‹ Les Scolies du manuscrit d'Aristophane à RavenneChapitre 12 sur 210 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

comédie se trouvait la dernière dans un des archétypes de nos manuscrits, et les copistes ou la négligeaient ou ne la transcrivaient qu'en partie. Nous avons dit que l’Aldine avait été publiée d’après un manuscrit de cette famille, et nous avons vu qu'Alde avait dù renoncer à comprendre dans son édition cette pièce dont il n’avait retrouvé que la moitié. Peut-on rapprocher cette particularité que présente Lysistrata dans certains manuscrits des irrégularités que nous avons signalées au folio 116, lequel contient, avons-nous dit, les V. 399-434 de Lysistrata? Ce folio présente un: caractère particulier d'irrégularités. [l est supplémentaire; il est de plus incomplet au verso, ce qui, joint à des différences que nous avons notées dans l'écriture, indique que les deux parties de Lysistrata, faisant partie chacune d’un groupe distinct, n'ont pas été écrites dans l’ordre chronologique régulier. Nous avons vu, de plus, que ce folio fait exception à ce qui nous a paru être la règle générale suivie par le copiste quand il ἃ divisé son manuscrit; ce folio, quoique supplémentaire, ne contient pas la fin d’une pièce, et 16 folio suivant, le n° 117, qui serait le premier folio d’un groupe, ne contient pas le commencement d’une comédie. Faut-il voir dans tous ces faits une indication de ce qu’a pu être l’archétype du Ravennas? Y a-t-il un rapport entre ces irrégularités du fol. 116 et les lacunes que présente la comédie de Lysistrata dans certains manuscrits ? Nous n’avons rien qui nous permette de résoudre cette question. Il nous a semblé cependant que la particularité que présente le manuscrit de Ravenne, précisément dans cette pièce, devait être signalée.

Le manuscrit a, au commencement, une couverture de trois feuillets : le premier en papier, les deux autres en parchemin. Sur le dernier de ces feuillets, au verso, on lit:

Arisiophanis Codex Optimus cum argumentis et scholis Anonymi Scriplus sæculo X, Πα censebat Cyrillus Martinius Florentinus (1).

(1) D’après M. Clark, ce Cirillo Martini a vécu au siècle dernier et fut coadjuteur de Biscioni, le bibliothécaire de la Laurentienne.

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