PRÉFACE TU
foyers, et de tracer le tableau de ce qu'elle était en Ghaldée.
Le témoignage unanime de l'antiquité grecque et latine aussi bien que la tradition juive et arabe désignent l'Egypte et la Ghaldée comme les deux berceaux de la magie et de Tastrologie constituées à Tétat de sciences, avec des règles fixes, raisonnées et formulées en systèmes, telles qu'elles se substituèrent, à partir d'une certaine époque, aux pratiques moins raffinées, et d'apparence moins savante, des goètes et des devins primitife. Mais ce que les écrivains classiques ou les livres Saints rapportent des sciences occultes dans ces deux contrées si antiquement civilisées est bien vague et bien douteux; on ne sait dans quelle mesure il faut Tadmeltre, et surtout on n'y voit pas apparaître nettement les traits propres qui distinguaient la magie et l'astrologie des Egyptiens de celles des Ghaldéens et des Babyloniens. Quant aux dires des écrivains orientaux du moyen âge, ils sont tellement remplis de fantastique, l'esprit critique et les caractères d'authenticité y font teUement défaut, que la science ne peut y attacher aucxmé valeur sérieuse.
Mais le déchiffrement des hiéroglyphes de l'Egypte et des écritures cunéiformes du bassin de l'Euphrate