PRÉFACE. XI
restées en blanc, sans qu’il manque rien au texte, le fol. 116 verso finit au v. 434, le fol. 117 commence au v. 435. Ces différences dans l'écriture et cette lacune indiquent que nous avons là deux parties distinctes : l’une comprenant les folios 76-116, l’autre les fol. 117-140, et que c’est très probablement la dernière de ces deux parlies qui a été écrite la première; sans cela, la lacune serait inexplicable. Il semble alors qu'on peut se rendre compte de la facon dont le copiste ἃ conduit son travail ; il ἃ, comme on le faisait souvent, divisé en plusieurs groupes le manuscrit qu’il avait à écrire : premier groupe, fol. 1-75, 9 quaternions, plus trois feuillets supplémentaires, les fol. 73, 74, 75; pièces : Pluius, Nues, Grenouilles, Oiseaux; — deuxième groupe, fol. 76-140, ὃ quaternions, pièces : Chevaliers, Pair, Lysistraia, Acharniens (pour cette dernière pièce, les v. 1-110 seulement) ; — troisième groupe, fol. 141-191, folios supplémentaires 141- 142, contenant la fin des Acharniens; le groupe régulier est formé de:6 quaternions et contient les Guépes, les Thesmophoriazusæ et les Ecclesiazusæ.
Si l’on tient compte de l’irrégularité que présente le folio 116, nous aurons un quatrième groupe comprenant, d’une part, les fol. 76-116, de l’autre les fol. 117-140; mais il nous semble que cette irrégularité indique ici une subdivision du deuxième groupe plutôt qu’un groupe nouveau. Dans tous les cas, le copiste, en faisant sa division, paraît avoir eu pour règle, en général, de faire entrer dans chaque groupe un certain nombre de pièces complètes, ce qui entrainait cette conséquence que chaque groupe devait commencer avec le commencement d’une comédie. Cet arrangement permettait au copiste d'établir dans son travail un ordre que lui dictait ou sa fantaisie, ou peut-être telle nécessité que nous ignorons aujourd'hui; et si, arrivé au dernier quaternion de tel groupe, 11 trouvait quelque erreur dans ses calculs, il avait la ressource des feuillets supplémentaires.
Il y a enfin une dernière considération que nous présentons ici, malgré les incertitudes qu’elle peut offrir. La comédie de Lysistrata, dans beaucoup de manuscrits d’Aristophane, est mutilée ou même manque complètement. Cette