifiée avec la Nana de la Cbaldée, après la
conquête de la fameuse statue enlevée de la ville d'Érech (W. A. I. m,
93, 1. 9-14 ; 35, 1 et 2 ; 36, S ; 38, 1), épisode qui a laissé des traces
dans des légendes mythologiques bien postérieures (S. Melit., op. fifpi-
cHeg. Solesm,, t. II, p. XLTii;'llenan, Mém, de VAcad, des Jtucr., nouv.
sigr., t. XXIII, 2* part., p. 392 et suiv.; voy. mon Commentaire des frag^
fAents cosmogoniques de Bérose^ p. 100) ; ce serait donc elle que lés Grecs
auraient appelée Artémis Nanœa fJoseph., Ant, Jud., xiz, 9, 1 ; I Maccab.,
I, 13 et 15). Au-dessous de ces deux personnages viennent six dieux,
qu'Assourbanipal signale comme de premier ordre et qui paraissent avoir
été groupés en deux triades, correspondant peut-être aux deux triades
supérieures de la religion chaldéo-babylonienne, Soumoud, Lagamar et
Partikira, Oumman ou Amman, qui semble avoir été un dieu solaire,
Oudouran, probablement lunaire, et Sapak. Enfin les annales d'Assour-
banipal mentionnent douze dieux et déesses d'une moindre importance,
dont les images furent également enlevées dans le sac de Suse, Ragiba,
Soungamsara, Xarsa, Kirsamas, Soudoun, Aipaksina, Bilala, Panidimri,
Silagara, Napsa, Nabirtou et Kindakarbou. Il faut encore y joindre
Lagotfda, dontle culte s'était établi à Kisik en Chaldée^ et un dieu dont
le nom, rendu par Khoumba dans les transcriptions assyriennes, est
KHoumboume dans les documents susiens originaux. Il serait cepén-
contrée. L'idiome en est manifestement touranien, maisili n'a pas «ncore été aaseiz étudié pour q:ue l'on, puisse déter^ miuer exactement à qjuel groupe il se rattache dans cette famille ; on aperçoit seuleiikeiit des» rapprochemaBirto k faire à la fois avec le proto-médîq[ue d'un côté^ et avec Taccadieu de l'autre (1).
dani possible qu'un, seul et. même nom susien ait donné naissance,, dans les transcriptions assyjienneSf.aux deux formea ^hjQumba et Oumman. Quant à taU ou tagu, exprimé idéographiquement ]^ax Ifiadeux signes « dieu-grand >, c'est plutôt un mot de la langue, qu'on nom propre divin.
(l) Toutes les inscriptions en langue susienne jusqu'à présent connues, et dont ou a des copies sûres, sont réunies dans le S! fascicule de mon Choix de textes cunéiformes, La^publication de ces documents, faite, pour la première fois, ne permettra plus de donner, comme l'ont fait quelques savants, le nom d'< éUmite » au pcoto-médique. L» distinction des deux langues deviendra, évidente pour tous.
D'après ces inscriptions, voici les faits que j*ai déjà pu constater dans l*idi:ome susien. :
G'rammaire :
Il 7 a deux modes de formation du pluriel, Tun en mes, comme dans, raccadieuy l'autre en «&, conune dans le proto-médique : s^unki, « emr pire », pluriel s'unkih,
L.es cas de déclinaison se forment au moyen de postpoâltions ; parmi celles-ciy na marque le génitif ou l'ablatif^*
Le génitif peut s'exprimer, comme en accadien, par une valeur de position, sans ajouter une finale caauelle : s'urikik, Anzan, « souverain d'Anzan. »
Le génitif, également comme en accadien, suit toujours le substantif dont il dépend.
L*adjectify au contraire, se place avaut son substantif : gih s*unkikf € souverain, puissant. >
Le susien, de même que l'açcadien, forme des noms d'agents, par Paddition d'une particule pps.tppsée^fc : s'unkiy,«> empire *,/un1nk^€ sour verain ».
Les adjectifs se forment en ah, ce qui rappelle la formative ^a.de Taccadien ou les participes passifs du proto-médiq^^e : Smmah, « Susieuti lihàkf «fort, vaillant >, d'une racine lih<tm
Le pronom affixe de la 3« personne est ni, comme en accadieu«
Itexique :
Parmi les miots, en petit nombre, dont on pegut.déterowex l^.aeQAf
£T LES ORIGINES ACCADIBNNES 333
Que si nous tooruons maintenant nos regards vers le massif mon tueux d'où descendent les deux grande fleuves de la Mésopotamie, nous y trouvons lesTouraniens établis en maîtres exclusifs jusqu'au ix" et au viir siècle. La pa> rente des noms géographiques et des noms propres d'hommes, dtés en très-grand nombre dans les inscriptions assyriennes, permet de rétablir une chaîne de populations de même race que les Accads et que les premiers habitants de laMédie, qui, à partir de ce dernierpays, s'étend dafiB la- direction de l'ouest jusqu'au cteur de l'Asie Mineure^ Ce sont d'abord les vieilles tribus touraniennfes de
avec certitude, une portion notable sont étroitement apparentés à des moiè accadiens :
an, dieu, atccadien : ait
annap, dieu, annah,
anin, roi, anai,
lia, maison, éa*
gik, puissant, gig (être violent).
hH', soleil, hUtu (soleil coucliant}.
kusih, reoteur, hu (diriger).
khal, grand, gai.
lib'ahi fort, vaillant, , lab.
melij homme, muZu.
raga^ ragas^ créer, engendrer, rah (vulve, femelle).
D*autres mots^ qui n'ont • pas de correspondant en accadien, possèdent leurs parallèles, non moins évidents, en proto-médique :
aak, et, aussi, proto-médique : aàk,
n4gai nagi^ protéger, nisgi, ^
t'unK, empire, | ,S«»*«t (roi).
sunhkf souverain, \
sai; fils, 9àkrû
Enfin quelques-uns demeurent encore smjuris et ne se prêtent jusqu'à présent à aucune comparaison, comme :
6iima, loi»
kudhur^ adoration, service.
naît, seigneur^ auguste.
rAtropatène, rejetées plus tard par les Mèdes iraniens dans les montagnes qui bordent la mer Caspienne et désignées dans cette retraite jusqu'aux temps classiques par Tappellation de Non-Aryens ( Anariacœ) . Viennent ensuite les nombreuses peuplades qui habitent, — au sud de l'Arménie, que ne tiennent pas encore les Arméniens de sang aryen, mais les Alarodiens étroitement apparentés aux Géorgiens actuels (1), — qui habitent, dis-je, le pays désigné par les Assyriens sous le nom de Nahiri, c'est-àdire les montagnes où le Tigre prend sa source, et où leurs descendants, complètement aryanisés dans le cours des siècles, gardent du moins encore aujourd'hui le nom de Kurdes, qui témoigne, comme je l'ai déjà dit, de leur parenté primitive avec les Chaldéens de race touranienne, de même que le nom d'Accad, appliqué quelquefois par les Assyriens à cette région, aussi bien qu^à laChaldée du sud. De là, toujours en marchant à l'occident, nous atteignons les peuples de Mesech et de Tubal, que l'étude de leurs noms propres rattache définitivement au même groupe ethnique, et qui, affaiblis déjà et refoulés en partie par des peuples d'une autre origine au temps de SargonT Assyrien (fin du viii* siècle), apparaissent dans l'éclat d'une puissance prépondérante sur presque toute l'Ajsie Mineure au xii* siècle, att temps de leurs grandes guerres avec Teglathphalasar V'. Ils ne sont pas alors confinés, comme plus tard, dans d'étroits cantons de laFaphlagonie et du Font ; mais outre ces deux provinces, ils occupent
(1) Voj. la seconde de mes Leltret astyriologiques^VuéTie^i. I.
£T LES ORIGINES ACCABIENNES 3â5
entièrement la chaîne du Taurus et la Cappadoce, où les écrivains classiques signalent aussi leur antique présence, attestée par le nom de la ville de Mazaca, et d'où ils furent ensuite rejetés, par les Phrygiens de race aryenne et par les Leucosyriens de race sémitique, dans la direction du Pont-Euxin (ï).
Les populations diverses qui, de la Finlande aux bords de TAmour, habitent encore aujourd'hui le nord de l'Europe et de l'Asie, Finnois et Tchoudes, Turcs et Tartares, Mongols, Tongouses, et dont les' travaux des Rask, des Castrèn et des Max Millier ont démontré l'unité linguistique, sont donc les derniers débris, refoulés sous les climats les plus septentrionaux, d'une grande race qui a couvert autrefois une immense étendue de territoire, car nous la voyons répandue dans la haute antiquité sur une grande partie de V Asie antérieure, et les anthropologistes, de leur côté, signalent d'autres tribus de cette race dans l'Europe préhistorique, avant l'établissement des nations aryennes. J'ai essayé de prouver ailleurs que ce sont ces populations qui ont les premières inventé et pratiqué la métallurgie (2) , opinion soutenue également par le baron d'Eckstein et par M. Maury. En tout cas, leur langage, ainsi que l'ont montré MM. Max Millier et de Bunsen, s'est immobilisé dans un état extrêmement primitif et
(1) Sur toutes ces populations, voy. G. Rawlinson, On ihe ethnie àffi^ nities of the nations ofWestem Asia^ dans le tome I^^' de sa traduction d'Hérodote ; et la première de mes Lettre$ assyHologiques, V* série-, tome I*V
(9) Dans mes Premières CvoUisaiions, t. I, p. 103-138.
8i^ LA MAGIE CHEZ LES CHALDÉENS
représente une ph«se du développement de la paraleliumaîne, ûntérîeure à la formation des idiomes à flexions, tels que les langues sémitiques et aryennes. Ceci seul obligerait d'admettre que cette famille de nations, dont le type anthropologique révèle un mélange du sang de deus des races fondamentales de l'espèce humaine, la blanche et la jaune^ où la proportion des deux sangs varie suivant les tribus et fait prédominer tantôt Tun et tantôt l'autre, que cette famille de nations s'est séparée avant les autres du tronc commun, d'où scmt sortis tous les peuples qui ont un nom dans Thistoire, et, se répandant au loin k première, s'est constituée en tribus ayant une existence ethnique et distincte, dès une antiquité tellement reculée qu'on ne saurait l'apprécier en nombres. Une intuition historique des plus remarquables avait déjà conduit M. de Bunsen à cette. conclusion, quand on ne possédait encore aucune des preuves que les études (nméiformes sont venues fournir depuis quelques années. L'àypo^ thèse du savant Prussien devient maintenant un fait appuyé par de solides .ai^guments et qui tend chaque jour à une démonstration complète. Le jour où il aura été définitivement établi, Thistoire de Thumanité primitive et des plus anciennes migrations des peuples aura fait un grand pas.
C'est à cause de la diflfusion primitive de cette race, telle que nous commençons à l'entrevoir, et à la constater même en partie, que je préfère lui donner le nom vague de tauranienne^ malgré l'abus qu'en a fait M. Max MûUer,
qui englobait SOUS ce nom des populations dont la parenté avec celles auxquelles il convient réellement est plus que douteuse, par exemple les nations dravidiennes. L'expression à^allophyleSj proposée par quelques savants anglais, a l'inconvénient d'être si générale qu'elle ne veut plus rien dire; quant à celle de peuples et de langues oural^altdiqueSf plus généralement admise, elle est, au contraire, trop restreinte, ne s'applique qu'aux tribus actuellement subsistantes, et aurait quelque chose à la fois d'inexact et de bizarre, si on voulait s'en servir pour qualifier les Accads de la Chaldée ou les premiers habitants de la Médie.