VIII PRÉFACE
et du Tigre, ces deux merveilleuses conquêtes du génie scientifique de notre siècle fournissent aujourd'hui, pour réclaircîssément d'un aussi curieux problème, des secours qui eussent, il y a seulement cinquante ans, semblé tout à fait inespérés. C'est dans les sources originales que nous pouvons désormais étudier les sciences occultes de l'Egypte et de
la Chaldée. Les débris, assez nombreux, des gri-
moires magiques et des tables d'influences astrales, qui ont survécu aux ravages du temps sur des fetiillets de papyrus en Egypte, sur des tablettes de terre cuite {coctilibus laterculis, comme disait Pline) en Chaldée et en Assyrie, s'interprètent avec certitude par ' les méthodes de la philologie moderne, et révèlent directement à leurs explorateurs en quoi consistaient les doctrines et les prétendus secrets de ceux qu'astrologues et magiciens, dans la Grèce et à Rome, reconnaissaient pour leurs maîtres.
Plusieurs travaux importants ont été consacrés, dans les dernières années, aux documents relatifs à la. magie égyptienne, et l'illustre vicomte deRougé, dont la mort a été si regrettable pour la science française, avait expliqué les tableaux des influences des étoiles tracés sur les parois des tombes royales de Thèbes. En revanche, on n'a presque rien tenté