XXVI PRÉFACE
dans ses couvertures, puis il se découvre, lève la tête, etc. Après cette explication purement scénique, viennent les explications de vers 2 et 3, que le copiste a transcrites sur la marge supérieure.
Voici les dispositions que nous avons adoptées dans notre collation :
Nous donnons toutes les scolies que contient le manuscritde Ravenne, même celles pour lesquelles nous n’apportons pas de lecture nouvelle. Toute scolie, tout passage qui n’est pas dans le manuscrit ne se trouve pas dans notre collation:
Nous donnons : le numéro du vers, auquel se rapporte la scolie, ainsi Nuées 236, — le premier mot de la scolie avec l'indication de la ligne où se trouve ce mot dans l’édition Didot, ainsi : Δέον (42), — le dernier mot de la scolie avec la même indication : δηλούμενον (45). La longueur de la scolie étant ainsi donnée, nous indiquons ensuite les observations et les variantes, en notant exactement la ligne dans laquelle se trouve le mot en question, ainsi : συνέχεεν (44).
Nous avons distingué les stolies marginales des scolies interlinéaires. Celles-ci sont en général très courtes, souvent même elles ne comprennent qu’un seul mot; une expression poétique est expliquée par le mot correspondant de la langue ordinaire ; ces scolies sont imprimées, dans notre travail, en petits caractères. Nous donnons le mot du texte sur lequel se trouvent ces scolies en les séparant par une parenthèse ainsi : Plutus 45, Οὐ ξυνίεις) où νοεῖς. Cela indique que la scolie où νοεῖς se trouve sur les deux mots du texte où ξυνίεις. Quelquefois la scolie est plus longue, elle recouvre le vers tout entier et déborde même sur la marge ; dans ce cas, nous donnons la scolie seule, sans rien citer du texte. Nous avons rattaché aux scolies interlinéaires les scolies que, d’après Dindorf (op. cit.), nous avons nommées intermarginales; elles se trouvent dans les intervalles restés en blanc entre le texte et les scolies des marges ; elles sont aussi imprimées en petits caractères et souvent nous avons ajouté la mention intermarginale, quand celte distinction nous a paru nécessaire.
PRÉFACE. XXVWII
Les scolies marginales sont de beaucoup les plus importantes ; elles ont souvent un lemme. Nous le donnons toujours en entier ; dans les scolies écrites par R! ce lemme est toujours séparé très nettement de la scolie ; nous avons indiqué par deux points : cette distinction. R? n'indique que rarement cette séparation, nous la marquons alors par un simple point en haut; quand il n’y ἃ pas de lemme, le copiste, au moins R!, indique par un renvoi le mot du texte auquel se rapporte la scolie; quelquefois il peut être utile de connaître cette indication. Nous le faisons ainsi : Plutus 98, πολλοῦ) Διὰ τὸν, le mot πολλοῦ appartient au texte ; la scolie commence au mot Διὰ.
Nous indiquons les Adnotationes qui sont à la fin du volume de Didot par Adn.
Nous ne nous servons que de l'édition Didot; tous nos renvois ne s'adressent qu’à cette édition.
Les lecons absurdes ne sont pas rares dans le manuscrit ; nous les transcrivons telles quelles ; il est souvent très facile de corriger ; ainsi Nuées, 88, nous avons écrit τελεῖ au lieu ἀθ6 - τέλειον parce que le signe d’abréviation ον ressemble plutôt à un accent circonflexe ; de même Grenouilles, 489, χίτησεν au lieu de Arnsev, il semble que le manuscrit a plutôt un *x qu'un.
Quant à l’accentuation et à la ponctuation du manuscrit, nous ne les indiquons que lorsqu'il y ἃ quelque particularité pouvant offrir de l'intérêt, ce qui est le cas, par exemple, pour l’accentuation des enclitiques. |
Cette collation fut faite pendant l'été de 1880. Quand M. Charles Graux vint à Rome, à la fin de 1881, je la lui montrai ; 11 me pressa de la publier ; nous arrêtâmes ensemble le plan de cette publication ; il m'offrit même son secours pour la correction des épreuves. En effet, la première feuille lui fut envoyée, il la corrigea, et, en me la renvoyant, le 4 janvier, il me disait : « C’est là le seul travail que j’ai fait de toute cette année. » Le 10, il pensait encore à notre publication; c'est seulement ce jour-là qu’il me faisait prévenir de ne pas compter sur lui pour le moment ; il mourait le 13 janvier. Les imperfections de ce travail auraient disparu sans doute,
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